Publié le 31 Décembre 2007


(avec en arrière-fond musical : in der Weihnachtsbäckerei, dans l'atelier des gâteaux de noël, instrumental)

Petite recette des Schwoebredele (ce sont des petits gâteaux ou petits fours à la cannelle) 250 g de beurre, 1 oeuf, 250 grammes de sucres, 10 g de cannelle, 125 g d'amandes moules, zeste râpé de citron et un demi citron, 750 g de farine Mélanger les ingrédients, laisser reposer une nuit le lendemain étaler au rouleau à pâtisserie (comme sur les photos du blog) Pas trop épais, pas trop de farine, privilégier des gâteaux fins, c'est meilleur, plus vite cuit, et moins dur. découper les formes à l'emporte pièces (varier les formes pour le plaisir des enfants) badigeonner avec un jaune d'oeuf. Pendant que vous préparez une plaque, préchauffer le four, enfourner et surveiller pendant que vous préparez la plaque suivante, four 6 à 7 cuisson 10 à 15 min selon l'épaisseur. Amusement familial garanti.... POUR LES PHOTOS VOIR L'ARTICLE SUR LES BREDELE...... undefinedundefinedundefined

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

Repost 0

Publié le 31 Décembre 2007

"Sylvester Nachtwind um Morgesonn, Verderbt d'Hoffnung uf Win un Korn"

proverbe assez pessimiste sur la météo du soir du 31 décembre,



"Vent la nuit de la saint sylvestre et soleil le matin chassent tout espoir de vin et de blé" pour l'année à venir et encore

"Wind in der Sylvesternacht, wenig Hoffnung aufs künftige Jahr macht"

Toujours s'il y a vent la nuit de la saint Sylvestre, peu d'espoir Encore plus sévère :

Neijohrs-Morgerot bringt viel Not :

l'aurore rouge au Nouvel an annonce des famines... et sa variante  :
bringt Unwitter un grossi Plag,

apporte des calamités climatiques et des famines ou des disettes.



Alors qu'au soir on signale que le petit Jésus cuit des bredele...



*********************************************************************
Isch wensch eich e glückliches neies Johr fraad un Gsundheit, so lang ihr lewe un alles, was eich lieb isch soviel Sterne am Himmel stehn, soviel Tropp in der See sowiel Glûck un soviel Saaje wensch ich eich zum neie Johr wollte Gott, es werde wahr...


************************************************************************


Je vous souhaite une heureuse nouvelle année, joie et santé tout au long de vos jours, que tout ce qui vous importe (vous est cher) autant d'étoiles qui se tiennent dans le ciel autant de gouttes que contient la mer, autant je vous souhaite de bonheur et de bénédiction pour a nouvelle année, si Dieu veut que je dise vrai. pour une belle année Voir aussi notre article sur les douze coups de minuits, les pétards, les voeux, les cartes.... bonne lecture rosedenoel.jpgundefinedstolle.jpg Qu'est ce que cette briochette ?


undefinedUn stolle (Neujahrstolle) briochette de nouvelle année... (sous-entendu) Neujharstolle :



il s’agit là d’une petite brioche, nature, ou avec des pépites de chocolat, des raisins, ou des fruits confits, qui se consomment traditionnellement à la nouvelle année. Les boulangers passent ainsi du Mannele (fin novembre, début-décembre) au stolle (fin décembre-janvier).


Une revue s’est d’ailleurs intitulée « Neujahrstolle » impulsée par Auguste Stoeber (écrivain de Bouxwiller 1808-1894)

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 31 Décembre 2007

Kougelopf de Noël : Dessert de fête qui est bien un des seuls plats qui a réussi à se généraliser dans l’année entière. A l’origine d’un gâteau Selon la légende : un pâtissier de Ribeauvillé du nom de KUGEL, Hébergea les rois mages, faisant étape en Alsace en se rendant à Bethléem… Pour le remercier, ils lui confièrent la recette et le moule d’un gâteau précieux et magique, un gâteau de fête ; le KUGELHOPF. Ils lui avaient même confectionné le premier avec un moule traditionnel en forme d’étoile. Comme celle qu’ils ont suivi. Ce n’est qu’en 1972 que retrouvant la légende, Charles Bentz décide de lui redonner vie en lançant la fête du Kougelopf. En 1979 naquit dans cette même ville la confrérie des rois mages dans le but de promouvoir les produits régionaux mais aussi les produits régionaux. Le folklore et diverses activités touristiques du pays de Ribeauvillé. kugelhopf.jpg Comment le préparer : un moule en terre cuite d'abord ! si l'on suit la recette dite du Kougelhopf de noël, d'après Roland Oberlé et Sandrine Woelffel, Noël, l'avent et 'après, éditions Hirlé. Les recettes, comme les femmes varient.... 500 g de farine 125 g de beurre frais 1/4 de litre de lait entier 100 g de raisins 20 g de levure boulangère fraîche 2 oeufs 2 c à soupe de rhum 2 cuillerées de sucre une bonne pincée de sel des amandes Faire tiédir le lait délayer doucement la levure ajouter la farine laisser reposer le petit levain une demi-heure la pâte ayant pris forme remettre du lait (tiède) beurre, sucre, rhum quand le levain est prêt, placer dans une terrine et verser dessus de lait et le reste, délayer en ajoutant de la farine travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle n'attache plus aux mains incorporer les raisins beurrer le moule en étoile alsacien (moule à Kougelopf) garnir les fonds d'amandes verser la pâte à moitié laisser lever recouvert d'un chiffon (1 à 2 heures) dans une pièce chauffée normalement, une fois que la pâte a bien levé.... (Certaines recettes rabattent encore une fois le produit avant de le cuire) mettre à four chaud laisser cuire une heure....

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 31 Décembre 2007

Vous connaissez les prénoms des rois mages ?????? Gaspar, Melchior, Balthazar, ils se trouvent sur le fronton des maisons alsaciennes, autrichiennes, bavaroises, sud de l'Allemagne catholique.... tracés à la craie C+M+B..... pourquoi ??? lisez plutôt.... Les rois mages sont liés au Kugelhopf ? Pourquoi ? vous séchez ? lisez plus bas.... et si enfin l'étoile des mages vous parait une foutaise, reportez-vous à l'article étoile ou comète publié sur le blog il y a quelques jours.... Rois Mages : apporteurs de cadeaux pour la fête du 6 janvier. Gaspar, Melchior et Balthazar (et un 4ème qui selon la légende errre toujours) qui apportèrent Or, Encens et Myrrhe, les Stersinger (enfants à l’étoile, voir ce mot) symbolisent cette volonté de se mettre en route et d’annoncer la bonne nouvelle de la naissance dans chaque maison. Les mentions C+M+B outre une mention de bénédiction latine inscrite à la craie sur les linteaux des maisons visitées, évoquent les initiales des mages dans la tradition populaire. (voir aussi sous Kougelopf (et rois mages) Rois Mages à Ribeauvillé : Les rois mages ont donc laissé une trace à Ribeauvillé. Saint Thomas est allé, selon la tradition, évangéliser le peuple oriental, il aurait rencontré les rois mages (ce qui n’est pas impossible, on les imagine mal ayant vu le Christ, la Sainte Famille, les évènements de la naissance, ayant été impressionnés par lui et étant retournés à leur vie de sages, de scientifiques ou de voyants sans rien faire, dire, « tristes sires que ces rois ! » mais bien plus en témoins du Christ sur les lieux de leurs vies, l’Orient). Le proto-évangile de Thomas (6ème siècle) signale qu’il les baptisa, et les auraient nommé Evêques (« prêtres et évêques » selon Paul Guérin, dans la vie des saints, selon la même source ils sont morts consécutivement en l’an 53, et l’auteur rajoute sans préciser « martyrs ») . Ils auraient été enterrés et proclamés saints par le peuple des fidèles. Au 4ème siècle à l’initiative de Ste-Hélène (qui est également à l’origine de la découverte de la vraie croix), la mère de l’empereur Constantin on transféra les reliques. On aurait retrouvé leur corps intacts, transférés à Constantinople dans la basilique Sainte-Sophie. Puis leurs reliques auraient été transportées à Milan suite à une donation de l’empereur de Byzance à Eustrogio, l’évêque de la ville de Milan. En 1164, Frédéric Barberousse (Frédéric premier de Hohenstaufen) détruit la ville, mais donne l’ordre à l’évêque Rainaldo (Reinal von Dassel) de Dassel, de Cologne et chancelier de Barberousse, de placer les reliques à Cologne dans le dôme afin de préserver la ville et d’inciter les pèlerins à venir dans la cité. Cologne devient alors une ville de pèlerinage fort réputée. Sévissait une vague « collectionniste » de reliques. Elles reposent dans une châsse des Rois mages, fleuron de l’art médiéval, châsse dorée incrustée de pierres précieuses d’une valeur inestimable. Le dôme de la cathédrale est surmonté d’une étoile d’or rappelant le cheminement des rois mages vers l’étable de Bethléem. La possession de cette relique a servit à justifier le caractère sacré ou divin, de l’empire germanique. Etoile, couronne figurent sur nombre d’armoiries et de blasons. Le voyage de l’évêque vers l’Italie a donné lieu à diverses hypothèses, mais on sait de manière certaine qu’il est passé à Pavie, Vercelli, la Savoie, la Bourgogne, l’Alsace et le Rhin pour passer rapidement à Cologne. Ce qui fut fait le 23 juillet 1164. En 1980, le journal l’Alsace (8/02/1980, relate la découverte d’une petite relique des trois rois, quelques minuscules fragments d’une très vieille étoffe qui provoquèrent des recherches afin de savoir si la nature de l’étoffe pouvait être complémentaire avec celle de la relique de Cologne dont nous venons de traiter. Ce même article explique qu’un frère capucin alsacien Paul Linck de Ribeauvillé avait découvert la relique dans une cassette avec un texte expliquant l’attribution aux rois mages. Le tout fut envoyé à Lyon où un chercheur en textiles confirma que le fragment est un « texte de soie dans une technique de tissage du 2ème siècle après Jésus-Christ ». Les autorités de Cologne firent ensuite une comparaison du fragment avec l’étoffe. L’étoffe (le « matériau ») et la « technique » « montre une étrange identité ». Les ossements devaient en général être enveloppés dans des textiles contemporains. Dans l’église gothique Saint Grégoire de Ribeauvillé, édifiée du 13ème siècle au 15ème siècle, qui intègre un transept de 1876, une Vierge à l’Enfant en bois polychrome du 15ème siècle et les orgues les plus anciens d’Alsace. Et dans l’église de Bergheim à 3,7 km de Ribeauvillé, l’église gothique de grès rouge représente dans le tympan du Portail : l’adoration des mages. Rois mages à Niedermunster elle est célèbre pour avoir reçut les reliques à dos de chameau. Trace curieuse d’un animal, qui en principe, n’est pas très habitué à nos climats. Pourtant les légendes récurrentes le confirme, la fondation de la célèbre abbaye a été rendue possible grâce à des reliques précieuses amenées à dos de chameau. Le chameau est sur les bornes des circuits du club vosgien et jalonne un sentier de 490 mètres. Du temps de Charlemagne, racontent les chroniques, trois chevaliers auraient ainsi escorté un chameau à travers la France. C’est le comte Hugues de Bourgogne, dit Hugues-le-Peureux, qui aurait confié les précieuses reliques à ce pauvre animal. Et la mission confiée aux deux chevaliers était la suivante : à l’endroit où l’animal se coucherait, il fallait laisser ces précieux témoins des amis du Christ. C’est ainsi qu’en 803, le chameau arriva devant la porte de l’abbaye située au pied du Mont-Ste-Odile. (Les archéologues attestent de la fondation à l’époque de Charlemagne du monastère). Dans son paquetage : un voile de la Vierge, la relique du bras de Saint-Basile, une relique de Saint Denis, le prépuce du Christ (le premier sang versé), le tout dans un croix monumentale, c’est pourquoi on représente l’animal portant une croix. Couverte d’argent et attachée au dos de l’animal. Comme à Cologne, le fait de confier à la dévotion de telles reliques provoquerait de nombreux pèlerinages et l’afflux de richesses. Les reliques restèrent jusqu’au XVI ème siècle dans ces lieux, puis partirent pour Molsheim, où une représentation de l’animal existe toujours. Le chameau devint le précieux témoin et la figuration imagée de l’abbaye. (La date de 1778 que l’on trouve sur certains sentiers ne signifie que la modification de l’abornement (changement de bornes et non la date de la fondation). (Avec la documentation de l’abbé Joseph Loeb) Une légende raconte aussi une récompense offerte par les mages a été le Kougelopf (voir ce mot), une autre signale leur passage annuel au champ du feu de Cologne vers Bethléem. Ils éloigneraient par leur passage les esprits mauvais de la forêt au moyen de leurs précieuses offrandes destinées à l’Enfant Jésus. Les esprits apeurés se replient sur le Haut-Wald. Dans le sous-sol de la cathédrale de Cologne est conservé le linge qui a fait l’objet de prélèvements et d’études, précieuse relique qui contenait les reliques des saints. Le tissu précieux, constitué de colorants rares, est très particulier, fils de soie de chine entourés de fils d’ors teints de pourpre impérial. Ces pigments de couleurs sont très précieux, le plus onéreux de l’antiquité, puisque pour réaliser 1g de pourpre de Pyre il faut plus de 8000 escargots. Ce qui donne une idée de sa valeur. Le Suaire semble dater du 2 au 4ème siècle et la technique de fabrication est celle de la région de Syrie. C’est à cette date que Ste Hélène aurait retrouvé / découvert ces reliques. image ancienne d'un bréviaire du début du dernier siècle. roismages.jpgundefinedundefinedroisvrais.jpgroislorrach.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 30 Décembre 2007

E schener rutsch ins neje Johr ! C'est l'expression consacrée en Alsace, avec cette abréviation a schener Rütsch ! ou a gueter Roetsch ! Une bonne glissade dans la nouvelle année ou un bon passage. On vient de nous dire que celà proviendrait du jidish (le parler germanique utilisé par les juifs) signifie « rosh hashah » comme beaucoup de termes utilisés en alsacien tel le terme «alter bòsser » pour un morceau de viande trop dur que l'on qualifie de vieux boeuf ! Donc à tous e schener rutsch .... une belle glissade dans la nouvelle année 2008 ! ic--nenativit---copie-1.jpg (image d'une icône personnelle) l'icône de la nativité est byzantine, orthodoxe grecque, de Crête, on y voit bien plus, regardez bien... que la nativité, Joseph, Marie Marie est debout et droite, cela symbolise la virginité de Marie l'enfant Jésus est emmailloté, presque de bandelettes pour évoquer sa mort il est posé sur un quasi autel en signe eucharistique (le sacrifice de la messe) on voit le regard de Dieu, la lumière (l'étoile) qui descend les mages qui sont de trois âges différents et de trois origines (c'est aussi un symbole trinitaire), les anges (nombreux au fond, qui annonce aux bergers, s'occupent des rois) enfin les bergers et leurs animaux. Je ne sais si on a été très attentif, mais c'est une colonne de fumée qui précédait le peuple d'Israël et les a fait sortit de la captivité. .... Dieu caché en son sein, les rois mages suivent eux, une lumière révélée.... Une étoile pour leur montrer Jésus, le paradis promis.... Dieu qui se révèle ! D'ailleurs Jésus a été appelé par les premiers chrétiens le nouveau Moïse ! N'oublions pas 1er janvier fête de Marie, mère de Dieu, c'est tout de même plus important que les pétards !!! Si vous voulez en savoir plus sur les pétards, lire mes deux articles sur la saint Sylvestre.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2007

On nous raconte souvent que les cartes c'est britannique, que les autres se sont contentés de suivre. .. il faut s'entendre, la première carte de voeux imprimée, écrite à la main... Car dans les maisons bourgeoises alsaciennes on plaçait entre noël et la nouvelle année un panier devant la porte, afin de ne pas déranger la domesticité toutes les minutes. Ce précieux panier, cette corbeille devait recueillir les souhaits destinés au maître de maison. Car la première carte de voeux date de 1450, du Rhin supérieur, "universal exchanges, région du Rhin supérieur vers 1450 sources précises) elle montre un bateau avec des voiles et des anges, dont les banderoles nous disent : "Hissez les voiles, nous arrivons à terre et apportons de bonnes années pleines de prospérité" Et le texte du bas précise : "Je viens d'Alexandrie et vous apporte de nombreuses années que je veux vous accorder généreusement. Je vous les donne pour peu d'argent : faire le bien et aimer Dieu, voilà sa récompense". Cet original est conservé à Vienne (Autriche). Evidemment elles n'étaient pas imprimées.... mais en ce qui concerne les traditions l'Alsace et la région rhénane n'a pas à recevoir de leçon d'Outre-Manche tout de même ! La patrie et la cité de Gutenberg n'allait pas se laisser faire... (Pour l'information merci à l'abbé Loeb) Ceci pour la boutade, pour plus de sérieux reportez vous aux deux articles sur la nouvelle année et les cartes que j'ai mis sur le blog ce même jour. vieillecarte.jpgIMG-1003-copie-3.JPG et perdu, ci-dessous le Christkindel de Nurenberg, tel qu'il était accroché dans la rue, pour en savoir plus à son sujet, voir l'article le Christkindel de.... un peu plus bas...

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2007

Veilleurs de nuit : (Stundenrufer) Ils ressuscitent dans certaines villes au moment de noël à Colmar, à Barr, c’est redevenu une tradition. Le veilleur chargé de rassurer la population que tout va bien, dormez tranquille avait une mission dirait-on aujourd’hui de « sécurisation » face aux voleurs, aux envahisseurs. Doté d’une lanterne et d’une hallebarde il parcourait allègrement les rues de la ville du coucher du soleil à son aurore. Un ancien chant de Ettendorf a été recueilli, il semble avoir été récité au moment de noël jusqu’à l’année 1880, un peu avant la généralisation de l’électricité. Il annonçait la bonne nouvelle de la naissance de Jésus, nom au-dessus de tous les noms, aux douze coups de minuit, de la Vierge Marie. Ainsi louez Dieu et Marie. « Ihr Bürger, was will ich sagen ? Das Glöcklein hat zehn geschlagen ! Es wird ein Kind geboren in dieser Nacht. Gebt acht ! Und wenn das Glöcklein zwelfe schlagt, gebt acht ! Sein Name soll heissen Jesu Christ, Der über alle Namen ist. Es wird geboren zu Bethehem, Zu Bethlehem in einem Stall. Von einer reinen Jungfau, Von der seligsten Jungfrau maria. So lobet Gott und Maria. So lobet Gott und Maria !douzecoups.jpg L'image est extraite d'un journal ancien "Stadt Gottes", collection de l'auteur.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2007

Quand Minuit sonne… A minuit les cloches sonnent plus d’une heure durant en trois fois soulignent d’anciens témoignages. Afin que les personnes de tout âge soient au courant de la nouvelle année et puisse souhaiter bonheur et grâces. (p.27 J.Lefftz) Les vœux étaient formulés par des enfants quêteurs, quelquefois même chantés. Il est arrivé que plus de 6 groupes se présentent sous les fenêtres des maisons dans la même soirée afin de recevoir quelque argent mais aussi des friandises, les enfants recueillaient ainsi dans leurs tabliers «un très frais et embaumant Stolle de nouvel an ou un Birnwecke » (pain aux fruits dont les poires). Auguste Hertzog à Gueberschwihr évoque en 1869 des sous (Groschen) que l’on lance depuis la fenêtre. Ils étaient enveloppés dans du papier et munis d’une longue queue en papier que l’on enflammait,afin que l’argent lancé depuis les étages soit visible dans la neige. « Mer kämme dohare am Owe so spot, Mer wüsnche eich alle e neu’s güets Johr, E neu’s guëts Johr, e fröhlichi Zeit, Die uns Gottvatter vom Himmel verleiht, Vom Himmel verleiht un’s ewige Lawe, ihr solle das Johr mit Freide erlawe ! »(Ballersdorf et St-Ulrich dans le Sundgau). (Nous venons ici si tard, pour vous souhaiter à tous une bonne nouvelle année et un joyeux temps, que Dieu le Père nous Ciel nous consent. Du Ciel il nous donne la vie éternelle, que vous viviez cette année dans le bonheur )(J. Lefftz, page 32) Nids… contre les sacs de nœuds. Parmi les traditions ayant disparues citons celle-ci qui semble assez symbolique, celle d’offrir une douzaine de nids. Faits de fins rubans emballés dans du papier. Tradition sans doute d’origine païenne qui devait prémunir des cas à régler, des nœuds à défaire dans l’année à venir. Un texte municipal (Ratsprotokoll) l’évoque le 3 janvier 1572, 1586 où l’on offrait ces présentes pour la 31ème fois. Cette pratique a été signalée pour la dernière fois le 1 janvier 1789. De grands repas, par corporations, étaient organisés nommés « Neujahrfest » que Ritter Egenolf von Rappoltstein évoque déjà en 1573 à Guémar. Mais aussi à Sélestat (Schlettstadt), Wintzenheim, Benfeld. A Guémar, la fête comprenant 15 hommes et 17 dames. Parmi les nombreux convives, un comte y a été élu roi (Graf von Schauenburg). Il y évoque la masse des invités. Ces fêtes assez pantagruéliques ont perdu de leur ampleur après la guerre de 30 ans. Ils ne semble pas être liés au fait de l’épiphanie, mais une traditions séparée qui a trouvé l’épiphanie comme support pour perdurer. Le « Gross Neujahr » (12 jours après la fête de noël) lui a succédé le 6 janvier. La galette des rois (en fait une fève « Bohne » placée dans un plat « Bohnenkönnigmachen » (élire un roi au moyen de la fêve de haricot,) est ainsi une pratique connue en 1437 à Sélestat, 1666 condamnée à Strasbourg par Konrad Dannhauer comme une « wüste Fress und Saufferey abläuft » dérive vers une « grande bouffe et une ivrognerie (beuverie) ». Un calendrier de 1435 disait ceci : « Doch kann das Kind dies alles wenden ! Hiermit will ich den Jänner enden » Que peut-on vous souhaiter ? est le refrain que l’on interprète en 1890 à Schaffhausen près Hochfelden : « Was wünschen wir dem Herrn in das Haus ? », chaque couplet est ensuite dirigée vers l’un des membres de la maison, l’homme, la femme, le fils, la fille, le valet et la bonne. Le début est identique « Was wünschen wir dem Herrn in das Haus ? » « Ein freudenreiches neues Jahr ». « Wir wünschen ihn einen goldenen Wagen, Damit er kann in den Himmel fahren », et au final « Ein freudenreiches neues Jahr ! ». Un véhicule doré, afin qu’avec lui il puisse aller au ciel. A la maîtresse de maison, « une table ronde où l’on posera un poisson cuit » (Fisch et Tisch pour la rime) ; au fils « ein schneeweissen Schimmel » un cheval blanc comme neige pour qu’il trotte vers le ciel. A la fille un « goldenes Rädel » une roue dorée pour filer la soie ; au valet un fouet afin qu’il puisse traverser « Wasser und Land » (eau et terres) ; à la bonne «balai » afin qu’elle puisse balayer Stubbe et couloir. (J. Lefflz p IMG-0802.JPG Illustrations de la collection de l'auteur, ce sont d'anciennes cartes de voeux datant d'entre 1897-1915

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2007

Le calendrier grégorien a été adopté par Grégoire XIII en 1582, il supprime 10 jours au calendrier julien. L’année étant décalée par rapport aux cycles du soleil. Le vendredi 15 octobre succéda au jeudi 4 octobre. Ces jours-là furent anéantis, furent des jours heureux , car ils n’ont jamais existé. En France, on supprima les 10 jours du 9 décembre 1582 sous Henri III. L’année n’a pas toujours débuté le 1er janvier, mais le 25 mars, à Pâques en Gaule, au printemps chez les Slaves. Dans des sociétés vivant en autarcie ou avec peu d’échanges cela posait évidemment moins de problèmes. Ce sera le pape Innocent XI qui fixe l’année nouvelle en 1691 au premier janvier. Les blagues du premier avril, donc presque plus personne ne connaît le sens, était en fait une remise d’étrennes « pour les étourdis ». Il est vrai que l’année liturgique débute toujours avec le premier dimanche de l’avent, que l’on réglait les baux des champs loués à la Saint-Martin (11/11). Calendrier provenant du mot romain « calendes » premier jour de chaque mois pour les anciens Romains. L’habitude de se souhaiter oralement, notamment les filleuls alsaciens à leur parrain et marraine est très ancienne, en échange ils reçoivent un pain d’épice ou une bretzel (symbole d’éternité et de l’infini). Par écrit, on connaît des cartes et des lettres depuis le XIV ème siècle en Alsace ! Imprimées, dans la ville de Gutenberg, depuis le XV ème siècle ! Des exemples sont cités par le mystique Johannes Tauler dès 1346 où il remercie des moniales pour leurs vœux, il en fait de même « von kindlicher güt unsers herren Jhesu Christi ». Les archives de Sélestat conservent aussi les vœux de Jakob Schaffner datant de l’année 1507 qu’il adresse à sa très aimée Grossmutter (hertzliebe Grossmutter). Il le dit dans de très beaux termes : « Min kintliche truwe, willige dienst, fründlichen gruss und was ich liebs und guots vermag, allzit zuvor ! Das nuw geborne kindel Jhesus well uch verlihen und mitteilen ein ingonde glückhaftig guotselog jar und was uch zuo sele und lib dinlich sin mag… » (cité par Joseph Lefftz, Elsässiches Volksleben am Jahresanfang, l’Alsatique de poche, page 45, 1973). Les cartes de vœux sont une pratique des monastères féminins du moyen âge qui envoyaient à leur famille, depuis leur clôture des vœux. Un cadeau y était joint. La pratique se répandit à un point tel que devant les maisons nobilières, un panier pour les vœux était déposé afin de ne pas constamment déranger le personnel de la maison. (voir G. Leser sur le sujet, in Wihnachte en Alsace, Editions du Donon). On recréait ainsi un lien social pour une année nouvelle qui débute, une manière de lutter contre les ruptures et les craintes du temps. Généralisées par l’imprimerie, un auteur (Nadine Crétin, Inventaire des fêtes de France d’hier et d’aujourd’hui, Larousse) se trompe en affirmant que la première carte de vœux est anglaise, de John Calcott Horsley, qui l’aurait dessiné en 1845 à la demande de sir Henry Cole, directeur du Victoria and Albert Museum, alors que les cartes existaient déjà à Strasbourg depuis plusieurs décennies. La tradition veut aussi que la première personne rencontrée le jour de l’an symbolise l’année à venir. Percepteur, voleur, ami ? (un petit carton accroché aux étrennes) La cérémonie télévisée des vœux présidentiels n’est pas une nouveauté. Diffusés le 31 décembre au soir dans l’Hexagone, pour la petite histoire, le roi des Belges s’adresse lui à ses sujets le soir de noël. C’est l’héritage d’une ancienne coutume. (voir aussi Sylvestre) Jadis, il était courant de présenter ses vœux au maire (le Bourgmestre), ceux-ci ont été présentés au maire par le veilleur, avec hallebarde et lanterne entrant dans la stube : « ich wünsch ejch zuëm neje Johr, so viel Starn am Himmel stehn, so viel Reh im Wald rum gehn, so viel Träpffle Raje, so viel Gleck un Saje ! ». Vœux de prospérité, autant d’étoiles qu’en compte le ciel, tant de gibier dans la forêt, tant de gouttes de pluie, tant de bonheur que de sciures ! » (page 20 Joseph Lefftz, Elsässiches Volksleben am Jahresanfang, L’alsatique de poche). L’année nouvelle est annoncée à Ammerschwihr par une chanson populaire « Johr, Johr ! Geb Gott uns allen ein gut selig Johr, uns ist ein Kindelein heut gebor ! » Parmi les traditions anciennes on peut distinguer celles méconnues et celles connues. TIRER pour accueillir la nouvelle année, est destiné à l’origine à faire fuir les démons et les esprits mauvais de l’hiver, ou réveiller la terre et les forces de la nature au milieu de l’hiver. Notons que certains Niklas le font aussi Pétards : On a donc souvent tiré et fait du bruit. Les pétards (feux de Bengale, fusées et autres « Mammouths ») sont classés par la réglementation en K1 et K2 (les K1 : diamètre 11, 2/2,1 cm, les pétards à frottoir, les flambeaux et les artifices d’intérieur). Leur vente est autorisée par arrêté préfectoral, non plus le dernier jour ouvrable de l’année, mais les trois derniers jours. Elle ne peut être faite qu’aux majeurs. Les clients Alsaciens vont aussi se fournir de l’Autre côté du Rhin, sans grandes restrictions. Leur usage est pourtant interdit en ville à moins de 50 mètres de tout bâtiment, les K1 ne peuvent en principe être tirés avant la nuit du 31 décembre au 1er janvier, entre 20 h et 2 h du matin. Et les K2, doivent être explosés hors agglomération dans les zones isolées. Mais qui en tient compte ? Dans la nuit, on peut difficilement lire les arrêtés préfectoraux. Faire du bruit est donc une tradition ancienne, certes pas en allumant des véhicules mais en tirant et claquant sur tout ce qui vous entoure. On connaît ce rite depuis l’année 1537 où le conseil a été forcé d’interdire de tirer afin que les « personnes malades, les femmes enceintes et les jeunes enfants ne soient pas effrayés » Ou en subissent les dommages. Sans grande efficacité, il semble que ce rite a persisté dans les archives des villes. Cartes postales anciennes de la collection de l'auteur, elles datent de 1895-1910. Les photos sont de l'auteur. La "petite carte accrochée aux cadeaux est un peu plus récente". IMG-0859.JPGcarte-de-voeux.jpgcartebonneann--e.jpgcartebonneannee2.jpgNouvelan.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2007

Sur d'anciennes illustrations de noël on trouve souvent outre les casse-noix (notre petit entrefilet d'hier) des polichinelles, des peluches (notamment des ours, pas avant 1907 !) des chevaux de bois... Les boîtes dont s'échappent des lutins ou des caspers seraient aussi des représentations des rites de fertilité, si l'on en croit un livre consacré au Père noël. Ce dernier estime que le personnage est en fait un chaman le dernier représentant d'un culte païen. En fait pas si mal vu que cela lorsque l'on voit les maisons décorées de père noël (plastifiés) qui en tombent... Ces délires ne se voient qu'en France, ailleurs c'est plus sobre, en Allemagne ce sont des pyramides de noël avec 7 bougies qui illuminent les fenêtres, des guirlandes, des étoiles... d--cembre-image-chicor--e.jpgd--cembre.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

Repost 0