Publié le 25 Novembre 2008


Message attribué à la Vierge Marie à Medjugorje, Bosnie-Herzégovine.




Message du 25 novembre 2008
 



« Chers enfants, aujourd‘hui encore, en ce temps de grâce, je vous invite à

prier afin que le petit Jésus naisse en votre coeur. Lui qui est la paix même,

qu’Il donne, par vous, la paix au monde entier. C’est pourquoi, petits enfants,

priez sans cesse pour ce monde agité et sans espérance afin de devenir témoins

de la paix pour tous. Que l’espérance commence à couler en vos coeurs comme un

fleuve de grâces. Merci d’avoir répondu à mon appel. »



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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 22 Novembre 2008


(crèche d'église, ici celle de Barr-Bas-Rhin)


Nous prenons un peu d'avance sur le calendrier, après le calendrier de l'avent, la couronne et d'autres éléments (dossier traditions de Noël, voyez les "articles publiés, liens à gauche), une de nos études sur le thème de la crèche, ses origines, ses différentes versions selon les cultures. Je suis certain que vous ne savez pas tout sur la crèche.

D'ailleurs il n'est jamais mauvais de s'y replonger et découvrir des messages cachés derrière la crèche elle-même.

Les animaux de la crèche et les autres personnages feront l'objet d'autres articles sur le blog.


Pour les plus pressés : il suffit de lire ceci :

Au sens strict : représentation de la naissance de Jésus avec ses parents.



Pour les autres,


La première date de 1223/1224 selon les auteurs et on l’attribue à Saint François d’Assise dans la grotte de Greccio. (voir le mot grotte). Les crèches couvrent la période du déplacement de Marie et Joseph, la Nativité, l’Adoration des mages, l’Epiphanie, mais aussi la fuite en Egypte, des scènes de Jésus Enfant, les Noces de Cana  jusqu’à la Crucifixion. Ces crèches complètes existent encore dans certaines églises baroques ou tyroliennes. 
On le verra de nombreuses représentations de la naissance existent pourtant avant ces premières crèches.

Opposition aux crèches : La crèche combattue :
Non par soucis de laïcité, pas encore ce qui a été fatal au Saint Nicolas dans la France républicaine, mais le caractère papiste de la crèche fut dénoncé au moment de la réforme par Conrad Dannhauser, au XVII ème siècle, qui y voit “un papisme aveugle, il y a beaucoup de superstitions lors de la fête de Noël. Les gens faisant partie des ordres (religieux), se donnent beaucoup de peine et mettent beaucoup de zèle à confectionner de belles crèches avec de l’or et de l’argent, de la soie, des perles et des pierres précieuses, ils les déposent dans les églises, y couchent un enfant Jésus, déposent Marie et Joseph, bœuf et âne à côté, les gens les contemplent et les admirent tels des badauds, ils (ne) se préoccupent (que) de la coquille et n’apprécient pas le noyau.”



(crèche en boi sculpté figurant sur le marché de noël de Freiburg / Bade-Wurtenberg, en taille réelle)




Crèche
Lorsque noël s’offre une maison

Représentée dans les églises et l’artisanat populaire, présent dans -presque toutes les maisons chrétiennes en France- dans toutes les demeures chrétiennes du monde, elles semblent faire partie intégrante et indéboulonnable de la fête de Noël.
Tous les chrétiens n’adoptent pas la crèche, les témoins de Jéhovah et certaines branches (adventistes) refusent les anniversaires et expliquent que  par la date (choisie pour la célébration de Noël, l’anniversaire de la naissance de Jésus) on se rapproche du paganisme. (voir noël et la date.) On refusant une fête généralement admise cela crée de nombreux troubles dans les familles (les non-témoins, le « monde ») et dans leur environnement (école, amis, quartiers). (voir le livre de Dany Bouchard, « dans l’enfer des témoins de Jéhovah » éditions du Rocher, 2001, le premier chapitre est consacré aux fêtes, à cinq ou six ans, c’est son « dernier noël » embrigadé par le mouvement auquel appartient toute sa famille).

Remontant dans la nuit des temps, il nous semble que jamais l’on n’a fêté Noël sans crèche et sans sapin.  Cette impression est pourtant fausse. Les anciennes représentations familiales de noël alsaciens rassemblées ou croisées pour préparer ce livre montrent assez rarement des crèches. Les ouvrages sur ce sujet ne sont pas légion, et on a quelques mal à aller au delà des répétitions, même G.Leser souvent éloquent sur l’Alsace et ses rites n’y consacre guère que 6 pages sur 245 dont plusieurs d’illustrations !   La raison est simple, la crèche en Alsace a longtemps été un élément réservé à l’église. Voici donc pour votre plaisir, une visite guidée et approfondie  en terre de Bethléem à la source de la crèche, et sous le sapin alsacien. 1


REPRÉSENTATIONS POPULAIRES ALSACIENNES
PRÉCÉDANT LA CRÈCHE

L’art populaire Alsacien fait une juste place à la crèche, peut-être un peu faiblarde tantôt par rapport aux vraies richesses crées et exposées en Autriche ou en Bavière.
On la retrouve sur les carreaux des poêles en faïence, sur les plaques de fonte de Zinswiller, sur les moules à gâteaux en bois (spécifiquement rhénans).
La plus ancienne sculpture de la nativité alsacienne qui nous soit parvenue, se trouve sur l’église de Baltzenheim (date du XI ième siècle). Le plus ancien dessin date de l’Hortus Deliciarum (encyclopédie de l’abbesse du Mont-Ste-Odile Herrade de Landsberg).
Mais l’on peut trouver parmi les plus anciens documents le retable des Dominicains de Martin Schongauer et le retable d’Issenheim de Mathias dit Grünewald,  Ces représentations seraient, selon Alfred MATT symboliques du  Christ, exprimant une croyance nouvelle. Né entre le bœuf (symbole des sacrifices païens) et l’âne le monde juif. (voir ces mots bœuf/âne) Tandis que les trois bergers et les trois rois figurent outre le symbole trinitaire, les 3 âges de la vie. Mais depuis il y a le 4ème et le 5ème âge, il va donc falloir rajouter des santons. (Les 3 rois provenaient aussi des trois seuls continents connus à l’époque).
(les icônes représentent à la manière orientale toutes les scènes des évangiles de l'enfance, l'annonce aux bergers, les anges, les rois mages...)



Ailleurs
On trouve à Rome, sur les reliefs de “sarcophages -datant de 343 selon le folkloriste Van Gennep- , des scènes de la Nativité sculptées (IV ième siècle), mais aussi sur des “ustensiles liturgiques”  (selon Krippe, chez Taschen) on y voit des représentations de “l’Enfant reposant sur sa couche avec sa mère Marie et les Rois mages en Adoration” 3 
Selon Origène, on trouve une crèche vers 250. St Jérôme en évoque une autre  première demeure de Jésus faite d’argent en 350 qui remplace une crèche d’argile.
Au 5ème   la future église Sainte-Marie Majeure abrite une crèche inspirée de celle de Bethléem. “, selon Alain de Benoist “Fêter Noël”.
Il semblerait que ce soit la première du genre lui valant le nom de Basilica liberiana, et le pape Sixte lui attribuera le nom explicite de S. Maria ad praesepe (Sainte-Marie-à- la-crèche).
Et au 7 ième siècle, se serait la première représentation de la grotte de la Nativité -en Occident- à Rome, à Santa Maria Maggiore où l’on révérait “un fragment de la grotte de la nativité” et l’auteur précise que l’on plaça une auge de bois, de laquelle proviennent les petites planches que nous vénérons aujourd'hui encore comme faisant partie de la crèche de l’enfant Jésus. (page 7)


Situation biblique de Bethléem
Notre article sur les anges évoque la scène de la nativité et cite les passages évangéliques nous ne ferons donc pas de redondance, mais le trajet entre Nazareth et Bethléem était de 150 km, sur des routes médiocres, on devait compter, selon Daniel Rops, quatre jours pleins, voir cinq jours, de trajet à dos d’âne sue des sentiers cahoteux qui s’effectuaient pour plus de sécurité par caravanes.
 On traversait donc la plaine d’Esdredon, la Samarie, la Judée, pour arriver à Bethléem à 800 mètres d’altitude sur les flancs de colline.  Il est à signaler que dès l’origine le lieu de Bethléem « maison du pain » a été vénéré. Après la seconde révolte juive (132-135) l’empereur Julien se vengeant contre les juifs et les chrétiens, qu’il semble avoir du mal à distinguer, tente de déshonorer le site en y plantant un bosquet sacré à Tammouz-Adonis. (dictionnaire de la bible, André-Marie Gérard, Bouquins, Robert Laffont, page 162) . Qui n’était pas vraiment un dieu très honorable. Si ce lieu avait été symbolique, jamais les chrétiens ne l’auraient relevé de l’abomination de la désolation (la profanation).


(crèche dans une vitrine d'Eguisheim, Bas-Rhin)


Les scènes de noël jouées en Alsace
Une origine souvent oubliée par les ouvrages est celle des représentations aux VI et VII ième siècle  des jeux de l’Avent ou de la Nativité. On conserve des traces écrites de ces représentations en 1462 dans la ville de Colmar, en 1553-1556-1558-1617-1690.
Dans l’année 1690 on a réuni pour l‘occasion 20 garçons et 22 filles dans le cimetière de la ville pour une Weihnachtskrippline écrit et mis en scène par le prêtre Johann Ludwig Schenkel4 .

En Allemagne,  les scènes  se jouaient dans l’église  et évoquaient la naissance de Jésus. Pour marquer davantage les esprits du public, les personnages se répondaient. Ces jeux prenaient le nom de l’instant où une jeune fille, retirait le petit enfant Jésus de la crèche et le berçait dans ses bras au rythme de la musique, c’est-à-dire le Kinderwiegen” (bercer l’Enfant JÉSUS)


D’autres représentations alsaciennes ancêtres de la crèche
Des représentations sont citées dans l’Hortus deliciarum (le jardin des délices) de  Herrade de Landsberg.  Puis, plus tard au XV e siècle, une nonne de Schönensteinbach en parle. Sa santé ne lui permettait plus de sortir de sa chambre . Elle transforme donc sa chambre à coucher en crèche (dans son abbaye de Dominicaines). On en trouve dans l’église d’Erstein en 1651
“I Christkindlein in der Krippe item das Xkindlein so vor die Kanzel gebracht wird”.
“L’enfant Jésus de la crèche, ainsi que l’enfant Jésus  qui est déposé devant la chaire”. 5
Dès 1690, un chapelain venu de Fulda en installe une à Türckheim sans que cela ne soulève d’hostilité.


Puis on trouve une crèche à la cathédrale de Strasbourg au XIX ème siècle,  en grand format dans celle de Saint Étienne de Strasbourg. (en 1823), puis en 1829 et 1853 à Saint Pierre le Jeune.
Un ami du prédicateur de Geiler de Kaysersberg, qui ne pardonnait pourtant aucun papisme ou écart, affirme en posséder une dès le 18 ième siècle. 6

ORIGINES
Si la crèche semble relativement récente c’est que bien longtemps l’Eglise elle-même n’a pas célébré cette fête.
Elle semble n’être apparue en Occident que vers 330 sous le nom d’ADVENTUS DOMINI (la Venue du Seigneur).
Elle se serait substituée aux fêtes du solstice et au culte de Mithra, dieu de la vie, dieu qui lutte contre les ténèbres et le mal auquel on sacrifiait en Perse un jeune taureau (analogie au bœuf de la crèche ? ).

Mais en Alsace,  si l’on a longtemps célébré Mithra, ou bien évidement les dieux germaniques (Oddhin, déesse Freya...). Il semble que Mercure ait eu une place particulière.
Pour les chrétiens, et du fait du canon adoptées par l’Eglise -bien avant la réforme- c’est le texte biblique du nouveau testament qui  constitue la Référence des artistes et des artisans, le texte de Saint Luc nous explique que la place pour la Sainte Famille manquait à l’auberge, en fait une salle commune, où l’on imagine mal la parturiente donnant naissance à l’enfant Jésus devant l’assemblée.
Le divin couple choisit donc un lieu, à l’écart, dans une mangeoire à bestiaux, une sorte d’auge, une crèche.

Selon la tradition, François d’Assise, le “poverello”,  trois ans avant sa mort, en 1223, semble avoir eu l’idée de généraliser avec la permission du Pape Honorius III. Jugeons de l’importance de cette autorisation dans la culture populaire, de reconstituer à Greccio avec le comte Giovanni Volita de Greccio, au petit village des Abruzzes, la Nativité, mais non en porcelaine, mais en chair et en os.
Avec au centre ce qu’il nomma le “Petit Jésus”. On affirme qu’il y place « une bible au centre » dans la mangeoire, voulant signifier que Jésus était le Verbe de Dieu, texte que l’on lit le jour de Noël le 25 décembre. “Il porta dans la forêt de Greccio toute proche d’Assise une mangeoire de bergerie, amena un bœuf et un âne afin que toute la population soit mieux à même de comprendre la liturgie de Noël, car quelques années plus tôt et en réponse aux excès »,  car en 1207 le pape Innocent III avait  interdit toute représentation de la crèche dans les églises.

François d’Assise aurait même célébré au milieu de cette scène vivante la messe.
C’est par cette première crèche vivante, dans une étable, comme quelques siècles plus tôt dans la pauvre contrée de Bethléem, le prophète Michée avait honoré la ville d’une citation :”Et toi Bethléeem, la fertile, petite parmi les milliers de Juda, tu n’es pas la moindre, car c’est de toi que sortira un chef qui conduira mon peuple d’Israël” (Michée, V,1).  Et c’est le roi Hérode qui se serait inquiété de cette citation bien avant la naissance de Jésus.

Selon Van Gennep, rares auraient été les églises en Alsace où l’on trouvait des crèches au Moyen-âge, mais elles auraient été plus nombreuses dans les couvents et les monastères féminins.
Mais on a une preuve de leur existence à travers les chants à la crèche ou les nombreux cantiques rédigés pour cette occasion à la fin du XVII ème siècle.

Bethléeem a en outre l’honneur de se nommer “la maison du pain” ce qui pour celui qui a apporté le “pain de vie” est une coïncidence qui ne peut en être une. (Le hasard commence souvent par un D… comme Dieu dit un proverbe, ou un clin d’Dieu)  et comportait en 1944 quelques 9 000 âmes, selon Daniel Rops.10.
Les artistes ont ensuite généralisé ou immortalisé cette représentation théâtrale.
Mais pour les spécialistes, la caractéristique principale des crèches est la mobilité des pièces, ce que François d’Assise n’aurait pas respecté. Et donc il faudra attendre le 15 ième siècle où les personnages se détachent des retables, en relief et séparables.



LA SORTIE DES CRÈCHES DE L’EGLISE, C’est ainsi que les folkoristes distinguent les étapes de la représentation de la nativité, tout d’abord sous forme de gravures ou de fresques, puis
les jeux de la nativité,
les crèches d’églises et de monastères,
les crèches familiales.

Saint François d’Assise pourrait ne pas être à l’origine de la crèche, mais aurait au moins contribué à la sortir des églises.
Vers 1252, elle franchit donc les Alpes grâce aux moines franciscains. Le concile de Trente de 1545-1563 autorise l’adjonction d’autres personnages que ceux de la Bible, ce qui donna naissance à la profusion de personnages non bibliques. (métiers divers, toutes les strates de la société contemporaine, multiplications de figurines et de matériaux).

L’Eglise craignait tout d’abord des représentations irrévérencieuses qui aurait fait perdre le sens du sacré, telles les représentations de l’Avent sur le parvis des églises, chassées du chœur. On avait ainsi représenté un ange (dans un tonneau) qui descendait le long de la façade de l’église, on le surnommait l’ange acrobate. De là à ce que cela devienne un cirque, le risque était grand de tendre vers une pastorale provençale, une pagnolade avant l’heure !
Il n’en fut rien. Les marionnettistes ont bien été sortis des églises, interdits de parvis, représentés des théâtres mobiles de crèche, car une marionnette n’est pas libre,le fil évoquant trop la destinée, alors que les personnages de la crèche sont dotés de leur libre arbitre, et le « oui » de Marie a racheté la faute du premier couple, en quelque sorte le « non » d’Eve.

Le rôle d’enseignement accompli auprès de la population que visait le povorello n’est pas négligeable, plusieurs grandes pages de l’évangile à travers plusieurs  scènes (crèches de noël de pâques, de carême...)étaient ainsi explicitées auprès d’un public analphabète ou peu instruit . La petite crèche connut quelques temps plus tard au moment de la réforme un coup d’arrêt, puis tard au siècle des lumières ou l’on les considérait comme des enfantillages.

La crèche partout...
“Krippe” en Allemand, en francique : “kripja”, ancien provençal “crepcha”, du latin “praesepe” qui donne l’espagnol “pesebre”.  En anglais  on utilise donc le terme général et imprécis de “nativity scene” ou celui de crib.


Tyrol-Allemagne, un succès précoce, le berceau des crèches...


Les plus belles crèches, dans la profusion de matériau sont sans doute les superbes crèches tyroliennes, car c’est du Tyrol que les crèches vont conquérir l’Allemagne à la fin du XV ième siècle, riches de bois, plus proches de la sensibilité rhénane que les crèches un peu “trop sudistes” de la Provence.
On doit noter le rôle du maître John Brabender, sculpteur de crèche, de personnages habillés et articulés pour l’horloge de la cathédrale de Münster en Westphalie.
Dès 1571, on les mentionne dans les cours de Bavière, Westphalie, Rhénanie, Palatinat, hesse, Silésie, Saxe et Poméranie.
1601 à Altötting, 1607 à Munich, 1608 à Innsbruck, Hall....
Dès 1700 elles vont pénétrer dans les familles autrichiennes.

La plupart des crèches autrichiennes domestiques ne sont pas très grosses, mais généralement auto-produites, elles sont améliorées ou agrandies par les habitants de la demeure au long des noëls successifs de génération en génération d’inspiration en inspiration.
Dans le pays de Landeck (Tyrol) et dans ses alentours, il semble que la tradition elle ait très vite trouvé sa place grâce à sa facilité d’accès ferroviaire.  Ce qui n’est pas le cas pour d’autres villages -moins bien desservis-  comme Pazbaym. Le Dr Haider, écrivit en 1890,  que le premier arbre de noël de la vallée de Paznaun ne fut planté à l’école de Ischgl qu’en 1890, que dans de nombreuses maisons on n’en plantait pas au début du 19ème siècle, mais on y trouvait bien une crèche.
Au XVIII è siècle, les crèches connurent quelques hauts et bas, à tel point qu’en Bavière en 1802 on les interdit dans les églises et l’on perdit ainsi un certain nombre de crèches d’églises, mais sous le roi de Bavière Ludwig I  (Louis 1er) (1825-1848) elles retrouvèrent leur place dans les églises.11


On évoquera tout à l’heure les crèches de carton et de papier qui connurent un grand succès en Alsace et en Allemagne au XIX ième siècle.

En France, d’abord les cours royales et ensuite les églises.
La plus ancienne des crèches françaises subsistant serait conservée à Chaource12  avec des pièces mobiles et date du XVI ième siècle. Dès le XVIII les églises françaises ont connu des crèches avec des mannequins de bois aux mains et tête de cire, ou des personnages et animaux en verre filé de Venise.


Mais cela se cantonne au domaine de l’église, il faudra que sous le règne de Louis XIV se généralise dans les riches demeures tout d’abord, puis les autres, des représentations familiales.
Un écrit italien du 16 ième siècle l’inventaire du château de Piccolomini à Cela en 1567 précise l’existence d’une crèche privée au château appartenant à Constanza Picccolomini, duchesse d’Amalfi avec 116 figurines dans deux coffres.
La première crèche aux personnages habillés serait espagnole et aurait été apportée en Italie par les Jésuites aux XVII ième siècle.
Philippe V, roi d’Espagne aurait ainsi initié son fils au montage de la crèche. Devenue roi de Naples et de Sicile, le jeune roi Charles III en 1734 consacre fortune et temps à l’élaboration de crèches.

Les “santonniers” ont un ancêtre Marseillais, Jean-Louis Lagnel (1754-1822) qui donna naissance au premier objet “santoum” en 1775. Laurent construit la première crèche monumentale de Provence.
Les santons, “latin santorume, provençal santoun, italien santoni “bons saints” littéralement “petits saints” symbolisent les hommes, leurs métiers, leur fragilité aussi, car un santon doit être comme l’humain, fragile et cassable et donc mortel.
Il est fait de terre comme Adam et Ève sont fait de la terre et du souffle de Dieu. Les moules se transmettent de génération en génération, une fois cuits ils sont colorés de couleurs vives et/ou habillés.

Crèches napolitaines
Goethe raconte dans son “Voyage en Italie” ses impressions des Crèches napolitaines : “Naples, le 27 mai 1787, voilà bien un endroit où s’exprime, incontestablement, une des passions du peuple napolitain : il s’agit de l’art des crèches. La tradition veut que la crèche soit placée jusque sur les toits en terrasses des maisons de la joyeuse cite. On construit alors une cabane en bois léger, on plante autour des arbres et des buissons, toujours verts.”....

La profusion de bois de sculpteurs, la maîtrise de la technique du polychrome donnent  ainsi des représentations très explicites et riches de détails. Le matériau plus noble que la terre leur donne aussi une durée de vie supérieure permettant de constituer des collections de crèche dans les musées tyroliens ou bavarois.
La crèche eut quelques difficultés à conquérir le Nord, plus protestant, et largement ouvert au culte de la paille (bouc de paille, objets en paille, voir notre ancien numéro de noël sur la question)  et opposé un temps à ces crèches et à ces excès. On vit la première crèche suédoise installée en Scandinavie seulement en 1870 !!

Dans les particularités locales, nous nous limiterons ici à l’Europe pour des questions de place. Nous voulons citer la Corse où le toit des crèches est fait d’algues séchées, à Marseille se sont des pierres que l’on utilise pour le mur des crèches, en Thuringe se sont des crèches soufflées en verre, ou en cristal (KristallKrippe) la plus grande se trouve au musée du cristal de Viechtach en Bavière, elle se compose de 30 minéraux provenant du monde entier et pèsent ensemble 3 quintaux. Il en existe aussi une en « nouilles » dans le musée italien des pâtes de Rome à proximité de la fontaine de Trevis.

Grotte, étable ou bergerie, où Jésus est-il né ?
La grotte de la Nativité aujourd’hui
Aujourd'hui,  l’église de la Nativité n’a plus rien d’une grotte. Elle est  toute majestueuse, une porte basse et quelques meurtrières. Le sol est empli de marbres et de pierres précieuses, de bougies et de lampes.
Quel contraste semblait dire déjà,  St Jérôme car “ce n’est pas dans l’or et l’argent que vint au monde le Seigneur mais dans la boue”. (cité par Rops, page 123)

La crèche ne se limite pas à la scène de la naissance, elles peuvent comporter dans les églises, les retables, plusieurs tableaux.
La reproduction placée à la cathédrale de Strasbourg l’an passé l’a ainsi fait, ainsi par exemple :  l’Annonciation, la Visite de la cousine Élisabeth mère de Jean Baptiste, la Nativité du Seigneur, la visite des rois mages, la fuite en Égypte et le massacre des Innocents.
On a même vu certaines scènes représenter les noces de Cana en arrière plan. Il existait dans les monastères des crèches dites annuelles où l’on pouvait représenter successivement tous les événements de l’année liturgique y compris passion et pâques, que l’on nommait alors crèche de carême.


Si l’on a en mémoire des chansons de noël sur les santons, on sait que “de grand matin joyeux noël prend fin” et les “santons retournent dans leur boîte de carton”. En fait en Alsace, dans les pays rhénans, si le temps de l’Avent débute dès la Saint Martin (11/11 au plus tôt) il ne s’achève qu’avec la démolition du sapin pour la chandeleur. (en principe, soit le 2 février). Il n’en va pas tout à fait de même pour la crèche qui sera construite et remplie de tous les personnages exceptés les rois, et l’Enfant Jésus, elle ne sera démolie qu’au deuxième jour du mois de février. (Fête des relevailles de la Vierge Marie, fête dite de Marialiechtmess. 14 )





(scène de la nativité, sur un stand du marché de noël de Colmar)


Spécificités alsaciennes
la tentative des crèches en terre de Betschdorf
Réputés pour leurs vases et leur artisanat populaire, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf ont tenté la production de personnages en terre cuite à “l’alsacienne” force est de constater que les fiers alsaciens n’ont pas été couronnés de succès.
Par contre,  il existe de très belles représentations du début du siècle sous verre que l’on accrochait dans la Stubbe qui évoquent la crèche et les personnages. Elles sont aujourd'hui prisées par les collectionneurs. On a vu également se développer des crèches mécanisées “crèches à voûte”.

 Les crèches portatives alsaciennes, nommées "les paradis"
Les crèches portatives sous verre, les crèches dites d’appartement, en relief sont des spécificités de l’artisanat populaire. Elles comportent des figurines en terre cuite peinte, rocaille, bergers et bourgades, présentées sous vitrine d’une hauteur de 80 cm. Elles sont selon G. Klein “les sources vivantes d’une profonde piété”.15
Il explique que les ciriers (Wachzijer) créaient des personnages et que des âmes du village ou des religieuses les habillaient ou créaient un décor. Ces tableaux nommés “paradis” étaient composées de fleurs séchées, de velours, de paillettes de verroteries, de mousses, d’arbres, d’animaux en cire, en bois sculpté, se rapprochant par leur naïveté des santons provençaux avec leurs métiers et leur monde rural et régional.
Une des plus belles crèches d’appartement serait celle la chapelle des pèlerinages de Maria sur Aych, N-D des Chênes, de Plobsheim, elle date du XVIII ème siècle.

Les crèches en papier
Crèches bannies des églises, au XIX ème siècle,  elles seront adoptées par les familles qui achètent aux marchands de papier des planches de crèches des plus naïves aux plus raffinées, venues de chez Wentzel ou Silbermann.
L’enfant créait un décor et par son agilité contribuait à enrichir la maison d’un objet religieux. L’ouvrage de Maître François Lotz, spécialiste en images populaires,  en présente quelques exemplaires.16
Notons celle qui est reproduite page 27 de son livre, une crèche vers 1850, on trouve aussi des images d’Epinal, avec gravure sur bois et coloriage au pochoir.
On trouve aussi en Autriche et en Allemagne à l’époque rococo des crèches de carton à monter dont les anciens exemplaires sont très précieux.  L’une d’elle de Moravie (sans relief) est exposée au Musée des crèches de München. L’art de la crèche de carton semble atteint au 19ème siècle par le peintre Wentzel Fieger, peintre depuis sa 14 ème année.

Sous le sapin, il semble que la coutume se généralisa qu’au cours des années 30.
Avec la confection d’étables maison puis de véritables maisonnettes autour de la crèche.

Les images de pains d’épices crèche
On en note trois catégories, celle qui évoque la crèche orientaliste avec palmier et exotisme, la deuxième formule qui montre la crèche dans un monde européen, la troisième dans  un univers de conte et de magie souvent naïf où les personnages sont entourés d’animaux  (biches, lapins…) tel un dessin animé de Walt Disney.

La crèche demeure un sujet de choix pour les dessinateurs, les peintres tout l’art chrétien en témoigne.  Mais même les artistes de Bande-dessinée sont inspirés par la naissance de Jésus. L’exposition « la grande BD de noël » que les sœurs d’Oberbronn un exposé jusqu’au 28 février dernier (à la maison d’accueil des Sœurs du Très Saint Sauveur) nous montre que les artistes alsaciens contactés par Alsace-Média ont su raconter Noël à tous, avec leur crayon. Les messages de Noël en bulles.

La crèche et les relations avec la réforme au XVI ième siècle  :  “papisme aveugle”.

Si les jeux de Noël du Moyen-âge ont inspirés les réformateurs, il en va de même pour Saint Nicolas (dont le marché fut débaptisé et dont le calendrier fut modifié), du Christkindel (instrument du papisme), du sapin (un peu moins durement) et bien évidemment de la crèche.
La critique fut vive à l’égard des jeux de Noël du moyen âge, par Geiler de Kaysersberg à la page XIII de Evangelibuch 1513 (voir l’ouvrage de G. Leser qui reproduit son texte).
Mais sur la crèche elle même on sait que cet incisif proclamateur possédait lui aussi une crèche, mais elles furent combattues au XVII ième siècle par Dannhauer Concard, qui y vit un “papisme aveugle, il estimait que les gens “dans les ordres mettent beaucoup de zèle à confectionner de très belles crèches... les contemplent et les admirent tels des badauds sans apprécier le noyau ils se contentent de la coquille”.
Il faut ainsi se remémorer les monastères et les couvents où la figurine de la crèche placée le soir de la nativité sur un coussin de velours apporté à l’assemblée des fidèles réunis pour la messe de nuit, était souvent brodé ou parés de bijoux. On voit ainsi dans les collections des monastères des divins enfants de la fin du XV ième siècle recouvert de d'une profusion de dentelles, de soieries. 

Si l’on comprend sa  préoccupation, quel témoignage de foi laissé aux héritiers que nous sommes de ce travail !
Ce sera même l’occasion de recentrer le travail sur la crèche, la Contre-Réforme les incitera à cette belle évolution. 

(représentation moderne d'une scène de la Nativité sur le livre de contes ci-dessus)



Disons un mot de l’iconographie orthodoxe (grecque ou non), où tout est symbolique, porteur de sens, dans le parallélisme  des formes, les couleurs et l’expression. La représentation de la nativité n’échappe aux règles strictes empruntent de spiritualité qui régissent l’établissement des icônes. Ainsi Marie représentée assise signifie qu’elle a eu un enfantement virginal sans douleurs. L’enfant Jésus est souvent représenté couché emmailloté tel un linceul ou posé sur un autel de pierre (signe du sacrifice eucharistique). Notons ici la lumière divine qui fait un lien avec son Fils Jésus. Les Mages à gauche ont trois âges différents. Notons au passage que dans les icônes Marie semble avoir un goitre, en fait c’est le souffle de l’Esprit Saint que symbolise cet air que lui a promis l’ange Gabriel le jour de l’Annonciation.  Dans celle-ci on distingue bien la grotte, collection personnelle de l’auteur.
 (la nativité dans l’art byzantin, Crête, Grèce, en fait la scène de la naissance, adoration des mages, annonce faites aux bergers).

Ce ne sera qu’en 1940 que la “paix des crèches” sera conclue, un texte paru sur le thème de la crèche adressé aux protestants les encourageant vivement à en faire in Evangelischen Gemeindebrief explicite l’aspect indissociable de la crèche et du sapin. 


LA MISSION DE LA CRÈCHE
“branche reconstructrice de l’art sacré”, elle doit aider “l’homme pieux à avoir le sentiment qu’il pénètre sur le scène de l’histoire sainte et l’encourager à méditer le plus profondément possible sur la voie qui mène au Salut”. Rudolf Berliner (1955)


Les crèches vivantes sont une tradition qui reprend vie, au sein des marchés de noël, des associations ou des regroupements de jeunes. Il s’agit de faire interpréter chacun des rôles par une personne. Citons l’exemple de Forstheim ou le noël campagnard a regroupé 500 personnes à la recherche d’un vrai sens pour noël. Ils ont ainsi marché une poignée de kilomètres en forêt pour rejoindre –en suivant les étoiles- la crèche vivante crée en pleine nature. A Drusenheim au sein de l’église…. Pour ne citer que deux exemples. Ces jeux de noël nous rapprochent des premières représentations du moyen-âge face à un public religieux mais peu instruit. Le sens de noël échappe souvent à nos contemporains.  (voir Noël et les sondages). Ces représentations naïves, charmantes redonnent un sens souvent perdu, elles atteignent leur objectif, si elles  ne focalisent pas l’attention des plus petits sur les animaux et non sur celui qu’ils doivent entourer. 
 
Laissons vivre la tradition tout en mesurant la dimension spirituelle de la représentation de la Venue dans notre Humanité de Jésus, elle est une association à la démarche d’amour du Christ.
Au moment où Noël glisse de la naissance à la fête de l’enfance - mercantile- la crèche, elle invité à la beauté et au recueillement. La crèche qu’elle soit en cire, en biscuit, en bois ou en stuc, invite au recueillement.
Rappelons  pour conclure, la citation qui invite à la réflexion de Henri Tisot : 
Le trésor de l’ancien testament ce sont les tables de la loi, le trésor du nouveau testament : c’est l’étable tout court”;

(Vierge à l'enfant, fresque, chapelle St Jean le Baptiste Eichhoffen, Bas-Rhin)




sources consultées et pour en savoir plus lire :


Krippen, nativity scenes, crèches, Bayerisches nationalmuseum München, chez taschen, trilingue, texte de Nina Gockerell  1998
la crèche et son histoire par Yolanda Ruegg, préface de Walter Schwimmer, les éditions Ronald Hirlé 1999
Fêter Noël, par Alain de Benoist, Pardès 1994, première édition Atlas 1982
fêtes et traditions de France, par Alain-françois Lesacher, éditions Ouest-france, mémoires 1996/1999
images de Noël, traditions d’Alsace, le verger éditeur, Colmar
feiern feste jahres-Zeiten, lebendige Brâuche im ganzen jahr, Manfred Becker-Huberti chez Herder, Freibourg in Breisgau 1998
Notes pour la crèche :
la paille et le feu, traditions vivantes d’Alsace, espace des hommes, Berger-Levrault, par Michèle Bardout.



Particularité alsacienne le Remplissage de la crèche : coutume alsacienne de faire remplir avec un brin de paille équivalant à une bonne action la crèche du Seigneur.
 Sorte de B.A. de noël, il fut une tradition qui semble perdue dite du “Fleiβkärtschen” ou “Strohhalmlegen” ou “Krippe füllen”, il s’agit de monter la crèche vide au premier dimanche de l’avent et la faire remplir par les enfants de la maison à coup de brindilles de foin à chaque bonne action effectuée. Le but étant que l’Enfant Jésus ait une crèche pleine de foin et de bonheur libéré par ces bonnes actions.
Cette accumulation dure durant  tout le temps de l’avent, elle est en quelque sorte  remplie de bonnes actions



voir aussi notre article sur les calendriers de l'avent.... Calendriers de l'Avent : apprendre la patience...

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Publié le 22 Novembre 2008


très belles crèches de Noël, sculptées en bois, 



ils ne sont pas en terre cuite, tels les "santoum" petits saints, fragiles comme les humains...


http://www.gardena-art.com/presepe_fr.html


link


Sa visite mérite le détour.


Puis visiter notre article sur ce blog : c'est ici

Crèche : quand Dieu se cherche une demeure...




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Publié le 14 Novembre 2008

Une belle série de diapos sur le Haut-Koenigsbourg  à voir :

link

Ce sera l'occasion pour notre blog de vous remémorer, un de ces jours, l'histoire de ce lieu magique et historique construit par  l'empereur Guillaume, en pleine période d'Alsace de plus en plus indépendante (on approche de notre consititution alsacienne de 1911).

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Publié le 13 Novembre 2008








 Couronnes de l’Avent : 


(sur cette image, on voit le mélange d'arbustes et de sapin pour ces deux modèles de couronnes de l'avent, traditionnellement on privilégie le rouge)

Résumé : D’abord munies de 24 bougies, elles faisaient office de calendrier de l’avent, invention d’un prêtre de Hambourg Hinrich Wichern (ou J.H. Wiechern) (1808-1881) dans une maison pour enfants démunis d’Hambourg, en 1833 ou 1838  car Jésus est la vraie lumière qui brille dans la nuit.
Dès 1927 on édite des cartes avec les couronnes à multiples bougies.
Dès 1930 on passe à 4 bougies dans les maisons du Nord de l’Allemagne protestant, puis du Sud -catholique- dans l’ église catholique St Sylvestre de Munich dès 1937, puis en Autriche.


LUMIERES SUR LA ROUTE DE NOËL 
Couronne de sapin composée de 4 bougies allumées successivement chaque dimanche. Cette définition de base peut être contredite car il a existé des couronnes de 24 bougies qui se rapprochent ainsi du calendrier de l’avent.
Elle brille seule dans la nuit dans la stubbe, elle se reflète dans les yeux des enfants, trônant sur une couronne de sapin évoquant déjà dans la maison d’odeur de cet arbre qui bientôt trônera dans cette pièce et sera l’objet de l’attention de tous les regards. Elle a été allumée le dimanche dans une ambiance recueillie ou désinvolte, selon les foyers afin de perpétuer une tradition pas si ancienne qui a atteint les familles alsaciennes assez récemment. Un peu comme les arbres de Pâques ont fleuris progressivement chaque année depuis quelques années, partant d’Autriche, atteignant l’Allemagne, puis l’Alsace, et demain, sans doute, la France de l’intérieur (comme aiment à dire les Alsaciens, ou la “vieille France” comme disent encore les plus érudits).

 Ah ! ces couronnes, on les voit chez les fleuristes, on reconnaît le cercle de paille que l'on voit dans les magasins de bricolage,  destinés à servir de support à leur cadre. Et sa lointaine cousine américaine, la couronne d’accueil de bienvenue (dit un auteur) ou couronne de porte, qui n’est pas ornée de bougies trône déjà à l’entrée de la maison.
On ne confondra pas, tel l’auteur d’un article récent (le Figaro, décembre 2006)  ces dernières avec les couronnes de l’Avent.  Elles ne sont pas forcément rondes, elles peuvent être en forme de cœur (se rapprochant des décorations de paille). Composées de plumes (dites rococo), de roseaux ou décorés de produits traditionnels : noix, noisettes, marrons, pommes, pommes de pins, fleurs ou  fruits de saison.

Le premier dimanche de l’Avent, on allume la première des 4 bougies. Mais sait-on vraiment pourquoi et comment cette tradition est arrivée chez nous.

Les quatre bougies ont connu diverses interprétations, la plus biblique nous dit que les 4 bougies représentent les 4 milles années d’attente (souvenons-nous des paroles du cantique de Noël, Il est né le divin enfant “depuis plus de 4000 ans, nous le promettaient les prophètes”) :
la première représenté Adam, et plus précisément selon Théo, l’encyclopédie catholique, le pardon à Adam et Eve, ils mourront sur la terre, mais vivrons en Dieu.
La seconde les Patriarches, plus précisément, la foi des patriarches, leur croyance en la terre promise ;
la troisième les Prophètes ou encore la joie de David (ancêtre de Jésus, selon l’Evangile) elle célèbre l’Alliance et sa pérennité ;
la quatrième : la venue de Saint Jean Baptiste ; ou encore selon d’autres l’enseignement des prophètes et annonce un règne de paix et de justice. 
Déjà en 1934, ce qui comparé aux autres traditions alsaciennes ( Hans Trapp, Sapin de Noël, Christkindel, petits gâteaux, ou pains d’épices....) est bien récent, le pasteur EDOUARD HELMLINGER de SARREGUEMINES, qui s’émerveille dans une réunion de famille devant les bougies allumées. Il dit, rapporte Gérard Leser (Noël en Alsace, Wihnachte en Alsace, éditions du Rhin), Nous avons oublié qu’à côté du sapin de Noël, la couronne de l’Avent devrait conquérir droit de cité dans l’église”

En ce qui concerne son origine les ouvrages se contredisent allégrement, Gustave Koch pense qu’en Alsace ils ont été introduits par des mouvements de jeunesse, tandis que d’autres voient leur origine dans les Frères Moraves de Bohème qui y voyaient une préfiguration de la couronne d’épines du Christ. On peut aussi faire un rapprochement avec la couronne de Sainte Lucie suédoise ! (ou du Christkindel, qui porte une couronne de bougies enflammées sur la tête).

Selon l’auteur Alain de Benoist (Fêter Noël,bibliothèque des légendes et traditions, éditions Pardès) les 4 bougies, et dans une interprétation païenne, plus nordique,  la couronne symboliserait la victoire, sorte d’emblème solaire et représentation de la “roue” de l’année, le renouvellement des saisons” elles symboliseraient les quatre saisons.

Sophie Lounguine, (l’album des fêtes de noël et du nouvel an autour du monde, Horay, Paris 1995 page 35) confirme la thèse en en proposant une autre, les 4 bougies symboliseraient les quatre points cardinaux (l’universalité de noël ?) et ajoute que les quatre bougies allumées “symbolisent la lumière et la renaissance du soleil”. 
Les couronnes peuvent être suspendues au plafond, juste au dessus de la table,   ou posées sur la table de la Stubbe, avec un ruban rouge, et les grosses bougies rouges (la tradition exige cette couleur, malgré les fantaisies actuelles, le rouge et le vert étant les couleurs de Noël) Et comme tout objet sacré à la fin de la période on la brûle et on ne le jette pas. (Avec l’envolée des prix des combustibles, cela risque d’arriver de moins en moins !)
 
Fut-elle remise au goût du jour, par un luthérien en Prusse-Orientale, c’est ce que pensent de nombreux auteurs, et ce pasteur serait Johann Heinrich Wichtern (Wichern selon d’autres) fondateur de la mission intérieure d’Allemagne dans le Rauhe Haus (maison pour enfants démunis d’Hambourg,(1808-1881) qui la confectionne pour la première fois en 1838, à l’occasion d’une fête de l’Avent où les enfants étaient disposés autour de l’orgue, les bougies étant disposées en cercle et allumées l’une après l’autre lors de la lecture biblique prévue pour le début de la nouvelle année liturgique (premier dimanche de l’Avent) Et chaque soir se déroulait une méditation de l’Avent, dans la salle se trouvait un grand candélabre circulaire sur lequel étaient disposées 28 bougies  sous la forme des 4 bougies, mais les Allemands devaient en confectionner certaines depuis longtemps (les luthériens d’Allemagne Orientale) disposant de 24 bougies, sortes de calendriers d’Avent lumineux. Dans certains villages d’Autriche, selon Alain de Benoist, on trouverait encore des couronnes de l’Avent constituées de ce nombre imposant de bougies. Dès 1850, elles sont plus grandes et symbolisent les semaines. L’église catholique St Sylvestre de Munich l’utilise pour la première fois en 1937/1938 puis on en voit en Autriche. Sur des cartes postales datant de 1927 elles sont représentées. (selon Weihnachtsbraüche in Bayern, Plenk Verlag, page 17, 1999, par Paul et Richilde Werner).

La tradition a pris corps chez les protestants qui avaient à coeur d’en faire jaillir le texte biblique. Et il semble que la tradition se soit multipliée au cours de la première guerre mondiale en Alsace, d’abord dans les régions et les paroisses protestantes urbaines et dans les milieux supérieurs, puis après la deuxième guerre mondiale dans toute la population si l’on en croit l’étude de Hermann Bausinger en 1970. 

On ne peut pas occulter que la tradition d’entrer des branchages dans la maisonnée est ancienne, voir Christbaum
/ le sapin de Noël, il apparaît évident que nos ancêtres germains au moment de l’hiver et du solstices décoraient la maison de branchages (voir l’article consacré au Christboim).
Les gravures des saint Nicolas et des images plus récentes de pères noëls nous montrent souvent des branchages. On songe aux fessées, mais aussi aux rites de fertilisation, et au retour du printemps.

De nombreuses traditions font intervenir les bougies au moment de Noël, les Polonais allument des lumières aux fenêtres durant le temps de l’Avent. On se souvient qu’au moment de l’état de siège en Pologne, le Pape (Jean Paul II qui venait de monter sur le trône de Pierre)  avait invité le monde entier à allumer des bougies derrière les fenêtres en signe de solidarité. Il avait témoigné ainsi de son soutien, et il fut relayé dans son appel par le président des Etats-Unis.  On peut aussi évoquer la "fête des lumières" Hanouka pour ce jaillisement de lumières et de bougies.

En Allemagne, dans la région des Erzgebirge, on place de grosses bougies afin d’êtres vues de l’extérieur, qui brûlent durant les longues soirées de l’Avent. On sait ainsi combien d’enfants il y a dans les maisonnées, car chacun allume la sienne.

Certains chandeliers allemands étaient sculptés dans le bois, dans la région de Seiffen, et les figurines sont célèbres dans la région depuis le XVI e siècle.

Les chandeliers Suédois de Jul, (nommées aussi pyramides de noel, sont en fait typiquement suédoises) reprennent cette forme pyramidale de 7 lumières électriques blanches que l’on place derrière les carreaux. Electrifiés ils se sont répandus très rapidement en Europe depuis le début des années 1990.
(Afin de s’approprier le sapin de noël, des auteurs refusent ou oublient de mentionner les textes nombreux, certains musées dénient même l’antériorité du sapin à la ville de Sélestat, alors que les archives détiennent la preuve datant d’au moins 1521. On a même une trace de 1431 dans la ville d’Andolsheim qui témoigne déjà des décorations de sapin en Alsace.)

Soulignons aussi que Sébastien Brant dans la « nef des fous » évoque les feuillages verts ou l’arbre en disant que
 « celui qui n’offre rien de nouveau, ne chante pas la nouvelle année et ne met pas de rameau de sapin vert dans sa maison croit qu’il ne survivra pas à la nouvelle année ». ) L'histoire du sapin de noël alsacien "Christboim" "Weihnachtsbaum"
O
Toi
Ma
Préférée
Des fêtes,
Temps béni de Noël
Nous apporteras-tu à nouveau
Merveilleux et étincelants sapins verts
Chants et lueurs ? Car sans toi
Cher Enfant-Jésus,
Nous serions, petits et grands, à jamais
Perdus !
Tout
Monte
Vers toi :
« Nais donc aussi en moi,
Enfant Jésus ! «






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Publié le 13 Novembre 2008

On connait sa fête, la souffrance jadis de devenir pour une jeune fille "catherinette".
Celle  qui n'avait pas "trouvé couvercle pour son pot" ou chaussure à son pied (ce qui est un peu plus élégant) était ainsi mise au ban de la société de manière symbolique ou forcée d'avoir moins d'exigences.

On y retrouve de nombreux rites destinés à mettre en exergue ceux qui sortent des repères "normaux" ou "classiques" de la société.
Comme il était interdit de prendre une fille d'un village voisin (charivaris en perspective),
 d'épouser une fille d'une autre confession (par-là j'entends les mariages mixtes catholiques/protestants, qui mettaient en effervescence toute la communauté, pasteur et prêtre en tête), sous peine de manifestations hostiles, de guerres villageoises ou de guerres de religion... Selon les cas. Cela n'a cessé qu'assez récemment dans le siècle dernier.  Une famille sans enfant avait droit aussi à un arbre desséché planté devant la maison, ce qui devait toujours faire plaisir et ne pas régler les problèmes de fécondité, mais expliquait la nécessité pour le groupe social d'assurer sa survie, son renouvellement ainsi que les vieux jours des plus anciens (ils ne manifestaient donc pas trop d'hostilité aux rites des plus jeunes de la commaunauté).

Catherine, elle signale la fin d'une époque, celle de l'âge adulte, déjà bien avancé, de l'horloge biologique qui sonne !! (On entend cette banalité actuellement, tout en voyant des seniors demander ce que la nature leur a retiré). Mais dans notre époque révolue,  elle sonnait bruyement pour tout le village.  Au risque de forcer des unions qui n'étaient pas forcément heureuses (au fait, était-ce le but ? Sans doute pas, le renouvellement des générations était plus important).

Quelques repères sur cette bonne sainte, la fête est aujourd'hui anachronique à l'époque de la généralisation des naissances hors-mariage et de la régularisation post-mariage. De plus l'âge moyen du mariage (du moins le premier, dis-je ironiquement)  est bien plus avancé mais  l'espérance de vie a également été augmentée.
Tout est donc relatif à l'époque.

Catherine : (fête de la sainte), célébrée le 25 novembre, elle donne lieu à la célébration des catherinettes, c’est-à-dire des filles restées célibataires à 25 ans.  Elle semble avoir été lancée par la confection et les couturières et reste en vigueur dans certaines grandes entreprises (le printemps notamment) où les jeunes catherinettes sont coiffées d’un chapeau improbable (souvent vert couleur de l’espérance et jaune symbole de la famille ) et défilent dans l’entreprise.

Une petite fête est organisée à cette occasion. Le pendant masculin a existé, mais semble tombé en totale désuétude pour le jour de la fête de Nicolas. L’âge du mariage reculant, les femmes poursuivant leurs études plus longtemps que jadis, la naissance du premier enfant fait de même.  Le milieu des petites mains, de la confection et autres modistes s'est exporté en Chine tous ces facteurs ne contribuent pas à la pérennisation de cette tradition. Très liée aux 25 ans (et à la date 25/11) semble s’éteindre à moins de se déplacer à un autre âge, ce qui semble improbable. 

En Alsace, elle fait partie des 14 saints auxiliaires, son prénom est très fréquent en Alsace avant 1945. « wie Kättel im Herbst » dit un proverbe, être assez mal vêtue, « comme Catherine en vendanges » ; ou elle qualifie même la diarrhée, « schnelle Cathrin » ou la fille négligée « Dreckkattel ».   C'est sans doute que Catherine était un prénom très répandu, un peu moins que Marie ! (voir notre article sur les prénoms alsaciens). choisir un prénom en Alsace...  ou notre article sur les surnoms des villages Sobriquets des villages alsaciens ....

On organisait jadis la foire aux bestiaux dans le Sundgau, dans la semaine de la sainte Catherine, aujourd’hui c’est la foire aux engins agricoles. On embauchait aussi les servantes ce jour-là qui étaient souvent surnommées par commodité « Kattel ».  

L’origine de sa fête repose sur une sainte, la très belle Sainte Catherine d’Alexandrie, 18 ans, fille instruite dont « la beauté de Catherine remplissait d’admiration tous les assistants ; par la grâce de Dieu, son visage resplendissait ». Le plus ancien document qui l’évoque est la « Passion » qui lui est consacrée. Ce texte fut recopié, popularisé et traduit en vers et en prose, certains l’ont enjolivé et adapté. L’empereur Maxence qui ordonne de sacrifier aux idoles sous peine de mort. Elle est convoquée devant le roi. Mais unie mystiquement au Christ, elle refuse de sacrifier aux idoles ainsi que les propositions de mariage de l’empereur Maxence (–pour l’histoire des saints et de la chrétienté -Maximin –selon la légende dorée)  et sera martyrisée par une grande machine composée de quatre roues garnies de pointes qui se brisa, puis l’empereur lui fit arracher les seins et elle fut décapitée par les païens,  pour ce célibat mystique. (Le refus du mariage est également la cause du martyr de Sainte Lucie, voir ce mot). Du lait a coulé, selon la légende, de ses blessures, elle meurt selon la légende dorée le 25 novembre  305. (307 selon B.Vogler dans son Almanach).
La présence de cette roue (symbole païen du renouvellement des saisons, utilisée également pour la couronne de l’avent) et le fait qu’elle se brise, pourrait signifier une rupture avec d’anciennes croyances païennes. 
Catherine d’Alexandrie ne deviendra la patronne et protectrice des jeunes filles vierges qu’au XIIème siècle, patronne des philosophes qu’elle tenta de protéger de l’empereur, des théologiens. Mais aussi des écoles de filles et des élèves de philosophie. D’autres citent aussi les charrons, les imprimeurs et les meuniers.  Elle fut invoquée au cours des siècles contre la mort subite. 

En ce qui concerne son chapeau, il existe aussi pour la version masculine à l'occasion de St Nicolas, la parité en cette matière était donc jadis respectée, bien avant le texte législatif !

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 8 Novembre 2008





Calendrier de l’Avent :
deux calendriers de l'avent, le premier très artisanal avec ses petits sachets à remplir d'une friandise,
 les fenêtres peuvent également ne contenir qu'une illustration destinée à faire patienter...



Dans cet article quelques impressions et quelques informations, le numéro de noël de la petite lanterne traitera plus abondamment et plus complètement du thème des calendriers de l'avent, leurs sens, leurs buts ainsi que les nouvelles inetrprétations des calendriers.... Ne manquez pas le numéro 143 à paraître....



 Que de chemin parcouru entre les 24 traits tracés  à la craie dans l’armoire à jouets des enfants du XIX ème siècle, selon un auteur, et la boîte aux 24 fenêtres qui s’ouvre sur une friandise quotidienne, plus ou moins luxueuse selon les pâtissiers. On est loin aussi de l’idée originale en voyant des calendriers qui contiennent 24 bières différentes, une par jour, ou plus récemment une boîte avec 24 sortes d’infusion et de tisanes à déguster pour le temps de l’avent. Chaque sachet étant daté du jour du mois de l’avent.
On s’éloigne de l’invention généralement attribuée à un fils de pasteur allemand (de Maultbronn en Souabe) dont la mère avait confectionné un calendrier avec des gâteaux collés sur un carton afin de faire patienter sa progéniture. Devenu adulte, il en modernisa le concept et l’appliqua à l’imprimerie ceci en 1908 dans sa version connue actuellement par le munichois Gerhard Lang (imprimeur R.L.M.) intitulée « Im Land des Christkindes » (dans le pays de l’enfant Jésus).  Mais une version sous forme d’horloge (avec chacun des jours symbolisant une heure de la montre) est attestée dès 1902 et provient de la ville de Hambourg (et non Munich) d’un éditeur évangélique Fr. Trümpler) soit donc 6 ans avant Lang.

Le premier à avoir eut l’idée de découper le temps de l’avent revient en fait à un peintre de Brugges, Petrus Christus (Pierre Christ) qui découpa les 24 jours de l’avent dans sa peinture au 15ème siècle, révèle Manfred Becker Huberti dans son dictionnaire des traditions (p.10).
Vinrent ensuite les idées des sachets de feutrine accrochés à  un tableau.
Le premier calendrier à feuillets et fenêtres remonterait à 1850, selon Paul Wernert (Weihnachtsbraüche in Bayern, Plenk Verlag, page 17). Tandis qu’un auteur y voit une source scandinave, sans source, ni justification.
En 1908, on en voit sans les fenêtres, mais avec des feuilles à décoller.
En 1920, 19 fenêtres du 6 décembre au 24 décembre.
En 1925, ce seront des livrets à lire et à parcourir chaque jour.
En 1933, il sera articulé à l’aide d’attaches parisiennes,  en 1935 la marque de café de Bremmen, Eduscho popularise l’idée en publiant un calendrier de l’avent circulaire.
La Seconde guerre mondiale arrête la créativité du fait des restrictions de papier, mais  le symbole sera récupéré par la propagande Nationale Socialiste en Allemagne et ses idéaux païens, Wotan, des signes runiques et la grande nuit de l’étoile claire pour achèvement.


La victoire venue, les calendriers adoptent également des formules profanes, gustatives sont légions et deviennent un moyen de faire patienter petits et grands avant la grande fête de l’année, apparaissent des calendriers pour diabétiques pour commémorer certains évènements (31 cases pour le passage  à l’an 2000) ou célébrer l’année Mozart (2006). Un grand magasin spécialisé dans la culture a soulevé la polémique en décembre 2006 en commercialisant un calendrier de l’avent, avec 24 préservatifs, pas du meilleur goût, il l’a d’ailleurs retiré.




Le calendrier de l’avent ne se cantonne pas à la dimension de boîte en carton plus ou moins garnie, la ville de Gengenbach (Près d’Offenbourg, Bade-Wurtenberg) illumine chaque soir à 18 h 00, le plus grand des calendriers du Monde,  une des fenêtres de l’hôtel de ville construit par Victor Kretz. S’affiche alors une œuvre de Marc Chagall, de Paris, du cirque ou de la littérature selon le thème annuel. En décembre 2006, c’est l’Alsacien Tomi Ungerer qui est à l’honneur dans ce calendrier. (Du 30 novembre au 7 janvier 2007). Illustrant les fenêtres de cette demeure par 24 extraits de son livre « Liederbuch, Das GroBe Liederbuch » Ce livre est disponible auprès de Diogenes Verlag. Il a été vu par 60 000 visiteurs en 2005, soit bien plus que son tirage.



Le calendrier outre d’apprendre la patience et de montrer au final, le chemin parcouru, doit selon le Psaume 90,12 « enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse ».
 

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Publié le 8 Novembre 2008

J'ai publié les dates, voici un lien pour se rendre (un peu) compte du phénomène marché de noël en Alsace :

c'est ici :

link


ou encore (on déplorera la chanson anglaise qui détruit un peu la spécificité rhénane, on peut toujours couper le son)

link



un autre pour rattraper le coup musical :

link

Pour voir à travers les petites fenêtres des maisonnettes des marchés de noël :




un peu de magie avec saint nicolas sur youtube :
(rectifions les cadeaux faits au saint : la carotte, le foin pour son âne, et le verre de schnaps pour l'homme ne sont pas mentionnés, ni les chansons chantées lors de la visite, cette personne prétend qu'on ne le rencontrait pas, ce qui est tout de même faux !! )

Lien pour voir saint nicolas :

link

Dans les livres pour enfants, de nombreux contes pour les rapprocher du saint patron :
ainsi celui-ci

Pour en savoir plus sur le saint : lire cet article de ce blog : Saint Nicolas, la véritable histoire

cliquez ici :
Saint Nicolas, la véritable histoire


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Publié le 5 Novembre 2008

Pour Voir les dates2009 ici :        Marchés de noël 2009

(dernière mise à jour 11 décembre 2008)

Marchés de noël,
marchés de l'avent en Alsace

 et à proximité

(photo : sapin de noël de Strasbourg, place Kléber, toutes les photos petite lanterne, sauf pages capturées des sites)


Barr : 6, 13 et 20 décembre : Marché de Noël de 14H00 à 20H00 et 7,14 et 21 décembre : Marché de Noël de 10H00 à 19H00

Haguenau :
du 22 novembre au 24 décembre, du mardi au dimanche de 10 H 00 à 19 H 00, le lundi de 14 H à 19 H 00


Strasbourg : capitale de Noël :

link

Strasbourg, capitale de Noël / du 29 novembre au 31 décembre 2008 Strasbourg, capitale de Noël / du 29 novembre au 31 décembre 2008

 

Français PDF-Datei (neue Seite) PDF-file (new window)


Strasbourg : du 29/11 au 31 décembre : Noël le sens du partage, depuis 1570, de 10 à 20 H 00. Fermé le 25 décembre. 439  ème édition.



Colmar : à partir du 22 novembre au 31 décembre, sauf le 25 décembre.

Obernai : du 29 novembre au 24 décembre.

Riquewihr : du 29 novembre au 21 décembre.

Sélestat : 5 au 24 décembre de 11 à 19 H 00
Visite de Saint Nicolas à 16 H 30 le 6/12

Andlau : 23 novembre de 14 H 00  à 20 H 00 et et le  24 /11 de 10 à 18 h 00

Thann : 28 novembre, inauguration du marché à 17 H 00

Munster : 28 novembre : Bredlamarik, place du marché.




Erstein : 6 et 7 décembre : 9 à 18 H 00

Kaysersberg : 28,29,30 novembre, 5,6,7,12,13,14,19,20,21,22 et 23/12 de 11 à 20 H 00

Riquewihr : du 29 novembre au 21 décembre de 10 à 19 H 00




Rajout d'une ville oubliée dans notre liste primitive :  Mulhouse,  en habit de noël du 22 Novembre au 30 décembre, qui depuis quelques années réalise de nombreux efforts pour que la capitale du Haut-Rhin ne soit pas oubliée des visiteurs fonçant de Colmar à Strasbourg.
link  En terme d'hospitalité c'est souvent réussi !  Et ce veut le "pays des chants et des étoffes".
 Voilà ce que signale l'ambiteux programme 2008 :

"Au cœur du centre historique, lumières et tissus drapant les chalets et les façades, senteurs d’épices et de gâteaux, de vin chaud et de marrons, invitent au voyage de tous les sens.

Plus d’une centaine de chalets s’égrainent place de la Réunion, place des Victoires et de la Concorde en passant par les rues Mercière et les Bouchers.
Les artisans soigneusement sélectionnés y proposent des produits de qualité représentatifs des Noëls alsaciens."


Boutique des étoffes, "féérie indienne",  atelier du Père Noël (chalet du Père Noël, place de la Réunion)  la boutique des musées, le village hongrois, préservons les ours polaires... sont les points forts de la visite dans le centre ville dans son décor de Noël.
 
Détail pratique : 100 000 heures de stationnement gratuites sont distribuées, voir les modalités sur le site Ville de mulhouse (lien plus haut)


(bredele de noël, voir notre article sur le blog : Schwowebredele, petits gâteaux de noël à la cannelle )


Avis à ceux qui désirent découvrir comment réaliser les petits gâteaux de noël (certains livres disent que ce sont des petits fours de noël) se rendront à Mittelbergheim (sur la route des vins d'Alsace) le dimanche 7 décembre pour voir se réaliser et se confronter les meilleures recettes. Bien sûr après coup chacun s'y lancera. Rouleau de pâtisserie contre rouleaux de pâtisserie pour le plus grand plaisir des papilles .... et des kilos en trop.

Bredalamarik

Mittelbergheim :  7 décembre 2008 :

 

Fabrication de petits gâteaux de Noël par des pâtissiers professionnels.

Atelier de pâtisserie pour enfants.
Repas sur place, vin chaud, petits gâteaux.
Spectacle gratuit pour les enfants à 15h.
Mairie
10h-19h






Les marchés de noël, Chriskindelmarkt, Adventmarkt....

 

Chez nos voisins :

Stuttgart : 26-11 au 23.12 : 280 stands, l’un des plus grands marchés de noël. De 10 à 21 H 00
link

Freiburg : 24-11 au 23.12
sur la place de la veille ville. (10 H 30-20 H 30 en semaine et le dimanche de 11 H 30 à 19 H)
link


Rothenburg ob der Tauber : la merveilleuse ville moyenâgeuse dans son cadre magique, du 28 .11 au 23.12




Nuremberg : 28 novembre au 24.12
pour rencontrer la fée “Christkindel” qui est plus qu’un ange, mais une reine angélique élue chaque année. Il semble qu'en 2008 ce soit toujours la même demoiselle qu'en 2007.
Photo ci-contre collection personnelle



(photo panoramique du marché de noël : link)
Vue sur le marché de noël de Nuremberg....
link



(photo de l'an passé, voir aussi notre article sur le sujet :
Christkindel cet inconnu...  ou Qu'est -ce donc que le Christkindel ? )



Lorräch, plus intime, plus proche de nous, très fréquenté par les Suisses 6 Au 17 ?

Ulm : 24-11 au 22 décembre 2008 autour de la cathédrale, on peut y visiter son musée du pain et du pain d’épices proximité de la cathédrale.

Heidelberg : 26 novembre au 22 décembre, 140 stands.

Esslingen : marché de noël avec mise en scène moyen-âge, du 25 novembre au 22 décembre.

Bad-Wipfen : 28.11 au 30.11 ;  05.12 au 7.12 et 12.12 au 14.12 sur la place du marché.

Karlsruhe : du 27-11 au 23.12.2008 sur la place du marché. 130 stands.

Ludwigsburg : du 25 .11 au 22 décembre.

Dresden : le marché du “Stolle” nommé Striezelmarkt, le 574ème du 27.11 au 24/12.(il fait mieux que celui de Strasbourg, 439 cette année).

(pour en savoir plus sur cette spécialité il y en a deux le stolle alscien et le stolle aux fruits de Dresen : Stolle, l'histoire du pâtisserie de noël )

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Marchés de Noël en Suisse 

  il en existe sans doute d'autres, celui qui à notre sens vaut le détour c'est :

Basel/ Bâle  : 130 stands, 29-11 au 23 décembre, de 11 à 21 H 00, magnifiquement illuminée et décorée comme chaque année. Vaut le détour.





 

Hors catégorie :


Un point de visite particulier : les sentiers de Noël d'Osthouse :


 

Attraction vivante toute particulière :

Osthouse : les sentiers de Noël, en fait de l’Avent, car ce sont les 28-29-30 novembre et 5-6 et 7 décembre que se tient, une fois tous les deux ans et donc cette année 2008, à proximité d’Erstein, une série d’animations, contes, fourneaux,histoires, légendes, traditions, organisée par une vingtaine de comédiens et de 150 bénévoles.

 Anti-commercial et charmant, dans le froid de la nuit d’hiver à condition de bien se couvrir, bien se chausser et de consommer du “VinchaudWin” (avec modération) dès 17 H le vendredi et 16 H le week-end. 5 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Le tout se passe dans les champs à la sortie d'Osthouse et dans le village et donne une ambiance toute particulière.
La troupe qui l'organise Project'ill se donne à fond une fois tous les deux ans pour ce projet original où les anciens comme les plus jeunes trouveront des éléments de satisfaction, gustatifs pour plus épicuriens, magiques pour les plus rêveurs, mais aussi sourire et rires...

On peut aussi se reporter au site project'ill c'est ci-dessous :
link



 
Autre attraction depuis 10 ans et chaque année (contrairement à Osthouse).

les contes et les légendes racontées dans le village du pain d'épices. Celui de Gertwiller. ( 67140, BARR, régiond e Sélestat-Obernai) durant Deux week-ends.  29-30 /11 et 6-7 décembre.

29-30 Novembre et 06-07 Décembre 2OO8

Renseignements et
Réservations 
03 88 08 66 65

Autoroute A35
Direction Barr



Tarifs des spectacles
Plein tarif : 3€50
Tarif r éduit : 3€
Pass 4 spectacles : 10€


            7 contes et spectacles             pour petits et grands

                Village Piéton à partir                 de 13H00,

                Animations de rues

                Expositions d'artisanats

                Restaurations à partir
                de 12H00

                Visite des ateliers de                 Fabrication du pain                 d’épices

                Parkings à disposition

 








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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 5 Novembre 2008

Nous  rappelons ici l'histoire des marchés de noël, "Weihnachtsmakt" ou "Christkindelmarkt" (marché de Noël ou de l'enfant Jésus")

(photo : ville de Colmar (68-Haut-Rhin)  illuminée pour l'occasion des fêtes de l'avent et de noël)


Christkindelmarkt : Marché de l’enfant Jésus, marché de noël alsacien, marché de l’avent (Adventmarkt) le plus ancien est celui de Strasbourg et date de 1570. Il fut crée par des chartes, elles réunissaient des spectacles, des crèches et produisaient des produits originaux.  Celui de Nuremberg date de 1628, 1642 à Munich. Tradition rhénane de se rencontrer et de choisir de menus objets, friandises (pain d’épices, d’anciennes illustrations nous montrent la présence de stands de cette spécialité, figurines en chocolat, barbe à papa, marrons chauds, amandes grillées et de menus jouets tout d’abord destinés aux enfants ou à la décoration du sapin (Christbaum voir ce mot), pour la St Nicolas . Afin de se prémunir du froid, on pouvait aussi boire un verre de vin chaud (voir ce mot) et se restaurer un peu tout en choisissant un sapin pour les habitants de la ville et un objet pour parfaire sa parure. ( Etoiles de paille, bougies pour le sapin, boules de verre…).
Aujourd’hui, à en croire Gabriel Brauener, in Saisons d’Alsace, Le marché de Strasbourg  “servirait d’alibi aux autres”,5 on y vendait des jouets, des friandises et de la décoration, de l’ornementation pour les sapins de noël.  Seuls les trois  derniers éléments sont encore vrais.

Parmi les produits originaux vendus à celui de Nuremberg et d’Autriche , le pain d’épices, à ceux d’Autriche les Zwetschgemännlein (bonhommes faits de quetsches séchées), tandis que celui d’Esslingen crée un marché de noël moyenâgeux créant une véritable attraction dans son marché de noël. Un cadre somptueux avec des stands de jeux de l’époque, de la musique des troubadours le tout au pied de la mairie et des tours moyenâgeuses .
Bâle bénéficie, elle , de la décoration somptueuse de Johann Wanner, antiquaire bâlois,  décorateur de la Maison Blanche, des WIndsor, des Grimaldi et du Vatican. 

A Ulm, le marché se situe devant la très belle cathédrale (à tour unique, comme à Strasbourg), un souffleur de verre, des moules à springerlé y sont visibles.

Stuttgart où le marché de NoëL appartient aux traditions depuis 1692, peut s’enorgueillir d’avoir le plus grand nombre de stands, près de 300, qui ont la particularité d’offrir un spectacle tant au niveau des stands que sur leurs toits richement décorés avec talent et audace.  Tout ce que l’on peut imaginer et même au-delà est exposé pour le plaisir des 5 sens. L’ensemble autour de la cour du vieux-château et de deux places. (Patinoire, train à vapeur pour les enfants, spécialités diverses…) Chaque soir s’y tient un concert apprécié. Une journée entière ne suffit pas à parcourir l’immensité et la variété des stands où se pressent de 10 h à 21 h la foule des visiteurs.
 
Revenons à Strasbourg, avant la Réforme, il porte le nom de Nikolausmarkt,  (marché de la saint Nicolas) dont un se tient toujours à Sélestat le jour de la fête du saint.
C’est en 1570 qu’il devient la cible d’une prêche de Johannes Flinner. Il y voit « ein Stück vom Sauerteig der Pharisäer ». Ce qui n’est pas à proprement parlé un compliment pour le  marché de la Saint Nicolas. Sa prêche obtient un succès car dès le 4 décembre de la même année, sont réunis le conseil des 21 et la question de la suppression de ce marché est débattue. Michel Lichtensteiger sur la base de la prédication de Flinner. Il emporte l’adhésion de l’assemblée. Mais afin de ne pas pénaliser les marchands, il propose de déplacer les cadeaux remis à la venue du Saint évêque (6/12) à la naissance de Jésus. C’est ainsi que s’achève une tradition  et naît celle du Christkindelmarkt, marché fugace qui dans un premier temps ne se tient que les trois jours avant noël.  Afin que la coutume (« pharisienne ») cesse dans la population, on édictera le même jour de l’année 1570 un texte punissant de 30 schillings d’amende toute personne  offre des cadeaux dans la ville de Strasbourg. (Dr. L.Pfleger, elsässiche Weihnacht, 1931 p 44).
 
Le marché déménage en 1870 vers la place Broglie à Strasbourg après avoir occupé plusieurs places, devant la cathédrale, devant le château des Rohan, sur la place Kléber (1830-1870), en 1848 dans l’ancienne gare (actuelle place des Halles). 6 Ces stands rentables commercialement étaient loués à Strasbourg pour 14 000 F (2134 euros, les 6 mètres, format préféré des artisans, 10 m pour les métiers de bouche) en 1995 ( L’Alsace du 24/12/95). Attraction à part entière, le marché et noël à Strasbourg draine des milliers de touristes vers l’Alsace, les hôtels affichent complets et l’autoroute menant à Strasbourg est engorgée chaque jour de marché de noël, car « Noël a un pays l’Alsace ».   On est loin de la prédiction pessimiste de Th. Klein de décembre 1862 « mit einem grossen Teile des alten Strassbourg ist auch sein Christkindeleinsmarkt zu Grabe gegangen » annonçant la mort du marché de l’enfant Jésus avec celle du vieux Strasbourg.
(voir aussi Noël, pour tout savoir sur les plus beaux marchés de noël avant de s’y rendre, car rien ne vaudra le détour,  on peut lire un magazine « City Faszinationen, Weihnachtsmarkt » 2006, 5,00 euros, avec 101 Christkindlesmärkte in Deutschland und Europa)

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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