Publié le 17 Février 2013

 

 

"Mirjana demande que l'on prie pour le Pape Benoît XVI (14/02/13), nous informe le site de chere-gospa, elle dit en substance, ceci, à Trieste (en Italie), le 9 février 2013 (soit deux jours avant l'annonce de la démission du Pape), devant une foule de 2000 personnes (source : Medjugorje Today / traduit par les soins du site chere-gospa/  à partir de la version anglaise) :

Comme votre sœur, et parce que je sais tout ce que Notre Dame nous prépare, je vous le demande : aimez. Aimez vos prêtres. Aidez-les, priez pour eux, et notamment pour notre Saint Père. Spécialement pour lui, qui a beaucoup besoin de votre aide en ces temps que nous vivons. De notre aide, de nos prières, de notre amour, pas de nos jugements."

(fin de la citation du site chere gospa)

 

Au sujet de la renonciation au trône de Pierre, nous avons publié déjà un article complet sur le site de la petite lanterne, il est repris ici avec les rajouts sucessifs :

 

 

Nous sommes tous abasourdis par cette nouvelle,

Benoît XVI, en ce jour du 11 février, fête de N-D de Lourdes et jour des malades, a décidé de renoncer au Siège de Pierre, comme l'en autorise le droit canon depuis 1983 dans son article 332 alinéa 2. Il l'a annoncé en latin ce matin même.

 

C'est à l'occasion du Consistoire, qu'il déclare "une décision de grande importance pour la vie de l'Eglise". Et ce "après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces (...) ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien".

 

Il a également signalé être conscient que ce ministère s'exerce par les oeuvres et la paroles" et "aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière".

 

Les changements rapides de notre sociéte en sont une autre cause, "des questions de grande importance pour la vie de la foi" pour gouverner la barque de Pierre, nécessite une "vigueur du coprs et le l'esprit". 

"je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié"

 

C'est donc à effet du 28 février à 20 h que le Siège ponitifical sera vacant.

En tout et pour tout, dans l'histoire de l'Église catholique, seuls 5 papes sur 265 ont effectivement renoncé (Pontien en 235, Félix II en 358, Grégoire VI en 1046, Célestin V en 1294 et Grégoire XII en 1415). Souvent il y était plus ou moins conduit ou forcé.

Cette décision possible, n'était pourtant pas survenue dans les faits depuis 1415.  Le Pape insiste bien dans sa déclaration qu'il prend cette initiative en toute liberté, comme l'exige le droit canon "libre" et dûment "manifestée"

 

Il a permis à l'église de traverser des crises, tout en les gérant, celle des scandales de pédophilie, celui du Vatileaks et sans doute bien d'autres dont l'histoire nous fera le récit complet,  il a tenté un rapprochement avec la Fraternité St Pie X, et réussit l'accueil du clergé et des croyants anglicans.  Il a tenté d'imposé l'hérméneutique de la continuité entre l'avant et après Concile Vatican II, un dialogue avec la religion juive et lancé de nouveaux ponts avec les musulmans.   Mais nous n'oublions pas son rôle de premier ordre aux côtés de Jean-Paul II, accordant ainsi un rôle de haute influence sous deux pontificats, dont les dernières au poste de commande et de direction de l'Eglise.

 

Pour finir et prier pour cette décision rare et courageuse, citons le premier ministre anglais qui  signale qu'il "manquera comme chef spirituel à des millions de gens". Par sa culture, son intelligence, sa pédagogie et sa méthode ferme et souple de gestion des crises.

 

Le texte intégral (traduit du latin) du pape est lisible ici :

http://www.zenit.org/fr/articles/benoit-xvi-renonce-a-poursuivre-son-pontificat

 

Le texte en français intégral : (étoile notre-dame.org) :

"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

 

Le site étoile Notre-Dame propose une prière afin de l'assurer de la confiance de son peuple au moment où il a pris une décision rare et sans doute coûteuse, prise avec humilité.

 

Prière pour Benoît XVI
Nous vous rendons grâce Seigneur pour les sept années de pontificat de Benoît XVI, don admirable que vous avez fait à votre Eglise.
Son départ, annoncé en ce jour du 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, journée mondiale des malades, instituée par Jean Paul II il y a vingt ans, nous plonge dans une stupeur douloureuse.
Avec Marie, Mère des Douleurs, nous vous consacrons la fin de sa charge de Chef de l’Eglise, devenue trop lourde.Bénissez notre pape que nous aimons tant, conduisez-le par le juste chemin en l’honneur de Votre Nom (Ps 22), comme il a su si bien le faire comme Berger.
Seigneur Dieu, pasteur et guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance votre serviteur Benoît XVI que vous avez placé comme pasteur à la tête de votre Eglise, gardez-le, rendez-le heureux sur la terre.
Lui qui a été Pierre sur qui Seigneur vous avez bâti votre Eglise, accordez-lui de parvenir à la vie éternelle. Amen

 

Foudre sur Saint-Pierre de Rome

Et pour ajouter une touche eschatologique, la foudre vient frapper (le soir meme) le dome de Saint-Pierre de Rome, comme le montre cette photo parue dans Ouest-France et dans la presse italienne.Les interprétations vont donc aussitot bon train !

link

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Vatican.-La-foudre-s-abat-sur-la-basilique-Saint-Pierre_6346-2163049-fils-tous--22278-abd_filDMA.Htm

 

  ctv.jpg

 

La dernière partie du message de Benoît XVI a son importance,  mais peu reprise par les medias,

 

elle souligne la fin de la vie active du pape après la fin de sa mission, elle est peu publiée, nous la reprenons ici, elle se compose en quelques grandes parties, à savoir :

Remerciements, demande de pardon, reconnaissance d'humilité, demande de protection de la Vierge Marie.

La dernière partie mérite d'être lue attentivement :

 

 

 

Frères très chers, du fond du coeur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout coeur, aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière. »


Voir les commentaires

Rédigé par Franck for Medjo

Publié dans #Medjugorje

Repost 0

Publié le 15 Février 2013

La dernière partie du message de Benoît XVI a son importance, elle souligne la fin de la vie active du pape après la fin de sa mission : 

Remerciements, demande de pardon, reconnaissance d'humilité, demande de protection de la Vierge Marie :

 

 

Frères très chers, du fond du coeur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout coeur, aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière. »

 

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

Repost 0

Publié le 11 Février 2013

Nous sommes tous abasourdis par cette nouvelle,

Benoît XVI, en ce jour du 11 février, fête de N-D de Lourdes et jour des malades, a décidé de renoncer au Siège de Pierre, comme l'en autorise le droit canon depuis 1983 dans son article 332 alinéa 2. Il l'a annoncé en latin ce matin même.

 

C'est à l'occasion du Consistoire, qu'il déclare "une décision de grande importance pour la vie de l'Eglise". Et ce "après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces (...) ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien".

 

Il a également signalé être conscient que ce ministère s'exerce par les oeuvres et la paroles" et "aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière".

 

Les changements rapides de notre sociéte en sont une autre cause, "des questions de grande importance pour la vie de la foi" pour gouverner la barque de Pierre, nécessite une "vigueur du coprs et le l'esprit". 

"je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié"

 

C'est donc à effet du 28 février à 20 h que le Siège ponitifical sera vacant.

En tout et pour tout, dans l'histoire de l'Église catholique, seuls 5 papes sur 265 ont effectivement renoncé (Pontien en 235, Félix II en 358, Grégoire VI en 1046, Célestin V en 1294 et Grégoire XII en 1415). Souvent il y était plus ou moins conduit ou forcé.

Cette décision possible, n'était pourtant pas survenue dans les faits depuis 1415.  Le Pape insiste bien dans sa déclaration qu'il prend cette initiative en toute liberté, comme l'exige le droit canon "libre" et dûment "manifestée"

 

Il a permis à l'église de traverser des crises, tout en les gérant, celle des scandales de pédophilie, celui du Vatileaks et sans doute bien d'autres dont l'histoire nous fera le récit complet,  il a tenté un rapprochement avec la Fraternité St Pie X, et réussit l'accueil du clergé et des croyants anglicans.  Il a tenté d'imposé l'hérméneutique de la continuité entre l'avant et après Concile Vatican II, un dialogue avec la religion juive et lancé de nouveaux ponts avec les musulmans.   Mais nous n'oublions pas son rôle de premier ordre aux côtés de Jean-Paul II, accordant ainsi un rôle de haute influence sous deux pontificats, dont les dernières au poste de commande et de direction de l'Eglise.

 

Pour finir et prier pour cette décision rare et courageuse, citons le premier ministre anglais qui  signale qu'il "manquera comme chef spirituel à des millions de gens". Par sa culture, son intelligence, sa pédagogie et sa méthode ferme et souple de gestion des crises.

 

Le texte intégral (traduit du latin) du pape est lisible ici :

http://www.zenit.org/fr/articles/benoit-xvi-renonce-a-poursuivre-son-pontificat

 

Le texte en français intégral : (étoile notre-dame.org) :

"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

 

Le site étoile Notre-Dame propose une prière afin de l'assurer de la confiance de son peuple au moment où il a pris une décision rare et sans doute coûteuse, prise avec humilité.

 

Prière pour Benoît XVI
Nous vous rendons grâce Seigneur pour les sept années de pontificat de Benoît XVI, don admirable que vous avez fait à votre Eglise.
Son départ, annoncé en ce jour du 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, journée mondiale des malades, instituée par Jean Paul II il y a vingt ans, nous plonge dans une stupeur douloureuse.
Avec Marie, Mère des Douleurs, nous vous consacrons la fin de sa charge de Chef de l’Eglise, devenue trop lourde.Bénissez notre pape que nous aimons tant, conduisez-le par le juste chemin en l’honneur de Votre Nom (Ps 22), comme il a su si bien le faire comme Berger.
Seigneur Dieu, pasteur et guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance votre serviteur Benoît XVI que vous avez placé comme pasteur à la tête de votre Eglise, gardez-le, rendez-le heureux sur la terre.
Lui qui a été Pierre sur qui Seigneur vous avez bâti votre Eglise, accordez-lui de parvenir à la vie éternelle. Amen

 

Foudre sur Saint-Pierre de Rome

Et pour ajouter une touche eschatologique, la foudre vient frapper (le soir meme) le dome de Saint-Pierre de Rome, comme le montre cette photo parue dans Ouest-France et dans la presse italienne.Les interprétations vont donc aussitot bon train !

link

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Vatican.-La-foudre-s-abat-sur-la-basilique-Saint-Pierre_6346-2163049-fils-tous--22278-abd_filDMA.Htm

 

  ctv.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

Repost 0

Publié le 2 Février 2013

Liechtmâss hell un klor Gitt Egüets Roggejohr“
“A la chandeleur claire journée, Pour le seigle une bonne année”.

“Wenn an Lichtmess d’Sunnim pafarrer uf d’r Hüet schient, do geht d’r Fuchs noch sewe Wuche in d’Höle”

“Quand à la Chandeleur, le soleil luit sur le chapeau du curé, le renard retourne 6 semaines au terrier”

Et les proverbes et dictons sont légion pour cette fête, tournant de l’année, et les esprits les plus attentifs noteront qu’ils se contredisent avec plaisir.


Mais ce deux février, Marià Lichtmess, est un tournant dans le calendrier solaire et religieux. C’est l'année liturgique qui débute et les ouvriers agricoles en font autant et le cycle de Noël s’achève précise M.Becker- Huberti dans son ouvrage sur les traditions.  1 40 jour après la naissance de Jésus, la famille de Jésus applique la loi juive demandant de racheter chaque premier-né par une offrande d'un couple de tourterelles au temple. C'est ici que le viellard Syméon et la prophétesse Anne confirme le destin de Jésus et celui de Marie de souffrir en son coeur des douleurs du Messie.




 Le dicton en fait foi “Am Liechtmess s’Pinne vergess, S’radel hinter d’Dier, s’Rebmesser herfür”  le jour de la chandeleur cesse de filer, mets le rouet derrière la porte, sors la serpette”.  On ne peut être plus clair.

Un autre précise qu’à partir de ce jour, on mange le soir à la lumière du jour. Rupture dans le calendrier agraire mais aussi pour les contrats, on paye ses employés qui prennent un jour de congé, fêtent avec leurs proches la pays, jour que l’on nommait dans le sud de l’Allemagne “Schlenkeltage”.

En ce jour on célèbre, le jour où la Sainte Famille se rend, quarante jours après la naissance, au temple pour présenter Marie au rite de purification, imposé à la toute nouvelle  maman juive. Le couple devait présenter pour sa purification deux tourterelles ou deux jeunes colombes (certains disent pigeons2 ). La fête présente deux aspects le premier  célèbre la lumière ascendante conjointe à celle du Christ, le second est plutôt agraire et rural.

La présentation de Jésus annonce sa vie publique et son martyre sur la croix. Elle confirme aussi après la reconnaissance des mages (les autres religions païennes et autres nations) la reconnaissance et l’entrée de Jésus dans le temple, symbole de la religion juive. Jésus est entré dans son temple pour la première fois.

Elle peut porter aussi le nom de “Hypapante” ce qui vient au devant de la gloire. Siméon, le vieillard, “homme juste et pieux” fut le premier à appeler le Christ, “Lumière des nations”3. Voici l’enfant à nouveau montré, comme il le fut  par l’étoile des mages et avant le baptême par Jean dans le Jourdain  où la colombe de l’Esprit Saint est présente en même temps que la voix du Père se fait entendre. Ce texte de Siméon rapporté par Saint Luc a une certaine importance pour l’Eglise qui le prie chaque soir avant le repose de la nuit, “maintenait, ô Maître tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton Salut, que tu as préparé en faveur de tous le peuples, Lumière pour éclairer les nations,et gloire d’Israël, ton peuple”. (29-32). 

Puis intervient Anne, la prophétesse qui elle aussi reconnait le Messie. (En Saint Luc 2,22-40).
Cette fête fut le Jour des relevailles de la Vierge qui pourtant a conçu sans péché, mais qui même dans les détails a été “la Servante du Seigneur” est  s’est soumise à la loi mosaïque. On peut souligner que depuis Vatican II la messe s’est transformée en Présentation de Jésus au Temple. Mais les rites de Lichtmesse c’est à dire de messe des lumières (Christ, lumière des nations) sont restés. De nombreuse paroisses qui célèbrent une messe ce jour-là  pratiquent cette bénédiction des cierges,

Antoine Kocher rapporte dans ses souvenirs4  de jeunesse “chaque famille apportait à l’église un cierge neuf que le curé bénissait à la fin de la messe : Seigneur bénis ce cierge... comme la lumière éclaire les ténèbres, que ta vérité éclaire nos vies”.



A l’est de l’Europe cela demeure une fête mariale, à l’ouest, au contraire,  une fête de révélation du Seigneur effaçant la cérémonie des relevailles.

Le cierge était gardé pour la parturiente et devait faciliter son travail en couche. 5  Les cierges bénis en quantité servaient aux prières du rosaire de l’année, mais aussi pour ce que l’on nommait en Allemagne les “Schwarze Wetterkerze” ”les jours de temps sombres“ où l’on les allumer pour conjuger, maladie, agonie ou jours particulièrement tempêtueux.

Le folkloriste Van Gennep, souligne, qu’en 1954, ils étaient encore largement utilisés dans les campagnes. Les cierges pouvant  être, dans certaines paroisses allemandes,  rouges à destination des  femmes et blancs pour le sexe opposé.

En Corse, la fête porte le nom éloquent de Candilara, de candela, la chandelle, c’est ce jour-là que les fidèles portent une chandelle allumée pendant l’office. ou encore le mot “Ciriola” de cera, la cire. Mais certains s’amusent à trouver l’origine en des noms de déesses telles que Cérès.6   Dans l’île on cite  un dicton expliquant qu’à Santa Maria Cioriola, s’il pleut ou s’il neige, de l’hiver nous sommes sortis, s’il faut soleil ou beau jour, encore trente jours dedans”. Cette même idée se retrouve dans d’autres régions. 7

Une origine souvent citée à cette tradition serait la fête celtique d’Imbolc. En ce deux février, précise Adolphe Landspurg,  l’observateur placé au Bollenberg voyait le soleil se lever entre le Belchen et le Blauen. Il savait alors que l’hiver était terminé. Dans la région du Belchenland, les prêtres continuent de bénir les cierges allumés, avec dans certaines églises notamment la basilique de Thierenbach une procession avec cierges à la main. Procession que l’on aurait hérité d’un rite païen du V ème siècle, si l’on suit ce même auteur. (Traditions solaires dau pays des Ballons et Belchen , éditions du rhin, Strasbourg 1999)

 


CRÊPES Le 2 février, l’on fait aussi sauter les crêpes, ce n’est pas une simple coïncidence, mais plutôt une représentation du soleil, que l’on s’approprie en le mangeant, “la consommation des crêpes, l’homme avale la lune (pour cet auteur  contribuerait symboliquement à faire disparaître la pleine lune et sa lumière néfaste”. Mais n’oublions pas que chez les anciens ont fait sauter les crêpes dans une poêle ronde avec une pièce d’or dans la main pour attirer la richesse dit-on ou plutôt pour évoquer la brillance du soleil ?
Cette tradition si elle n’est pas seulement païenne a aussi un bel exemple historique peu connu, au Vème siècle, des pèlerins venus affamés à Rome furent nourrit par le Pape Gélase premier un deux février, qui fit cuire pour l’occasion d’immenses galettes faites de farine et d’oeufs. 8 Objet de superstition sans doute, car en Vendée ou en Île-de-France, jadis, on plaçait au-dessus de l’amoire lingère une crêpe symbole de prospérité. (Soleil)

Le 2 février, l’ours sort de sa tanière et regarde s’il fait beau, dans ce cas il se recouche pour quelques jours dit un dicton. Il n’est pas innocent de voir représenté sous forme de scènettes avec costume cet ours à ce moment de l’année dans certaines régions. (Pyrénées espagnoles et françaises). L’ours, que joue un acteur dans ces représentations, finit tragiquement symbolisant la rigueur de l’hiver.  Sa mort est une métaphore de la renaissance du printemps. Mais qu’en est-il du dieu solaire Belenus ?

Selon Jacques de Vorangine, le culte fut instauré pour détruire d’anciennes traditions païennes et pour glorifier la pureté de la Vierge”.

“Autrefois, aux calendes de février, conte-t-il, en l’honneur de Februa, mère de Mars, dieu de la guerre, les romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis en raison des honneurs qu’ils rendaient à sa mère, et cet espace de temps était un lustre.




Au mois de février encore, les Romains offraient des sacrifices à Febvrus, c’est-à-dire à Pluton et aux dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu’ils eussent pitié d’eux ils leur offraient les victimes solennelles et toute la nuit ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumés. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières dont l’origine est tirée des fables des poètes. 9 (...) Or il semble que selon cet auteur cette tradition ne fut pas simple à abandonner, “alors le pape Sergins (Sergius ?) lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année à pareil jour, par tout l’univers une fête en l’honneur de la sainte Mère u Seigneur, avec cierges allumés et chandelles bénites.“

Mais après consultation de  la chronologie des papes ce serait le pape Gélase en 496 ou encore en 492 qui l’aurait instauré. (Gélase 1er 492-496)  on célèbre  cette fête  au minimum depuis  la fin du IV ème siècle à Jérusalem.  h F.S.



1. Manfred Becker-Huberti, in feiern feste jahrez-Zeiten,  Herder
2.   les textes qui donnent le précepte, sont Exode 13,11-16, Lévitique 12,1-8, Josué 8 14f, 42-6
3.  le texte précise bien, Lumière avec une majuscule c’est bien de Jésus en tant que Lumière dont il s’agit, les nations en minuscule.
4. éditions du Bastberg, une enfance en Alsace
5. Arnold Van Gennep, in le folklore français,  collection Bouquins, page 119,  souligne, “ il constitue un rite calendaire”.
6. Alain de Benoist, GT 14 page 22, Traditions d’Europe, éditions le labyrinthe.
7. Almanach de la mémoire et des coutumes, Corse, Claire Tiévant +  Lucie Desideri,  Albin Michel éd. 1986
8. Fêtes et traditions de France ,Alain-François Lesacher, éditions Ouest-France, collection Mémoires, p 18
9. Les rythmes, les fêtes calendaires, in l’Europe, mythes et traditions, Brepols, page 345

IMG_1355-copie-1.JPG



Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0