Publié le 26 Décembre 2008

J'ai le plaisir de souhaiter à nos nombreux lecteurs du blog,

visiteurs et amis de passage,


une très belle fête de la Nativité de Notre Seigneur,


que les quelques instants que vous passez avec nous sur ce blog,
vous apportent un peu de bonheur.


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 26 Décembre 2008

Message attribués à la Vierge Marie, à Medjugorje,
le 25 decembre 2008
 

« Chers enfants, vous courez, vous travaillez, vous amassez, mais sans la

bénédiction. Vous ne priez pas! Aujourd’hui je vous invite à vous arrêter devant

la crêche et à méditer sur Jésus que je vous donne aujourd’hui encore, pour

qu’Il vous bénisse et vous aide à comprendre que, sans Lui, vous n’avez pas

d’avenir. C’est pourquoi, petits enfants, abandonnez vos vies entre les mains de

Jésus afin qu’Il vous guide et vous protège de tout mal. Merci d’avoir répondu

à mon appel. »



Ceci était le Message de Marija.


 
Le message adressé, annuellement, à noël à Jakov (le plus jeune des voyants) est ainsi formulé :

Message adressé à Jakov - Apparition annuelle de Noël


"Dear Children! Today, in a special way, I call you to pray for peace. Without God, you cannot have peace or live in peace. Therefore, little children, today on this day of grace, open your hearts to the King of Peace for him to be born in you and to grant you his peace; and you, be carriers of peace in this peaceless world. Thank you for having responded to my call."


 "Chers enfants ! Aujourd'hui, d'une façon spéiciale, je vous appelle à prier pour la paix. Sans Dieu vous ne pouvez pas avoir la paix ou vivre dans la paix. Plus spécialement en ce jour de grâces, ouvrez votre coeur au Roi de la Paix, afin que vous naissiez  et vous accorde  sa Paix, et vous, soyez porteurs de Paix dans ce monde sans paix. Merci d'avoir répondu à mon appel."

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 23 Décembre 2008

Poste du Père Noël, Poste  de Noël, sous ce vocable existent selon les pays la correspondance adressé à l'apporteur de cadeaux, qu'il se nomme Christkindel, Nicolas ou Père Noël.


Christkindel :

On peut écrire au Christkindel (dans un bureau autrichien dans le village de Christkindl. (A. 4411 Christkindl) dont le bureau de poste est ouvert chaque année entre le vendredi précédent le premier dimanche de l’avent et le 6 janvier inclus, ceci depuis 1950.   Mais ce village est aussi un lieu de pèlerinage « au Christkinl » à l’enfant Jésus.
 
Ecrire au Saint Nicolas, mais aussi au Père Noël au village du père noël, FIN 96930 Cercle polaire Finlande qui se baptise « berceau du père noël » et traite son courrier toute l’année en l’utilisant comme outil touristique. (A  proximité de Rovaniemi).
 
Une réponse est aussi obtenue si l'on écrit à Nikolausdorfen Allemagne (Basse-Saxe), à Himmelpfort (port du Ciel, poste du Père noël allemand, Weihnachtsmann, 16798 Himmelpfort), ou à Himmelstadt ( Ville du Ciel, 97267 D)
Toutes ces adresses répondent et gratuitement ! Ce qui n''est plus le cas du bureau de poste de Rovaniemi sur le cercle polaire. Toutes ces adresses répondent au moyen d'un timbre spécial de noël, d'un cachet et d'une enveloppe spécifique. Du pain bénit pour les philatélistes et collectionneurs de tout poil.

Pour ceux qui veulent tenter d'écrire plus loin, on peut joindre Santa Claus dans l’Indiana.  (D'Autres pays ayant un secrétariat du père noël, selon Libourne, Alaska, Allemagne, Angleterre, Australie, Autriche, Belgique, Canada (1 million de lettres par an, adresse « pôle nord HOH OHO » ) ( !!), Danemark, Etats-Unis, Groenland, Islande, Italie, Norvège (Droeback), Nouvelle-Zélande, Suède (à Gesunda au parc Santa World), Suisse.


La tradition d’écrire au Père noël semble avoir naquit dans les familles aisées de nombreux pays, au XIX e siècle, en Europe du Nord, aux Etats-Unis et au Canada. Ils disposaient alors leur courrier sur le rebord de la fenêtre. De 2000 lettres de 1962, les enfants ont été 449 232 à faire une lettre individuelle en 1996, 18418 depuis leur classe pour la France. Contre seulement 1478 pour l’étranger et 85 classes. Ayant abouti à plus de 806 703 cartes envoyées en 2000. Il a triplé depuis 1975, avec un rôle croissant des écoles qui s’en servent comme instrument pédagogique et d’éveil.
Selon le sociologue Jean Marie LAVAUD, c’est un nouveau rite qui s’installe. Et étrangement, mais est-ce aussi étrange que cela, sur l’échantillon étudié par le chercheur  UNE SEULE LETTRE proclame “Vive le père noël, vive Jésus.”Les références chrétiennes sont rarissimes confirme-t-il.


PÈRE NOËL, EST VRAIMENT PSYCHOLOGUE
Ainsi on racontait que seule la France répondait au courrier du père noël hexagonal, c’est donc bien faux, mais c’est en 1962 qu’il vint l’idée au service d’acheminement du courrier en souffrance de donner une réponse avec une carte dessinée par René CHAG 2 .  Le ministre des postes était, à l’époque, le frère de Françoise DOLTO, Jacques MARETTE, qui outre le fait d’être la maman de Carlos, a été  celle qui ne voulait à aucun prix complexer nos chers petits. En 1962 ce furent 5000 réponses qui émanèrent de ce service du courrier de Libourne (Gironde 33500), qui depuis change l’image et le texte pour ne pas lasser les plus fidèles correspondants du Père en tenue rouge.
Ce sont deux secrétaires particulières connaissant l’anglais et le russe qui sont recrutées à cette époque afin de répondre au courrier des pays étrangers. Ils répondront même aux lettres en braille ou exprimées dans une langue étrangère particulière, on recrute alors des personnels extérieures pour accomplir au mieux cette tâche. Le service utilise les enveloppes “prêt -à-poster” pour  les réponses individuelles, une enveloppe pré-timbrée sur le thème du père noël, et un second modèle plus résistant pour les réponses aux écoles. Deux textes généraux pour les uns et les autres sont envoyés. L’enveloppe porte le cachet “père noël Libourne”.
Car les enfants sages se posent des questions “pourquoi ne descends tu pas plus tôt”,  ou encore « pourquoi faut-il être sage ? »  ils joignent dessins et croquis, photos de leurs cadeaux préférés, avec références et prix... A trois ans ce sont des legos, à dix des Nike... Ou l’on joint des cadeaux friandises, guirlandes pour l’arbre personnel du “gros plein de gelée” selon le voeu du dessinateur quand il rira on entendra de la gelée bouger.
Les enfants ont aussi un coeur et souvent ils réclament la paix pour leurs frères et soeurs... Et ce contait une chanson de Tino Rossi “Noël et l’enfant”3  où il demande à voir ses parents ensemble ce soir-là se retrouve aussi dans les textes et donc les esprits des bambins.

Mais les enfants ne sont pas les seuls à lui écrire, et même par eux on n’arrive pas à déterminer un âge moyen de l’écrivain au père noël. Autant de garçons que de filles, mais aussi des adolescents et adolescentes, des personnes âgées, malades, seules...  Et le vieux Monsieur Noël ne se transformer en messager du coeur. A Papa Noël de l’informer du feu qui brille dans un autre coeur. “je veux partager ma vie avec elle. Je te laisse ses coordonnées ainsi tu pourras lui écrire..” ou encore “je désirerais donc que ce soit toi, le plus illustre incarnateur (dixit) de mes rêves, qui annonce à celle que j’aime que je l’aime”.
Quand ce n’est pas carrément lui qu’ on demandera en mariage, exemple : “je t’aime beaucoup est-ce que je peux me marier avec toi”.
Ou en recours de l’incarnation de la paix ou du bonheur mondial.
Mais crise économique oblige, on lui demandera aussi d’aider à trouver un emploi

Cadeaux offerts au père noël (joints à la lettre) :
Argent, autocollants, ballons, biberons, carte de parking pour Disneyland, chaussettes, dessins, fève, friandises, lego, préservatif, qcm pour cp, playmobil, timbres et enveloppes pour réponses, parfum, pâte à modeler, millionnaire, loupe, journal de Barbie, images...  Ils sont comparés par le sociologue précité à des offrandes à un culte. Mais le rite dépasse nettement le personnage de noël.

Cadeaux demandés au père noël :

Poupée Barbie, poupée Cindy ou Dora, la création de bijoux.... pour les Garçons : Batman, Playmobil, Lego, tortue Ninja, voitures téléguidées... commun : VTT, les DVD, CD, vidéos des films à la mode ; les jeux vidéo, les peluches... ils sont éventuellement découpés dans les imprimés des grandes surfaces ou dans les catalogues de Vente Par Correspondance.

ET LE RESTE DE L’ANNÉE, TU FAIS QUOI....
Si l’on s’interroge sur la sincérité de ces textes il suffit de songer aux “je t’embrasse très fort” “je ne t’oublierai jamais” qui convaincrait le plus frileux de l’amour porté. Une demande d’une photo de toi est courante, ou une inquiétude quand à son occupation “que fais tu le reste de l’année”.4 .. Alors on bulle Santa ?
Ou encore “es-tu marié ?” et une seule consigne : répondre par “oui ou par non”. Car enfin si la mère noël existe pourquoi elle ne donnerait pas un coup de main... et réussir le coup de force des deux visites annuelles ....
Si l’on écrit au père noël durant les vacances d’été (une fois arrivé le catalogue des deux grandes marques de VPC) le courrier sera mis de côté jusqu’à l’ouverture du secrétariat du père noël fin novembre.
Lorsque l’on recense toutes ces questions, on comprend mieux certains scénarios de films mettant en scène le Père Noël notamment le film “PÈRE NOËL5 6 ” (Super noël)sortit l’an passé en vidéo par les studios WALT DISNEY. A la suite d’une chute du père noël, le 24/12, sur le toit, le héros endosse  le costume (traînant seul sur la neige) faisait de l’acteur automatiquement LE père noël. ainsi était expliqué aux enfants le renouvellement éternel et l’allure universel inchangée et le même film s’offrait de faire visiter les ateliers des elfes et des trolls chargés de la confection et de la gestion mondiale des cadeaux adressés à la progéniture mondiale.


PÈRE NOËL AGENT DE L’OUEST

Le centre de Libourne emploie 40 personnes en décembre ! à plein-temps pour répondre exactement aux demandes des enfants. Ainsi avant la chute du mur de Berlin, les enfants de l’ex-Union soviétique se servaient du Père noël pour avoir des correspondants derrière le mur du communisme. Et le secrétariat a déniché des enfants comprenant le russe afin de leur écrire régulièrement. Des échanges eurent lieu entre les petits écoliers des villes russes de Kiev ou encore de Moscou et ceux de Libourne

Les adresses sur les enveloppes ne manquent pas d’originalité, en voici quelques-unes parmi 60 des plus originales : (les fautes des enfants n’ont pas été corrigées afin de correspondre exactement aux lettres originales)
rétro :
M. le père Noël
4 ème nuage à gauche
dans le ciel
Rue de la Neige

Mr le Père noël
Maison de l’esprit de Noël
Portion du paradis
00 000 Pôle Nord.

Père Noël
Rue du 25 décembre
24 minuit

humoristique :
Monsieur Père Noël
3 rue du renne qui éternue
nébulostratosirofrigostellapolaris
Cercle polaire arctique

Monsieur le facteur :
à remettre au père noël


Spacial:
Pour le père noël
1 passage du Ciel
Galaxie 3
Constellation 24

Petit papa noël
à Betleem ou ailleurs je sais pas bien où tu habites.

Père Noël
avenue des 7 sapins
1995 la crèche.

BP Nuage magique
Ciel cedex.

LETTRES TOUCHANTES D’ENFANTS : (avec fautes d’origine)
“J’ai quelque chose à te dire, je ne suis pas gentille avec papa et maman et je dit toujours des gros mots, alors maman me dit que tu ne m’amènera rien du tout le jour de Noël. C’est pas vrai ? Je peux te passer ma commande si des fois tu passer. Je te promets Père Noël que je serais gentille autrement tu viendras chercher touts ce que tu ma amené” (SIC)


“n’oublies pas ma Maman, mais lui de l’argent, dans ces chaussettes, remplies bien. Comme cela elle pourra s’acheter une jupe et un pull de taille 40. Car elle est malade, suite à son opération du coeur”.

“Je t’écris ce petit mot pour te demander s’il te serait possible de redonner un peu de joie au coeur à ma maman et à ma soeur, car nous avons perdu notre papa fin octobre”

“Je te donne les sucettes et les biberons et toi tu me donnes une grue et un bureau”.

“Je suis un jeune de 30 ans et je voudrais que tu m’aides à l’occasion des fêtes de Noël à me réconcilier avec mon ancienne amie. Si tu lui écris directement elle sera davantage touchée et peut-être me pardonnera t’elle car j’ai pris de bonnes résolutions et je l’aime. Cher père noël, tu restes mon seul espoir, car j’ai déjà tout tenté. Merci de tout coeur.”

“Je voudrais que tu m’aides pour aimer Gauthier. Une petite amie qui s’appelle Janie ma  voler mon amour Gauthier et comme toi, tu peux vivre tout seul, avec la mère noël, les  elfes et les nains, est-ce que tu peux faire de la magie pour moi. Quand ça va être mon anniversaire, je veux qu’il ramène une bague qui coûtera 165 FS. Je veux me marier quand j’aurai 20 ans et lui 19”

Et Si certains enfants RÉCLAMENT .
“l’année dernière tu ne m’a rien envoyer je suis fâché contre toi...” ainsi s’exprimait un enfant. Ou encore, “l’année dernière, je n’ai pas reçu de réponse, pourtant tu es bien venu à la maison. “ En effet,  le service chargé du courrier est un véritable lieu de traitement du courrier sans adresse complète, exacte... il lui faut souvent mener des enquêtes dignes de Sherlock Holmes, mais quelquefois c’est en vain. D’ailleurs si plusieurs enfants sont cités dans la lettre, le service se doit de ne pas en oublier un seul !

ET SI ON POUVAIT LUI PARLER...
Les petits qui voulaient être sûrs que le vieil homme ait bien noté la commande, ne font confiance qu’au téléphone.Les “petits malins”, souvent requins des minitels roses (et de toutes les couleurs) ont trouvé le filon avec des numéros de téléphone, qui débutent pas 08 qui coûtent au bas mot, 2,19 la minute ou plus encore... Car ces boîtes vocales ont des messages numérisés, qui sont différents chaque jour, les meilleurs textes étant écrits par des écrivains, que raconte le Père Noël. L’objectif étant de garder l’enfant en ligne environ 20 minutes sur des lignes surtaxées. Ces boîtes vocales peuvent engranger jusqu’à 150 000 appels avant et pendant les fêtes. Soulignons que la lettre au père noël est gratuite !
CYBER PERE NOEL
Mais il attendait encore qu’un serveur père noël i se mette en place, et nous venons de l’apprendre au  moment de boucler cet article, le père noël es depuis 1997 sur l’lnternet sous l’égide de la poste qui l’héberge une fois de plus et sous l’adresse                                        “www.laposte.fr”.



Deux modèles de réponse du père noël de Libourne, les textes sont écrits au dos des cartes colorées dont nous reproduisons le texte et le recto:
Ci-dessous une réponse à une lettre de classe.
Mes chers petits,
le facteur vient de me rendre la hotte que je lui avais prêtée, et qui lui a permis de m’apporter tous vos dessins, tous vos messages ! Ils ont l’éclat de vos cris dans la cour de récréation  Ils ont les couleurs de vos rêves ! Je suis obligé de les tenir hors de portée de mes rennes qui sont myopes et très gourmands, et qui ont tendance à trouver très appétissantes vos lettres multicolores ! Je n’oublierai pas de combler vos souhaits le jour de Noël, mais au-delà de la fête, des bons plats et des cadeaux échangés, chacun de vous pourra vérifier la trace discrète de mon passage à son réveil : au déplacement infime d’un objet, d’une chaise, d’un rideau, à la trace de buée sur le carreau...
Vous saurez ainsi que vous me manquez déjà et que je m’ennuie de vous 364 jours par an !
Le Père Noël
Ci-dessous, réponse à une lettre individuelle d’enfant, pouvant correspondre à une lettre type, sinon ce sont les secrétaires qui s’en chargent
Mon tout petit,
Mon coeur battait très vite lorsque le facteur m’a remis ton message : je l’attendais avec tant d’impatience !
A présent, je compte avec toi les jours qui nous séparent de la nuit de Noël : le temps n’en finit pas de s’écouler...
Les couleurs de ta lettre semblent refléter la tendresse de ceux qui t’aiment et qui veillent sur toi.
Le 24 décembre, pour combler tes rêves, je prendrai le temps de t’écouter dormir.
je ne ferai pas plus de bruit que les flocons de neige qui tombent des étoiles : petites plumes bercées par le vent d’hiver, aussi légères que ton souffle, aussi douces que ton sourire. Et lorsque le jour te réveillera, je serai parti depuis longtemps, mais la buée de ma respiration sur les carreaux de ta fenêtre te dira mon passage et la chaleur de mon affection.
Le Père Noël.


Pour cet article : remerciements  particuliers au service client courrier (LIBOURNE 33515) , qui traite le courrier du père noël en France et en particulier à Hervé LABARTHE directeur adjoint pour sa documentation et les réponses aux questions.

Notes pour cet article :
1. Le Figaro, la vie des voyages, jeudi 02 octobre 1997
2. P.SPIERS, R.DESBOIS, JEAN LAVANDE (C’est-à-dire Tino Rossi lui-même, c’est un pseudonyme !) en 1961
3. L’album des fêtes de Noël et du Nouvel an autour du monde  Chez Horay,par Sophie Lounguine, 1995 , 22 bis, Passage Dauphine 75006 PARIS, richement illustré et assez facile d’accès pour toute la famille.
4. Santa Clause (en allemand), PERE NOELS...  Walt Disney home video n°40007367

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 15 Décembre 2008

Stolle (Christstolle, gâteau de noël, à ne pas confondre avec les Fruchtrot, Christbrot, Stutenbrot et Striezl qui sont eux des pains de fruits confits ou pains aux fruits) . Le stolle est une  pâtisserie très riche composée de fruits confits, de raisins, d’épices et quelquefois de massepain.  Il évoque un enfant emmailloté dans la crèche, exclusivement confectionné pour le temps de l’Avent, ce gâteau revigorant fait la fierté des pâtissières allemandes.  Il existe depuis au moins 1474 en Saxe et en Thuringe, une autre façon de dire les délices du Christ.
Déjà le nom en soi est particulier et difficilement traduisible, le même terme signifiera une construction horizontale montagnarde ; un élément d’une chaussure de sport, d’un meuble ou d’un lit, on est loin de la magie de la Weihnachtsbäckerei (la cuisine de noël)
althochdt.: stollo = Pfosten.
Mais nous parlons bien de cette dernière pâtisserie que l’on croit originaire traditionnellement de Dresden. Deuxième erreur, en fait, si Dresde est devenue sa patrie d’accueil, elle est née à l’Est, vous le lirez plus loin, par contre la ville a tout fait pour en conserver la spécificité, Il y a bien plus de 500 ans. La pâtisserie a un seul point commun avec le « poudding » anglais, celle de devoir être préparée bien à l’avance et de vieillir. Gâteau aux fruits, plutôt que pain, fourré de Massepain, servi chaud ou froid et composé d’épices. Gâteau de fin d’année, mais que ne l’a pas toujours été. Il est maintenant associé à celles-ci. Il était donné aux pauvres, dans les villes, dans les campagnes la richesse de sa composition était en corrélation avec la richesse de ses confectionneurs. Ses composants : beurre, miel (puis sucre) un mélange subtil d'épices, d'écorce confite de citron et d'orange, de raisins parfumé au rhum et au kirsch  étant tous les éléments relativement chers.
 
Un exemple de fabricant : Stollenbäecker, à Mendig-Obermendig en Allemagne, fabricant de Stollen depuis des générations qui gagne chaque année les oscars du meilleur stollen
Il existe plusieurs variétés de "Stollen". Un auteur francophone parle d’un aspect de « grosse crêpe fourrée » ? C'est en fait un gâteau truffé de fruits confits macérés dans le rhum, farci d'une crème d'amande, mais n’a rien à voir avec un strudel aux pommes.
Un enfant couché dans les langes : Si on l’observe mieux on se trouve attiré par cette forme particulière symbolise l'enfant Jésus emmailloté dans ses langes, couché dans la mangeoire, « pain de vie ».

 

2010-6542-copie-1.jpg

(un four attenant à une maison alsacienne, en situant le four à pain, à l'extérieur, le refroidissement se faisait automatiquement tout en protégeant la maison de flammes ou de surchauffe, maison alsacienne de Reichstett, Alsace)

 

Petite histoire du Christstollen : Il ne vient pas Dresde !
Déjà à l’époque payenne l’on réalisait la cuisson de 103 pains pour le salut des âmes des trépassés. Ils étaient réalisés dans les nuits de « Rauhnächte ». Ces pains d’offrande portèrent plusieurs noms que l’on retrouve dans les confiseries de noël « Hützelbrot, Kletzenbrot, Birnenwecken, Stolle, Striezel , Christbrot en Saxe ». La transformation en Christbrot paraît ainsi suspecte aux analystes ou semble être une christianisation.
Selon certains auteurs, on trouve la trace de ce produit en 1329 dans un privilège donné aux boulangers de Naumberg, avec le droit pour eux de faire deux Stollen.  
 
Selon une autre source, la boulangerie Sarodnick à Dresde c’est une tradition qui remonte très loin dans le temps puisqu'on en fait mention en 1330 dans le Naumburg an der Saale de la Guilde des boulangers où il est clairement défini que la fabrication du stollen est un privilège épiscopal. On retrouve des traces de sa fabrication à Dresde en 1400 mais c'est un siècle plus tard que la tradition devient hautement populaire. Les "pains du Christ de Noël" sont vendus au marché de Striezel, le plus vieux marché de Noël d'Allemagne.

En 1474,   une facture de l’hopital de Dresden de St Bartholomäus, on y découvre que les Stolle ont été offerts et distribués aux pauvres de la ville. Deux ans plus tard, ces pains étaient largement connus et répandus dans la ville que les  magasins et les marchés en vendaient.
On enregistre en 1560 deux stollens de près de 18 kilos qui ont été offerts au châtelain. (Dresdner Bürgermeister, soit le maire, selon une autre source cf note précédente).  Chacun était transporté par 8 boulangers dont 4 Maîtres-boulangers. Cette coutume s'est perpétuée pendant de nombreuses années.

Les conflits entre les villes productrices de Stolle se sont même envenimés, si bien que les boulangers concurrents n’avaient même plus accès à la ville et aux marchés. (MeiBen et Siebenlehn). On a aboutit ainsi à un quasi monopole.

La composition, fort riche, de ce produit a également suscité les critiques en période de carême, car nous l’avons dit, ce produit n’était pas exclusivement vendu à noël, ils ont alors remplacé durant le carême et la période de l’avent (qui était une période de jeûne, comme elle reste chez les orthodoxes) par le l’huile de plantes.  Cela semble avoir gâché l’appétit de tous et notamment des frères Kurfürst Ernst et son frère Albrecht se rendirent donc à Rome en 1470 (1647 selon une autre source). Le pape jugea leur requête favorable et envoya une "lettre de beurre" autorisant l'emploi de lait et de beurre dans leur stollen, avec sa bénédiction, à la condition de payer un droit juste et raisonnable. Il était permis d’y réintroduire du beurre.
 
C'est Auguste, le puissant, qui commanda le plus gros stollen de tous les temps en 1730, une autre source précise même qu’il fut réalisé par un boulanger de Dresden Johann Andreas Zacharias,  Il pesait 1,8 tonne et devait être réalisé par la guilde des boulangers à l'occasion du Zeithainer Lustlager où on devait accueillir 24 000 invités et il lui fut offert précise une autre source. On fit pour l’occasion un four spécial 60 apprentis boulangers râpèrent les amandes, lavèrent les raisins, tamisèrent la farine, remuèrent et pesèrent la pâte. 8 chevaux transportèrent ce « gros chef d’œuvre » au château, il fut coupé par un couteau ad hoc de 160 cm de long dont on fit une réplique pour un exploit futur. 

En mémoire de ce défi, en 1994 on réalisa un Stollen de 2000 kg, 4 mètres de long et 1,65 de large ; 70 cm de haut. Il a cuit 20 heures sous la direction de 24 maîtres boulangers. Il fut ensuite découpé en 4000 portions. 
Chaque samedi avant le deuxième dimanche de l’avent les boulangers réalisent un maxi-Stollen de 3000 kilos.

Une ancienne gravure sur bois montre « les stollens sont terminés » ce qui en 1897 attire toute la famille lorsque la maîtresse de maison rentre avec sur une grande planche, sous une serviette, un grand stolle dont elle ne dévoile qu’un petit bout, tandis qu’il neige abondamment au dehors.

Reste maintenant à s’y lancer, il semble comme le terme de « Stolle » l’indique que ce n’est guère évident et ceux achetés dans le commerce recèlent de conservateurs parfumant abondamment la confection.
Les recettes varient abondamment :
500 g de farine
2 jaunes d'oeuf
1/2  paquet de levure de boulanger (fraîche en cube)
1 pincée de sel
1 verre de lait (tiède)
75 g de sucre
150 g de margarine
1 zeste de citron
175 g d'amandes (concassées)
125 g de raisins secs
150 g de beurre
125 g de fruits confits, massepain.
sucre glace pour saupoudrer.
Faire un levain avec la moitié de farine lait et levure.
Laisser gonfler dans un endroit chaud recouvert d'un torchon 1 h 30 au-.
Pétrir avec ce levain, le tout: farine beurre sucre oeufs fruits confits(si vous aimez).
Former le stolle:


Abaisser à la main, surtout pas de rouleau à pâtisserie !!! sur une longueur de 30 cm et 10 cm de large.Ne pas dépasser au+3 cm d'épaisseur.
Pincer la pâte dans son milieu sur toute sa longueur pour former un boudin, que vous laisserez retomber légèrement roulé,pour former cette bosse sur le dessus.Façonner un
petit peu.
Laisser gonfler encore 1 heure.
Enfourner à four chaud Th : 220°C à 240°C (7/8).20 à 30 min environ.
Il faut le laisser reposer dans un torchon dans une armoire bien sèche pendant au moins deux semaines.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 14 Décembre 2008

Les représentants des prêtres d'Alsace avec leurs évêques se prononcent sur l'importance du dimanche.


Réunis ce jour en Conseil du prebyterium avec Mgr Grallet, Mgr Krats et Mgr Jordy, les représentants des prêtres d'Alsace souhaitent exprimer quelques convictions fortes qui les habitent sur le Dimanche.

1. Il semble paradoxal que différents projets visent à encourager l'ouverture des magasins et le développement du trvail du dimanche, alors même que la crise financière nous a conduits à remettre en cause un système dans lequel le profit s'érige en valeur fondamentale. L'économie est au service de l'homme et non pas l'hommes au service de l'économie.

2. Nous entendons bien les arguments développés mais nous doutons aussi bien de la réalité du bénéfice économique escompté que de la libeté des personnes sollicitées  les achats vont probablement se reporter d'un jour sur l'autre et les employés pourront difficilement s'opposer à la volonté de leur entreprise.

3. Plus fondamentalement, nous sommes persuadés qu'un gain économique très aléatoire aurait un coût social lourd et irréparable :

- le dimanche est un temps important pour toutes les familles, invitées à se retrouver, alors qu'elles sont souvent fragilisées ;

- le dimanche est le moment privilégié d'organisation des recontres culturelles et sportives, source de lien social :

- Même si les courses constituent une activité indispensable, on peut espérer de notre société qu'elle propose d'autres lieux à visiter le dimanche que les allées des magasins et des supermarchés.

4. L'Eglise a connu dans son histoire et connaît encore des lieux où le dimanche n'est pas un jour férié. Cela n'a jamais empêché les Chrétiens de se rassembler, tôt le matin ou tard le soir, pour célébrer leur foi. Mais nous expérimentons aussi la valeur du rassemblement de la communauté chrétienne d'un village ou d'un quartier, au coeur d'une journée de repos et de détente. Une communauté, comme une famille, souffre quand certains de ses membres sont empêchés de la rejoindre.

5. En disant cela, nous sommes convaincus que nous ne luttons pas d'abord pour défendre un acquis culturel, social et religieux, mais pour donner une chance à la société de demain. Le message de la Bible garde toute sa valeur : le travail cesse d'ennoblir l'homme au moment où il commence à l'asservir. L'alternance du travail et du repos est tout aussi indispensable à la société en général qu'à chacun de ses membres en particulier.

à Strasbourg, le 18 novembre 2008, les représentants des prêtres d'Alsace avec leurs évêques.



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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 12 Décembre 2008

En savoir plus sur les boules de Meisenthal, cliquez ici

link

Puis laissez vous guider dans le monde fascinant de la création des magiques boules de noel dans cette cité qui a lancé -dans le 57 du moins- la boule argentée. La grande production en série s'est éteinte (voir notre article sur la décoration du sapin) les artistes et le savoir-faire sont restés et revenus la faire revivre.

La décoration du sapin de Noël domestique (pour la décoration du sapin)



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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 11 Décembre 2008

La décoration du sapin de Noël domestique


Les lecteurs avertis de la lanterne savent que le sapin n’a pas toujours été posé, il fut un temps accroché aux poutres du plafond et tombant (Sundgau) remplaçant  les branches de jadis, mais pourriez-vous dater l’apparition de ses décorations ? Prenons donc ce sapin et redonnons-lui goût en ses origines.


En 1605 : ce sont des fils d’or, des roses en papier, pommes et oublies ornent le sapin. Un chroniqueur étranger de passage à Strasbourg le signale.  Fleurs étoiles et angelots sont confectionnés en Zischgold (feuille de métal doré et laminé).

1642 : de petites poupées le garnissent, des “sucreries” selon le pasteur protestant de la cathédrale de Strasbourg, Daniel Dannhauer (1654), il signale qu’on le secoue.

1671  des arbres dressés avec des bougies, dans le château de Heidelberg, selon Liselotte de Pfalz. (p.155 Weihnachtsbraüche in Bayern)



1755, à Berlin, des pommes de terre recouvertes de papier doré, des pommes de pins, des bijoux, des noix, sucreries et premières boules de verre.
Les étoiles de paille -souvent fabriquées au domicile reliées par un fil rouge sont la décoration du Sundgau (sous influence de l’Autriche) mais aussi en Bavière.  Elles symbolisent la paille premier logis du Christ dans la Crèche. La paille est importante dans d'autres pays, notamment en Suède au moment de Jul on s'offrait un bouc en paille que l'on passait de maison en maison. Le bouc peu à peu est devenu un renne en paille, il a ainsi pu s'exporter vers le centre de l'Europe. De plus le bouc n'a jamais eu tellement bonne presse dans les légendes du centre de l'Europe, le bouc étant généralement assimilé au diable (pieds fourchus).

1785 : sapin recouvert de Bougies, nous signale la Baronne d’Oberkirch. Elle en note 12, comme les douze apôtres et les douze nuits sacrées de Noël à l’épiphanie.

(le verre ne fut utilisé qu'une année de disette pour remplacer les fruits, par des ouvriers verriers, mais les enfants attendirent en vain que l'on secoue l'arbre afin d'en récolter les friandises. Les fruits étaient emballés dans du papier argenté ou doré, on y trouvait aussi suspendu les fameuses pommes "Christkindel"ou "pommes enfant Jésus" pommes d'un rouge éclatant une fois frottées avec un morceau de tissu, elles étaient très rouges avec une chair très blanche, comme les pommes d'amour actuelles. L'espèce, un temps en voie de disparition, réapparait peu à peu dans les vergers grâce aux sauvegardes effectuées).

1802 : on trouve des fruits suspendus...

1806 : de petits gâteaux de noël semblables à nos “bredele” sont accrochés sur des sapins à Karlsruhe.Ainsi qu’en Alsace, les bredele remplacent les oublies, ou des confiseries en mousse de sucre, en massepain ou en fondant, on y accroche des sujets en pain d’anis (springerlé, voir notre article), arrivent aussi les étoiles, bretzels, coeurs ou cavaliers.

1847  :  Ludwig Müller-Uri lance à Lauscha  (forêt de Lauscha, Thuringe, Allemagne).  
ses premières boules de noël, une année de pénurie, les souffleurs de verre avec des restes de verre soufflent pour leurs enfants des fruits en verre qu’ils ne peuvent s’offrir à l’état naturel. Le succès fut assez rapide, un grand succès constaté dès 1872.
 

les lamettes, fils d'argent ou d'or :




1843 : des cocardes et fruits sucrés ornent le sapin avec des jouets et autres ornements.  Au sol, le pied ou le socle du sapin est entouré d’une barrière, tel un jardinet. “Paradiesgärtlein” (Jardinet du paradis)

Notre photo : le pied de sapin est aussi important que le sapin lui-même, musical, rotatif, il permet de voir le sapin sous tous ses angles, ici le sapin recouvre ses racines avec son pied)






1857 : Une année de pénurie -disent les légendes- les fruits furent remplacés par des boules décoratives en verre soufflées apparaissent à Meisenthal-Goetzenbruck (1857-1964). Dès 1866 elles sont argentées (solution à base de chlorure d’argent).  Plus solides que celles de Lauscha et argentées.  



1880 : Dans la seconde moitié du XIXème siècle apparaissent les images dorées ou en relief. On a habillé les “bredele”, les pains d’épices furent ornés de sucre et d’images imprimées en chromo.
Les lamettes et les guirlandes font leur apparition moderne.  Apparaissent des figurines de cire (seconde moitié du XIXème siècle) des anges habillés de feuilles de métal doré et argenté.
1901 : les premières guirlandes électriques apparaissent aux Etats-Unis, la première de 26 lumières, coute 12 dollars, en 1918 elle ne coûtera plus que 6 $

1920 :  La fabrication de boules de noël passe à 80 000 pièces à Goetzenbruck. Elle atteindra 200 000 pièces en 1950. La production chute puis disparait dans sa version non artisanale en 1964.

1998 : redémarrage des boules de Meisenthal (le CIAV) selon le procédé de Goetzenbruck, seule l’attache est différente, elle est incluse dans le verre.
 
2007 : les premières “bougies” électriques sans aucun fil et commandées à distance par une station et une télécommande sont commercialisées.

(photo : marché de noël de Strasbourg, 2008)






Alors résumons à sa pointe, une étoile, un ange ?  ou ceci comme jadis (exposition temporaire, Mairie de Stuttgart, décembre 2008)




ou encore une pointe réalisée à partir d'une boule de noël :




ou remettons au goût du jour de telles images collées sur des "auras" :



Sans oublier les boules de noël, celles-ci sont soufflées à la bouche et dessinées à la main elles proviennent de Thuringe : (marché de noël de Stuttgart, décembre 2008)




Et maintenant à vos sapins... n'oubliez pas d'y déposer au sol une crèche... Le sapin part du sol de la crèche pour indiquer avec sa flèche le ciel.
Crèche : quand Dieu se cherche une demeure...
Crèches en bois sculpté...
Pour en savoir plus sur le sapin lui-même : L'origine du sapin de Noël 1521 Sélestat

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Publié le 11 Décembre 2008

Si l'on sait qu'il est originaire de Sélestat (Bas-Rhin) peu savent que l'Alsace l'a exporté dans le monde entier, sans en toucher les droits d'auteur !!


(sur cette ancienne gravure, derrière le Christkindel, brûle un sapin)


Christboim (arbre du Christ) (Winachtsboim Arbre de Noël, même si le mot WIhnachte évoque plus les douze nuits de l'hiver)
usage répandu depuis le XIII ème siècle puisque des édits autorisent le couper des branches ou des arbres à l’approche des nuits saintes. Le premier texte y faisant clairement référence date de 1521 à Sélestat (le canton est devenu par les grâces d’un publicitaire « le pays du sapin »). Car dès le XIV ème siècle l’on doit surveiller les forêts pendant 9 nuits afin d’éviter la coupe sauvage d’arbres.
L’humaniste Johann Konrad Dannhauer 1642-1646).qui s’élève contre cette pratique écrit dans son « cathechismus-Milch » : « Pour noël, il est d’usage à Strasbourg d’élever des sapins dans les maisons, on y attache des roses en paier, des pommes, du sucre ».
Accroché au plafond dans le Sundgau, puis posé au sol, l’arbre se verra décoré de fruits, d’hosties colorées non consacrées, de rubans... puis de fruits noisettes, noix emballées dans du papier doré, puis plus tard de gâteaux de noël et de pains d’épices. Les bougies étaient connues en 1785 date à laquelle la Baronne d’Oberkirch écrit que dans chaque maison, on prépare le “Tannen” sapin recouvert de bougies, bonbons...


Une des bases religieuses du sapin serait la citation dans le livre de Barus « sur l’ordre de Dieu, les forêts et leurs arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage, car Dieu conduira Israël, dans la joie à la lumière de sa gloire » (Bar 5, 8-9, 2ème dimanche de l’avent, année C).
Les origines du sapin : Si de 1521 datent les premières traces écrites du sapin, on en trouve d’autres dès 1184, ou encore en l’an 1000 et 1025.



Même si d’autres sources soulignent ces pratiques dès 1184 ou encore 1000 et 1025 un décret de l’évêque de Worms qui attribue à un “pape” Martialis (inexistant) en réalité l’évêque Martialis de Limoges qui édictait un interdit de décoration des demeures avec de la verdure .  Les interdits se retrouvent en 1184 à Munster, en 1525 à Salzbourg.
Ce qui tend à prouver que cet usage existait et semblait répandu.
Si Boniface au VIIIème siècle aurait ainsi coupé un arbre sacré germanique et l’aurait transformé dans la ville de Geismar en arbre de noël.  Comme référence païenne on peut aussi témoigner que le couvent de Lehnin près de Brandebourg avait été construit sur un ancien site germanique, l’on a même conservé au pied de l’autel, la souche de l’arbre.  Peut-on faire un lien avec le culte gaulois attribué à Gargan, le dieu gaulois,  il laissait en signe de permanence de la vie un arbre toujours vert.
Les hautes cathédrales évoquent d’ailleurs les forêts, le chœur de l’église rappelle la clairière.
Sébastien Brant, l’auteur de la nef des fous » évoque déjà le culte de l’arbre, « Celui qui n’offre rien de nouveau, ne chante pas la nouvelle et ne met pas de rameaux de sapin vert  dans sa maison croit qu’il ne survivra pas à la nouvelle année. » On voit ici l’usage confirmé de décorer la maison avec du sapin. 




Sapin de Noël de la place Kléber, décembre 2008




« En Alsace, il n’y a pas de famille, si pauvre qu’elle soit, qui n’ait son arbre de Noël. Quand un Alsacien émigre, il emporte la coutume héréditaire avec ses pénates. On l’a retrouvée dans les placers boueux de Californie, dans les sables du Sahara, dans les tranchées de Sébastopol, si bien qu’on a pu dire : « Là où est une famille alsacienne, là est un arbre de noël ». (Etienne Seinguerlet, dans son Histoire de Strasbourg, 1876) (Sous les images, Noël, Martyne Perrot, Seuil, Paris, 2002)
Début du XIX il entre dans les pays du Nord au moyen de l’aristocratie protestante.
1820 il est en Angleterre, à Manchester en 1820 grâce à la communauté des marchands germaniques
1840 Hélène de Mecklenbourg en fait planter un au jardin des Tuileries.
1870 la coutume se développe au delà de la région Alsace.
Après la guerre, l’association Alsace-Lorraine organise des « abres de Noël » donc des distributions de cadeaux ou de nourriture pour les enfants.
1882 Un arbre de Noël est signalé sur la place du Chatelet.
1890 le sapin entre à la Maison Blanche
1940, il entre à l’école et se propage rapidement en France. Au Sud de l’Europe, pays plus catholiques, la tradition assimilée au protestantisme sera reçue avec plus de réticences et plus tard, ces mêmes pays privilégièrent la crèche et développèrent cette tradition. (Espagne, Portugal, Italie).




Sapin de la place Kléber de Strasbourg, décembre 2008



Toutes les photos sont de l'auteur.  
 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 10 Décembre 2008


(Conte de noël INEDIT par l'auteur de ce blog, tout ce texte est inspiré de cette célèbre gravure, du sentiment de chacun des personnages présents sur cette image. Plus bas vous y trouverez la partie droite de l'image)



CONTE DE NOEL ALSACIEN

(Gravure extraite d'un journal d'époque, "Le journal illustré"  propriété de l'auteur datant de 1875, la veille de Noël en Alsace, Christkindel et Hans Trapp venant demander si les enfants ont été sages, dessin de M.T. Schuler, détail, plus bas la deuxième partie de cette grande gravure).




Ils semblent glacés d'effroi tous mes cousins, frères et soeurs réfugiés au fond de la pièce, mais me voilà, la  seule vaillante en première ligne. Mais à coeur vaillant rien d'impossible, je me tiens debout, bien que tremblante sur mes jambes, c'est vrai qu'il n'y avait plus de place vraiment protégée à l'arrière. Comme un soldat de plomb manquant d'assise. On m’avait envoyé chercher une cruche de vin dans la cuisine.  Quelle idée !  Quel drôle de moment d’ailleurs, et me voilà bras croisé derrière le dos face à l'inconnu, au magique, face au bien et au mal ! 
 J’en ai oublié mon voeu, un voeu répété à toute la famille,  j'avais tellement envie cette année de voir le Christkindel de près, de très près. J'ai compté les nuits nous séparant de cette rencontre. Elle était tellement belle, cette fée dont je rêve toutes les nuits depuis le début de ce mois de décembre que je veux voir maintenant.

Et la voilà qu'Elle entre, belle majestueuse, ses bougies enflammées posées en couronne sur la tête, vêtue d'une tulle blanche qui lui couvre le visage, de neigeux gants habillent  ses mains,  on ne voit pas ses pieds, elle semble glisser sur le sol.  Une  fine clochette s'était fait entendre au loin, maintenant elle tinte toute proche, presque qu'irréelle.
Pour rien au monde ceux qui sont réfugiés derrière le poêle n'échangeraient leur place contre la mienne, fier soldat de la  première ligne montée au front. Moi qui affronte d'un côté la douceur, la beauté et ce qui derrière elle trouble toute l'assistance. Sans doute ceux qui ont été le moins sages ne voient que la noirceur et la rudesse du second personnage, la noirceur de leur cœur.

Personnage, personnage, c’est un monstre plutôt, vêtu d'une peau de bête, d'un drôle de bonnet faisant des bruits de chaînes, il est plus agile qu'il n'y parait ce grand bonhomme, à l'allure troublante. Que traîne-t-il donc qui fait tant de bruit, des chaînes ? Pourquoi traîne-t-il les pieds et tappe-t-il aussi bruyamment ?  (Er trappt) Il veut absolument se faire remarquer. D’ailleurs personne ne le domestique… Il s’agite crie et demande « qui n’a pas été sage ? » Maman lui désigne le pauvre Johann, qui bloqué contre le mur ne sait où fuir...

Ce ne sont pas ses pieds qui font tant de bruit, c'est son sac, un sac immense d’où  semble s’échapper quelques cris, le sac remue, il y a bien quelqu’un à l’intérieur… il vante de pouvoir encore y emporter quelques uns de ma parenté, moins sage que moi.

Au fait, suis-je aussi nette qu'il n'y paraît, est-il au courant de mes disputes ? De la friandise que j'ai chapardé tantôt, de mes prières simplement susurrées et de mon Betholtz (bois marqué des prières récitées) que nous avons un peu rapidement gravé avec mes frères histoire d'être un peu plus présentable pour le grand soir...) D'un seul coup je suis submergée par le doute ? Et si c'était moi que le second personnage venait emmener ? Hans Trapp, quelle affreuse bête…Christkindel protège moi, Fée de noël couvre-moi de ta lumière.

D'ailleurs les parents ont également très peurs, ils peuvent nous protéger comme contre la foudre le vent ou la neige ??  Ils nous ont dit que le Chevalier Jean de Dratt (Hans von Dratt ou von Drodt +1503 ; châteaux de Grafendahn, de Bertwarstein et de Dahn dans le Wasgau)  a été excommunié par le pape de son château du Berbelstein, qu’il est sanguinaire et sans scrupule, qu’il interdit à ses pauvres de ramasser du bois dans ses forêts, malgré l’hiver rigoureux que nous connaissons, qu'il chasse et détruit les récoltes avec ses hommes sans se préoccuper des cultures. Si même les parents ont peur de lui, quel horrible seigneur, il est. 

Ce n'est pas le moment de douter, car je veux voir notre Christkindel, m’imprégner de tous ces traits délicats et en ce soir de noël accomplir mon voeu. Déjà de sa douce voix, elle nous adresse quelques mots derrière sa voilette blanche, je n’oublierai jamais sa voix cristalline  :  "D'Wihnachte soll eier Herz mit Sternestaub un Glüeck versilwere". Que Noël illumine votre coeur de poussières d'étoiles et de bonheur. En réponse,  elle nous demande de chanter un Noël, Alle Jahre wieder, kommt der Christus Kind... semble jaillir de nulle part, tellement émus et apeurés que des fausses notes sont compensées par les voix parentales, histoire de ne pas couvrir de honte l'auditoire.Toute la proche famille étant réunie dans la Stubbe en ce soir de fête.

De sa baguette elle touche chacun des enfants et lance une pluie de bonbons et de friandises noisettes, amandes... venues de nulle part qui magiquement tombent au sol, le sol de la stubbe fertilisé de fruits de la forêt.  Mais pétrifiés aucun de nous n'ose ramasser.
Elle tend le bras pour toucher Johann, mais le Hans Trapp la repousse, il veut l'emporter, le gamin le plus mal élevé celui qu’il désire emporter au château avec lui, c’est Johann. Celui-ci crie de plus belle se réfugie derrière ce qu'il peut,quitte à tout renverser sur son passage, il cherche une jambe solide, un pied de chaise, il hurle... non je ne veux pas. Il ne veut ni des coups, ni être emporté dans la nuit froide.
Le Christkindel s'interpose. C'est en grognant, et maudissant, sans renoncer à son bambin, que le  Hans Trapp de sa lourde voix tonitruante  lui signale qu'il reviendra... bien avant la St Nicolas si rien ne s'améliore.
On peut dire que Johann a eu chaud et nous avec. Johann reste derrière et ne sortira pour rien au monde de son modeste et inconfortable refuge.

D'un éclair, après les vœux,  ils disparaissent comme ils étaient apparus, un âne les attend derrière la porte, ils vont plus loin, laissant là, les friandises, les bougies dont doucement les flammes redeviennent calmes et posées. On entend encore la clochette qui tinte.  Au retour de la messe, on va secouer l'arbre de noël et chacun de nous se précipitera pour recueillir les fruits, gâteaux, pains d'épices, oublies, springerle (gâteaux d'anis) accrochés dans les branches.

L'air embaume le sapin, la cire, le crépitement très spécial d'aiguilles d'épicéa qui brûle, l'heure d'aller à la messe de minuit se rapproche, aucun ne la manquerait mais avant il faut accomplir quelques rites, mettre une double bûche dans l'âtre bénie avec de l'eau de vie par l'ancêtre de la maison, donner une double portion aux animaux, qui cette nuit auront le privilège se parler et de prier le créateur venu sur la terre.

Aucun de nous ne s'abstiendrait d'aller à la Mette (Messe de minuit) car elle protège pour l'année entière, la promenade vers l'église, enmitouflés à la lumière des lanternes et des flambeaux est le moment le plus délicieux de l'année.  Les bottes les plus chaudes couvrent d'épaisses chaussettes de laine tricotées par Mama. Et même si comme l'an passé sur les bancs je m'assoupis un peu, en admirant la crèche, le petit Jésus et le Negerla * (qui recueillera pour les missions mon pièce d'offrande) je serai bien réveillée par le chemin du retour par le froid glacial qui heurtera mes joues. Au retour une soupe de cerises fera le reste, elle  nous attendra et quelques petits gâteaux de noël. 


(Deuxième image ancienne trouvée dans un livre de 1931, J Lefftlz et A.Pfleger, Elsässiche Weihnacht, Alsatia, livre rare de 1931, Guebwiller, en allemand)




Mais déjà la cloche  de l'église appelle le peuple de Dieu à célébrer son Rédempteur,  sans se lasser elle nous signale la messe  toute proche pour la seconde fois, couvrons nous, mettons nous en route, l'heure avance, l'église sera remplie de monde mais bien bien froide en ce milieu d'une des plus longues nuits de l'année et nous chanterons tous ensemble avec les anges du Ciel et le Christkindel "Gloria" (Gloire à Dieu aux plus haut des cieux). Car ce soir, je suis l'une des plus heureuse petite fille de la terre, j'ai vu de très près le magnifique Christkindel et jamais je n'oublierai cette délicieuse présence dans notre stubbe au pied du sapin illuminé.


(Franck Schwab décembre 2008)
* petit santon noir recueillant les offrandes pour les missions, par un mécanisme spécial il incline la tête dès qu'on lui donne quelques pièces.


Et puis à Osthouse, sentiers de Noël, (voir notre article marchés de noël)

 une version contemporaine du Christkindel, sans les bougies enflammées de la Ste Lucie suédoise (les Suédois ont envahis l'Alsace et laissés quelques traditions au XVIIème siècle)




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Publié le 7 Décembre 2008

Le PB 55 le premier dessiné par Richard Steiff, PB pour Plusch Bär (Peluche Ours)
photo prise au musée "Die Welt von Steiff", l'ours est ici mécaniquement articulé pour nous compter dans l'atelier l'histoire des ours. On voit sur la photo : Richard Steiff, l'atelier (photo du haut).




(Quelques milliers d'ours plus tard, on continue la fabrication des ours en mohair, à la main, en Allemagne, rempli de paille, lors du Sommer Festival de Steiff 2008, la manufacture se situe à Giengen an der Brenz  près d'Ulm, proche de la Bavière)


L’ours en peluche : basiquement nommé en France « nounours » et quelque peu dévalorisé, l’ours en mohair et en paille est un descendant des poupées déjà connues chez les Egyptiens. Les poupées grecques datent du VIII e siècle, elles ont  des corps en forme de cloche dit « daidala ».
 L’ours, était un rare objet mixte de la caisse à jouets des enfants. Issue d’une chasse (1902 ) du président Théodore Roosevelt (né en 1858) avec un ours lâché quelques instants afin qu’il ne puisse l’abattre. Une caricature faite par Clifford Berryman pour le Washington Post, immortalisa la scène, un fabricant  allemand (Steiff) et pour la version américaine de l’histoire Morris Michtom, se lança dans la création de l’animal en mohair et paille.  Le dictateur communiste pratiquait toujours cette technique de chasse peu avant la chute du régime, il faisait choisir une bête et la faisait lâcher juste avant son arrivée.



(devant le musée Steiff, on célèbre ceux (l'éléphant et l'ours) qui ont donné une certaine prospérité à la ville.)


C’est le début du Teddy Bear (l’ours de Teddy (Théodore) Roosevelt) selon les dessins que fit de Richard Steiff au zoo de Stuttgart.  Nous sommes en 1902 et l’aventure de l’ours commence.  En 1907 c’est déjà un raz-de-marée. Au début très animal, avec sa bosse, ses dents, ses griffes, puis il adoucira ses traits et deviendra le doudou préféré des petits. Les guerres et l’embargo des produits allemands poussera d’autres pays à se lancer dans les ours. Actuellement Steiff (Giengen an der Brenz) perpétue avec quelques autres entreprises ce travail manuel (Hermann Spielwaren Coburg, Hermann à Hirschaid, Clemens dans le Bade-Wurtenberg, Deans le dernier fabricant en Angleterre) tout en respectant ses matières, ses salariés. Devenus objets de collection, pire de placement  ou de spéculation (bien en-dehors des yeux ravis ou cajoleurs)  les ours du début du siècle dernier atteignent des sommes astronomiques, ils demeurent des cadeaux (pour collectionneurs) argentés.



Un ours vous accueille dans le lieu d'attraction à Giengen à proximité de la manufacture Steiff.


Pour voir le site  de Steiff : www.steiff.delink

En dehors de Steiff subsistent quelques fabricants -européens- d'ours artisanaux. Il s'agit de la firme Hermann Spielwarenlink  qui rivalisent d'imagination pour créer des ours originaux "l'ours Obamma" et bien sûr l'ours Benoît XVI

et de la même famille d'origine :  Teddy Hermann   link,

Grisly  link

mais aussi la firme Schildkrot.
En Grande-Bretagne "Deans"  link
En Nouvelle-Zélande Robin Rives : link

C'est pour le bonheur des yeux, pas pour celui du porte-monnaie. Le seul risque est de devenir arctophile (collectionneur d'ours, c'est aussi une maladie coûteuse mais pas honteuse !)

pour en savoir plus sur les ours français moins connus, marques souvent disparues sauf Blanchet,  visitez le site : link



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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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