Publié le 12 Février 2016

Le numéro 179 est paru, il a été posté ce 12 février.

Au sommaire :

un dossier sur la guerre des paysans (1525) de Saverne à Sélestat, la révolte paysanne contre les abus de taxes, de jour de corvée (déjà les journées de solidarité !), les interdits de ramasser du bois ou de chasser, ont envoyé dans les rues les paysans. Elle s'appuie sur une liste de 12 articles qui demandent, réclament, au nom de valeurs chrétiennes plus de justice envers ceux qui travaillent.

Le mouvement un temps soutenu par les réformateurs, car il s'appuie sur des valeurs chrétiennes, est désavoué par Luther, il enfle pourtant, il aboutit à brûler, piller de nombreux monastères ce qui alimentera le trésor de guerre de cette révolte. Lorsque les intérêts des territoires appartenant au duc de Lorraine seront en jeu, il mettra en route ses armées et réprimera la révolte, dans un effroyable bain de sang, même ceux qui se rendent périssent.

Au sommaire : Claire de Castelbajac : de la dynamite au paradis, découvrez cette jeune bienheureuse de notre temps qui expérimente de vivre son ciel sur la terre mais en offrant du bonheur et de la joie autour de soi. Dans sa très courte vie, elle a marqué son entourage.

Mais aussi "M et le 3ème secret", l'entretien avec l'exorciste du Vatican, C'est arrivé, les Archives de la petite lanterne...

Il est réservé aux donateurs de l'association, mais quelques numéros papier pour envoi postal restent en surplus pour découverte, demandez vite le votre en écrivant sur le courriel : redaction@petite-lanterne.com

Bonne lecture !

Le n°179 est paru...

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Publié le 1 Février 2016


Une fois de plus, ce rien pour les râleurs accrochés aux régimes, aux menus minceur... Mais Carnaval s'offre à ceux qui se dépensent (physiquement) certes le carnaval germanique n'est jamais allé dans les excès du Brésil, ni dans les distributions massives de preservatifs ou de préparation de la morgue pour les centaines de mort d'après la fête... Mais il connait sa part d'excentricités et de semestre à part. Si c'est adieu la viande… Carnaval reste surtout synonyme de Beignets en Alsace

Le plat typique jadis en Alsace pour le mardi-gras semble avoir été dans la région de Hirzfelden et en Lorraine dans le Saulnois : la palette de porc.
(Van Gennep page 945)


Les desserts : Déjà citées par l’Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg, ce sont les beignets en forme solaire . Outre les crêpes, symbole solaire de la chandeleur, on trouve Kiachli (Küchle) (en allemand Küchlein : petits gâteaux cuits) ronds, avec un vide central en forme de couronne que les quêteurs enfilent dans un bâton en allant faire la quête. Cette coutume était répandue dans plus de 200 communes alsaciennes avant la première guerre mondiale le mardi gras, le jeudi gras, le premier dimanche de carême, le deuxième, le troisième selon les villages donnant ainsi le nom à la journée « Küchlesonntag. Van Gennep, page 753, cite de nombreuses communes alsaciennes.


D’autres avaient des formes de petits genoux (Schankala surtout dans le Haut-Rhin) ou faits sur les genoux (Knieplatz), avec de la cannelle (Schnitte, dans le Sundgau) Dans le village de Nordhausen, près d’Erstein, les quêteurs allaient masqués et déguisés. Les beignets sont échangés entre convives ayant barbouillé leur visage de suie , de masques
ou de bonnets de fous.




allez voir pour plus d'informations :
coutumes magiques et mets cérémoniels, Van Gennep,
le folklore français p 943, collection bouquins.
On peut aussi visiter le site fasnacht.at du musée consacré aux
traditions de carnaval en Autriche. On peut trouver des photos épatantes auprès :
IMPULS tiroler Oberland magazin, 20 janvier 2005, pour les villes
de Tarrenz, Wenns. au Tirol

Une des sorcières portant le costume de sa "zunft" associations fokloriques à Offenburg (Bade-Wurtenberg)

Une des sorcières portant le costume de sa "zunft" associations fokloriques à Offenburg (Bade-Wurtenberg)

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Publié le 1 Février 2016

Liechtmâss hell un klor Gitt Egüets Roggejohr“ “A la chandeleur claire journée, Pour le seigle une bonne année”. “Wenn an Lichtmess d’Sunnim pafarrer uf d’r Hüet schient, do geht d’r Fuchs noch sewe Wuche in d’Höle” “Quand à la Chandeleur, le soleil luit sur le chapeau du curé, le renard retourne 6 semaines au terrier” Et les proverbes et dictons sont légion pour cette fête, tournant de l’année, et les esprits les plus attentifs noteront qu’ils se contredisent avec plaisir.

Mais ce deux février, Marià Lichtmess, est un tournant dans le calendrier solaire et religieux. C’est l'année liturgique qui débute et les ouvriers agricoles en font autant et le cycle de Noël s’achève précise M.Becker- Huberti dans son ouvrage sur les traditions. 1

40 jours après la naissance de Jésus, la famille de Jésus applique la loi juive demandant de racheter chaque premier-né par une offrande d'un couple de tourterelles au temple. C'est ici que le vieillard Syméon et la prophétesse Anne confirme le destin de Jésus et celui de Marie de souffrir en son coeur des douleurs du Messie.

Le dicton en fait foi “Am Liechtmess s’Pinne vergess, S’radel hinter d’Dier, s’Rebmesser herfür” le jour de la chandeleur cesse de filer, mets le rouet derrière la porte, sors la serpette”. On ne peut être plus clair. Un autre précise qu’à partir de ce jour, on mange le soir à la lumière du jour. Rupture dans le calendrier agraire mais aussi pour les contrats, on paye ses employés qui prennent un jour de congé, fêtent avec leurs proches la pays, jour que l’on nommait dans le sud de l’Allemagne “Schlenkeltage”. En ce jour on célèbre, le jour où la Sainte Famille se rend, quarante jours après la naissance, au temple pour présenter Marie au rite de purification, imposé à la toute nouvelle maman juive. Le couple devait présenter pour sa purification deux tourterelles ou deux jeunes colombes (certains disent pigeons2 ). La fête présente deux aspects le premier célèbre la lumière ascendante conjointe à celle du Christ, le second est plutôt agraire et rural. La présentation de Jésus annonce sa vie publique et son martyre sur la croix. Elle confirme aussi après la reconnaissance des mages (les autres religions païennes et autres nations) la reconnaissance et l’entrée de Jésus dans le temple, symbole de la religion juive. Jésus est entré dans son temple pour la première fois. Elle peut porter aussi le nom de “Hypapante” ce qui vient au devant de la gloire. Siméon, le vieillard, “homme juste et pieux” fut le premier à appeler le Christ, “Lumière des nations”3. Voici l’enfant à nouveau montré, comme il le fut par l’étoile des mages et avant le baptême par Jean dans le Jourdain où la colombe de l’Esprit Saint est présente en même temps que la voix du Père se fait entendre. Ce texte de Siméon rapporté par Saint Luc a une certaine importance pour l’Eglise qui le prie chaque soir avant le repose de la nuit, “maintenait, ô Maître tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton Salut, que tu as préparé en faveur de tous le peuples, Lumière pour éclairer les nations,et gloire d’Israël, ton peuple”. (29-32). Puis intervient Anne, la prophétesse qui elle aussi reconnait le Messie. (En Saint Luc 2,22-40). Cette fête fut le Jour des relevailles de la Vierge qui pourtant a conçu sans péché, mais qui même dans les détails a été “la Servante du Seigneur” est s’est soumise à la loi mosaïque. On peut souligner que depuis Vatican II la messe s’est transformée en Présentation de Jésus au Temple. Mais les rites de Lichtmesse c’est à dire de messe des lumières (Christ, lumière des nations) sont restés. De nombreuse paroisses qui célèbrent une messe ce jour-là pratiquent cette bénédiction des cierges, Antoine Kocher rapporte dans ses souvenirs4 de jeunesse “chaque famille apportait à l’église un cierge neuf que le curé bénissait à la fin de la messe : Seigneur bénis ce cierge... comme la lumière éclaire les ténèbres, que ta vérité éclaire nos vies”.

A l’est de l’Europe cela demeure une fête mariale, à l’ouest, au contraire, une fête de révélation du Seigneur effaçant la cérémonie des relevailles. Le cierge était gardé pour la parturiente et devait faciliter son travail en couche. 5 Les cierges bénis en quantité servaient aux prières du rosaire de l’année, mais aussi pour ce que l’on nommait en Allemagne les “Schwarze Wetterkerze” ”les jours de temps sombres“ où l’on les allumer pour conjuger, maladie, agonie ou jours particulièrement tempêtueux. Le folkloriste Van Gennep, souligne, qu’en 1954, ils étaient encore largement utilisés dans les campagnes. Les cierges pouvant être, dans certaines paroisses allemandes, rouges à destination des femmes et blancs pour le sexe opposé. En Corse, la fête porte le nom éloquent de Candilara, de candela, la chandelle, c’est ce jour-là que les fidèles portent une chandelle allumée pendant l’office. ou encore le mot “Ciriola” de cera, la cire. Mais certains s’amusent à trouver l’origine en des noms de déesses telles que Cérès.6 Dans l’île on cite un dicton expliquant qu’à Santa Maria Cioriola, s’il pleut ou s’il neige, de l’hiver nous sommes sortis, s’il faut soleil ou beau jour, encore trente jours dedans”. Cette même idée se retrouve dans d’autres régions. 7 Une origine souvent citée à cette tradition serait la fête celtique d’Imbolc. En ce deux février, précise Adolphe Landspurg, l’observateur placé au Bollenberg voyait le soleil se lever entre le Belchen et le Blauen. Il savait alors que l’hiver était terminé. Dans la région du Belchenland, les prêtres continuent de bénir les cierges allumés, avec dans certaines églises notamment la basilique de Thierenbach une procession avec cierges à la main. Procession que l’on aurait hérité d’un rite païen du V ème siècle, si l’on suit ce même auteur. (Traditions solaires dans le pays des Ballons et Belchen , éditions du Rhin, Strasbourg 1999)

CRÊPES Le 2 février, l’on fait aussi sauter les crêpes, ce n’est pas une simple coïncidence, mais plutôt une représentation du soleil, que l’on s’approprie en le mangeant, “la consommation des crêpes, l’homme avale la lune (pour cet auteur contribuerait symboliquement à faire disparaître la pleine lune et sa lumière néfaste”. Mais n’oublions pas que chez les anciens ont fait sauter les crêpes dans une poêle ronde avec une pièce d’or dans la main pour attirer la richesse dit-on ou plutôt pour évoquer la brillance du soleil ? Cette tradition si elle n’est pas seulement païenne a aussi un bel exemple historique peu connu, au Vème siècle, des pèlerins venus affamés à Rome furent nourrit par le Pape Gélase premier un deux février, qui fit cuire pour l’occasion d’immenses galettes faites de farine et d’oeufs. 8 Objet de superstition sans doute, car en Vendée ou en Île-de-France, jadis, on plaçait au-dessus de l’amoire lingère une crêpe symbole de prospérité. (Soleil) Le 2 février, l’ours sort de sa tanière et regarde s’il fait beau, dans ce cas il se recouche pour quelques jours dit un dicton. Il n’est pas innocent de voir représenté sous forme de scènettes avec costume cet ours à ce moment de l’année dans certaines régions. (Pyrénées espagnoles et françaises). L’ours, que joue un acteur dans ces représentations, finit tragiquement symbolisant la rigueur de l’hiver. Sa mort est une métaphore de la renaissance du printemps. Mais qu’en est-il du dieu solaire Belenus ? Selon Jacques de Vorangine, le culte fut instauré pour détruire d’anciennes traditions païennes et pour glorifier la pureté de la Vierge”. “Autrefois, aux calendes de février, conte-t-il, en l’honneur de Februa, mère de Mars, dieu de la guerre, les romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis en raison des honneurs qu’ils rendaient à sa mère, et cet espace de temps était un lustre.

Au mois de février encore, les Romains offraient des sacrifices à Febvrus, c’est-à-dire à Pluton et aux dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu’ils eussent pitié d’eux ils leur offraient les victimes solennelles et toute la nuit ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumés. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières dont l’origine est tirée des fables des poètes. 9 (...) Or il semble que selon cet auteur cette tradition ne fut pas simple à abandonner, “alors le pape Sergins (Sergius ?) lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année à pareil jour, par tout l’univers une fête en l’honneur de la sainte Mère et du Seigneur, avec cierges allumés et chandelles bénites.“ Mais après consultation de la chronologie des papes ce serait le pape Gélase en 496 ou encore en 492 qui l’aurait instauré. (Gélase 1er 492-496) on célèbre cette fête au minimum depuis la fin du IV ème siècle à Jérusalem. h F.S.

1. Manfred Becker-Huberti, in feiern feste jahrez-Zeiten, Herder 2. les textes qui donnent le précepte, sont Exode 13,11-16, Lévitique 12,1-8, Josué 8 14f, 42-6 3. le texte précise bien, Lumière avec une majuscule c’est bien de Jésus en tant que Lumière dont il s’agit, les nations en minuscule. 4. éditions du Bastberg, une enfance en Alsace 5. Arnold Van Gennep, in le folklore français, collection Bouquins, page 119, souligne, “ il constitue un rite calendaire”. 6. Alain de Benoist, GT 14 page 22, Traditions d’Europe, éditions le labyrinthe. 7. Almanach de la mémoire et des coutumes, Corse, Claire Tiévant + Lucie Desideri, Albin Michel éd. 1986 8. Fêtes et traditions de France ,Alain-François Lesacher, éditions Ouest-France, collection Mémoires, p 18 9. Les rythmes, les fêtes calendaires, in l’Europe, mythes et traditions, Brepols, page 345

des bougies en véritable cire d'abeille qui pourront être bénies pour la chandeleur.

des bougies en véritable cire d'abeille qui pourront être bénies pour la chandeleur.

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Publié le 1 Février 2016

Le saviez-vous ? Cire du latin «cera»
le cereus, en bas latin, le cergium, est le flambeau obtenu par le trempage d’une mèche dans la cire.
Utilisé d’abord pour les acres profanes, il sera utilisé ensuite pour les actes rituels. On conservera celui du baptême.
Le rituel précise que sur l’autel ou à proximité on déposera de deux (messe ordinaire) à six chandeliers (grand’messe) supportant des cierges. (Seulement quatre durant le temps de l’avent.) Le servant qui le porte est le céroféraire. «porteur de lumière». Lors de la dédicace d’une église on place une croix devant chacune des 12 croix de consécration après son onction avec le saint chrême. (voir le dictionnaire de Liturgie, éditions CLD ou le Cérémonial de la Sainte Messe à l’usage ordinaire des paroisses, André Philippe M.Mutel, après le missel romain de 2002 pour les précisions entre () )

Tout le mois de l’avent est en fait un temps des lumières, où l’on brave la nuit et le froid dans l’attente du solstice, où l’homme cherche à allumer une lumière sur sa route. Au plan spirituel, la bougie a toujours été un des instruments servant au recueillement, à la méditation. Depuis le Candélabre, chandelier à 7 branches nommé aussi«la menorah»aux lumières placées sur les tombes des défunts. L’ usage de la cire a toujours été associé à la prière et à la religion ou dévoyé dans des pratiques occultes. Ainsi pour ces derniers une bougie n’est pas un accessoire mais un «témoin» «un appel vibratoire» vers la droite elle montrerait un sens de spiritualité, les couleurs même des bougies devraient, si on les croit, suivre le jour de la semaine...

Plus sérieusement, et sans singer Dieu, le premier acte créateur de Dieu fut de séparer «la lumière des ténèbres» (Gn 1,3). Que Dieu est maître de la lumière «il envoie la lumière, elle part, il la rappelle, elle obéit». (Baruch 3,33).

A côté des bougies, on admet que l’encens qui est utilisé chez les juifs et les chrétiens symbolise les prières qui montent vers Dieu. (Psaume 141 : 2 «Que ma prière soit devant ta face comme l’encens».)

Dans le monde ancien, avant le pétrole, le gaz ou l’électricité, la lumière était rare et chère. Souvenons-nous juste de l’expression «économie de bout de chandelle».

La bougie allumée par les fidèles qui visitent et laissent ainsi une trace de leur prière dans l’oratoire, est une piété populaire, une richesse. Deux lieux viennent ainsi en mémoire à tous ceux qui ont visité Lourdes, ou vu un soir la procession aux flambeaux. Devant les statues de Ste Rita -invoquée pour des causes désespérées brillent toujours une masse de bougies en signe de prière déposée.

«Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie» (Jean VIII, 12)

Le premier élément, qui justifie l’usage du cierge ou de la bougie, c’est que Dieu est Lumière. Et la venue de Jésus, comme «Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père» (que l’on retrouve déjà dans une liturgie orientale du IVème siècle). Et dans l’année liturgique par la bénédiction dans la nuite pascale (samedi avant pâques, samedi saint) du cierge pascal.

L’autel est orné toute l’année de deux bougies en plus du cierge pascal placé dans le choeur de l’église. (voir encadré)

L’allumage des lumières du shabbat fait toujours partie des rites observés, chaque vendredi soir par les juifs pratiquants la presse publie ainsi par le biais de la fondation Azimov chaque vendredi «l’allumage des bougies du Chabbat avec bénédiction, deux bougies pour les femmes mariées, une bougie pour les jeunes filles se fera ce vendredi .... avant .... (horaires pour l’Ile de France)» et précise «le respect des lumières de Chabbat conduire aux lumières de la Rédemption».

La symbolique est restée dans le temps de Paul, où lorsqu’il raconte le réveil des morts d’un jeune garçon tombé par la fenêtre, Saint Paul signale qu’il y avait «bon nombre de lampes dans la chambre» où les disciples étaient réunis. (Ac.20,7). On songe ainsi à la terre sainte, où de multiples lumières sont accrochées à la crèche et au saint sépulcre. Hippolyte de Rome rapporte le rite du lucernaire qui précède le repas de rituel de l’agape, le diacre apporte la lampe et l’évêque debout rend grâce.

L’allumage des lumières de Pâques vient d’Irlande, précédé de la bénédiction du feu nouveau.

A Rome on a des traces de son usage pour le rite chrétien indique le Sacramentaire Gélasien. (VIIème siècle).

L’application de feuilles d’or, dans orthodoxie, sur les icônes et les retables avait pour «but de réfléchir la lueur des bougies qui éclairent le lieu de culte». (lumière et couleurs, le langage secret des églises et des cathédrales, comprendre la symbolique des bâtiments sacrés, Richard Stemp, France-Loisirs, page 108) De plus la lumière émane de Dieu.

«L’esprit aveugle surgit vers la vérité par ce qui est matériel, et, voyant la lumière, il ressuscite de sa submersion antérieure».

conclut, B.MARTIN dans son étude sur la symbolique chrétienne de la lumière.

Jean-Paul II, lui-même, avait invité à allumer des bougies à la fenêtre en signe de solidarité durant le temps de l’avent.

Venons-en aux Bougies dans les traditions de noël : indispensable à la confection des couronnes de l’Avent. La lumière des bougies rapproche des anciennes traditions nordiques. Elles sont selon une tradition ancienne déposés dans les chaumières sur le rebord intérieur des fenêtres jusqu’au début du XXème siècle. Posées sur les branches extérieures du sapin, selon une tradition de Heidelberg. Ou encore à la suite de la duchesse Dorothea Sibylle de Silésie (qui illumine de bougie son sapin dans son château en 1611), les sapins sont illuminés par les bougies étincelantes. La couronne de la Sainte Lucie suédoise et quelques fois de notre Christkindel est elle aussi illuminée de bougies allumées (un torchon humide est posé sur la tête de la fée afin que ses cheveux soient protégés, plus récemment on use de bougies alimentées par une pile).

Ce n’est donc qu’en 1785 que les bougies ornent le sapin la baronne d’Oberkirch les évoque clairement lorsqu’elle témoigne des fêtes de Noël à Strasbourg : “ le grand jour arrive, on prepare dans chaque maison le Tannen, le sapin couvert de bougies et de bonbons avec une grande illumination”.

Elles font l’objet d’une bénédiction qui termine le temps de Noël à la Chandeleur le 2 février, fête des relevailles de la Vierge Marie, levée des souillures de l’enfantement, elle clôt de temps de noël. Il était courant de supprimer alors toute référence ou décoration rappelant le temps de noël dans les églises.

Elles nous semblent éternellement liées à la religion ou à la Nativité néanmoins les bougies telles que nous les connaissons n’existent que depuis 250 ans environ. On sait pourtant qu’aux alentours du 4ème siècle des bougies furent consacrés à l’occasion de la naissance de Jésus. Mais les bougies de cire ne vinrent dans les monastères qu’au 15ème siècle.

Allumées dans les lieux tels que les châteaux, monastères et à l’occasion des liturgies. L’objet précieux prend donc une connotation religieuse et précieuse. De simples citoyens ne purent s’offrir cet objet de luxe qu’au moment de la généralisation de la paraffine (1930) élaboré à base de produits pétroliers. L’achat de bougies, on a du mal à le percevoir aujourd’hui équivalait à un produit de luxe, délicieuse folie que s’offrait la famille. On n’achetait que le nombre requis de bougies. Posées sur le sapin, elles faisaient l’objet d’une surveillance constante dégageant une odeur de sapin un peu brûlé lorsque malgré les supports de bougies, un peu de cire chaude venait consumer les aiguilles du sapin (un épicea bien sûr, si l’on respecte la tradition et que l’on n’a pas peur de ramasser les aiguilles du sapin). Un seau d’eau ou de sable était aussi à proximité afin de prévenir les risques d’incendie.

D’un point de vue symbolique et spirituel, les cierges évoquent la lumière des étoiles et le lever du soleil. Le jour de Pâques, c’est le symbole de la résurrection. Le Christ « lumière du monde » éclairant les ténèbres de la mort. N’oublions pas que tout au long de l’année brûle dans chaque église le « cierge pascal » (inauguré dans la nuit pascale) rappelant la colonne de feu qui dirigeait le peuple Hébreux de leur captivité en Egypte. (voir aussi Eglises et Symboles, Maurice Dilasser, Editions du Signe, 1999, page 118)

Chandeleur, bougies ? Cela sert à quoi ?

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