Publié le 8 Juin 2015

Le père Borgos..
Si les prêtres sont comme des avions, (voir l’encadré ci-dessous) si l’on reprend la formule du pape François, il y en a aussi qui se posent dans nos vies et nous emmènent dans des destinations lointaines, nous avons tous croisé de ces prêtres qui ont changé nos vies, ont été des repères, des points fixes, des phares. Et l’on aimerait avoir réalisé ce que les éditions saint léger (qui éditent également de nombreux livres audio, on peut en écouter des extraits sur le site, Delbrêl, la règle de saint Benoît, des écrits de Benoît XVI ou du pape François et d’autres enseignements) ont édité ici sur un prêtre d’Auvergne, le Père Victor Bogros, mort à 99 ans, comme s’il ne voulait pas attendre d’avoir le siècle pour rejoindre la Lumière du Christ qu’il a prêché et attendu toute sa vie.
La préface de Stan Rougier, qu’il l’a connu et dont il a suscité la vocation, comme il nous le rappelle dans son préambule, expose déjà toute la profondeur de l’homme d’Eglise, effacé attentif, écoutant les autres, parlant peu de soi, profond dans ses conseils et ses messages. Le livre nous offre outre le parcours reconstitué d’un homme discret, les extraits de conférences, d’homélies, car il a le don de la parole heureusement enregistrée et ces documents conservés. Car l’homme de Dieu est phare pour ceux qui le rencontrent, ce fut le cas de l’auteur Annie Campagne-Poudérous, qui dans un moment de tempête personnelle découvre le roc. Mais elle garde ce «point fixe» pour le restant de sa vie. Ce livre est ainsi un peu un témoignage de leur fidélité spirituelle réciproque. (Editions Saint Léger, http://saintlegerproductions.fr)


Les prêtres sont comme des avions....
«J’ai lu un jour que les prêtres sont comme les avions : on parle d’eux seulement lorsqu’ils tombent , mais il y en a beaucoup qui volent. Beaucoup les critiquent et peu prient pour eux.
C’est une phrase très sympathique mais aussi très vraie, parce qu’elle indique l’importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et quel mal pourrait causer à tout le corps de l’Eglise un seul prêtre qui «tombe». Donc, pour ne pas tomber en ces jours (texte paru lors du carême) où nous nous préparons à la Confession, demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, de guérir les blessures du péché que chacun de nous porte dans son coeur et de soutenir l’Eglise et la Curie, afin qu’elles soient saines et porteuses d’assainissement.» (in Mensuel Stella Maris, n° 522, mars 2015, page 8, édité en Suisse francophone, www.parvis.ch)

Le Père Burgos

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Publié le 29 Mai 2015

Mots doux alsaciens : Schmüswortle (mots bisoux)

J'ai déjà évoque, les prénoms alsaciens, voir ce blog.
Qui a dit que la langue alsacienne était rugueuse ?


Certainement pas Germain Muller (1923-1994 voir notre numéro spécial sur le personnage immense du Barabli et auteur en 1949 du «enfin redde m’r nemm devun» enfin, n’en parlons plus)

Voici quelques mots tendres pour ce printemps à replacer dans les conversations amoureuses : ils se voient souvent achevés par la finale «le» qui signifie «petit», un diminutif.

* Celui très pascal de «Hàmele» «petit agneau», mais n’est pas le seul animal convoqué «Harzkaferle» (petit scarabée de mon coeur),

* le petit trésor «Schätzele» car l’alsacien est réaliste, il en existe peut-être un plus grand ;

* le petit coeur «Herzele» alors que le français parlera de mon coeur ;

* le petit poussin (traduit ici ou là par un plus faux «ma poulette» deviendra «Bibele» ;

* petite fille «Maidele» qui ne renvoie pas pourtant à la pédophilie, mais aussi «Hùenig-Schnerlé» petit gueule d’amour, ou Zucker-Milhi petite gueule en sucre. Ou Schnuki, Schnouchs, schnukibutz voulant dire petit chéri.

S’il en choisit une, elle ne portera que le nom de «ma préférée, la plus aimée» à savoir «D’Liebchti» qui deviendra dans le langage courant l’équivalent du mot «fiancé» bien qu'elle ne soit que la "préférée" l'alsacien est parfois compliqué, c'est l'histoire qui veut cela !

(voir le livre Schmuswertle de + (5/09/2014) Raymond Matzen, le Verger éditeur).

Mais nous avons encore bien des mots doux qui ne demandent qu’à fleurir les soirées printanières :
«mickele» ; «missele» (la petite souris, Mickey n’a rien à voir ici) ;

mais on peut aussi aller vers des choses plus drôles comme «Bluttarschel» (petit cul nu)

ou le provocateur «Bettflasch» (ma bouillote) qui rappellera que les soirées sont fraîches et que les femmes n'aiment rien de plus que de se blottir contre les hommes. Au risque de déformation au niveau du torste masculin, d'où la naissance -à la longue- (quelques annnées de mariage) de graves marques sur le buste que l'on nomme "poignée d'amour". Il ne semble à l'heure actuelle qu'aucun traitement doux n'ait été trouvé. Si ce n'est de l'exercice physique, surnommé "simulacre la reproduction".

Si la météo alsacienne ne se prête pas aux sénérades, réservées à un île corse où un charmant chanteur hanta les rues sous le balcon des belles, on peut tout de même s'aventurer à chanter ses amours.

Les chants d’amour ont également eu un terme les «Minnesänger» chantaient ainsi les «Minne». En sachant que les amours alsaciennes ne se finissent pas en poèmes comme celles de Goethe et Friederike Brion, dans la ville de Sessenheim dans le Nord de l’Alsace. Mais cela c'est une autre histoire.

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Publié le 26 Mai 2015

Vous désirez lire le numéro 174, février 2015, de la petite lanterne,

c'est ici en cadeau exceptionnellement accessible, voici le lien :

avec un texte sur l'hortus deliciarum reste un délice ;

sur le culte de Mithra en Alsace, le culte des militaires arrivé en terre alsacienne ;

la baronne d'Oberkirch, amie de la tsarine, fréquentant la cour, elle raconte ces beautés perdues aux heures de la révolution ;

l'histoire de la Coop en Alsace (dossier sur la Coop, ce qu'elle fut, ce qu'elle n'est plus)


https://drive.google.com/file/d/0BxOMDM4JaULaY05uUUlta0prTEE/view?usp=sharing

28 pages, en version couleurs, accès limité en nombre d'accès et en temps.

Profitez-en !

Car la petite lanterne, c'est d'abord une revue papier réservée aux donateurs de l'association pour contribuer au travail de recherches et de connaissance sur l'Alsace.

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Publié le 13 Février 2015

la culture fait peur ?

Si l'on regarde ces dessins, la culture s'était mise au niveau de ses lecteurs par de beaux dessins épurés, dynamiques, vivants qui devaient permettre au peuple de comprendre la plus belle théologie, mais aussi transmettre des connaissances. Ainsi l'abbesse en rédigeant (ou supervisant la rédaction) de cette oeuvre utilise les moyens de locomotion, les vêtements, les outils de son temps pour rendre le message compréhensible par ces lecteurs.

C'est cela qui fait aussi la richesse de l'hortus pour l'homme du XXIème siècle qui y découvre des outils, des techniques des siècles passés. Ici préservés malgré les outrages du temps et des guerres. Songeons qu'avant 1870 ce document était encore complet et intact ! (Voici un extrait de notre article du numéro 174, 15/02/2015, de la petite lanterne, pour ceux qui ne sont toujours pas abonnés !!)

L'hortus deliciarum c'est quoi :

c’est un manuscrit :
de 255 feuillets de parchemin de 53/37 cm.
et 69 feuillets soient 324 feuillets au total,
344 miniatures, dont on n’en connait que 254. Selon d’autres : 342 feuillets et n’en comporte plus que 324 (1840)
1521 : Jérôme Guebweiler le consulte
1546 : il échappe à un incendie
Il resta à Hohenbourg jusqu’en 1546 puis à Saverne, offert aux Chartreux de Molsheim, (1695) confisqué par la Révolution puis déposé à bibliothèque de la ville de Strasbourg.
Plusieurs fois prêté à Paris, à Berlin, copié par le chanoine Straub.
Il partit en fumée dans la nuit du 24 au 25 août 1870. Heureusement ces transcriptions partielles permettent avoir une idée de ce que fut cette oeuvre.

La plus grande partie des connaissances des textes et des philosophes antiques nous a été transmise par les moines copistes qui transcrirent leurs écrits et purent en garnir les étagères des bibliothèques des monastères. Une partie des connaissances de l’époque servait aussi à instruire et former au sein des couvents mais aussi des écoles crées par les monastères.
L’Hortus devait aussi servir à cela rassembler et transmettre les connaissances. Une tâche remplie jusqu’au terrible incendie consécutif au bombardement de Strasbourg du 24-25 août 1870.`

Qui est Herrade ?

Herrade, succède vers 1167 à Relinde, dirige l’abbaye jusqu’à sa mort en 1196. De la famille des Landbserg, elle fait installer les prêtres Prémontrés d’Etical à Saint-Gorgon et fonda en 1180 le prieuré de Truttenhausen pour 12 chanoires réguliers de Marbach.
Elle accueille dans son couvents des prisonnières : Sibylle, veuve du roi Tancrède Sicile et ses filles.


L’Hortus deliciarum, «le jardin des délices, soit donc le paradis perdu» semble être un chef d’oeuvre à la fois perdu par les vicissitudes de l’histoire et par le manque de passion de nos historiens.
Rappelons, pour ceux qui auraient oublié, que le Jardin des délices est un document européen de référence sur la vie médiévale, rédigé par l’abbesse Herrade de Landbserg (Herrade de Hohenbourg, du Mont Ste Odile donc) (1167-1196). Injustement méconnu, peu usité, elle présente des scènes de la vie courante et donne de nombreuses connaissances. Il est avec le codex Guta-Sintram -qui lui subsite complètement- de la moniale Guta et du moine augustin Sintram, des calendriers, enluminures, un manuel d’hygiène et d’alimentation rapporté à chaque mois du calendrier.
L’hortus a été détruit par les bombardements de la nuit du 24 au 25 août 1870, le texte rédigé entre 1176-1196 (période d’apogée des Hohenstaufen) allait ainsi disparaître, ne laissant que quelques reproductions, copies toutes partielles des 1200 textes et 366 enluminures, ces dernières constituent 1/4 de l’ouvrage, mais sont restées célèbres. Elle constitue «un ensemble documentaire incomparable sur la vie quotidienne au XIIème siècle dans toutes les classes de la société» selon Histoire de l’Alsace, page 122.
Rappelons que l’hortus se compose de 4 parties : la 1ère création et les évènements de l’ancien testament, 2ème : la venue du Christ, 3ème l’histoire de l’Eglise et sa doctrine, 4ème la fin du monde avec le jugement dernier, le paradis et l’enfer.
Le Christ a selon des études comparatives des traits d’influence byzantine, (le rôle du Saint Suaire serait ainsi notable pour certains) d’autres pensent à des reproductions de vitraux de la cathédrale de Strasbourg. Mais citons également les pièces poétiques ajoutées dans le texte avec une notation musicale.
Dans l’illustration du pressoir mystique (voir ci-dessous) Nous voyons la représentation de Esaïe 5, «Dieu planta une vigne, ce qui veut dire l’Eglise et il l’entoura d’une garde d’anges».
Il y creusa un pressoir, le pressoir signifie l’Eglise ; en elles sont rassemblés les fruits de la justice et de la sainteté» et du chapitre 63 «quel est celui-ci qui vient de Boçra avec du cramoisi sur ses habits.. la cuvée, je l’ai foulée seul dans ma colère»

(selon le livret sur l’exposition «hortus deliciarum, église protestante, 3 juillet au 30 août 1998 par Marie Anne Hickel.)
et Hortus deliciarum, Herrade de Hohenbourg, Jean-Claud Weu, préface de Victor Beyer, éditions les petites vagues, 2004, La Broque.
le jardin des délices de l’abbesse Herrade de Landsberg, Alsatia, présentation de Auguste Christen,
Alsatia Paris-Colmar, 2ème trimestre, 1968, et remerciements spéciaux aux documents annotés par l’abbé Loeb, dont nous reproduisons pour le blog l'extrait original)

Le pressoir mystique de l’Hortus deliciarum, est l’illustration de Isaïe 63, il semble parler aux viticulteurs, avec son pressoir, ses raisins, ses dons, mais c’est le symbole de l’Eglise et de la Croix, le raisin ce sont les âmes, récoltées par les apôtres, St Etienne est en bas (premier martyr) mais aussi Pierre Paul qui apportent encore des paniers de raisin. Le Christ omniprésent, emmène les religieux (dont deux moniales) parmi eux un anachorète hirsute, évêques, ou simples laïcs vers la purification, ils sont tous entourés d’anges, qui les encouragent à gagner le ciel, mais protègent aussi le Paradis. Jésus y introduit Henoch et Elie, Juifs (aux chapeaux pointus typique de la période médiévale et païens. ). Pour certains le pressoir est une réplique d’un ancien pressoir de la même époque du Clos Vougeot en

* celui qui actionne le pressoir, est-ce le lépreux purifié ? On ne peut l'affirmer c'est une hypothèse de M. l'abbé Joseph Loeb dans ses notes.

* Allégorie du paradis, par les vendanges, de la vigne et le paradis... la conversion des gentils et des juifs à la fin des temps.

(fin de l'extrait)

un des anges autour du pressoir mystique, en fait une allégorie du paradis.

un des anges autour du pressoir mystique, en fait une allégorie du paradis.

le pressoir mystique Hortus deliciarum, jardin des délices,  le pressoir mystique...  Le Christ les presse pour les purifier. les anges étonnés, admiratifs, le mystère de la croix que 4 anges tiennent dans leur main

le pressoir mystique Hortus deliciarum, jardin des délices, le pressoir mystique... Le Christ les presse pour les purifier. les anges étonnés, admiratifs, le mystère de la croix que 4 anges tiennent dans leur main

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Publié le 13 Février 2015

Le numéro 174 est livré à la poste et bientôt dans vos boîtes à lettres, (contrairement à ce que l'on lit sur la photo, il s'agit bien du n°174 du 15 février)

il comporte un dossier sur la coop en Alsace, un des piliers de la culture sociale alsacienne,

un dossier sur le dieu Mithra qui fut apporté en Alsace par les soldats romains

enfin une explication d'une gravure de l'Hortus deliciarum de l'abbesse Herrade de Landsberg, abbesse du Mont-Ste-Odile.

Si vous désirez recevoir un numéro papier, il faut donner vos coordonnées postales par mail à redaction@petite-lanterne.com dans la limite des stocks.

couverture du n°174 daté du 15 février 2015

couverture du n°174 daté du 15 février 2015

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Publié le 23 Décembre 2014

Un des textes les plus anciens sur Noël est celui-ci, d'un Alsacien, nous le traduisons ici au fur et à mesure...

«Es kommet ein Schiff geladen» C’est ainsi que débute l’an des plus anciens chants de noël, de Johannes Tauler . Il vécu à Strasbourg de 1300 à 1361.

Ce dominicain prêchait dans une langue très imagée qui parlait à tous ses contemporains. Son chant de noël, «es kommt ein Schiff geladen» «arrive un bateau chargé» évoquant la Vierge Marie. Il fut ensuite écrit par Daniel Sudermann (1550-1631, en l’an 1626) toujours interprété par les chorales durant l’avent dans tout l’univers germanique.


Es kommt ein Schiff, geladen Arrive, le bateau, chargé bis an sein' höchsten Bord, jusqu’au sommet trägt Gottes Sohn voll Gnaden, il porte le Fils de Dieu, plein de grâce des Vaters ewigs Wort. et du Père le Verbe éternel.

2. Das Schiff geht still im Triebe, il va silencieux dans les soubresauts, es trägt ein teure Last; il porte un précieux fardeau das Segel ist die Liebe, sa voile est l’Amour, der Heilig Geist der Mast. le Saint-Esprit son mât.


3. Der Anker haft' auf Erden, Il s’amarre sur la Terre, da ist das Schiff am Land. Là est son objectif, Das Wort will Fleisch uns werden, car le Verbe veut devenir corps der Sohn ist uns gesandt. le Fils nous est envoyé.

4. Zu Bethlehem geboren Né à Bethléem, im Stall ein Kindelein, dans l’étable le nouvelet, gibt sich für uns verloren; il se donne a nous, abandonné, gelobet muß es sein. aimé par nous, il veut être.

5. Und wer dies Kind mit Freuden Et celui qui veut avec Joie umfangen, küssen will, l’enlacer, l’embrasser, muß vorher mit ihm leiden doit d’abord, avec lui souffrir, groß Pein und Marter viel, agonir et se faire martyr.

6. danach mit ihm auch sterben Puis avec lui mourir, und geistlich auferstehn, et par l’esprit ressusciter, das ewig Leben erben, afin d’hériter de la vie éternelle wie an ihm ist geschehn pour suivre son exemple.

Voici venir, ce temps célébré avec tant de ferveur (...) temps de la faveur divine, période de salut, de paix et de réconciliation ; temps jadis désiré très ardemment par les voeux et les aspirations instantes des anciens prophètes et patriarches, et qui a été vu enfin par le juste Siméon avec une joie débordante !
(Saint Charles Borromée lettre pastorale)

crèche du marché de noël de Bâle, placé sur une barque.

crèche du marché de noël de Bâle, placé sur une barque.

le chant de noël alsacien le plus ancien, ici interprété par la RIA Kammerchor

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Publié le 2 Décembre 2014

Vous désirez lire le numéro de noël et du temps de l'avent,

 

allez sur ce lien : lien vers le numéro 168 (décembre 2013) (allez sur le lien et laissez-vous guider)

 

Le numéro est en reproduction interdite.

 

cover163

https://drive.google.com/file/d/0BxOMDM4JaULabHM3dHd5WnNQNkU/view?usp=sharing

 

 

 

Pour recevoir le numéro de ce temps de l'avent :

demandez un exemplaire (envoyé par poste à redaction@petite-lanterne.com,

avec vos noms et adresse. Dans la limite des stocks disponibles).  

 

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Publié dans #traditions de noël

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Publié le 2 Décembre 2014

 

 

 

Le saviez-vous ? Cire du latin «cera»
le cereus, en bas latin, le cergium, est le flambeau obtenu par le trempage d’une mèche dans la cire.
Utilisé d’abord pour les acres profanes, il sera utilisé ensuite pour les actes rituels. On conservera celui du baptême.
Le rituel précise que sur l’autel ou à proximité on déposera de deux (messe ordinaire)  à six chandeliers (grand’messe) supportant des cierges. (Seulement quatre durant le temps de l’avent.) Le servant qui le porte est le céroféraire. «porteur de lumière». Lors de la dédicace d’une église on place une croix devant chacune des 12 croix de consécration après son onction avec le saint chrême. (voir le dictionnaire de Liturgie, éditions CLD ou le Cérémonial de la Sainte Messe à l’usage ordinaire des paroisses, André Philippe M.Mutel, après le missel romain de 2002 pour les précisions entre () )

 

Tout le mois de l’avent est en fait un temps des lumières, où l’on brave la nuit et le froid dans l’attente du solstice, où l’homme cherche à allumer une lumière sur sa route. Au plan spirituel, la bougie a toujours été un des instruments servant au recueillement,  à la méditation. Depuis le Candélabre, chandelier à 7 branches nommé aussi«la menorah»aux lumières placées sur les tombes des défunts. L’ usage de la cire a toujours été associé à la prière et à la religion ou dévoyé dans des pratiques occultes. Ainsi pour ces derniers une bougie n’est pas un accessoire mais un «témoin» «un appel vibratoire» vers la droite elle montrerait un sens de spiritualité, les couleurs même des bougies devraient, si on les croit, suivre le jour de la semaine...

 

Plus sérieusement, et sans singer Dieu,  le premier acte créateur de Dieu fut de séparer «la lumière des ténèbres» (Gn 1,3). Que Dieu est maître de la lumière «il envoie la lumière, elle part, il la rappelle, elle obéit». (Baruch 3,33).

A côté des bougies, on admet que l’encens qui est utilisé chez les juifs et les chrétiens symbolise les prières qui montent vers Dieu. (Psaume 141 : 2 «Que ma prière soit devant ta face comme l’encens».)

 

Dans le monde ancien, avant le pétrole, le gaz ou l’électricité, la lumière était rare et chère. Souvenons-nous juste de l’expression «économie de bout de chandelle».

 La bougie allumée par les fidèles qui visitent et laissent ainsi une trace de leur prière dans l’oratoire, est une piété populaire, une richesse. Deux lieux viennent ainsi en mémoire à tous ceux qui ont visité Lourdes, ou vu un soir la procession aux flambeaux.  Devant les statues de Ste Rita -invoquée pour des causes désespérées brillent toujours une masse de bougies en signe de prière déposée.

 IMG_3860.JPG

«Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie» (Jean VIII, 12)

Le premier élément, qui justifie l’usage du cierge ou de la bougie, c’est que Dieu est Lumière. Et la venue de Jésus, comme «Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père» (que l’on retrouve déjà dans une liturgie orientale du IVème siècle). Et dans l’année liturgique par la bénédiction dans la nuite pascale (samedi avant pâques, samedi saint) du cierge pascal.

L’autel est orné toute l’année de deux bougies en plus du cierge pascal placé dans le choeur de l’église. (voir encadré)

 

L’allumage des lumières du shabbat fait toujours partie des rites observés, chaque vendredi soir par les juifs pratiquants la presse publie ainsi par le biais de la fondation Azimov chaque vendredi «l’allumage des bougies du Chabbat avec bénédiction, deux bougies pour les femmes mariées, une bougie pour les jeunes filles se fera ce vendredi .... avant .... (horaires pour l’Ile de France)» et précise «le respect des lumières de Chabbat conduire aux lumières de la Rédemption».

 

La symbolique est restée dans le temps de Paul, où lorsqu’il raconte le réveil des morts d’un jeune garçon tombé par la fenêtre, Saint Paul signale qu’il y avait «bon nombre de lampes dans la chambre» où les disciples étaient réunis. (Ac.20,7). On songe ainsi à la terre sainte, où de multiples lumières sont accrochées à la crèche et au saint sépulcre. Hippolyte de Rome rapporte le rite du lucernaire qui précède le repas de rituel de l’agape, le diacre apporte la lampe et l’évêque debout rend grâce.

L’allumage des lumières de Pâques vient d’Irlande, précédé de la bénédiction du feu nouveau.

A Rome on a des traces de son usage pour le rite chrétien indique le Sacramentaire Gélasien. (VIIème siècle).

L’application de feuilles d’or, dans orthodoxie, sur les icônes et les retables avait pour «but de réfléchir la lueur des bougies qui éclairent le lieu de culte». (lumière et couleurs, le langage secret des églises et des cathédrales, comprendre la symbolique des bâtiments sacrés, Richard Stemp, France-Loisirs, page 108) De plus la lumière émane de Dieu.

«L’esprit aveugle surgit vers la vérité par ce qui est matériel, et, voyant la lumière, il ressuscite de sa submersion antérieure».

conclut, B.MARTIN dans son étude sur la symbolique chrétienne de la lumière.

 

Jean-Paul II, lui-même, avait invité à allumer des bougies à la fenêtre en signe de solidarité durant le temps de l’avent.

Venons-en aux Bougies dans les traditions de noël : indispensable à la confection des couronnes de l’Avent. La lumière des bougies rapproche des anciennes traditions nordiques. Elles sont selon une tradition ancienne déposés dans les chaumières sur le rebord intérieur des fenêtres jusqu’au début du XXème siècle. Posées sur les branches extérieures du sapin, selon une tradition de Heidelberg. Ou encore à la suite de la duchesse Dorothea Sibylle de Silésie (qui illumine de bougie son sapin dans son château en 1611), les sapins sont illuminés par les bougies étincelantes. La couronne de la Sainte Lucie suédoise  et quelques fois de notre Christkindel est elle aussi illuminée de bougies allumées (un torchon humide est posé sur la tête  de la fée afin que ses cheveux soient protégés, plus récemment on use de bougies alimentées par une pile).

christkindel-arrive.jpg

Ce n’est donc qu’en 1785 que les bougies ornent le sapin la baronne d’Oberkirch  les évoque clairement lorsqu’elle témoigne des fêtes de Noël à Strasbourg : “ le grand jour arrive, on prepare dans chaque maison le Tannen, le sapin couvert de bougies et de bonbons avec une grande illumination”.

Elles font l’objet d’une bénédiction qui termine le temps de Noël à la Chandeleur le 2 février, fête des relevailles de la Vierge Marie, levée des souillures de l’enfantement, elle clôt de temps de noël. Il était courant de supprimer alors toute référence ou décoration rappelant le temps de noël dans les églises.

Elles nous semblent éternellement liées à la religion ou à la Nativité néanmoins les bougies telles que nous les connaissons n’existent que depuis 250 ans environ. On sait pourtant qu’aux alentours du 4ème siècle des bougies furent consacrés à  l’occasion de la naissance de Jésus. Mais les bougies de cire ne vinrent dans les monastères qu’au 15ème siècle.

 

 

IMG_3852.JPG


Allumées dans les lieux tels que les châteaux, monastères et à l’occasion des liturgies. L’objet précieux prend donc une connotation religieuse et précieuse. De simples citoyens ne purent s’offrir cet objet de luxe qu’au moment de la généralisation de la paraffine (1930) élaboré à base de produits pétroliers. L’achat de bougies, on a du mal à le percevoir aujourd’hui équivalait à un produit de luxe, délicieuse folie que s’offrait la famille. On n’achetait que le nombre requis de bougies. Posées sur le sapin, elles faisaient l’objet d’une surveillance constante dégageant une odeur de sapin un peu brûlé lorsque malgré les supports de bougies, un peu de cire chaude venait consumer les aiguilles du sapin (un épicea bien sûr, si l’on respecte la tradition et que l’on n’a pas peur de ramasser les aiguilles du sapin). Un seau d’eau ou de sable était aussi à proximité afin de prévenir les risques d’incendie.

 IMG_3853.JPG

D’un point de vue symbolique et spirituel, les cierges évoquent la lumière des étoiles et le lever du soleil. Le jour de Pâques, c’est le symbole de la résurrection. Le Christ « lumière du monde » éclairant les ténèbres de la mort. N’oublions pas que tout au long de l’année brûle dans chaque église le « cierge pascal » (inauguré dans la nuit pascale) rappelant la colonne de feu qui dirigeait le peuple Hébreux de leur captivité en Egypte. (voir aussi Eglises et Symboles, Maurice Dilasser, Editions du Signe, 1999, page 118)

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 2 Décembre 2014

Avent et les quatre bougies quel sens peut-on leur donner ?  ou les 24....  ???
Les 4 bougies :

 

2010 8013

 

Le premier dimanche de l’Avent, on allume la première des 4 bougies. Mais sait-on vraiment pourquoi et comment cette tradition est arrivée chez nous. Les quatre bougies ont connu diverses interprétations, la plus biblique nous dit que les 4 bougies représentent les 4 milles années d’attente (souvenons-nous des paroles du cantique de Noël, Il est né le divin enfant “depuis plus de 4000 ans, nous le promettaient les prophètes”) :

 

la première représentait Adam, et plus précisément selon Théo, l’encyclopédie catholique, le pardon à Adam et Eve, ils mourront sur la terre, mais vivrons en Dieu.

La seconde les Patriarches, plus précisément, la foi des patriarches, leur croyance en la terre promise ;

la troisième les Prophètes ou encore la joie de David (ancêtre de Jésus, selon l’Evangile) elle célèbre l’Alliance et sa pérennité ;

la quatrième : la venue de Saint Jean Baptiste ; ou encore selon d’autres l’enseignement des prophètes et annonce un règne de paix et de justice. 

Déjà en 1934, ce qui comparé aux autres traditions alsaciennes (Hans Trapp, Sapin de Noël, Christkindel, petits gâteaux, ou pains d’épices....) est bien récent,  le pasteur EDOUARD HELMLINGER de SARREGUEMINES, s’émerveille dans une réunion de famille devant les bougies allumées. Il dit, rapporte Gérard Leser (Noël en Alsace, Wihnachte en Alsace, éditions du Rhin),
Nous avons oublié qu’à côté du sapin de Noël, la couronne de l’Avent devrait conquérir droit de cité dans l’église”
Pour les païens, les quatres bougies signifient bien autre chose à en croire,  l’auteur Alain de Benoist (Fêter Noël,bibliothèque des légendes et traditions, éditions Pardès) les 4 bougies, et dans une interprétation païenne, plus nordique,  la couronne symboliserait la victoire, sorte d’emblème solaire et représentation de la “roue” de l’année, le renouvellement des saisons” elles symboliseraient les quatre saisons.
Pour un autre auteur, les quatre points cardinaux et l’universalité du message de Jésus, le Sauveur du monde. (cf Sophie Lounguine in l’album des fêtes de noël et du nouvel an autour du monde, Horay, Paris 1995 page 35)  les 4 bougies symboliseraient les quatre points cardinaux (l’universalité de noël ?) et ajoute que les quatre bougies allumées “symbolisent la lumière et la renaissance du soleil”.
 
Et les 24 bougies, car une tradition la rapprochant du calendrier de l’avent en a proposé 24. A allumer une à une, chaque jour de ce temps de l’avent, à vrai dire, de ce qui reste de l’avent, l’avent ne débutant pas systématiquement le 1er décembre.  Il faut ainsi nous rapprocher de ce pasteur, de la mission intérieure d’Allemagne, un luthérien en Prusse-Orientale, c’est ce que pensent de nombreux auteurs, et ce pasteur serait Johann Heinrich Wichtern (Wichern selon d’autres) fondateur de la mission intérieure d’Allemagne dans le Rauhe Haus (maison pour enfants démunis d’Hambourg,(1808-1881) qui la confectionne pour la première fois en 1838, à l’occasion d’une fête de l’Avent où les enfants se tenaient autour de l’orgue, les bougies étant disposées en cercle et allumées l’une après l’autre lors de la lecture biblique prévue pour le début de la nouvelle année liturgique (premier dimanche de l’Avent) Et chaque soir se déroulait une méditation de l’Avent, dans la salle se trouvait un grand candélabre circulaire sur lequel étaient disposées 28 bougies  sous la forme des 4 bougies, mais les Allemands devaient en confectionner certaines depuis longtemps (les luthériens d’Allemagne Orientale) disposant de 24 bougies, sortes de calendriers d’Avent lumineux. Dans certains villages d’Autriche, selon Alain de Benoist, on trouverait encore des couronnes de l’Avent constituées de ce nombre imposant de bougies.
Ce que je ne peux confirmer, malgré de nombreux séjours et des recherches.  Dès 1850, elles sont plus grandes et
symbolisent les semaines. L’église catholique St Sylvestre de Munich l’utilise pour la première fois en 1937/1938 puis on en voit en Autriche. Sur des cartes postales datant de 1927 elles sont représentées. (selon Weihnachtsbraüche in Bayern, Plenk Verlag, page 17, 1999, par Paul et Richilde Werner).
Et n’oublions pas la couronne de bougies enflammées que portent toutes les Ste Lucie suédoises et le  Christkindel alsacien (celui de Nuremberg n’a lui qu’une couronne), mais cela c’est une autre histoire.

 

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 2 Décembre 2014

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Découvrez le numéro spécial pour un temps de l'avent et de noël plein de sens...

 

avec des articles sur :

 

* les bougies

* les couronnes de l'avent de 4 à 24 bougies

* les calendriers de l'avent

* les traditions de noël

* le sapin ....

* un plein de sens avec une analyse du rétable d'Issenheim par l'abbé Joseph Loeb.

 

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