Publié le 25 Février 2009



Message du 25 février 2009

 
"Chers enfants, en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, je vous
appelle à nouveau : allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos
coeurs et permettez-lui de vous changer. Convertissez-vous, petits enfants,
ouvrez-vous à Dieu et à son plan pour chacun de vous. Merci d’avoir répondu à
mon appel."


 

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Publié le 19 Février 2009

IMG_1241.JPGmasque2-copie-1.jpg(photo lanterne ci-dessus)


Une fois de plus, ce rien pour les râleurs accrochés aux régimes, aux menus minceur... Mais Carnaval  s'offre à ceux qui se dépensent (physiquement) certes le carnaval germanique n'est jamais allé dans les excès du Brésil, ni dans les distributions massives de preservatifs ou de préparation de la morgue pour les centaines de mort d'après la fête... Mais il connait sa part d'excentricités et de semestre à part. Si c'est adieu la viande… Carnaval reste surtout synonyme de Beignets en Alsace


Le plat typique jadis en Alsace pour le mardi-gras semble avoir été dans la région de Hirzfelden et en Lorraine dans le Saulnois : la palette de porc.
(Van Gennep page 945)


Les desserts  :  Déjà citées par l’Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg, ce sont les  beignets en forme solaire . Outre les crêpes, symbole solaire de la chandeleur, on trouve Kiachli (Küchle) (en allemand Küchlein : petits gâteaux cuits) ronds, avec un vide central en forme de couronne que les quêteurs enfilent dans un bâton en allant faire la quête. Cette coutume était répandue dans plus de 200 communes alsaciennes avant la première guerre mondiale le mardi gras, le jeudi gras, le premier dimanche de carême, le deuxième, le troisième selon les villages donnant ainsi le nom à la journée « Küchlesonntag. Van Gennep, page 753, cite de nombreuses communes alsaciennes.


D’autres avaient des formes de petits genoux (Schankala surtout dans le Haut-Rhin) ou faits sur les genoux (Knieplatz), avec de la cannelle (Schnitte, dans le Sundgau) Dans le village de Nordhausen, près d’Erstein, les quêteurs allaient masqués et déguisés. Les beignets sont échangés entre convives ayant barbouillé leur visage de suie , de masques
ou de bonnets de fous.


IMG_1245.JPG

(une sorcière en statue, à Bad-Petersal, Forêt Noire, ville thermale, photo lanterne)

allez voir pour plus d'informations :


coutumes magiques et mets cérémoniels, Van Gennep,
le folklore français p 943, collection bouquins.
On peut aussi visiter le site fasnacht.at du musée consacré aux
traditions de carnaval en Autriche. On peut trouver des photos épatantes auprès :
IMPULS tiroler Oberland magazin, 20 janvier 2005, pour les villes
de Tarrenz, Wenns. au Tirol

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 17 Février 2009

  LES JEUX DE LA PASSION EN ALSACE & AILLEURS



  A Bitche, elle se joue tous les deux ans : Mais  ce sera donc cette année en 2010. Dès à présent, on peut voir les très belles illustrations  des représentations de l'année 2008, voir sur :
http://bitsch.theatre.site.voila.fr. (voir rubrique, S'passionspiel, faites glisser en bas de page pour voir le lien vers la rubrique :  link)


La passion de Massevaux en 2010 : cinq représentations qui auront lieu les dimanches 28 février, 7, 14, 21 et 28 mars. Lever du rideau à 14 h.




Passionspiel de Masevaux, d'Oberarmergau et ailleurs....

passion-1.jpgpassion2.jpgLes “jeux” de la passion ?
Ils étaient courants jadis, avant la Réforme et le siècle des lumières,  ils sont le pendant des jeux de l’Avent (Weihnachtspiel, auxquels on doit les scènes du jardin d’Eden, de l’arbre décoré de pommes qui pourrait être un des ancêtres de l’arbre de Noël)  ont diminué depuis le X ème siècle environ, mais il en existe encore de grandes représentations, incluant tous les habitants du village ainsi celle de Masevaux (jouée cette année en langue allemande) et celle d’Oberammergau (photo office du tourisme 12 ), célèbre village de Bavière (près de Garmisch-Partenkirchen) pour ses sculptures en bois baroques, où tous les habitants interprètent l’un ou l’autre des “personnages titres ou de figurants” chacun ayant un rôle, composant leur costume et se laissant pousser la barbe pour avoir l’air plus naturel encore lors du plus grand événement de l’humanité, à savoir le sacrifice volontaire de la vie du Christ pour le pardon des péchés des hommes.
Il en existe encore  à Waal ( près de Buchloe en Allgäu), à Sömmerdorf (près de Bad Kissingen et Schweinfurt) dans les régions de Steyermark, en Carinthie et dans le Tyrol.

Le jeu de
la  passion à
Oberammergau  est la réalisation d’une promesse.
La peste, apportée par les Suédois et Gustav Adolf dans le Sud de l'Allemagne, a frappé durement les alentours durant la guerre de Trente ans, à tel point que des populations entières de villages avaient été  frappées ou leurs habitants avaient fuits dans les forêts. En 1632, malgré le fait que le village ait été fermé aux visiteurs. Beaucoup d’habitants continuaient à périr. Les survivants promirent solennellement qu’ils joueraient régulièrement la passion en mémoire de leurs disparus, s’ils étaient épargnés par cette maladie.
De fait, leur voeu a été exaucé,  il n’y eut plus de victimes  de cette terrible épidémie.  En mémoire de cette divine protection, au printemps 1634, eut lieu la première représentation de ce “PassionSpiel” (jeu de la Passion) durant deux cent ans elle fut représentée au cimetière en mémoire de ces victimes.Le jeu de la Passion n'a cessé depuis faisant de ce village un “PassionspielOrt” (village du jeu de la Passion).
(un catalogue de photos est paru après l'interprétation de 2000, par Brigitte Maria Meyer, Passion 2000, Oberammergau, Munschen 20000, Pestel Verlag en 160 pages, 130 photos pour 39,80 DM) La prochaine passion sera représentée dans ce village  de Bavière en 2010.  On peut voir les photos de cette fantastique reconstiution où chaque villageois interprète un rôle sous le site :

Et si vous ne pouvez pas vous rendre à la représentation spectaculaire de 2010, allez dès cette année à Masevaux ou dans une des cités indiquées ci-dessous. Les répétitions ont eu lieu en novembre 2009. La Première de cette 41 ème édition aura lieu le 15 mai 2010, elle sera jouée 102 fois ensuite jusqu'au 03 octobre 2010. Selon un tableau visible ici :
link Elle commence à 14 H 30 pour sa première partie qui se termine à 17 heures et la seconde partie débute à 20 H pour s'achever aux alentours de 20 H 30.

L'histoire est racontée et visible (en allemand) ici : link Une représentation de plus de 5 heures, assez immense, où chaque habitant, en l'honneur du parole donnée par ses ancêtres, veille à participer à ce reconstitution. Avec son corps et aussi son coeur. Pour remercier Dieu d'avoir épargné son village du Choléra et ceci depuis cette époque de 1634.

 

C'est à chaque fois un événement spirituel, car depuis 1930, à l'époque où le chanoine Dornstetter était curé de Masevaux , que l'abbé Hassenforder alors vicaire, eut l'idée de monter avec des jeunes de la paroisse, le jeu de la Passion, écrit par un prêtre alsacien, l'abbé Auguste Schmidlin, frère du célèbre historien des papes et des missions Joseph Schmidlin.
 Dès la première représentation le 22 mars 1930, le jeu de la Passion connaît un retentissement exceptionnel, nous signale la documentation du site de Massevaux,  les archives du Cercle St.Martin où le mystère divin est joué, mentionnent la présence de 900 enfants du canton à cette première, il fut repris les années suivantes et c'est ainsi que naquit cette solide tradition étroitement liée à la cité de Masevaux. En 1947, après l'interruption due à la guerre, on assiste à une nouvelle reprise. Elle fut possible grâce au travail et à la foi des anciens, parmi lesquels nous citerons volontiers le chanoine Joseph Dornstetter fondateur du Cercle catholique St.Martin, Soeur Frida, une des animatrices les plus dynamiques et véritable trait d'union entre l'ancienne et la nouvelle génération
.


Renseignements sur le site : www.passion-masevaux.com/contact/contact.html
Les Représentations se tiendront du cinq représentations qui auront lieu les dimanches 28 février, 7, 14, 21 et 28 mars. Lever du rideau à 14 h précises.
Remerciements à  l'association "les masopolitains" à Masevaux pour leur aimable documentation.

au Cercle St. MARTIN de MASEVAUX - Route Joffre - Tél. 03.89.82.43.02

elles débutent à 14 heures. Spectacle unique en Alsace : link www.passion-masevaux.com/index.html

 Liens : (www.passion-masevaux.com), ( info@passion-msevaux.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
Tarif : 16 € (orchestre), 17 € (balcon) scolaires/étudiants -3 €, -5 % aux groupes.
Location au 03 89 82 42 66 fax 03 89 38 06 84 et  info@passion-masevaux.com

D'autres passions existent dans le monde, citons en quelques unes  "Passions Europe" : emprunté au site de Masevaux.


ALLEMAGNE        
Oberammergau Schuld Küllstedt Reilingen Waal
Sommersdorf Salmünster Dirgenheim Berlin Hallenberg
Amiens
Kemnath Neumarkt Engerazhofen Rieden  
Klüsserath Zschorlau Wallersheim Grossmaischeid  
Wintrich Saarluis Weissbriach Ötigheim  
AUTRICHE   ESPAGNE   HONGRIE PAYS-BAS
Erl Dorfstetten Cervera Altea Magyarpolany Tegelen
St.Magarthen Feldkirchen Esparrequera Verges Budaors  
Kirchschlag Eibesthaler Olesa de Montserrat   Pecs  
Thiersee   Onderra      
Mettmach   Molins de Rei      
         

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 17 Février 2009

Quadragesimus dies (quarantième jour) a donné le français Carême. La période concernant 1 milliard de catholiques (70 millions d’anglicans, 400 millions de protestants, 250 millions d’orthodoxes)  et débute le mercredi des cendres. (Avec un léger décalage avec les orthodoxes en raison de leur décalage de calendrier (julien) avec le grégorien (le notre).

Mais si l’on scrute attentivement le calendrier, on verra que sa durée est de 46 jours et non 40, car les dimanches de carême, il y a rupture de jeûne.

Cette période  symbolise le retrait du Christ dans le désert, non au terme de son enseignement avant la montée vers Jérusalem, mais avant sa vie publique lorsqu’il s’est retiré au désert pour prier, jeûner et y être tenté par Satan.
Depuis ce temps est mis à profit pour préparer les catéchumènes, les adultes accueillant le baptême à l’aube de Pâques
Durant ce temps on appele les chrétiens à prier, jeûner et partager. Donc  chacun devrait mette à profit ce temps pour  faire un examen de conscience approfondi sur sa vie de chrétien.

Les cendres, un jour de prière pour la paix  a demandé le pape l'an passé, tout en se souvenant des paroles du Christ ce que vous demanderez vous l’obtiendrez.

Cendres :  (Autre dénomination Aschermittwoch ou Pfeffertag (poivre mais au sens figuré frappé) car les jeunes retardataires étaient roués de coups avec des tiges le verbe “frapper” était “gepfeffert”. )

 



Cendres,
signifient-ils
tristesse ?

Fête existant depuis le 6 ème siècle.
Les cendres sont imposées, à l’image des textes bibliques de l’ancien testament, depuis le 10 ème siècle. (Mardochée et les juifs pieux de Suze font ce geste quand ils apprennent les menaces qui pèsent sur leur peuple, la reine Esther fait de même, dans le livre de Judith même scénario, dans le livre des Maccabées  Judas et son armée expriment leur tristesse devant un temple ruiné, c’est le repentir de Ninive que l’on connaît mieux car il est lu le mercredi des cendres....).  Il signale le début de 40 jours de Carême jusqu’à la semaine sainte et Pâques. Il signifie la petitesse de la vie humaine “tu es poussière et tu retourneras en poussière” et depuis Vatican II “la nécessité de conversion de croire à la Bonne nouvelle”. Selon le frère T-D Humbrecht, o.p., c’est le signe que l’amour nous brûle, il nous réduit en cendres, il carbonise le péché. Cela n’a rien de confortable.2 (  Famille chrétienne, n°1311 page 27 )
Dans les rites...
En Allemagne le jeûne se faisait souvent par la consommation de hareng, le jour prend alors le surnom de “Haringstag”.3 (Manfred Becker-Huberti, Lexikon der Bräuche und Feste, Herder. p 27)
Goethe en parle dans Faust I :
So si die Zeit mit Fröhlichketi vertan !
Und ganz erwünscht kommt Aschermittwoch an.undefined calories suffisant. Bizarrement le “Xocoatl” (le chocolat) était autorisé en 1569 par le pape Saint Pie V (1566-1572). L’ayant goûté, sans doute mal préparé, il déclare que le chocolat ne brisait pas le jeûne.
La privation de viande était tellement rigide que les livraisons de viandes aux non-catholiques dans certaines villes, notamment Cologne, étaient interdites. Ce qui rapproche les interdictions de servir de l’alcool ou des repas  dans les pays islamiques lors du ramadan.

 

 



Quels mets étaient autorisés pendant le carême ?
Les seuls plats servis étaient donc des plats à base de légumes, poisson, bière (voir plus haut), eau, semoule, riz, plats à base pain ou de farine, fruits secs...
Osterhase im Garten.

Osterhase im Garten
Ein hase ist im Garten,
was hat er da gemacht ?
Ich kann es kaum erwarten,
hat er mir was gebracht !
ka,dierte Schcokoeier
und eins aus Marzipan ?
Ich sage nur : “Mensch, Meier !”
Das schaust du dir gleich an.”
Ich gehe gleich mal runter
und schaue in dern Busch,
da flieht der Hase munter ;
schon ist er fort : Husch, husch !
Ich sammle all das SüBe
und leg es auf die Bank.
“herr Hase, schöne GrüBe !
Und nochmals vielen Dank “.

 

 

 


 


Kinderdank
an  den Osterhasen

Einws-zwei-drei,
der Hase kam zur nacht,
eins-zwei-drei
hat’s Nest er vollgemacht.
Eins-zwei-drei,
du bist ein gutes Tier,
zwei-drei-vier,
ir danken dir dafür !

 

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 15 Février 2009



Les rites de Carnaval sont riches, on y découvre de multiples croyances dans les esprits de l'hiver, la peur des animaux magiques ou anciens. Ainsi dans le défilé d'Offenbourg on trouve des costumes que chaque Verein (chaque association) revêt.  C'est une originalité de protéger ainsi un costume, des masques ancestraux. Chaque village a ainsi une variété de déclinaisons et s'y tient. Ces associations -dont certaines ne sont constituées que pour cette période de l'année le carnaval en Allemagne s'étend du 11.01 à 11 h 11 jusqu'à l'apothéose du Rosenmontag (lundi rose, la veille du Carnaval) et le jour de carnaval. Ces deux jours sont généralement chômés et chacun participe à ces jours de fête précédant  le temps du carême -les 40 jours avant Pâques, la résurrection du Christ. Et le mercredi des cendres jour de jeûne et d'abstinence dans le monde catholique.
Les costumes dont certains sont représentés ci-dessous, évoquent donc des personnages, des plantes très différents, sans oublier les sorcières tournées en dérision peut-on croire, mais elles ont un rôle très important dans de nombreuses confréries de carnaval.


Voici quelques exemples : carnaval 2364
-ânes à clochettes, on verra sur de nombreux costumes des cloches (tels les Niklausle (défilés de st Nicolas) des alpages allemands, suises ou autrichiens), des feuilles (tels les feuillus).



carnaval 2401-blaireaux-

carnaval 2404
carnaval 2409
-les feuillus se transforment en boules de coton sur tout le corps, les costumes sont à porter à tout âge-


carnaval 2419-feuillus-

carnaval 2426-feuillus rouges-

carnaval 2439-regardez bien son visage, c'est un masque représentant la souche d'un bois, c'est bien un appel du printemps-

carnaval 2396-la sorcière qui attend la réplique au "Hourri..... !!
"Hourra ! "

carnaval 2443-aux feuillus simples, succèdent les feuillus portant déjà les cerises et les fruits mûrs-

carnaval 2479
-gare aux sorcières et à leur curieux moyens de locomotion-



carnaval 2482

et à ceux qui seraient trop imprudents, chasse des sorcières


car elles en récupèrent dans leur curieux manège...


carnaval 2490



Les rites de la fin de l'hiver, pétards (pour faire fuir les esprits mauvais à la nouvelle année) se retrouvent dans d'anciens rites, les cerceaux enflammés jadis allumés au sommet des montagnes (cycle solaire, hommage au soleil, ancien rite paiën), d'autres se retrouvent dans d'autres civilisations, en faisant claquer d'immenses laceaux,
la semaine passée à Offenbourg (Bade-Wurtenberg) lors des festivités carnavalesques, le rite était "bruyamment appliqué" à un sol encore froid. A grands coups...



Les différents villages ou "associations" sont revêtus d'un costume porté une seule fois l'an qui fait la fierté de chaque village ou ville. On le retrouve sur les places publiques sous forme de statue. Les associations se retrouvent le reste de l'année (marché de noël, fêtes villageoises diverses).
Quelques costumes typiques de villages  :





on voit bien l'origine du feuillu -que nous développerons plus loin- même si le costume est en tissu, il conserve l'idée de costume fait de feuilles....




ou d'animaux, ici ce sont des costumes de blaireaux, et non de putois comme évoqué dans mon étude ci-dessous, que portent ce groupe. Réaliste jusqu'à la pointe de la queue.



Bien évidemment on croise aussi les traditionnels travestissements et sorcières :





(cette sorcière est un costume de groupe)

Le coup de coeur pour celle-ci / ou ceux-là, quand la fête est finie, la sorcière (le sorcier) rentre avec son petit (garçon) lui aussi déjà revêtu du costume tradtionnel, ainsi vont les traditions bien ancrées dans le coeur germanique de nos voisins rhénans.














Retour en Alsace avec les feuillus, pas si  lointains de ce que nous avons montré ci-dessus :


Extraits de notre numéro 144 paru le 1er février 2009

Les feuillus & d’r Iltis


Trois semaines après carnaval et trois semaines avant pâques, une période de privation rude justifiée par la fin des provisions dans les greniers, temps d’exercice spirituel, mais on voit réapparaître dans les folklores locaux alsaciens et rhénans  des aspects du paganisme.  
Notamment les hommes de paille, des personnages qui revêtaient (un véritable costume) une botte de paille et une botte de seigle sur la tête,
un autre se promenait jusqu’à avant 1870 “le cerf violoneux”. Hirtzgiger, il entrait dans chaque cour dans l’objectif de quêter tout en interprétant une chanson.
 On trouve ainsi une chanson ancienne à Oberhergheim, page 48 “la paille et le feu”. quelques extraits.
hit isch Mittelfaschta, ich ha nix meh im Kaschta.
D’r Nidderwind der geht so kalt.                         

Drei Resala vor dem griena Wald.
D’r Hirtzgiger isch a saliga Mann.Eier un Anka muas er han.
D’r Nidderwind...
- Ich höer die Mannala giga.
Si wöella uns Spack abschnida.
D’r Nidderwind...
(...) Schäue erus ! Trala erus !
Schäue eier Hirtzigiger an.
D’ Hirzgiger isch a saliga Mann.
C’est aujourd’hui la mi-carême, je n’ai plus rien dans mon placard, le vent du nord est si froid, trois petites roses du côté de la verte forêt.
Le cerf violoneux (?) est un saint homme.
Il lui faut des oeufs et du beurre.
Le vent du nord est si froid.
J’entend les hommes jouer du violon, ils vont nous couper une tranche de lard, il fait si froid.
(...) Voyez notre violoneux, c’est un saint homme !

Les feuillus,notamment, on en croisera en Alsace d’un bout de la chaîne de carnaval à la Pentecôte où un drôle de personnage revêtu de “coquilles d’escargot” se promenait ce jour-là dans certaines villages alsaciens. 96 jours sont donc “habités” par ce rite d’homme sauvage, la chasse au feuillu est traditionnellement représenté à l’écomusée, le jour de la Pentecôte, attrapé par les conscrits. Les chaînes sont également employées pour attraper le “Hans Trapp” ou lors de sa venue à Noël ou à la Saint Nicolas aux côtés du Christkindel.
“Le Feuillu attrapé par les conscrits, lors du « Pflingstpflutri “ s’amusait à titrer le quotidien régional l’Alsace le 12 mai 2008.  
Hit isch Mittelfaschta, ich ha nix meh im kaschta !
c’est la mi-carême et je n’ai plus rien dans le placard !
Il est assez étonnant de croiser un cerf, équipé d’un violon, alors que nous ne sommes pas à la proximité de la St Hubert, dans la collégiale dans la collégiale Saint-Martin de Colmar on trouve, un carreau du XIV ème siècle qui représente un cerf avec un beau sourire.  (la paille et le feu, traditions vivantes d’Alsace, Michèle Bardout, Berger-Levrault, espace des hommes)
(la paille et le feu : les deux illustrations, voir référence)

on peut donc songer à une divinité tel Cernunos et des offrandes à lui faire. Un ancien rite, d’anciens rituels de procession...  Dans la chanson se trouvent mentionnées  les plats ou spécialités de la mi-carême : poêles à frire, marmite... Et si vous n’en donnez pas c’est le martre qui viendra prendre les poules... Plus agile encore que le renard pour attaquer les poulaillers.
Le lundi de carnaval, appelé chez nos voisins le lundi Rose, (Rosen Montag) était nommé le Hirtzemontag, hommes et femmes dansaient autour de l’un de leurs couvert de la dépouille d’un cerf. On trouve aussi dans les petits gâteaux de noël les “Hirzhörnle” (cors de cerf). On a déjà précisé que ces petits gâteaux de noël sont les héritiers d’offrandes faites aux dieux lors du passage de la chevauchée sauvage hivernale.
Voilà donc le cerf, symbole de la force, de la jeunesse et de la puissance salué. Etait-ce une divinité ?
Dans certains villages cet homme de paille se nomme le cerf, Cernunnos, dieu hivernal représenté sous la forme d’un cerf, les jeunes gens qui l’entourent  Esus, le dieu de la végétation.
Le cerf est psychopompe et solaire. On peut y voir des métamorphoses, de rite de passage, d’offrande antiques aux dieux, l’oeuf offert étant très riche dans la symbolique.
les représentations d’hommes sauvages ou de divinités “cernunos” selon l’écomusée
(site internet de l’écomusée)

Dans les défilés de carnaval de Bavière on trouve un Mullihirsch, selon le docteur J.Hirtz  qui a étudié les personnages dans les défilés et rites de carnaval, un personnage avec des cornes de cerf, revêtu de peaux qui serait, selon lui,  une représentation du dieu celte de par le fait qu’il porte les bois du cerf.  Le masque du cerf existerait depuis de nombreuses années dans le coin de Partenkirchen, mais porté sur un cerf blanc. Pour ce chercheur, il évoquerait l’esprit  d’un forestier mal-aimé de la population qui s’est donné la mort dans les alpages.
(Appropriation d’une tradition ou amalgame, symbolique d’une tradition ou d’une croyance méprisée ou rejetée ? On ne sait, en tous les cas une belle revanche pour la mémoire du forestier dont sa cité ne voulait entendre)(in Lebendiges Brauchtum in Werdenfels, Adolf und Hildegard Rehm, auto-édition, juin 1995, en langue allemande,
photo de ce livre bas de page )
Un texte de Biederthal   manie à la fois les promesses et la menace. Se mêlent  la peur de l’hiver et des conséquences de la pingrerie.
La société villageoise plus solidaire voulait éviter toute mise à l’écart, tout individualisme qui lui était inconnu.
(la paille et le feu)



Le putois...
Le jeudi de la mi-carême est le jour de prédilection pour la sortie du putois.
Escorté selon les villages par les conscrits, ceux qui incarnent l’adolescence et le rite de passage. Ce putois se nomme : “D’r Iltis” (“le putois”). Le putois est en effet une menace pour les poulaillers, tant pour les poules que pour leurs oeufs dont les paysans ne peuvent se nourrir en période en carême.
Cet homme de paille n’est pas un mannequin comme les rois de carnaval, effigies qui sont brûlées sur les bûchers. C’est un animal qui est joué par un jeune conscrit. Il est promené par les autres, rites comparables à l’homme sauvage, ou amené, enchaîné, représentant l’hiver. Avec sa pointe de paille, il peut mesurer 4 mètres.
Enchaîné, on veut l’amener afin que surtout il ne vienne pas déranger par son froid, ses gelées, le printemps et les futures récoltes à venir. Nos sociétés urbaines ne mesurent pas toujours les risques des gelées tardives sur les vergers, les récoltes futures. Nos ancêtres s’ils protégeaient leurs pousses, ne connaissaient pas les serres modernes chauffées actuelles.  
L’homme de paille doit rester anonyme, masqué, inconnu. Ceux qui l’accompagnent récitent une genre de psalmodie répétitive. On s’interroge sur la proximité avec d’autres rites, tel le pénitent de Sartène, enchaîné,qui doit rester inconnu, et malgré le rite du chemin de croix très chrétien et la présence de prêtres, de prières chrétiennes, la psalmodie tout au long du parcours des stations (classiques du chemin de croix) le même chant, lancinant, est entêtant. Bien sûr dans l’homme de paille aucune référence chrétienne n’est évoquée, même suggérée.
La quête réalisée comportait généralement des oeufs. Symbole de résurrection, de vie à venir, d’espérance. Aujourd’hui, elle a une visée essentiellement financière et perd donc cette dimension symbolique. Les bénéfices de la procession devant plutôt servir à acheter alcools et victuailles pour une fête. Un autre esprit celui plus spiritueux que spirituel.
Psalmodie :

“Nous l’avons attrapé avec des pics et des bâtons, donnez-nous cinq francs”
L’homme de paille personnifie l’hiver disent les conscrits, qu’ils battent avec un gourdin.
Une stèle du 3ème siècle représente Mercure avec une bourse et un gourdin. Est-ce un rite de fertilité ? Tels les coups de lanières sur le sol, les pétards (éloignant les esprits mauvais)...
Le Putois est un mammifère qui dévore les oeufs, qui menace la jeunesse, l’avenir, les fruits du printemps et l’avenir.
Celui qui est peu prodigue de cadeaux  est menacé de la visite du putois dans son poulailler.
Dans chaque texte récité par les quêteurs il y a la promesse de la fin de carême, dans trois semaines nous mangerons des oeufs.


A  Buschwiller, Hiltiz, une formule
“Nous en avons attrapé avec des épieux, bâtons et des excréments de poules, Celui qui garde les oeufs doit donner vingt centimes”. (page 30)


Interdits alimentaires
Les produits carnés et les oeufs étant interdits jusqu’en 1618, où l’évêque de Bâle, dont dépendant les paroisses du Sundgau, où ces traditions sont plus vives actuellement,  lève les interdits alimentaires sur les produits laitiers et les oeufs.
Le putois bouc-émissaire ?
Il pourrait une modernisation adoucie de la “chasse antisémite”. Le samedi saint dans certains villages on brûlait Judas, le traître (un mannequin) en mémoire du disciple qui avait trahi Jésus contre deniers au Sanhédrin.
Le Butzimummel ou Butzi ou “der Butzemannel”
Un autre nom pour ce drôle de  personnage vient faire la quête, une corbeille d’osier sur la tête, longues tresses de paille lui faisant un vêtement, il n’est pas masqué. Entouré par des hommes. On fait allusion à un tailleur sur un bouc. Ce dernier est souvent la représentation d’anciennes divinités devenues négatives avec le christianisme.  De nombreuses croyances représentent les sorcières sur un bouc, chevauchant un bouc.  
Un rite assez proche a été signalé par Arnold van Gennep page 803 “le folklore français”, collection Bouquins,  il y raconte une procession du “vieux ou de la vieille” dans de nombreuses villes françaises,  poussé en procession hors de la ville. Un ancien rite de la ville de Rome,  “Le vieux mars”, la cérémonie avait lieu le premier jour avant la première lune qui débutait le premier mars, l’ancienne année, l’ancien mars était chassé,  l’homme était habillé de peau. “Un bouc émissaire” battu, chassé, expulsé de l’enceinte de la cité.
Mars n’est pas un dieu de la guerre mais de la végétation, on peut faire le rapprochement avec les hommes de paille de l’hiver. On trouve de nombreuses personnifications dans la période de carnaval ou de carême.  (ci-dessous un Narre, tel celui du Lundi de Pentecôte)
Photo ci-dessous : personnages mystérieux, lors de carnaval de Nassereith, Autriche
Autres noms :

Le “Strohmann”, se nomme  à Sarrebourg :  “Haïlog”, “Hirziger” personnages qui ce jour-là sont également promenés.
Une danse rituelle est exécutée, un sorte de rite de protection pour lequel on versait une récompense. Chamanisme ?
A la fin des processions et  de la tournée des hommes de paille, on jetait le costume sur le fumier. (les rois de carnaval sont eux généralement brûlés).

Pour l’écomusée qui reconstituent les personnages Buzzmummel et le Hiltzig ce sont deux versions de l’homme sauvage, on peut voir des photos des reconstitutions, dans l’Alsace et ses fêtes, page 31.
Dans ces défilés assez étranges, les rites si enracinés,  sont sans doute d’anciennes divinités, ou rituels, dont la mémoire collective est ainsi encore alimentée.  “Déchaînement, travestissement, métamorphose” résume Jean-Jacques Mourreau dans son dictionnaire sincère de l’Alsace singulière,  en évoquant les traditions des défilés de carnaval traditionnels en Forêt-Noire.  Mais aussi traditions et costumes villageois ou de corps de métiers. On trouve également la chasse à l’ours. Tous ces personnages ( à deux têtes), l’ours (der Bär ist frei, l’ours est lâché, ce qui signifie tout est possible) , le cerf, sont assez imposants, à la fois sérieux, comiques, majestueux, recherchés, tragiques et magiques. Ils avancent masqués comme pour signifier le caractère mystérieux et caché. Mais lorsque ces masques tombent,  l’ancienne peau tombe, “les anciennes croyances aussi, le carême est une période de mutation de” metanoïa” de “conversion” corps est en mutation, la mue fait tomber la vieille peau.  Le Français sera toujours surpris de l’attachement viscéral des peuples germains à Carnaval, pas un jour, mais à toute la période qui s’ouvre depuis l’épiphanie. Tous les rituels enfuis remontent à la surface et aucun Germain se dispenserait de participer à ces grandes fêtes collectives de transgressions. Les masques sont conservés dans les familles de génération en génération, nul ne se dispenserait de participer à ses défilés, des associations entières tournent autour de cet événement. Des sculptures représentent les costumes dans les villages. On ne peut le négliger ou le balayer d’un revers de main. C’est plus qu’une simple fête.
Comme pour conserver les anciennes traditions, croyances, déformées, jouées ou mimées qui  ont remplacées par le christianisme en y mêlant humour, folklore et traditions villageoises le tout dans le contexte de transgression des règles et des habitudes.   


Les aspects positifs de
ces faits :
* une conservation-modifiée- de très anciennes croyances, de rites de protection
* une sorte de cohésion sociale d’une classe d’âge qui se prépare à entrer dans la vie adulte, sorte de rite de passage de transmission  inter-générationnelle,
de transformation symbolique de certaines peurs ou croyances ou événements.
* une solidarité de toute une cité face aux réalités de la nature et à ses risques
* une transgression d’une partie de la société des croyances établies (celles de l’église) au profit de rites passés, une “soupape de sécurité” évitant crises et révoltes, le peuple “fou” devient “roi”.
(un fou à la fontaine, recouvert de coquilles de noix ou d’escargot, tel celui de la Pentecôte plongé dans l’eau, photos FS)


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Publié dans #traditions

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Publié le 4 Février 2009

 Selon une étude publiée sur le site de l'ipsos, dont nous rajoutons le lien, 

60% DES FRANÇAIS "seraient" FAVORABLES À L’AUTORISATION DES MÈRES PORTEUSES

D’après l’enquête réalisée par Ipsos pour Top Santé et « Le Magazine de la Santé
» diffusé sur France 5,
61%
de Français sont favorables à ce que le recours à une mère porteuse soit
autorisé en France.
En revanche, la
question de la rémunération des mères porteuses partage les partisans de la
légalisation, et constitue le
principal grief des opposants, qui rejettent « la commercialisation du corps
humain ».
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2739.asp

On se demande vraiment si les personnes interrogées ont compris ou réfléchi
plus de 3 secondes,
'alors votre réponse ?" à la question posée. "Je vous attends madame ...."
"-j'ai un train, c'est vrai ce serait bien"...

Je ne sais quelle méthodologie on a utilisé, ni les types de réponses proposées.
Mais décidément, rien ne sera plus épargné à l'opinion publique.
Une nouvelle manière de
"bouger les lignes" déontologiques. On ne parle pas de morale
(même mot mais dans une autre langue)
mais d'éthique ! C'est plus chic et cela l'avantage de bouger tout le temps !


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

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Publié le 3 Février 2009



Message to Mirjana - February 2, 2009



"Dear children! With a motherly heart, today I desire to remind you of—namely, to draw your attention to—God's immeasurable love and the patience which ensues from it. Your Father is sending me and is waiting. He is waiting for your open hearts to be ready for His works. He is waiting for your hearts to be united in Christian love and mercy in the spirit of my Son. Do not lose time, children, because you are not its masters. Thank you."

Chers enfants, avec un coeur maternel, je désire vous rappeler, et attirer votre attention à -l'incommensurable amour et à la patience de Dieu qu'il offre- Notre Père m'a envoyé et il attend. Il attend que vous ouvriez votre coeur afin d'être prêts pour son amour. Il attend que votre coeur soit uni dans l'amour et la pitié chrétiens dans l'esprit de son Fils.
 Ne gaspillez (perdez) pas le temps, enfants, vous n'en êtes pas les maîtres. Merci"

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 2 Février 2009

soutien à Benoît XVI, signez la pétition en ligne
sur : http://www.soutienabenoitxvi.org/link

Signez la lettre de soutien au pape !

 

 

            L’appel de simples fidèles catholiques

 

            Cette lettre réunit des fidèles catholiques, toutes tendances confondues, qui souhaitent soutenir le pape dans son geste courageux. Les animateurs de ce site vous assurent de l’entière confidentialité qui sera garantie aux noms des signataires dont la liste sera uniquement remise au Saint-Siège.

 

 

            Le 21 janvier 2009, vous avez décidé, Très Saint Père, de retirer l’excommunication qui pesait sur les évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Par ce geste courageux, vous avez agi en pasteur du troupeau confié par Dieu.

 

            Hommes et femmes investis dans la vie de notre cité, pères et mères de familles ou célibataires, après des temps houleux où « la barque semblait prendre l'eau de toutes parts », nous souhaitons bâtir avec vous l’Église de demain sur sa Tradition. Ce dessein passe nécessairement par la transmission de la foi aux générations futures, par l’amour de la liturgie catholique et par la défense de la vie humaine.

 

               Par cette lettre, nous souhaitons avant tout vous exprimer notre vive gratitude. Si ce geste historique peut vous attirer le désaveu de certains médias hostiles recourant aux amalgames, il suscite en nous une joie immense et nous remplit d’espérance. Nous avons prié à vos intentions, à la suite de la demande que vous formuliez au seuil de votre pontificat : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups » (1).

 

            Nous voulons en apposant notre signature à cette lettre faire part de notre âge et du nombre de nos enfants pour vous dire qu’avec vous, nous voulons construire pour les générations qui nous suivront une Chrétienté qui sera, nous l’espérons de tout cœur, décomplexée et proclamera à toute la face du Monde le Credo.

 

            C’est dans un esprit de respect filial que nous vous apportons notre soutien et nos prières quotidiennes pour la poursuite de votre pontificat afin que l’Église de Dieu en sorte grandie.

 

 

(1) Benoît XVI, 24 avril 2005

 

 

« Rien n'enhardit autant l’audace des méchants que la faiblesse des bons »

 

Léon XIII, encyclique Sapientæ Christianæ, 10 janvier 1890

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 1 Février 2009


Liechtmâss hell un klor Gitt Egüets Roggejohr“
“A la chandeleur claire journée, Pour le seigle une bonne année”.

“Wenn an Lichtmess d’Sunnim pafarrer uf d’r Hüet schient, do geht d’r Fuchs noch sewe Wuche in d’Höle”

“Quand à la Chandeleur, le soleil luit sur le chapeau du curé, le renard retourne 6 semaines au terrier”

Et les proverbes et dictons sont légion pour cette fête, tournant de l’année, et les esprits les plus attentifs noteront qu’ils se contredisent avec plaisir.

Mais ce deux février, Marià Lichtmess, est un tournant dans le calendrier solaire et religieux. C’est l'année liturgique qui débute et les ouvriers agricoles en font autant et le cycle de Noël s’achève précise M.Becker- Huberti dans son ouvrage sur les traditions.  1 40 jour après la naissance de Jésus, la famille de Jésus applique la loi juive demandant de racheter chaque premier-né par une offrande d'un couple de tourterelles au temple. C'est ici que le viellard Syméon et la prophétesse Anne confirme le destin de Jésus et celui de Marie de souffrir en son coeur des douleurs du Messie.




 Le dicton en fait foi “Am Liechtmess s’Pinne vergess, S’radel hinter d’Dier, s’Rebmesser herfür”  le jour de la chandeleur cesse de filer, mets le rouet derrière la porte, sors la serpette”.  On ne peut être plus clair.

Un autre précise qu’à partir de ce jour, on mange le soir à la lumière du jour. Rupture dans le calendrier agraire mais aussi pour les contrats, on paye ses employés qui prennent un jour de congé, fêtent avec leurs proches la pays, jour que l’on nommait dans le sud de l’Allemagne “Schlenkeltage”.

En ce jour on célèbre, le jour où la Sainte Famille se rend, quarante jours après la naissance, au temple pour présenter Marie au rite de purification, imposé à la toute nouvelle  maman juive. Le couple devait présenter pour sa purification deux tourterelles ou deux jeunes colombes (certains disent pigeons2 ). La fête présente deux aspects le premier  célèbre la lumière ascendante conjointe à celle du Christ, le second est plutôt agraire et rural.

La présentation de Jésus annonce sa vie publique et son martyre sur la croix. Elle confirme aussi après la reconnaissance des mages (les autres religions païennes et autres nations) la reconnaissance et l’entrée de Jésus dans le temple, symbole de la religion juive. Jésus est entré dans son temple pour la première fois.

Elle peut porter aussi le nom de “Hypapante” ce qui vient au devant de la gloire. Siméon, le vieillard, “homme juste et pieux” fut le premier à appeler le Christ, “Lumière des nations”3. Voici l’enfant à nouveau montré, comme il le fut  par l’étoile des mages et avant le baptême par Jean dans le Jourdain  où la colombe de l’Esprit Saint est présente en même temps que la voix du Père se fait entendre. Ce texte de Siméon rapporté par Saint Luc a une certaine importance pour l’Eglise qui le prie chaque soir avant le repose de la nuit, “maintenait, ô Maître tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton Salut, que tu as préparé en faveur de tous le peuples, Lumière pour éclairer les nations,et gloire d’Israël, ton peuple”. (29-32). 

Puis intervient Anne, la prophétesse qui elle aussi reconnait le Messie. (En Saint Luc 2,22-40).
Cette fête fut le Jour des relevailles de la Vierge qui pourtant a conçu sans péché, mais qui même dans les détails a été “la Servante du Seigneur” est  s’est soumise à la loi mosaïque. On peut souligner que depuis Vatican II la messe s’est transformée en Présentation de Jésus au Temple. Mais les rites de Lichtmesse c’est à dire de messe des lumières (Christ, lumière des nations) sont restés. De nombreuse paroisses qui célèbrent une messe ce jour-là  pratiquent cette bénédiction des cierges,

Antoine Kocher rapporte dans ses souvenirs4  de jeunesse “chaque famille apportait à l’église un cierge neuf que le curé bénissait à la fin de la messe : Seigneur bénis ce cierge... comme la lumière éclaire les ténèbres, que ta vérité éclaire nos vies”.


A l’est de l’Europe cela demeure une fête mariale, à l’ouest, au contraire,  une fête de révélation du Seigneur effaçant la cérémonie des relevailles.

Le cierge était gardé pour la parturiente et devait faciliter son travail en couche. 5  Les cierges bénis en quantité servaient aux prières du rosaire de l’année, mais aussi pour ce que l’on nommait en Allemagne les “Schwarze Wetterkerze” ”les jours de temps sombres“ où l’on les allumer pour conjuger, maladie, agonie ou jours particulièrement tempêtueux.

Le folkloriste Van Gennep, souligne, qu’en 1954, ils étaient encore largement utilisés dans les campagnes. Les cierges pouvant  être, dans certaines paroisses allemandes,  rouges à destination des  femmes et blancs pour le sexe opposé.

En Corse, la fête porte le nom éloquent de Candilara, de candela, la chandelle, c’est ce jour-là que les fidèles portent une chandelle allumée pendant l’office. ou encore le mot “Ciriola” de cera, la cire. Mais certains s’amusent à trouver l’origine en des noms de déesses telles que Cérès.6   Dans l’île on cite  un dicton expliquant qu’à Santa Maria Cioriola, s’il pleut ou s’il neige, de l’hiver nous sommes sortis, s’il faut soleil ou beau jour, encore trente jours dedans”. Cette même idée se retrouve dans d’autres régions. 7

Une origine souvent citée à cette tradition serait la fête celtique d’Imbolc. En ce deux février, précise Adolphe Landspurg,  l’observateur placé au Bollenberg voyait le soleil se lever entre le Belchen et le Blauen. Il savait alors que l’hiver était terminé. Dans la région du Belchenland, les prêtres continuent de bénir les cierges allumés, avec dans certaines églises notamment la basilique de Thierenbach une procession avec cierges à la main. Procession que l’on aurait hérité d’un rite païen du V ème siècle, si l’on suit ce même auteur. (Traditions solaires dau pays des Ballons et Belchen , éditions du rhin, Strasbourg 1999)
 

CRÊPES Le 2 février, l’on fait aussi sauter les crêpes, ce n’est pas une simple coïncidence, mais plutôt une représentation du soleil, que l’on s’approprie en le mangeant, “la consommation des crêpes, l’homme avale la lune (pour cet auteur  contribuerait symboliquement à faire disparaître la pleine lune et sa lumière néfaste”. Mais n’oublions pas que chez les anciens ont fait sauter les crêpes dans une poêle ronde avec une pièce d’or dans la main pour attirer la richesse dit-on ou plutôt pour évoquer la brillance du soleil ?
Cette tradition si elle n’est pas seulement païenne a aussi un bel exemple historique peu connu, au Vème siècle, des pèlerins venus affamés à Rome furent nourrit par le Pape Gélase premier un deux février, qui fit cuire pour l’occasion d’immenses galettes faites de farine et d’oeufs. 8 Objet de superstition sans doute, car en Vendée ou en Île-de-France, jadis, on plaçait au-dessus de l’amoire lingère une crêpe symbole de prospérité. (Soleil)

Le 2 février, l’ours sort de sa tanière et regarde s’il fait beau, dans ce cas il se recouche pour quelques jours dit un dicton. Il n’est pas innocent de voir représenté sous forme de scènettes avec costume cet ours à ce moment de l’année dans certaines régions. (Pyrénées espagnoles et françaises). L’ours, que joue un acteur dans ces représentations, finit tragiquement symbolisant la rigueur de l’hiver.  Sa mort est une métaphore de la renaissance du printemps. Mais qu’en est-il du dieu solaire Belenus ?

Selon Jacques de Vorangine, le culte fut instauré pour détruire d’anciennes traditions païennes et pour glorifier la pureté de la Vierge”.

“Autrefois, aux calendes de février, conte-t-il, en l’honneur de Februa, mère de Mars, dieu de la guerre, les romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis en raison des honneurs qu’ils rendaient à sa mère, et cet espace de temps était un lustre.



Au mois de février encore, les Romains offraient des sacrifices à Febvrus, c’est-à-dire à Pluton et aux dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu’ils eussent pitié d’eux ils leur offraient les victimes solennelles et toute la nuit ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumés. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières dont l’origine est tirée des fables des poètes. 9 (...) Or il semble que selon cet auteur cette tradition ne fut pas simple à abandonner, “alors le pape Sergins (Sergius ?) lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année à pareil jour, par tout l’univers une fête en l’honneur de la sainte Mère u Seigneur, avec cierges allumés et chandelles bénites.“

Mais après consultation de  la chronologie des papes ce serait le pape Gélase en 496 ou encore en 492 qui l’aurait instauré. (Gélase 1er 492-496)  on célèbre  cette fête  au minimum depuis  la fin du IV ème siècle à Jérusalem.  h F.S.


1. Manfred Becker-Huberti, in feiern feste jahrez-Zeiten,  Herder
2.   les textes qui donnent le précepte, sont Exode 13,11-16, Lévitique 12,1-8, Josué 8 14f, 42-6
3.  le texte précise bien, Lumière avec une majuscule c’est bien de Jésus en tant que Lumière dont il s’agit, les nations en minuscule.
4. éditions du Bastberg, une enfance en Alsace
5. Arnold Van Gennep, in le folklore français,  collection Bouquins, page 119,  souligne, “ il constitue un rite calendaire”.
6. Alain de Benoist, GT 14 page 22, Traditions d’Europe, éditions le labyrinthe.
7. Almanach de la mémoire et des coutumes, Corse, Claire Tiévant +  Lucie Desideri,  Albin Michel éd. 1986
8. Fêtes et traditions de France ,Alain-François Lesacher, éditions Ouest-France, collection Mémoires, p 18
9. Les rythmes, les fêtes calendaires, in l’Europe, mythes et traditions, Brepols, page 345

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Publié le 1 Février 2009

Februar, der kürzeste der Mondenzahl,
ist auch der schlimmeste hundermal.

Février le mois le plus court,
est aussi 100 x le plus pire.

Februar mit Schnee und Regen
deutet an der Gottessegen
Février avec de la neige et de la pluie
est une bénédiction de Dieu

Soviel Nebel in Februar
soviel Kälte im ganzen Jahr
Autant de brouillard en février
aussi froid toute l'année

Je nasser ist der Februar
desto nasser wird das ganze Jahr

Sankt Dorothée bringt meisstens Schnee
C'est la sainte Dorothée qui apporte le plus de neige.

Lichtmess im Klee
Ostern im Schnee
La Chandeleur dans la verdure
Pâques dans la neige

Gibt es am Lichtmess (2 février, Chandeleur) Sonnenschein
wird's ein spätes Frühjahr sein

le 2 février ensoleille
le printemps sera tardif.

Lieber soll zu Lichtmess (2 février)
der Wolf im Stalle hausen,
als die Sonne scheinen draussen
Il vaut mieux un loup dans la grange le deux février
que le soleil brillant au dehors

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