Publié le 24 Octobre 2008

Peu évoqué, le Premier bébé-médicament est né en Espagne, il se prénomme, mais a-t-on le droit de l'appeler ou de le prénommer, car il devra servir de trousse à outils (en espérant qu'on le lui demandera pas de fournir des pièces détachées) pour son grand frère.  Ce dernier est malade d'une forme grave d'anémie génétique. Malheureusement  ou heureusement pour ce bébé 'outil' il n'est pas atteint de la même maladie que son grand frère, il devra donc donner beaucoup de soi... Et se sent investi d'une responsabilité très grande "sauveur" de son grand frère. Comment surmontera-t-il le fait qu'il a été conçu non pour lui mais pour un autre ? S'il n'y parvient pas que se passera-t-il ?

Le tout est assez inhumain, intolérable si l'on prend la peine de dépasser la sémantique  très incorrecte de "médicament"  (c'est la trahison par le vocabulaire) associée à la notion de bébé.

Et ceux qui pensent que cela ne peut se passer en France... feraient mieux de lire le communiqué de Jacques Remiller (UMP) qui s'alarme de la possibilité ouverte par le législateur français. Si certains députés voient clairs, ils devaient s'en préoccuper avant le vote de la loi et non a posteriori. "Gouverner n'est-ce pas prévoir ?"  




Un député français

se pose de nombreuses interrogations sur le bien-fondé des "bébés médicaments"

Le "bébé-médicament" est-il légal en France, il répond "oui" est-il éthique ? il se pose la question. 



R_3 Mardi dernier, le 1er "bébé-médicament "prénommé Javier, est né en Espagne. Il est, selon les scientifiques, le :«fruit de la sélection in-vitro d'un embryon exempt de l'anomalie génétique dont souffre son frère aîné de six ans». Le sang de son cordon ombilical a en effet été transmis à son grand frère dans l'espoir de le guérir de sa maladie, une bêta-thalassémie majeure, forme grave d'anémie génétique.

Si l'on peut se réjouir de cet espoir de guérison d'un petit garçon, il ne faut pas oublier que ce type de pratique - qui a été légalisée en France par un amendement gouvernemental lors de la discussion du projet de loi sur la bioéthique en 2004 - pose des interrogations éthiques importantes.

Tout d'abord, il faut rappeler que cette sélection ne se fait pas au profit de l'enfant à naître : le bébé médicament est investi d'un espoir qui fait peser sur lui l'injonction de sauver son frère ou sa soeur ainée. Non seulement il ne doit plus sa vie au seul désir le concernant mais à la mission pour laquelle il a été conçu. S'il n'arrive pas à accomplir sa mission de sauveur, il risque de se sentir défaillant et coupable, voire inutile et indigne de vivre. 

Cette instrumentalisation constatée au travers du tri embryonnaire  fait du bébé médicament une victime, et les psychiatres envisagent  logiquement des troubles spécifiques pour ces personnes. On peut par ailleurs s'interroger sur l'avenir des embryons  surnuméraires détruits ou congelés après le tri embryonnaire..."  

 

" le communiqué encadré a été importé du site  (lien ci-dessous)  le  salon-beige"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/10/un-dput-franais.html




 


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 24 Octobre 2008

DANS NOS MAINS ....
RECEVEZ LE CORPS DU CHRIST


“S’agenouiller devant l’Eucharistie c’est professer sa liberté » déclare sur le parvis de la basilique Saint-Jean-de-Latran, le jeudi 22 mai. “Celui qui s’agenouille devant Jésus ne peut et ne doit pas se prosterner devant n’importe quel pouvoir terrestre, aussi fort soit-il”. “Nous Chrétiens, nous nous agenouillons seulement devant le Saint-Sacrement parce qu’en lui nous savons et croyons être en présence de l’unique et vrai Dieu, qui a crée le monde et l’a tant aimé au point de lui donner son Fils unique”. (Apic)




C’est un débat qui semblait tranché en France, on communie debout et dans la main. Sujet vieillot qui ne semble même plus faire l’objet de débat en France. Mais au fait ce comportement est il unique en Europe, dans le Monde de la Chrétienté. On sera surpris des résultats de notre recherche.  Car depuis ce jeudi 22 mai, où Benoît XVI a rendu honneur à la pratique de “S’agenouiller devant le Saint-Sacrement” qui semble de plus en plus disparaître. Le point de vue papal n’est pas isolé car à plusieurs reprises, le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, “la messe n’est pas un spectacle” et la pratique dans la main “devrait être une pratique revue”.  (Apic) N’est-ce qu’un sujet digne des pharisiens, des ritualistes dépassés par événements contemporains ou dans cet élément réside-t-il toute l’importance du sacrifice eucharistique et du respect lié à Jésus présent dans l’Eucharistie ? Le Sacrement des sacrements. (§1169)


Aucun évêque n’est autorisé à interdire la façon traditionnelle de recevoir la communion : sur la bouche.

D’un point de vue liturgique, dans certains pays donc, dont la France, les deux moyens sont donc légaux.

Dans tous les cas, on recommande aux fidèles de “recevoir la communion de façon révérencieuse”.


Rappelons que selon la catéchisme

 (CEC 790) par l’Eucharistie le fidèle “participe réellement au Corps du Christ” “nous sommes élevés à la communion avec Lui et entre nous”. Pleine communion avec nos frères orthodoxes qu’il manque “bien peu pour qu’elle atteigne la plénitude autorisant une célébration commune de l’Eucharistie du Seigneur” dit ce même document (§838).


Selon l’opinion générale catholique c’est depuis 1969 que l’on communion dans la main, c’est une prescription. Et si l’on cherche dans les textes l’on est surpris de découvrir qu’elle n’a pas été imposée, ni même prescrite, mais c’est une
“CONCESSION” (un indult) pour une infirme portion du peuple de Dieu.

Le texte du 29 mai 1969 instruction Memoriale Domini” signale que “compte-tenu de la situation actuelle de l’Eglise dans le monde entier, cette façon de distribuer la sainte communion (sur la bouche) doit être conservée.”

Le texte précise également “Le souverain Pontife n’a pas pensé devoir changer la façon traditionnelle de distribuer la sainte communion des fidèles”.

Ce principe est “toujours en vigueur et qui se trouve confirmée de nouveau”. “jugement émis par la majorité de l’épiscopat catholique (...) le bien commun de l’église”.  Ce texte Memoriale Domini est clair et précis.

Ainsi c’est en obtenant une  sorte de dérogation, “une autorisation” demandée à laquelle les fidèles doivent être “préparés convenablement”.

Arguments pour la communion dans la main
L’argument le plus souvent entendu est le retour aux pratiques anciennes des origines de l’Eglise, la simplicité et la pauvreté des premiers chrétiens.
On évoque le Jeudi Saint, la Dernière Cène, où les apôtres ont sans doute communié. De leurs propres mains.
 Des catacombes aux martyrs durant l’âge d’or des Pères de la liturgie, après la paix de Constantin. La pratique perdura jusqu’au dixième siècle, fut la norme durant la moitié au moins de la vie de l’Eglise. Une preuve est serait le texte de  saint Cyrille de Jérusalem (313-386) dans lequel il préconise la formation d’un trône de leurs mains pour y recueillir le Roi dans la Sainte Communion.
Henri Leclerq explique : “Saint Cyrille de Jérusalem recommandait aux fidèles qu’en se présentant pour recevoir la communion, ils devraient avoir la main droite tendue, les doigts joints, soutenus par la main gauche, la paume légèrement concave ; et au moment où le Corps du Christ serait déposé dans sa main, le communiant dirait : “Amen” .

Mais déjà on souligne l’importance des poussières qui pourraient être dans la main ou tomber au sol, les comparant à la poussière d’or.
Durant les persécutions, on sait que les fidèles se donnaient eux-mêmes la communion (de leurs propres mains), les moines ermites au désert privés de prêtres en faisaient autant. Selon Leclerq à l’article “communion” dans le dictionnaire d’archéologie chrétienne, c’est la fin de persécution, la paix de Constantin, qui mettait un terme, à la pratique de la communion dans la main.
Ce serait le moyen âge et une volonté de renforcer le rôle du prêtre qui serait à l’origine de la communion dans la bouche.
On voit son grand retour au moment de la Réforme, ce qui ne manque d’entraîner des suspicions de la part de ses adversaires, en effet elle est souvent liée au seizième siècle à une négation de la présence réelle du Christ et du sacrifice eucharistique.  


“Et toi, fils d’homme,
(à Ezéchiel), écoute ce que je vais te dire, ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche et mange ce que je vais te donner”. “Une main était tendue vers moi, tenant un volume roulé. (...) “J’ouvris la bouche et il me fit manger le volume, et il me dit “Fils d’homme, nourris-toi et rassasie-toi de ce volume que je te donne”. Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel. (Ez2.1,8,9; 3.1-3)


Arguments opposés :
A la première Cène, les apôtres ont sans doute communié, de leurs propres mains peut-être, on ne le sait, ils étaient prêtres et évêques, choisis par Jésus, mais aussi il était de coutume en Orient de placer dans la bouche de ses invités une première bouchée. L’évangéliste nous le signale “Notre Seigneur trempa un morceau de pain dans le vin et le donna à Judas”.  L’a t-t-il fait dans la main ? Dans la bouche ?

Les arguments cités plus hauts semblent convaincants si un texte du Concile de Trente ne signalait pas que
Le saint pape Léon le Grand ‘440+461) témoigne déjà de la communion dans la bouche. “on reçoit dans la bouche ce que l’on croit par la foi”.
 L’argument est à double tranchant tantôt on parle de nécessité d’évoluer, de ne pas se reposer sur la tradition, tantôt on invoque le retour aux sources.
Le pape Grégoire le Grand (590-04) en est un autre témoin, le pape saint Agapet serait l’artisan d’un miracle lorsqu’il place le Corps du Christ dans la bouche d’une personne. Jean le Diacre évoque la manière dont le pape distribuait la communion alors que l’on signale que la pratique de remise de l’hostie dans la main serait la norme jusqu’au Xème siècle.
Au contraire, Il semble que la communion dans la main est été un moyen de ne pas se priver du pain des anges dans les situations de persécutions, d’ermitage.
Le Concile de Rouen de 650 déclare : “Ne mettez pas l’Eucharistie dans les mains d’un laïc ou d’une laïque, mais seulement dans leur bouche” Le Concile de Constantinople, (in Trullo) interdit aux fidèles de se donner à eux-même la communion. Il signalait même la sanction d’excommunication d’une semaine pour ceux qui le ferait en présence d’un évêque, d’un prêtre ou d’un diacre.
Pour une journaliste de La croix (la communion dans la main) “s’est perdu au cours de siècles pour des raisons pratiques, mais aussi par suite d’un “affaiblissement de la foi”. (P.Antoine Wenger). (??)
 
De ce fait porter la communion aux malades a été longtemps l’apanage des consacrés, diacres, prêtres, évêques... serait-ce du cléricalisme ?
Aucun prêtre n’était autorisé à se communier lui-même, sauf par nécessité. En dehors du célébrant lui-même. Ainsi si un prêtre assistait à la Messe (sans la célébrer) et désirait communier, un autre prêtre lui donnait sur la langue. Cette situation vaut pour un évêque ou pour le pape lui-même qui était “communié” par un prêtre sur son lit de mort. (Pie X en août 1914 par exemple). L’hostie n’était pas touchée hors nécessité.

Memoriale Domini signale son rôle pour la défense contre la Mal “avant tout pour s’en servir comme viatique dans le cas où ils auraient à affronter la mort pour confesser leur foi”.

On peut aussi signaler les miracles eucharistiques nombreux au cours des siècles qui ne se limitent pas qu’à la période moyenâgeuses comme le disent les adversaires. D’un autre point de vue, on ne peut oublier de citer les mystiques telle Marthe Robin (XXème siècle) ne se nourrissait que de l’Eucharistie, sans qu’aucune supercherie ne puisse être démontrée, pour la plus récente des mystiques, on peut aussi signaler que les jeunes enfants voyants de Fatima recevront d’un ange (depuis un calice) sur la bouche la Sainte Communion.   On peut aussi citer Mère Teresa de Calcutta, qui après de nombreuses heures de présence devant le Saint-Sacrement a cité parmi ses préoccupations pour le monde actuel : “La communion dans la main”. Pour l’anecdote, lors du premier voyage du Pape Jean-Paul II à Paris le Souverain pontife a refusé la communion dans la main, y compris à l’épouse du chef de l’Etat (Il s’agit de Giscard d’Estaing et de son épouse). Il a ensuite cédé à cette demande en certaines occasions.


Les textes actuels
Outre le texte Memoriale Domini que nous avons déjà cité, l’église universelle proclame qu’il est nécessaire d’obtenir une dérogation, la demande est formulée par la conférence des évêques, l’autorisation est donnée sous la “condition d’écarter tout risque de manque de respect ou d’opinions fausses qui pourraient s’insinuer dans les esprits au sujet de la très Sainte Eucharistie”.
La France a bien évidemment effectué par sa conférence épiscopale cette démarche, la Note au conseil permanent de l’Episcopat français le précise “que les fidèles qui sont désireux de conserver le mode traditionnel ne seront pas contraints à l’abandonner”.


“Il est tout entier dans chacune des portions, il n’est pas diminué pour être distribué au grand nombre, mais se donne lui-même tout entier à chacun (....) le Corps de Notre Seigneur est contenu tout entier sous la plus petite particule de pain”. (Saint Augustin).

“Le Christ tout entier est contenu
non seulement sous les deux espèces,
mais également dans chacune des particules de chaque espèce. ”
CEC n°1377



Les craintes des uns et des autres :
Si la communion dans la main espère renouer avec les pratiques des premiers chrétiens, pour ne pas dire la tradition des premiers chrétiens invoqués, elle désire nous appeler à plus de simplicité. A nous rapprocher du mode de communion des protestants qui le jeudi saint “prennent” une hostie. (”prenez” dit le texte évangélique)
La pratique de la communion sur la langue et l’Eglise nous invite à respecter la transsubstantiation, en clair la présence réelle du Christ dans l’eucharistie.
On songe au mot de saint Augustin “Que personne ne mange cette chair s’il ne l’a d’abord adorée”. Sa formule nous signale la nécessité de respecter la nature divine de l’eucharistie.  Le respect dut aux choses sacrées  : “le pain des enfants ne soit pas donné aux chiens, ni les perles aux pourceaux”.  D’autres plus théologiques, estiment que le fait de se communier fait de chacun son propre ministre.
(le corporal et le calice sont consacrés et réservés aux mains du prêtre dit encore Saint Thomas d’Aquin, somme théologique IIIa Pars)

Des arguments de respect sont aussi évoqués, la nourriture prise avec les mains, longtemps réservée en Occident, aux produits basiques, semble être une régression. (les enfants adorent les fast-foods  car justement ils ont le droit de se nourrir avec les mains, sans couverts et avec le droit de se salir).

(Sources : Luc J.Lefevre “la communion dans la main, salve-regina.com, Patrick Kervinec, La Nef n°107, CEC Catéchisme de l’église)



Le pain de vie est annoncé par la manne au désert ( ce pain tombé du ciel offert par Yahvé à son peuple), par la naissance de Jésus à Béthléem (la maison du pain), par la multiplication miraculeuse du pain (à plusieurs reprises), par les noces de Cana (la multiplication du vin)


rajout du 3 novembre :

Quelques ajouts au débat :


L'abbé Lorber réagit au dossier publié dans notre version papier et complète le débat en apportant d'autres arguments au sujet :
(quelques éléments)

1. l'argument des défenseurs de la communion ne repose pas que sur la citation d'un passage des Catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem, mais aussi sur des citations de Théodore de Mopsueste (IIème Homélie sur la Messe 27-28) et saint Jean Chrystostome (Homélies 47, PG 63). La communion dans la main était donc largement pratiquée à cette époque ( IV-Vème siècles. Si elle est devenue plus rare au Moyen Âge, c'est parce que les fidèles avaient perdu l'habitude de communier ! En Orient, depuis le IXème siècle, la communion n'a plus été reçue dans la main : le Corps et le Sang du Christ sont données par le prêtre avec une cuiller. En Occident la communion dans la main a disparu à la même époque.

2. Si le texte de Saint Cyrille de Jérusalem est repris le plus souvent par les tenants de la communion dans la main, c'est en raison de sa teneur mystagogique. Les professeurs de liturgie qui connaissant bien les textes, savent que la communion dans la main est la plus ancienne et qu'elle a été la seule façon de faire durant les neuf premiers siècles de l 'Eglise. Ils savent aussi pour quelles raisons la communion dans la bouche s'est imposée à partir des X-XI ème siècles essentiellement  pour des riasons d'hygiène et de respect. (Les mains n'étaient pas toujours très propres !).

3. Il est juste de dire que l'usage de communer dans la main n'était pas général en Occident. En fait, il s'est surtout imposé dans les pays les plus sensibles au Mouvement liturgique. C'est ce qui explique qu'il a trouvé un bon accueil en France.

4. Le Concile Vatian II a demandé à chaque conférence éposicopale de se prononcer sur ce point. En France, les évêques ont permis le double usage : communion dans la main, communion dans la bouche, laissant le choix à chaque fidèle. Mais le premier usage a pris très vite une dimension universelle. La Présentaton générale du Missel Romain (PGMR - 3ème édition typique), dont la traduction en langue française vient d'être publiée après avoir été approuvée, rappelle que chaque communiant peut choisir entre la ocmmunion dans la bouche ou dans la main (n°161). (...)source que l'article de la petite lanterne n'a pas cité).
La PGMR montre toujours beaucoup de respect pour les rites et les coutumes en usage dans les églises locales. C'est essentiellement pour cette raison -liée au sens de la catholicité de l'Eglise- que l'usage de communier la main ouverte s'est ainsi étendu.

5. Le souci pastoral à propos des dispositions spirituelles qui amènent les fidèles à recevoir la sainte Communion doit à mon sens moins porter sur la façon de communier que sur la pratique de la communion fréquente (et digne) et la pratique de la communion sous les deux espèces, toutes deux recommandées par la PGMR. (...)


Précisons enfin que l'auteur de ces remarques estime qu'il faut aborder ce sujet de manière non ritualiste, et qu'il est "fort possible de ne pas trancher entre les deux, selon les circonstances pastorales".




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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

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Publié le 22 Octobre 2008




La
SAINT
MARTIN

Saint Martin fait l’oie


A la Saint Martin dans plusieurs villages alsaciens Ammerschwihr, Haute-Alsace notamment, on chante avec les lanternes à la main « Laterne, laterne, Sonne Mond und Sterne » (Lanterne, lanterne, soleil, lune et étoile). Il va de soi que la petite s’exclut d’y voir un présage.

Saint Martin et les traditions autour de sa fête

Saint Martin de Tours, NÉ EN 316 À SAVARIA sous le règne de l’empereur Constantin 1er, évangélisateur principal de la Gaule, à ne pas confondre avec le pape Martin, célébré le 12 novembre et qui fut élu au siège de Pierre  le 5 juillet 649, a droit à tous les honneurs de la chrétienté avec le parrainage de plus de 3675 églises, (Théo nous dit 3667 paroisses, 485 communes).  25 églises dans le Bas-Rhin, 21 dans le Haut-Rhin, mais bien plus en tant que patron secondaire.
Sa fête suscita jadis de véritables banquets, à quarante jours du solstice d’hiver. Pour de nombreux ethnologues, il annonce déjà l’hiver, malgré son « été de la saint Martin » sorte d’été indien, accalmie dans le soleil automnal. Qui selon le proverbe dure peu de temps. « D’ Martin Summer dürt frei Tag un e Bissel » L’été dure trois jours et un peu.  Car on le sait déjà « clair à la saint Martin, déjà l’hiver vient » Saint-Martin sec et froid l’hiver n’est pas de force. Mais comme dit le proverbe « Sankt-Martin, Fier in’s Kamin » « Saint Martin fait le feu dans la cheminée ».
C’est aussi le temps des récoltes et d’une fête des récoltes « Martinkilbe » Messti ou fescht, fête de la saint Martin.
Comme on le remarque aisément, le rythme des 40 jours est prépondérant dans les successions des fêtes, évoquant les 40 ans d’errance du peuple biblique dans le désert, les 40 jours du carême, les 40 jours entre pâques et l’ascension…

On consommait jadis jurant ces fêtes de Martin, de grandes quantités de bœuf, massivement élevé Outre-Atlantique et d’Oie dans le Nord et l’Est de l’Europe. On récoltait aussi du bois pour mieux « réchauffer le saint » un dicton ne dit-il pas « Fais du feu, attise le feu, voici venir St Martin avec son bras nu. Il voudrait se réchauffer, se chauffer jusqu’à 4 heures ». Il est effet venu le temps des soirées au coin du feu, celui des veillées.

Martin est un personnage complexe et intéressant sur lequel on n’a pas manqué de broder des légendes et des contes, faisant même parler les oies ou son âne, on aura loisir d’y revenir un peu plus loin.

Au nom de l’Oie…
L’oie est consommée à la Saint Martin, arrivée à  maturité, elle fête son anniversaire en passant à la broche. Car, mauvaise conseillère, elle aurait troublé l’évêque dans ses prédications, ou aurait été délogé de son refuge par ce palmipède de basse-cour de 4 à 12 kg qui peut être un sérieux gardien de ferme rivalisant avec les chiens les plus entraînés. On ne sait d’ailleurs pas si c’était une oie ou son époux, le jars qui le chassa de son refuge.
L’oie est aussi assimilé à une insulte, une fille peu intelligente devient une « Dummi Ganz » (stupide oie). Mais l’Alsace a également son oie, au corps court, large, massif en forme de bateau, si l’on en croit Jean-Jacques Mourreau dans son dictionnaire sincère de l’Alsace singulière, chez Seguier. Elle peut être grise, blanche, blanche, tachetée gris et  blanc. Il va de soi, qu’en Alsace, région d’origine du Foie gras (1779-1783 Jean-Pierre Clause, natif de Dieuze, cuisinier du maréchal de Contades, gouverneur militaire de Strasbourg), son foie peut finir dans vos assiettes.

Martinganz (en dialecte, en allemand « Martingans) (oie de saint Martin)
L’oie est bien plus qu’un animal  apprêté pour cette occasion,  l’oie est aussi le symbole du dieu Odhin chez les Germains, on a trouvé sa présence aux côtés de Frau Holle. Les Germains se faisaient enterrer avec des oies, animal sacré déjà chez les Grecs et les Romains, évangélisateur, Martin n’a pas pu faire autrement que de convertir le symbole de cet animal en lui offrant un nouveau sens.
Déjà César dans ses écrits rapporte que l’oie est sacrée chez les Bretons.
La tradition de festoyer vigoureusement à cette date semble avoir perduré après les débuts du christianisme, puisque le Synode d’Auxerre va interdire en 578 les festins de la vieille de la fête de Saint Martin, car elles engendraient trop d’orgies et de beuveries.  Que l’on nommait en ancien français « martiner » boire beaucoup.  Avoir la maladie de Martin signifie également  être gris. Les régions du Rhin inférieur connaissent eux  l’oie de la saint Michel. C’était un jour faste où entraient les rentes et le paiement des intérêts,  des baux, fermages et rentes pour les débiteurs une journée très triste et coûteuse, faisait dire au proverbe « Martin ist ein harter Mann » un homme dur. Avant la révolution les fabriques d’église se voyaient offrir des oies et des chapons, les clercs et les moines distribuaient eux du vin (Martinswein) aux pauvres. (Almanach  de l’Alsace, Bernard Vogler, page 327).  

Il persiste dans la tradition germanique les défilés de lampions de la Saint Martin, les enfants fabriquent à l’école des lumignons ou des soleils de papier dans lequel on place une bougie ou une ampoule (sécurité oblige) et se forme alors un joyeux défilé dit de la Saint Martin.  Dans d’autres villes on fabriquent des masques découpés dans des betteraves (Flandres) que le nomme « masques de la Saint Martin ».


En Flandre française, on entend cette chanson entonnée par les enfants :
“Saint Martin
Boit du vin
Dans la rue des Capucins
Il a bu la goutte
Il a pas payé
On l'a mis à la porte avec un
Coup d'balai »


Le foklore de Touraine prétend que tous les ânes se nomment Martin. Ceci depuis que l'âne de St Martin révéla la taille de la vigne en broutant celle-ci. En souvenir decet âne, St Martin est devenu le protecteur traditionnel des ânes et des animaux.

Une autre légende flamande la complète : saint Martin portant la bonne parole sur les côtes flamandes, aurait perdu son âne. Ce dernier serait parti brouter ailleurs, alors qu'il tentait d'évangéliser les pêcheurs d'un petit village, futur Dunkerque. À la nuit tombée, les enfants du pays se mettant à sa recherche, avec force lanternes, l'ont retrouvé dans les dunes, entrain de manger des chardons et des oyats. On retrouve donc la pratique des lumignons et de la procession enfantine.
Et pour remercier les enfants d’avoir retrouvé son animal, saint Martin a transformé toutes les petites crottes de l'âne en brioches à la forme particulière, que l'on appelle folard (Voolaeren, en flamand), ou craquandoules. On ne sait si c’est la fin ou le manque d’appétence de son discours qui a fait fuir l’animal.  Moins agressif que l’oie toutefois.

En Angleterre et en Italie, on dressait jadis pour sa fête des mâts de cocagne et l’on suspendait des bœufs, porcs, moutons et volaille. La coutume un peu barbare fut abolie au profit des foires d’automne qui se tenaient souvent autour de la saint Martin et des oies rôties. C’est également à la Saint Martin que se faisait les grands marchés au personnel. Toutes les personnes qui cherchaient en tant qu’employé de maison, soubrette, servante se réunissaient pour postuler à un emploi d’une durée d’une année, jusqu’à la prochaine Saint Martin. Ainsi étaient rythmés les embauches dans le domaine des services à domicile et des saisonniers .

Pour décrire la vie du Saint, on peut se replonger dans la biographie d’Anne Bernet « saint Martin, apôtre des Gaules » éditions Clovis., il est né en 316 dans la province romaine de Pannonie, en Hongrie, il est fils d’un militaire pays, originaire d’Italie  du Nord, de Pavie. Son père est militaire de l’empire romain. Martin signifierait d’ailleurs « voué à Mars » dieu de la guerre dans le monde romain. Mais à 10 ans le jeune est attiré par le christianisme, sans doute s’est-il frotté aux chrétiens.

Il entre dans l’armée à 15 ans, sa famille avait été envoyée à Pavie (Ticinum en Italie)  du fait de la décision paternelle, en tant que simple soldat.  Il faut préciser qu’une décision de l’empereur Constantin oblige les fils de vétéran à la conscription. Il sera envoyé sur décision de son père “captus et catenatus” dans l’armée et plus précisément dans la cavalerie de garde. Lors d’un tour de garde qu’il effectue à Amiens,  devant la porte des Jumeaux, alors qu’il effectuait une tournée d’inspection, il va donner la moitié de son manteau, uniforme, la seule qui lui appartienne à un mendiant. On sait en effet qu’une partie lui était propre, l’autre appartenait à l’armée. Car précise le texte, il n’a rien d’autre à lui offrir. Sa conversion intervint dans la nuit lors d’une apparition du Christ justement revêtu de ce manteau offert au pauvre, il a 18 ans. De nombreux tableaux, sculptures représentent Martin tranchant en deux son manteau pour le donner au pauvre.
La période n’était guère à la compréhension en cette période romaine, sa conversion n’est pas appréciée par les autorités. Il refuse de verser le sang et de combattre. Il obtiendra sa mise à la retraite quatre ans après son baptême donné par Hilaire. Accusé un temps d’avoir peur de se battre, il annonce qu’il se tiendra debout sans arme, face aux ennemis, protégé par le signe de la croix. S’en est trop pour les autorités qui le font arrêter. Mais les ennemis dans la nuit se rendent, il sera relâché et désormais libre.  (Son Baptême se situe en 356, St Martin se considérera comme son disciple, écrit Daniel-Rops
. On rencontre les grands évangélisateurs de la Gaule, de la Germanie, à savoir Hilaire de Poitiers, Fridolin( voir un de nos derniers articles) et Saint Martin, qui deviendront tous les trois évêques). Avec Hilaire ils fonderont le monastère de Ligugé (361), évangéliseront la Gaule. A posé les fondements d’écoles en Irlande, en Ecosse, au Pays de Galles. (Son nom apparaît dans le calendrier religieux celtique irlandais).

D’autres gestes sont racontés par Sulpice Sévère forgera sa réputation en tant que témoin oculaire et répandra ses actes et faits. Notamment la résurrection de morts. La liturgie le nomme d’ailleurs « le merveilleux ressusciteur de trois morts » nous signale la vie des saints (p 700). le baiser au lépreu, la fondation de Marmoutier, l’évangélisation de la campagne, couper les arbres sacrés.

Il est père de l’église (latine) avec Saint Athanase d’Alexandrie, saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nazianze, de Nysse, saint Jean Chrysostome.  Un Reliquaire de la fin du 14 ème siècle; réputé abriter la tête de St Martin, argent et cuivre, originellement exposé dans l'église de Soudeilles, aujourd'hui conservé au Louvre

Les milieux païens lui reprochent son combat contre les anciennes traditions (dites païennes, paysannes en fait) du culte des dieux de la terre, culte des arbres. Des fresques nous le montrent coupant dans les forêts les « arbres sacrés », luttant contre le gui, le houx, arbres vénérés dans les croyances druidiques. L’une des légendes raconte qu’il fut mis au défi de s’attaquer à un arbre sacré en se placçant sous l’arbre que l’on coupe, le païen estimant que si son Dieu le protège, il ne sera pas blessé.  Ce qui advint, mais le païen lui fut blessé.  St Martin  combat l’arianisme qui a longuement menacé la foi et  le culte de Mithra.
Il meurt  en 397.
Il devient le patron des forgerons, de la confrérie de maréchal ferrant (sans doute  car il représenté avec un cheval et son armure, même si l’on sait qu’il est entré dans l’armée, malgré son père) avec une simple solde. Mais aussi des drapiers.  En Bavière les bergers le prennent comme saint tutélaire. Il est désormais de notoriété publique que le 11 novembre les pays européens célèbrent l’armistice de la première guerre mondiale et c’est à un militaire qui a changé de corps en glissant du militaire au religieux civil qu’ils confient leur protection.

Le 11 novembre, le 11e jour du 11ème mois à la 11ème heure, l’esprit du jeûne est réveillé. Saint Martin devient aussi un pourvoyeur d’abondance, si l’on cite la formule de Yvonne de Sike dans « fêtes et croyances populaires en Europe » page 26.

O Martein, Martein
Der Korb muss verbrennt sein.
Das Geld aus den Taschen,
Den Wein in die Flaschen
Die Gans vom Spiess
Da sauf und friss

O Martin, il faut brûler le panier,
L’argent doit sortir des poches,
Le vin des bouteilles
Retirez l’oie de la broche
Buvez et mangez !
Le 10 novembre en Scanie, en Suède, la région la plus méridionale du pays, depuis 1567 on consomme vin, oie à la St-Martin. L’oie rôtie fut une tradition vivace dans les classes supérieures jusqu’à la fin du XVIIIeme siècle, nous signale « Walpurgis, écrevisses et Sainte Lucie, fêtes et traditions en Suède » de Jan-Öjvind Swahn.  C’est dans cette seule région que les oies survécurent, seule région riche en pâturages. D’où la croyance que la tradition était scanienne. Le menu s’ouvre par une soupe aigre-douce très épicée « la soupe noire » à bas e de sang d’oie ou de porc. Le plat de résistance est une oie entière rôtie, et le dessert un gâteau aux pommes « spettkaka » gâteau haut d’un mètre fait uniquement de jaune d’oeuf et de sucre, cuit à la broche sur un feu ouvert. On en trouve encore dans la vallée de l’Adour dans les Pyrénées, elle a disparue en Scanie. Ce sont tous des souvenirs de la cuisine de la Renaissance.

« Laterne,
laterne,
Sonne Mond
und Sterne »
(Lanterne, lanterne,
soleil, lune et étoile).


Saint Martin
Boit du vin
Dans la rue des Capucins
Il a bu la goutte
Il a pas payé
On l'a mis à la porte avec un
Coup d'balai »


O Martein, Martein
Der Korb muss verbrennt sein.
Das Geld aus den Taschen,
Den Wein in die Flaschen
Die Gans vom Spiess
Da sauf und friss


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

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Publié le 22 Octobre 2008

Le numéro de la petite lanterne n°142 est paru, il a été envoyé lundi (certains ont été renvoyés par la poste et donc on a été obligé de les renvoyer mardi ! La poste a des mystères). Elle vous signalera la nécessité de renouveller le don à l'association éditrice de la petite lanterne.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 19 Octobre 2008


victime d'un autre attentat,

 un an après celui de la place saint-Pierre de Rome...

à Fatima Jean-Paul a été victime d'une tentative d'assassinat.

Cette étonnante nouvelle a été publiée sur le site du Figaro et dans son

édition papier du 17 octobre dernier.

Selon son secrétaire particulier, Jean-Paul II, bien que légèrement blessé, a poursuivi sa visite à Fatima comme si de rien n'était.

On y apprend ainsi qu'un an jour pour jour après son attentat perpétré par une petite main du KGB via les services secrets bulgares, un autre homme a voulu s'en prendre au souverain pontife Jean Paul II.

Cette nouvelle passée quasi inaperçue, est inédite, le pape blessé à la main a poursuivi sa visite dans les lieux saints de Fatima. Où il retournera d'ailleurs sans appréhension particulière.
Son secrétaire particulier, le cardinal polais Stanislaw Dziwisz s'en est fait l'écho dans un documentaire anglais Testimony, projeté jeudi soir au Vatican.  Le délai de secret de rigueur était-il passé ?
Une fois de plus, on note la force de caractère de l'homme de Dieu et sa volonté de souffrir sans médire. Aucun journaliste n'en a rien su.

Le texte du Figaro précise encore :

Selon le prélat, l'attentat s'est produit lors d'une visite au sanctuaire de Fatima (Portugal), le 12 mai 1982. Un prêtre espagnol ultraconservateur, Juan Fernandez Krohn, s'est approché de lui un couteau à la main et a eu le temps de le blesser légèrement avant d'être ceinturé par les gardes du corps. L'agresseur a été emprisonné «diverses années» au Portugal avant d'être expulsé vers son pays. Les journalistes n'en ont jamais rien su. Le pape a poursuivi sa visite comme si de rien n'était, mais «nous avons pu constater qu'il y avait du sang par terre», relate le cardinal Dziwisz.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

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Publié le 17 Octobre 2008

Reçu ce jour dans la messagerie, cet extrait de la dernière lettre de Marie-Antoinette, dont le jour anniversaire de son exécution tombe aujourd'hui, 16 octobre. Beaucoup de pudeur, de tendresse, d'amour traverse ainsi les siècles et nous atteint encore en 2008.




Lettre de Marie-Antoinette à sa belle-soeur, Madame Elisabeth


Ce 16 octobre 1793 à 4h1/2 du matin.


C’est à vous, ma sœur que j’écris pour la dernière fois. Je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse – elle ne l’est que pour les criminels – mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne me reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants. Vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J’ai appris par le plaidoyer même du procès de ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait ma lettre. Je ne sais pas même si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer, que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs, sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelles en feront bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a, elle doit toujours aider son frère, par les conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils à son tour, rende à sa sœur tous les soins, tous les services que l’amitié peuvent inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que dans quelque position qu’ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union ; qu’ils prennent exemple (sur) nous. Combien dans nos malheurs, notre amitié nous adonné de consolation, et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami, et où en trouver de plus tendre, de plus uni que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément : qu’il ne cherche jamais à venger notre mort. J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine : pardonnez-lui, ma chère sœur, pensez à l’âge qu’il a et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas. Un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès, mais, outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée. N’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’ils y entraient une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. J’espère que, dans Sa bonté, Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps, pour qu’Il veuille bien recevoir mon âme dans Sa miséricorde et Sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais et à vous ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu leur causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis ; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant. Qu’ils sachent du moins que jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux.

Adieu, ma bonne et tendre sœur. Puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu, je ne vais plus que m’occuper de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre, mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #alsace histoire

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Publié le 16 Octobre 2008

Bientôt une nouvelle lanterne...


remise à la reproduction aujourd'hui, elle sera postée au cours de la semaine prochaine,

vous recevrez bientôt la nouvelle livraison de notre lanterne, n° 142 avec pour thèmes :

les anges et les anges gardiens
la communion dans la main sur les lèvres
le discours des Bernardins de Benoît XVI
St Martin et les rites autour de sa fête.

Ce sera le 5ème tirage de l'année et en attendant la sortie du numéro spécial traditions de l'avent et noël le 6ème numéro toujours très apprécié. Sur ce blog vous trouverez déjà des articles liés aux traditions parues les années précédentes dans nos lanternes.


Vous pouvez encore obtenir ce numéro en envoyant votre adresse postale à redaction@petite-lanterne.com

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 11 Octobre 2008

Nous soumettons aux lecteurs de ce blog et de la petite-lanterne ce récent sondage qui a été peu publié par la presse.
Nous avons toujours été dans l'optique de la nécessité d'une paix liturgique entre tous les courants de l'église.
CSA a réalisé une étude pour le compte de "Paix Liturgique" (une autre association plus proche des milieux traditionnels, qui a reçu avec bonheur le motu proprio de l'an passé.)


Voici donc ces résultats éloquents : nous avons supprimé tout commentaire, le lecteur sera assez perspicace et intelligent pour analyser la situation.


Aux lendemains de la visite du Saint-Père en France,
Paix Liturgique a souhaité demander à l'organisme professionnel et indépendant CSA de mener une enquête d'opinion sur la réception du Motu Proprio Summorum Pontificum en France auprès des français se reconnaissant comme catholiques à qui nous avons fait poser les 4 questions suivantes :


(sondage publié par Una-Voca, CSA)

Question 1 : Le Pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire et que ces deux formes étaient tout aussi acceptables l'une que l'autre. Le saviez-vous ?


Question 2 : Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les deux formes liturgiques (en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire) devaient être célébrées régulièrement dans les principales églises de votre diocèse ?


Question 3 : Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que la messe soit célébrée en latin et grégorien chaque dimanche dans votre paroisse, en plus de la messe en français ?


Question 4 : Si une messe était célébrée en latin et grégorien, sous sa forme ancienne dans une église près de chez vous, ou dans votre paroisse y assisteriez vous...?



Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 septembre 2008 auprès d'un panel représentatif : les résultats sont donc aussi « scientifiques » que pourraient l’être les enquêtes du genre.


Question 1 : Le Pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire et que ces deux formes étaient tout aussi acceptables l'une que l'autre. Le saviez-vous ?

Ensemble des catholiques : OUI : 58% NON : 42%
Dont pratiquants réguliers : OUI : 82% NON 18%


Question 2 :

Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les deux formes liturgiques (en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire) devaient être célébrées régulièrement dans les principales églises de votre diocèse ?


NORMAL

Ensemble des catholiques : 62 %
Catholiques pratiquants : 61 %


PAS NORMAL

Ensemble des catholiques :30%
Catholiques pratiquants : 34 %

NE SE PRONONCENT PAS

Ensemble des catholiques :8 %
Catholiques pratiquants : 5 %


Question 3

Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que la messe soit célébrée en latin et grégorien chaque dimanche dans votre paroisse, en plus de la messe en français ?


TOUT A FAIT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 12 %
Catholiques pratiquants : 16 %


PLUTOT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 31 %
Catholiques pratiquants : 26 %

PLUTOT PAS FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 23 %
Catholiques pratiquants : 30 %


PAS DU TOUT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 27 %
Catholiques pratiquants : 25 %


NE SE PRONONCENT PAS

Ensemble des catholiques : 7 %
Catholiques pratiquants : 3 %


Question n°4- Si une messe était célébrée en latin et grégorien, sous sa forme ancienne dans une église près de chez vous, ou dans votre paroisse y assisteriez-vous...?


Les Résultats :

TOUS LES SAMEDI OU LES DIMANCHE

3% des catholiques
19% des pratiquants réguliers

AU MOINS UNE FOIS PAR MOIS

4% des catholiques
15% des pratiquants réguliers

DE TEMPS EN TEMPS ,QUELQUEFOIS DANS L'ANNEE

22% des catholiques
27% des pratiquants réguliers

SEULEMENT POUR LES CEREMONIES ET LES GRANDES FETES

37% des catholiques
9% des pratiquants réguliers

JAMAIS

32% des catholiques
28% des pratiquants réguliers

NE SE PRONONCENT PAS

2% des catholiques
2 % des pratiquants réguliers



Nous publierons dans les prochains jours, la suite des résultats de cette enquête.



L'association Paix liturgique qui a demandé ce sondage, signale que  sa réalisation a coûté exactement 4000€ TTC, merci à tous ceux qui pourront participer à son financement (chèques à l'ordre de Paix Liturgique, à envoyer à Paix Liturgique, 3 avenue Boileau, 78170 La-Celle-St-Cloud).

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Publié dans #religion

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Publié le 5 Octobre 2008

Ils seront sans doute inscrits dans le livre des records, si l'opération aboutit.

 

Il s'agit de lire L'Ancien et le Nouveau Testament intégralement en direct durant six jours et sept nuits à la télévision italienne.L'opération débute le 5 octobre (ce dimanche)

Le pape Benoît XVI, théologien, professeur a soutenu cette opération et il va lui-même qui va donner le coup d'envoi de l'opération avec une lecture de la Genèse.

 

Cette tentative de record sera lancée dimanche depuis la basilique Santa Croce à Rome.

Soutien du monde des arts et de la culture : Benigni, Bocelli s'y associent entre autres...

Après le pape, l'acteur Roberto Benigni et l'ancien président Carlo Azeglio Campi, notamment, prendront le relais de la lecture de la Bible de même qu'une série de citoyens.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, clôturera le spectacle, d'une durée de 139 heures le 12 octobre avec le dernier chapitre de l'Apocalypse.

Enthousiasme des foules :

Plus de 150.000 personnes ont réagi à l'appel à participer au marathon, diffusé sur la télévision publique RAI Educational. La Rai Uno diffusera la première et la dernière heure de l'événement. L'aspect musical a été confié au ténor aveugle Andrea Bocelli qui interprétera Lodato Dio, de Bach. (d'après agence CYA)

 

On ne sait pas encore si cela sera repris sur disque MP3 condensé ce qui constituerait un autre moyen de diffusion de cette lecture évangélisatrice.Car en France, nous avons le taux de possession de Bible le plus faible d'Europe, donc le moins de lecteurs, mais les chiffres en Europe plus fort en taux de possession de la précieuse bibliothèque ne révèle peut-être pas une lecture assidue. Le Pape veut ainsi remettre la parole de Dieu au coeur de la vie de l'église et des fidèles, un retour à la source (divine).

Déjà lors de son discours des Bernardins il a vanté la lectio divini : la nécessité de lire de s'imprégner de la parole de Dieu.

 

 

 

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Publié le 2 Octobre 2008


Message to visionary Mirjana on October 2, 2008

"Dear children! Again I call you to faith. My motherly heart desires for your heart to be open, so that it could say to your heart: believe. My children, only faith will give you strength in life's trials. It will renew your soul and open the ways of hope. I am with you. I gather you around me because I desire to help you, so that you can help your neighbours to discover faith, which is the only joy and happiness of life. Thank you."

Our Lady blessed everyone present as well as all religious articles. Once again, she called us to pray for our priests, especially at this time.

 


la traduction ci-dessous est proposée par la petite-lanterne depuis le message anglais

transmis depuis Medjugorje.

 


Message à la visionnaire Mirjana le 2 octobre 2008

Chers enfants, à nouveau je vous appelle à la foi. Mon coeur maternel désire que votre coeur s'ouvre (soit ouvert), afin qu'il puisse dire à votre coeur : crois !

Mes enfants, seule la foi vous donnera la force dans les épreuves de la vie. Elle renouvellera votre âme et ouvrira les chemins de l'espoir. Je suis avec vous. Je vous rassemble autour de moi parce que je désire vous aider, afin que vous puissiez aider vos prochains (votre prochain) à découvrir la foi, qui est la seule joie et le bonheur de la vie. Merci !

Notre Dame a bénit toutes les personnes présentes et leurs objets de piété. Une fois de plus elle nous a appelés à prier pour nos prêtres, plus spécialement en ce moment (at this time).




 

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Publié dans #Medjugorje

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