Publié le 29 Juin 2009

Dix secrets, la Vierge effectue un piqûre de rappel à Ivanka sur le contenu des secrets, elle en est arrivée au 10ème secret ce 25 juin 2009.

Après des interrogations de lecteurs de ce blog, il est vrai qu'il semble utile de savoir ce que l'on sait des secrets. Il parait en effet assez étonnant que depuis 2005 (à l'exclusion de l'année 2007) la Vierge revienne et "talk about" (reparle) des secrets qu'elle a donné en 1984. Mais vingt ans ont passé et on peut comprendre que les déformations peuvent également interférer et modifier le message original.

Par une boutade,
« Le secret est secret »  Mirjana résume à sa propre mère qui voulait en savoir plus sur les secrets, ils sont secrets « même pour toi » lui répondit-elle. Vicka elle,se braque généralement lorsque l’on désire en savoir plus. Elle signale être freinée lorsqu’elle est tentée de trop en dire. Mais au détour des interviews l’on a appris que certains  secrets donnés sont des messages personnels. Il y a peu d’échange sur le thème entre les voyants ce qui peut très bien signifier que chacun a reçu d’autres secrets, même s’ils n’en ont eu chacun que dix.  « Elle nous en a promis 10 à chacun de nous six » disait-elle dans le premier livre interview « je vois la vierge » de Yanko Bubalo (Œil). Et la Gospa tiendra ses promesses,  Ils ont été révélés au rythme de chacun, à l’instar de la Vie de la Vierge  qu’ils ont également reçu, progressivement.

On sait aussi que les secrets, s’ils constituent des « Avertissements graves » selon Mirjana, qui fut la première à les connaître, peuvent aussi être empêchés « par la prière et la le jeûne », comme la guerre, elle l’avait signalé dès le 21 juillet aux voyants.  Jelena, une jeune fille du village, dotée de locutions intérieures, précisait que « tel jour, telle date, il arrivera telle chose, est le signe d’un faux prophète ». La conversion, la prière, le jeûne peuvent empêcher le Mal, si le Monde ne se convertit pas ».  On comprend mal d’ailleurs les réticences de certains écrivains et analystes catholiques devant cette assertion doutant de la capacité de la prière, du jeûne et de la foi. La Bible, les vies de saints témoignent de la force de la prière et de la foi.

Le 3ème secret a fait couler le plus d’encre, il semble commun aux voyants, il concerne ce fameux grand signe visible ou permanent. Notons que les voyants avaient réclamé au début des apparitions un signe visible,  et qu’à cette requête la Vierge disparaissait. Cette fameuse demande, qui prive de la foi, semblait donc contraire aux plans de la Gospa. Déjà le 3ème secret de Fatima avait fait couler tellement d'encre, un pirate de l'air avait même exigé que l'on révèle le secret !

 Certains impatients, trouve le « retard » de ce signe, un mauvais présage sur les autres apparitions. Notons que le signe du Soleil dansant à Fatima, vu par des milliers de personnes, notamment les plus athées des journalistes portugais avait contribué à la renommée de Fatima. L’aurore boréale vue sur toute l’Europe avant le début de la guerre avait été interprétée comme le signe visible attendu.
Le reste devient conjecture : Les 7 derniers secrets concerneraient des maux. Je ne m’y risque pas, la littérature est abondante sur le sujet et relève plus que la psychologie de l’auteur et de ses craintes personnels. (atome pour les uns, guerre particulière, écologie…) agrémenté des peurs conjoncturelles. Pourtant on sait qu'ils portent sur le monde (et la paroisse, a-t-on écrit ici et là) et nous concernent tous.

Ils seront révélés au public en temps utile « opportun » selon la requête de la Gospa à Mirjana qui en a été la première dépositaire, (Déjà Vicka disait en 1984, Mirjana sait ce qui va se produire) puis Ivanka (1985) puis Jakov (1998), de leur vivant,  elle sera faite par Mirjana,  à un prêtre. Le prêtre s’y préparera par un jeûne de 7 jours au pain et à l’eau, elle lui confiera les secrets oralement et il devra les faire connaître après trois jours.  (18 années d’apparitions, juin 2000, page 95, François-Xavier de Guibert/Sakramento). Pierro Jacopini rajoute : « après trois jours, ce qui a été prophétisé par la Vierge se réalisera ». (page 86) aucune trace de ces trois jours ailleurs.
 Le grand signe sera donné, mais sans doute trop tard pour que tous puissent se convertir. Le premier secret, selon Jakov, apportera la « démonstration de  l’authenticité des apparitions », d’où on peut peut-être tirer la signification de « la difficulté de se convertir » à ce moment-là ?  On sait aussi que le premier signe montré à Jakov est très « beau », il aurait aussi été montré à Vicka. (juin 2000, page 96).
Le père qui a été désigné pour les recevoir est le Fr.Petar Ljubicic (Pero)  il explique ce qu’il doit faire et la procédure, qui estime très « simple » et « très claire » dans une interview, visible http://medjugorje-online.com/news.php.

Prière et conversion, à la question posée à Mirjana, « comment se fait-il que toi qui connais tous les secrets sois aussi gaie ? » La réponse est « dès que je m’en rappelle, j’ai envie de pleurer toute la journée ». Ses pleurs ont d’ailleurs été vus à différentes extases lorsque la Gospa lui parle des événements futurs dont la jeune femme est la gardienne. (Medjugorje, lumière du monde, page 40, edizioni Martini).



Nous publions donc un tableau synthétique (il a été quelque peu tronqué par la présentation du blog) réalisé à partir de la nombreuse bibliographie disponible (et dont les dates ne coïncident pas toujours) :


Nom du voyant :  (année de naissance) JAKOV COLO (1971) 
 A reçu la Vie de la Vierge    A partir du 7 septembre 1983, jusqu’à fin avril 1983 
Secrets reçus     Tous reçus en 1998. 
Remarques sur les secrets      Le 10ème a été reçu le 12 septembre 1998 
Fin de l’apparition quotidienne    13 ans après,  le 22 septembre 1998
Apparition annuelle  25/12   
Remarques particulières


      , 
Nom du voyant :  (année de naissance)   IVANKA IVANKOVIC-ELEZ (1966) 
A reçu la Vie de la Vierge   Jusqu’au 22 mai 1983 
 Secrets reçus    Le 10 ème fut reçu le 6 mai 1985, elle fut la deuxième a avoir connaissance des dix secrets.  La Vierge dans son cas est revenu sur les secrets « talk about » après avoir dévoilé tous les secrets en 1985. 
 Remarques sur les secrets  
 Fin de l’apparition quotidienne   
  6  ou 7 mai 1985 après 3 ans  Apparition annuelle 25/06  
 Remarques particulières : Retour sur les apparitions le  jour anniversaire du 25 juin. 6ème secret en 2005,
7ème secret en 2006,
Pas de remarque en 2007.
9ème secret en 2008,
10ème secret en 2009.


Nom du voyant  (année de naissance)   
MARIJA PAVLOVIC-LUNETTI (1965)
A reçu la Vie de la Vierge  Jusqu’au 17 juillet 1983 
Secrets reçus    
Au minimum les 5 premiers
 Remarques sur les secrets  
 Fin de l’apparition quotidienne   
Voit tous les jours  
Apparition annuelle
  Tous les jours,  Publie le message du 25  de chaque mois.
 Remarques particulières




Nom du voyant (année de naissance)   VICKA IVANKOVIC -MiJATOVIC
(1964)  A reçu la Vie de la Vierge  Jusqu’au 10 avril 1985  , elle signale avoir complété 3 cahier et attend de pouvoir les publier. 
 Secrets reçus   Tous reçus,    Le 9ème reçu la dernière.
  Remarques sur les secrets  
le 4ème est pour elle (dit-elle dans une interview en 1984, elle en avait alors 8) 
 Fin de l’apparition quotidienne   
voit tous les jours
Apparition annuelle :
voit tous les jours
    Remarques particulières

     
        
Nom du voyant  (année de naissance)   MIRJANA DRAGICEVIC (1965) 
 A reçu la Vie de la Vierge  
 Secrets reçus   
10 reçus en 1982  
Remarques sur les secrets   
Elle fut la première à les connaître tous. Elle devra les dévoiler au Fr. Petar, Pero Ljubicic,  franciscain, selon les modalités. 
 Fin de l’apparition quotidienne  
Fin au bout de un an et 1/2, le 25 décembre 1982
 Apparition annuelle :
Le 18 mars (même si c’est son anniversaire, c’est, elle l'a précisé, en l'honneur de la fête  de l’Annonciation) et le 2 de chaque mois elle prie pour les incroyants.  
Remarques particulières : Va révéler les messages au prêtre  (voir plus bas) selon les modalités particulières. Elle est souvent en pleurs lors des apparitions lorsque la Vierge lui rappelle les événements à venir, les secrets.
 

    Nom du voyant (année de naissance)   IVAN DRAGICEVIC (1965)    
A reçu la Vie de la Vierge  ?   Secrets reçus  :  9 en 2002
 Remarques sur les secrets   : /
  Fin de l’apparition quotidienne   :
voit tous les jours  Apparition annuelle : Voit tous les jours.  
    Remarques particulières
         
J'espère ainsi avoir répondu aux lecteurs qui se posent des questions.

Si  vous avez d'autres informations pour compléter ce tableau, c'est un peu court pour Ivan notamment (il est peu bavard et accorde peu d'interview)  merci de nous en faire part :
redaction@petite-lanterne.com
   

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 26 Juin 2009


les feux de la St Jean, une vraie fête, une tradition ancienne héritée sans doute de rites païens bien enracinés dans de nombreuses régions françaises et européennes.


Loin d'être une image, la fête de la Saint Jean est  outre le solstice d'été, la fête de l'été, la nuit la plus courte qui est à l'opposé dans le calendrier du 24 décembre, la nuit la plus longue. (En fait respectivement le 21)
"Noël et la Saint Jean se partagent l'an "

La Saint Jean (nativité de saint Jean-Baptiste1)  (Luc 1,5-25) bénéfice d’une véritable foison de croyances  que la vie des saints  2 résume “chaque année l’univers catholique se réjouit à la nativité de saint Jean-Baptiste. Dans beaucoup d’endroits on allume des feux de joie” tradition pas totalement disparue de la mémoire collective et populaire qui connait un nouvel engouement ces quinze dernières années. On sait encore la magie du feu et certaines anciennes croyances populaires se télescopent encore, en Bretagne on croit par exemple que les âmes se rassemblent en cette nuit du solstice. On tenterait par ces feux de se concilier (comme à la Chandeleur) les faveurs du soleil, source de vie et de bien-être.
Le terme de Noël de l’été  repose sur la conception du lien entre solstice d’hiver et d’été. Jean Baptiste, dernier prophète, annonce le Christ, fêté six mois avant Noël, et la naissance de N.S. Jésus-Christ. Le feu de l’été dans la chaleur (évoquant le désert de Jean) signale le feu de la bûche de la nativité. On se souvient de la citation biblique “il faut que je diminue pour qu’il grandisse”. (Jean 3,30) Faisant ainsi de Jean-baptiste une “lampe ardente et brillante”. 3
Privilège méconnu il semble que le roi avait ce droit d’allumer les feux. Et c’est  Louis XIV  qui fut le dernier souverain à  le faire   sur la place de Grève à Paris. 7 Ce privilège fut légué ensuite aux prévôts des mrchands et aux échevins et la tradition cessa à la Révolution française.

Mais pourquoi donc faire
un feu ?

Un des buts premiers” écrit Freddy Sarg 4 , des feux allumés lors de cette nuit (en ce mois des jachères, juin) “est de délivrer les hommes et les animaux de l’emprise des sorcières”.
Ainsi pour protéger le bétail les participants jetaient des morceaux de rameaux bénis et des branches vertes dans le feu afin qu’il produise une épaisse fumée. Les habitants conduisaient également les animaux à travers cette fumée réputée pour ses propriétés protectrices.
La bête craignant le feu devait ne pas y aller aussi courageusement que l’on s’imagine.
Ceux qui étudient les anciennes croyances germaniques trouvent dans le culte de Thor, dieu du tonnerre et la fertilité, fêté approximativement à ce moment de l’année. Cet argument est contesté par Van Gennep, le célèbre folkloriste, s’il existe des feux dans la religion gallo-romaine, il n’en existe pas en juin. Le culte de Mithra a laissé faire des feux mais pas en ce mois précis. Le dicton connu “Noël et la Saint Jean se partagent l’an” n’a rien à voir avec ces cultes. Les récits très anciens de 452 évoquent des retraites aux flambeaux, mais pas des feux. Si dans le passé plus récent on interdit les superstitions païennes ou magiques, on ne trouve pas de traces de condamnations des feux. Les grands saints notamment Saint Eloi interdisent  de faire des voeux ou des pratiques magiques “dans les temples, ou auprès des fontaines, des arbres ou des enclos, ni n’allume des flambeaux le long des chemins et des carrefours”.  Les adeptes des théories purement solaires affirment que les feux se trouvent à proximité de sites d’anciennes croyances ou de monuments mégalithiques, si cela semble vrai en Bretagne ou à Stonehenge, il n’en est rien dans d’autres régions si ce n’est la proximité d’une église (pas forcément ancienne) d’une abbaye, d’un relief, ou d’un point culminant qui permet au feu d’être bien visible aux alentours. Cette préoccupation de visibilité se trouve aujourd'hui encore lorsque les associations culturelles ou  sportives décident d’un emplacement pour l’édification de leur pyramide de bois.
Mais une chose semble sûre de la foi des analystes anciens Lefftz5 et Pfleger “en Alsace en pays montagneux (ils sont situés) sur des pointe s rocheuses ou les pics pour être vus de loin”.

En 1683 dans les Additions, les stipulations touchant au folklore s’adressant aux prêtres sont les suivantes (orthographe d’époque) : “nous exhortons Messieurs les Curés de distinguer le feu de ioye qui se fait la veille ou le jour de la Nativité de S.iean Baptiste en y conduisant le Magistrat et le peuple en procession en chantant les hymnes de l’office du même Saint ; ce que nous avons jugé dautant plus nécessaire que nous n’avons pas trouvé un moyen plus propre, ny plus doux pour en retrancher les danses et les immodesties qui ont fait dégénérer une riouïssance si ancienne et si iuste, et si sainte en une occasion de débauche & de péché”.

 En Suède c’est la fête du Midsommarnatt, (ou Midsommar) qui coïncide avec une période où le crépuscule et l’aurore se rapprochent tant qu’on se demande s’il n’y a pas deux soleils, les jeunes en profitent pour faire la fête. Un “mât est dressé dans toutes les prairies, c’est autour de ce “majstång” décoré de feuilles et de fleurs, de couronnes et de guirlandes que l’on va danser”. Cette coutume semble avoir été interdite au XVII ème siècle parce qu’elle donnait lieu à des “jeux sauvages et inconvenants”. 6
Des feux sont allumés avant le solstice dans la nuit qui précède en Norvège, les maisons sont décorées de branches de  bouleau, on boit, on chante et danse. Ces mêmes feux semblent être présent au Danemark, où des milliers de feux s’allument dans la nuit du solstice. (même source). Avec la présence d’une sorcière sur le sommet comme il était d’usage en Alsace il y a encore peu d’années.   En Finlande, enfin,  on signale des mêmes feux situés eux près des lacs (au pays des mille lacs). Une célébration proche est coutumière en Lettonie, mais la fête est surtout consacrée au bétail, à l’élevage et à l’agriculture.

QUÊTES DE BOIS
Mais revenons en Alsace, pour ces feux alsaciens nommés Sungiht, Singicht, Sünngiht, Kantztifiehr (à Auenheim), Kannsfeuer à Lauterbourg, Neewiller, Niederlauterbach, Scheibenhard, Kantzfeuer à Mothern. 7
Les enfants ramassent le bois en allant  de “maison en maison avec des chants dédiés à des saints méconnus” ou inventés 8 (On retrouve cette même collecte pour le feu du samedi saint lorsqu'il était réalisé par les servants de messe)

 On joint ainsi l’utile à l’agréable ce que résume le bon sens alsacien par la formule “m’r tüet d’s Nétzlige mit’m Vergnieje verbénde”. En effet, ils débarrassent  en même temps les maisons, les granges, des objets et des bois inutiles par le biais d’un feu purificateur.
C’est l’occasion d’une chanson à Bernardsvillé 9 pour les quêtes de bois et de friandise.
“Am Kanzti ha m’r e Fîrel                     A la Saint Jean nous faisons un feu
Gan is au e Stirel                         faites nous aussi don d’un petit bois
Saint  Bembernell, Saint Bembernell                Saint Bembernell, Saint Bembernell,
Gan is au e grossi Wall                    Donnez aussi un grand fagot
Saint Vit,  Saint Vit                    Saint Guy, Saint Guy,
gan is au e Schit                        Donnez nous aussi une bûche
Saint Abraham, Saint Abraham                    Saint Abraham, Saint Abraham
Ihr màche uns die Zit so lang                vous nous faites attendre
Saint Düse, Saint Düse                        Saint Düse, saint Düse
M’r kenne au nà müse                    nous pouvons aussi flâner
St Bale, St Bale                        saint Bale, Saint Bale
M’r kenne au nà stehle !                    nous pouvons aussi en voler
St Pole, St Pole                        Saint Pole, Saint Pole
D’r Deîfel soll i hole                        Que Diable vous emporte!

Les bûchers peuvent prendre des formes originales, (aujourd’hui encore, à Bischoffsheim sur le Bischenberg en juin 2000 deux bûchers liés représentant une Alsacienne et un Alsacien), ou en 1994 à Goersdorf avec un “Fackel” de 3514  mètres de haut. Mais malheureusement ce n’est pas sans risque malgré les soutiens logistiques et la technique des pompiers n’évitent pas certains accidents10. Les fagots, broussailles apportés à bout de bras ou ramassés par un char généralement un char décoré qui circule de maison en maison quêtant des matériaux à brûler ou vieilleries en bois.
Les feux actuels cherchent surtout des hautes et claires flammes démunies de fumée, telle n’était pas le cas des feux anciens, dont la fumée aux vertus prophylactiques devait purifier les animaux, les champs et les airs. Et faire fuir les sorcières. (voir notre article  dans le numéro 140, quelques extraits en ligne)

Le récit du ramassage à Fellerin  avant 1939 raconte ceci : “”les conscrits” allaient chercher et ficher en terre le plus beau et le plus haut sapin qu’ils avaient pu trouver ; il avait parfois de 25 à 30 mètres de haut. Tous les soirs, ils couraient la montagne pour y couper des rondins de 2 à 3 mètres de long qu’ils portaient jusque tard dans la nuit jusqu’au lieu du bûcher situé sur une colline. Ils les entassaient par alternance, les plus gros en bas, en les clouant fortement. L’intérieur de ce tronc de pyramide était bourré de feuilles sèches, de paille et de brindilles.Lorsque les 150 mandrins avaient été ainsi superposés, on avait obtenu un échafaudage quadrangulaire haut de près de 20 mètres.”  (...)
“Dans l’intervalle les conscrits allaient de porte en porte dans le village. L’un d’eux portait un sapin décoré de serpentins et de fleurs de papier ; les autres, des paniers et des tirelires. Les gens donnaient, qui des oeufs, ou du beurre, qui du fromage, du lard, qui de la saucisse, que les conscrits revendaient. le produit de la quête en nature et en argent servait ensuite à offrir de la bière fraîche aux habitants du village accourus en foule sur la colline pour assister au feu”.
Dans ce village on signale que jadis on élaborait deux feux, le petit bûcher était allumé en premier lieu permettant à tous de joindre la colline avec flambeaux et torches et musique. Le second était allumé en leur présence sur la colline.

Où les dresse-t-on ? 

Certes pas dans tous les villages, on trouve des cantons à forte densité de feux de la saint Jean, d’autres très sous représentés. On a une preuve de leur  existence fort ancienne par les textes de police qui visent à limiter les risques d’incendies dans  la ville de Strasbourg dès 1408-1418,  dans celle de Wissembourg dès 1614. Durant ce XVIIe siècle les protestants de la cité  Strasbourgeoise font la fine bouche contre cet instrument du papisme et  les font disparaître d’une partie de la ville. On a donc une preuve que ce  feu n’est pas seulement un événement populaire mais aussi l’expression de croyances et de superstitions. 
En 1437 seront publiées des ordonnances relatives à la confection des Singichtnacht voulant les interdire.
L’étude faite par Van Gennep sur la localisation géographique des feux, signale qu’on en trouve fort peu à Seltz, Soultz, Woerth, Haguenau, Bischwiller, Niederbronn, Moselle, Biche. Bien plus   nombreux  sont les feux  dressés à Strasbourg nous venons de le voir, ou encore à Obernai, Erstein, dans les coins de Châtenois, Sélestat, Marckolsheim.
La tradition ne peut pas seulement être germanique car on n’en trouve pas de trace de l'autre côté de la frontière dans le Bade-Wurtenberg.  Dans les régions allemandes on ne trouve que  des feux de carême très localisés  en Alsace. (voir nos articles sur les traditions du carême)

Dans ces cantons, chaque village se fait un devoir de réaliser le plus beau, le plus haut et le plus fier feu de saint Jean, et la taille de la commune ne semble pas avoir  de corrélation avec la hauteur du bûcher. On a ainsi vu cette année encore, le feu de Bischoffsheim modeste village ridiculiser celui d’Obernai commune bien plus peuplée située à côté d’elle.
On en a même vu devant chaque porte, dit l’ethnologue Stehle, à Molsheim  une compétition villageoise entre 4 groupes de jeunes qui tentèrent de rivaliser en confectionnant le bûcher le plus élevé.
L’ouvrage les petits alsaciens chez eux s’adressant aux jeunes français de l’intérieur à l’époque de leur rattachement à l’empire, raconte ainsi la magie des feux :“le crépitement du brasier se mêle(ra) aux laoutis montagnards. Pour que ces feux soient plus majestueux, on dresse un sapin résineux au milieu du tas de fagots et on attache à la cime des bourrées de bois léger qui, en flambant couronnent le foyer.”11

Au sommet de ce bûcher à Thann on y plaçait 3 sapins disposés en triangle. Dans d’autres régions on trouve un drapeau (que l’on ôte avant l’allumage)  un coq en terre cuite ou une sorcière.
L’allumage obéit à un rite particulier, on trouve souvent un Jean ou une Jeanne, ou encore un jeune couple marié dans l’année mais n’ayant pas encore d’enfant qui allumera le feu. Ce feu devant servir de rite de fertilité.
On trouve aussi deux aspects, l’un liturgique avec un rite particulier (bénédiction du feu), notamment un homme d’église qui bénit ou, et allume le feu. “dans certains villages, dit l’ouvrage des petits alsaciens, le curé vient en surplis, avec les enfants de coeur, les bénir. “12

ÉCARTS
Si à la Saint Jean il ne doit  absolument pas pleuvoir, car avec elle débute le temps des moissons (voir lanterne n°72 sur la fête des moissons, Kilbe, messti en Alsace) et période de travail de récoltes13 . Engrangées elles devront servir à passer l’hiver long et rigoureux à la famille et au bétail. Le feu se consume en donnant un spectacle admirable  qui ne va pas sans certains écarts, condamnés. A savoir, les prédications, les prélèvements de ce feu pour écarter les sorcières, les mauvais esprits, selon Lesacher14 , on leur attribuait aussi le pouvoir d’éloigner la foudre, de protéger le bétail, d’augmenter la montée du lait des vaches, d’accroître le potentiel des champs, d’éviter le tarrissement des sources, puits et ruisseaux.
Dans certaines communes alsaciennes, notamment Bernardsvillé, on lançait à cette occasion des disques enflammés les Schiwler  comme c’est le cas à Carnaval.
 Mais en dehors de tant de croyances autre facteur d’attraction autour de ces feux,  cela semble être la possibilité  offerte en toute impunité des écarts de comportement à l’écart des feux   profitant du noir de la forêt et de la bière et de l’ambiance festive se produisaient certains écarts conjugaux que l’on a nommé les “mariages d’une nuit” ou encore “déshabille-toi pour la Saint-Jean et habille-toi pour le lendemain” disent les dictons provençaux. Mais il semble que de tels écarts ait été présents dans de nombreux régions. 15

 “Ces flammes gigantesques produisent dans l’obscurité du soir, un effet impressionnant”  confirme les “petits Alsaciens”.
On danse autour du feu, et l’on saute au-dessus des restes des  feux (comme le montre notre illustration) pour s’assurer une fertilité et un amour heureux. La tradition affirme l’assurance du bonheur.  Selon la vigueur du couple fe fiancés ou d’amoureux, ou d’amis, et selon la qualité des  sauts au-dessus du  feu on déduisait la taille du blé des moissons proches (croyance recensée à Hipsheim).  A Wilwisheim, entre Saverne et Hohenfelden, vers le milieu du XIX e siècle, le saut était exécuté par un couple mais dans le but assez inattendu “pour éviter les maux de reins pendant la moisson”. (Schlély, notes fl p 4) !
Un poème bavarois évoque ce moment magique “Der Winter schnauft nimmer Schauts hii, wia ra brennt !
Wia’s glähde Wognradl
An Berg owe renn”.

Qui évoque l’admiration du soleil couchant et la magie du feu du ciel.18

On  recense dans ses écarts, jadis condamnés par l’Eglise l’illustration du propos de Van Gennep qui affirme que la Saint Jean est “restée dans l’année, le moment culminant des pratiques hétérodoxes se réclamant des anciennes religions, l’ensemble le plus cohérent et le meilleur exemple d’un fonctionnement non)chrétien des rituels de protection”.
“La communauté se rassemble une dernière fois autour du feu protecteur et purificateur, elle établit un dernier barrage, un bouclier symbolique et rituel contre tout ce qui peut entraver la vie, l’ordre pour ensuite se consacrer pendant les mois d’été aux grands travaux des champs.” conclut G.LESER19   dans son ouvrage.

Les feux de la saint Jean qu’ils soient un vestige d’anciennes coutumes liées au soleil, croyances solsticiales comme le pensent les païens, ou  symbole chrétien de l’Incarnation.
Ils ne manquent ni de richesses, ni de complexité ces quelques lignes de notre étude peuvent aisément le démontrer. Ce feu de joie, d’espérance en la venue du Christ -et en son retour futur- ne manquera d’interpéler le passant -déraciné- de cette fin du vingtième siècle, les yeux émerveillés tournés vers ces feux et ces flamèches l’interrogent, il ne décode plus toute la symbolique mais intimement il est touché, il se contente de l’émerveillement devant le feu et c’est déjà beaucoup. J’en prends à témoin le reportage tourné sur les lieux d’un feu de la saint Jean qui ne recueille que des “c’est beau”.
Ce feu évoque bien d’autres croyances et superstitions qui ne peuvent se réduire à l’interprétation d’un feu romantique. Ce feu symbole de pureté de lumière nous dépasse, il nous dit l’espoir de générations entières en la puissance  de l’Esprit de Feu, l’Esprit Saint. N’oublions pas les termes mêmes du Baptiste, “il baptisera dans le feu”, je ne baptise que dans l’eau”.

Références des notes citées :
  1.confirmé par l’encyclopédie Théo  page 43
  2.ne pas confondre avec l’évangéliste Saint Jean, celui que Jésus aimait qui est célébré le 27 décembre.
  3. voir notes précédentes. page 380.
  4. rappelons que saint Jean-Baptiste fut décapité par ordre du roi Hérode sur la demande de la fille d’Hérodiate, Salomé qui avait dansé à l’occasion de l’anniversaire du roi et subjugé le trétrarque. Il lui fait remettre le cadeau de son choix. Elle préféra  la tête de Jean, enfermé dans les geôles. La tête fut remise à la fille Salomé posée sur un plat. (voir nouveau testament) 
  5. Alain-François Lesacher in Fêtes et traditions de France  Editions Ouest-France, collection mémoire, Edilarge 1996-1999, page 50
  6. dans “En Alsace du berceau à la tombe”,  Freddy Sarg, Oberlin
  7. rapporté par Van Gennep  dans son tome 2 sur le folklore français,  Cycles de mai, de la saint-Jean de l’ét et de l’automne, réédité chez Bouquins, Robert Laffont en 1999 (éditions originales, A & J PICARD 1949/151/1953)
  8. les solstices, histoire et actualité, Jean Mabire et Pierre Vial, Grece.page 153
  9. page 1473 Van Gennep
   10. les petits alsaciens chez eux  page 07
  11. toute l’Alsace à la quête de l’Alsace profonde, par M.DOERFLINGER & G.LESER, éditions SAEP Colmar p 55
  12. 35,75 m édifié par l’association Go’83, en juin  1994, avec 350 stères de bois, 3223 heures de travail et 1300 personnes présentes lors de sa crémation. Il semble avoir été le feu le plus haut du monde affirme l’Alsace et ses fêtes,  G.KLEIN,G.LESER,F.SARG, DIFAL-ERCE-J.DO BENTZINGER page 66
  ou plaisantins, à Obernai, cette année, des “petits amuseurs” ont allumé le feu bien avant les festivités.Peut-on les poursuivre pour pyromanie et destruction desbiens d’autrui ?
  13. les petits Alsaciens chez eux  page 34édition originale 1918, Garnier Frères - infolio 95 Viroflay
  14. les petits alsaciens  chez eux  page 35
  15. voir notre dossier sur les moissons, le “Glückshampfel” les superstitions et peur sur les esprits des moissons,”kornmutter” dans notre lanterne n°79
  16. ouvrage déjà cité, attributs cités page 50
17.   p 156Fêtes et croyances populaires en Europe Yvonne de Sike, au fil des saisons, Bordas, septembre 1994
18.   page 114 et 115 “Sunnwend” coucher de soleil, das boarische Festtagsbuach, Alfons Schuhbecket Hanna Walther1997, Ruperti-Verlag.
 19.  ibidem p.58 G.LESER, M.DOERFLINGER, toute l’Alsace à la quête de l’Alsace profonde. SAEP Colmar.

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Publié le 26 Juin 2009




Depuis le début des apparitions,

Ivanka savait qu'elle serait destinataire de 10 secrets, La Vierge aurait évoqué les secrets, connus d'elle depuis 1985. 
Le sixième secret lui  été évoqué le 25 juin 2005,
le 7 ème le 25 juin 2006,
En 2007 aucune mention de secrets n'a été faite par Ivanka ;
le 9 ème l'a été en 2008 ;
et le 10ème, la Vierge l'aurait évoqué avec elle. 

Un de nos lecteurs nous demande de le préciser, qu'elle aurait déjà eu connaissance des secrets depuis 1985.

Le temps semble avoir été de la partie, car si la journée a démarré assez fraîchement, et même ensoleillé, de gros nuages se sont formés à l'horizon.
Et déjà Medjugorje a subit de grosses averses, des vents forts et des éclairs.
L'apparition à Ivanka a eu lieu en présence de sa famille, dans sa maison.

La Vierge a été auprès d'Ivanka  dix minutes durant et lui a en dehors de ce 10ème secret :
"Chers enfants, Je vous appelle à être apôtre de la paix. Paix, paix, paix".

NDR : L'insistance de la Vierge est à signaler sur ces éléments de paix.
Les autres voyants ont déjà eu communication des dix secrets.



nous vous invitons à aller voir notre blog de la petite lanterne consacré à Medjugorje.




Our Lady speaks about the 10th Secret on 28th Anniversary

une 25th, 2009, began as a cool, sunny day in Medjugorje. As the village swelled with jubilant pilgrims celebrating the 28th anniversary of the apparitions, however, dark storm clouds began to form on the horizon. Soon, Medjugorje was being pelted with heavy rain, strong winds and lightning.

Our Lady graced Medjugorje with several messages for the anniversary, first appearing to Ivanka Ivankovic-Elez for her regular annual apparition. Ivanka had the apparition at home in the presence of her family. Ivanka said the following about her apparition today:

“Our Lady remained with me for 10 minutes and spoke to me of the tenth secret. Our Lady said: ‘Dear children, I call you to be apostles of peace. Peace, peace, peace.'"

Today's apparition was certainly interesting in that Our Lady spoke about the tenth secret. In fact, she has spoken to Ivanka about the secrets in many of her recent annual apparitions. A striking sequence stands out when one looks at the accounts of her most recent apparitions.

1. June 25, 2005 - Our Lady spoke to Ivanka about the 6th secret.

2. June 25, 2006 - Our Lady spoke to Ivanka about the 7th secret.

3. June 25, 2007 - Ivanka did not mention anything about secrets.

4. June 25, 2008 - Our Lady spoke to Ivanka about the 9th secret.

5. June 25, 2009 (Today) - Our Lady spoke to Ivanka about the 10th secret.

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Publié le 26 Juin 2009

Message du 25 juin 2009
 

« Chers enfants, réjouissez-vous avec moi, convertissez-vous dans la joie et

remerciez Dieu pour le don de ma présence parmi vous. Priez pour que, dans vos

coeurs, Dieu soit au centre de votre vie et que, par votre vie, vous témoigniez,

petits enfants, pour que chaque créature ressente l’amour de Dieu. Soyez mes

mains tendues pour chaque créature afin qu’elle se rapproche de l’amour de Dieu.

Je vous bénis de ma bénédiction maternelle. Merci d’avoir répondu à mon appel. »






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Publié le 14 Juin 2009

Cette mystérieuse fête : la fête Dieu

Actuellement célébrée le jeudi -en principe-  (c'est toujours le cas en Allemagne, où dans les lands catholiques ce jour est férié) puis le deuxième dimanche après la pentecôte afin que le peuple puisse s’y associer, elle ferme la période pascale, la fête CORPUS CHRISTI, dite aussi Fronleichnamsfest (terme utilisé en Suisse et en Allemagne, et non comme un ouvrage le traduit fête du cadavre d’homme !! Cette approximation reflète la complexité de cette fête ) car le terme provient de froho : le Seigneur, leichnam : le corps ou encore Lieweherrgottstag. Son titre officiel est festum Sanctissimi Corporis Christi, ce que l’on traduit en  langue vulgaire par : fête du très saint corps du Christ. 1

Elle fut définie par le Synode de Vienne de 1318 et consiste en le portage du Christ Eucharistie au devant du peuple, par les rues et  les places afin de  purifier ces derniers  des “irrévérences et les impuretés journalières qui se commettent contre la majesté de ce sacrement”. Le tout sous une “adoration profonde et sincère”. L’Eglise  fit naître cette fête après une vision de sainte Augustine Juliana von Lüttich (+ 5/04/1258), un autre auteur parle, sans citer son nom d’une prieure du couvent du Mont-Cornillon près de Liège  (Guy Deleury2 ). Il s’agit en fait de Ste Julienne (1192-1258. Reprise ensuite par Eve de Liège)3  Sa vision, qu’il qualifie de “trop jolie (...) légende pour n’être pas contée”,  était celle du disque de la lune, mais comme écorné. Métaphore de l’année liturgique amputée d’une fête. Elle s’en ouvrit à son confesseur, le futur pape Urbain IV, l’abbé Pantaléon4 . (Lüttich 1246). Le Pape Urbain IV (1261-1264) consacra cette fête selon les termes latins par l’encyclique “transiturus de hox mundo”. Saint Thomas d’Aquin aurait participé à ce texte, on lui devrait la partie “Laudan, Sion, Salvatorem” qui jamais ne manquait au rite de la fête Dieu. Certains diront que c’était une façon de reprendre en main les processions et les rogations  populaires qui avaient lieu afin de  favoriser la maturation des arbres fruitiers. Elles auraient alors lieu en dehors du village et dans les champs, ce qui n’est absolument pas le cas de cette cérémonie cantonnée aux places et aux rues du village. Nous évoquerons les rapprochements que les partisans de cette thèse signalent.

Sa localisation dans le calendrier
La fête aurait logiquement trouvée sa place dans la journée du Jeudi Saint où le Christ instaura l’Eucharistie, sa présence, il demande  d’en faire “mémoire”. Elle signale sa présence dans les deux espèces, “ceci est mon corps, ceci est mon sang”. Mais la fête joyeuse était quelque peu déplacée en pleine semaine sainte au moment de l’agonie et de la souffrance du Christ qui plus est  à la veille de la crucifixion et du chemin de croix.

Les Dominicains ont beaucoup œuvré pour faire connaître et populariser cette fête de la présence dans l’Eucharistie (on dit beaucoup aujourd’hui “Jésus-Eucharistie”)  instigateur de la généralisation sous le concile de Vienne en 1317 sous Clément V (1305-1314) et sous son successeur le pape Jean XXII (1316-1334) que le rite fut étendu au monde catholique. Première manifestation  à Rome en 1350, Cologne en connurent déjà entre 1274/1279. Pour la propagation de cette fête,  d’autres ouvrages citent le rôle des Jésuites dans la propagation de cette fête et leur soucis de concrétiser, de rendre palpable, la foi  par le peuple.

Apparition de la fête en Alsace, il faudra attendre le début du XIV ème siècle pour que dans la cathédrale de Strasbourg le Chanoine Henri de Dicke célèbre cette fête, alors qu’en Flandres elle était présente dès le XIII ème siècle, la procession en Alsace date de la fin du XIV ème siècle entreprise par Jean Tauler. L’annexion à la France et la volonté catholique du Roi de France mettra fin aux réticences protestantes et celle-ci sera très vite assimilée dès 1682. L’interruption suivante datera de Napoléon, car dans le soucis de faire taire les dissensions entre catholiques et protestants, Napoléon, au moyen de  son Concordat, interdira les manifestations extérieures à l’église. Cette interruption durera jusqu’à la Restauration de 1816.

Son caractère particulier réside dans la procession qui existe depuis 1279 dans les villes d’Allemagne.  Villes avec lesquelles l’Alsace travaille, communique, commerce et constituaient ses principaux référents culturels, à savoir Cologne.
C’est une fête où Dieu se fait visible, palpable avons nous souligné plus haut, le rite d’avant le Concile, (c’est toujours le cas évidemment pour les courants traditionnels fidèles à l’ancien rite) le prêtre officiait tourné vers le tabernacle et non face aux fidèles, la sainte Hostie était donc cachée par le prêtre,5  ou dans le fanum (le temple). Elle va, par ce moyen aller vers le “profanum”. (le profane).
L’hostie entière est portée dans un Ostensoir, généralement en forme de croix. Placée en son centre dans un logement vitré où il sera visible des fidèles. De tels Ostensoirs sont exposés dans les lieux de prière et dans les couvents à des fins d’adoration perpétuelle. 6
Mais cet Ostensoir va “sortir” dans la rue, aller au contact de la foule, avec la dignité de sa représentation, entouré de baldaquin, de fanions, dans une ville parée de fleurs de drapeaux aux couleurs du village, du Vatican (blanc et jaune) ou même tricolores, des arrangements floraux, des autels aux fenêtres, des pétales jetées dans les rues, des fleurs ou des branches de tabac...

Spécificité de Geispolsheim
Si un village célèbre cette fête avec corbeille de pétales et fleurs comme jadis, c’est bien Geispolsheim, cette ville au Sud de Strasbourg, a su garder cette coutume courante dans les villages catholiques jadis et jusque dans les années 50, elles sont aujourd’hui très limitées et sauf à Geispolsheim et dans certaines cités germaniques ou bavaroises, comme Munich, où c’est sans doute une des fêtes religieuses les plus populaires de l’année, ou plus au Sud on trouve des ferveurs particulières à Aix-en-Provence ou encore dans la péninsule Ibérique.

Notons que dans des villages ruraux, on renoue avec une célébration plus respectueuse des traditions et du passé, tel le village (rural) de Stotzheim (67140 BARR) qui effectue procession avec plusieurs reposoirs dans le village actuellement encore. (dimanche prochain, jour cette année de la fête des mères).

Opposition des Réformés
Évidemment cette démonstration e la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie heurte les dogmes de protestants, et Luther s’emporte contre cette nouvelle manœuvre de papisme et de superstition, dès 1527 il déclame que c’est “allerschädlichtes Jahresfest” (la fête ayant le plus de gravité) à laquelle  manquerait  les bases bibliques et que les processions seraient autant d’offenses à Dieu. La religion populaire, Luther ne connaît pas. Son opposition à cette fête va créer en Alsace une occasion de disputes entre protestants et catholiques dans les villages où deux cultes se côtoient. C’est l’occasion dans les villages de rendre aux catholiques la monnaie de leur pièce des manquements qu’ils ont eu à subir le Vendredi Saint (pourtant férié en Alsace). Ils les avaient importuné ce vendredi-là  et  c’est ce jour de la fête-Dieu (qu’ils ignorent) que les protestants remueraient leur fumier ou feraient ostensiblement des travaux bruyants en signe de réciprocité.
Le Concordat de 1801, assez bizarrement, a supprimé ces processions, car elles donnaient souvent lieu à des manifestations anti-protestantes. Elles ne réapparaîtront donc qu’à la Restauration.


Mais en quoi consiste une fête-Dieu exactement.


Description d’une fête récente(sous sa forme actuelle), citée dans l’Alsace et ses fêtes :
“Pour cette journée, tout le village est fleuri, les voitures ont disparu comme par miracle, les rues sont jonchées de fleurs et de branches vertes, les habitants ont revêtu leurs anciens costumes, les pompiers ont mis leur uniformes de fête, aux quatre points cardinaux du village, on a dressé de magnifiques autels richement décorés. A la tête de la procession des ecclésiastiques escortés par les pompiers avec leurs sabres et leur haches, à côté les catéchumènes habillés de soutanes rouges avec des surplis blancs brodés jettent devant eux des pétales de roses et des fleurs du jardin”.
3 statues sont portées dont Ste Anne, mais aussi le ou la patronne du village, (à Geispolsheim c’est Sainte Marguerite); Saint Sébastien et bien sûr Marie Mère de Dieu. La procession s’étire dans tout le village et l’on effectue une halte aux quatre autels où l’on lit un texte d’un des 4 évangélistes.
Les 4 autels ont leur importance, ils ponctuent le trajet, permettent un instant de méditation, c’est aussi un pas de Dieu vers les habitants du village. C’est évidemment un honneur de voir passer le Saint Sacrement devant sa maison. Souvenons-nous des paroles du Centurion, dont Jésus admirait la foi, “Je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri”.  Et bien évidemment l’honneur est immense s’il s’arrête devant sa demeure.
Les 4 arrêts remplacent les scènes bibliques vivantes que l’on trouvait aussi durant le temps de l’Avent et qui se jouaient le Jour de la fête Dieu. Ils représentaient Caïn et Abel, la traversée de la mer rouge... Ces jeux persistent dans les pays du Sud.
Ils ont leur importance car à chaque oratoire, soigneusement décoré et préparé par les habitants, les prêtres bénissent la foule récitent des cantiques, ou écoute le Nouveau Testament. C’est le soir de ce jour que chaque famille qui a préparé une kerwelskrüt la met en contact avec l’ostensoir où est déposé le saint sacrement, selon l’ethnologue et pasteur Freddy Sarg, et cette couronne doit protéger les maisons, étables, des maladies. On trouve ici un rite de protection.
Partiularité de certains villes qui ont même conservé en cette fête des processions sur l’eau, tels que les cités de Staffelsee Murnau, Chiemsee, Cologne.



Prétendues origines païennes

Placé un jeudi après la trinité dans un premier temps, certains auteurs s’empressent de faire un rapprochement avec jeudi, jour dédié à Jupiter, mais avant cela destiné à Thor dans les pays anglo-saxons.
Certains font aussi des parallèles avec des superstitions, ainsi un dicton décrête “qu’à la fête Dieu, il faut au Diable, un pendu et un noyé”. Par jalousie, sans doute, pour le culte rendu dans la foi à Dieu, il ne semble pouvoir se consoler autrement qu’en réclamant deux morts. On peut plus exactement faire un rapprochement avec les cérémonies beaucoup plus païennes qui subsistent dans les valets de pentecôte (voir notre dossier dans le numéro 63 “les Pfingspfiteri et les farces du mois de mai, numéro de mai 1996) où les jeunes attrapent un de leur camarade et font mine de le jeter dans l’eau de la fontaine  pour le noyer.

De plus Van Gennep, dans son folklore ne cite que brièvement cette fête et en écarte tout type de folklore ou de rite païen, explicitant que  ce sont des cérémonies religieuses et non des mouvements païens. (page 1358, tome 2) : “Mais c’est un fait que la Fête-Dieu ou du Saint-Sacrement  n’a pas d’autre origine que liturgique ; et que certains de ses paraphernalia ont acquis populairement une valeur magique, ont été employés non liturgiquement”. 7 Peu d’ouvrages de folklore les évoque à ce titre. Et même le livre ‘la paille et le feu’ se doit dans son introduction de justifier la présence d’un rite religieux dans le folklore et les traditions païennes. On peut donc assez facilement l’en écarter. Les seuls ouvrages qui s’y risquent mélangent des rogations, les rites de pentecôte et la fête-Dieu.
Rite de fertilité pour les uns, offrande aux dieux, voir même  sacrifice  humain aux dieux.
En ce qui concerne les rogations, qui sont elles des “demandes humbles et prières” (rogationes, latin)  la lanterne en a fait une étude -dans son n°84- elles s’apparentent plus à une délimitation des frontières paroissiales et de protection contre les calamités (peste, St Mamert au Vème Siècle) dans ce rite les champs sont bénis et les litanies sont recitées avec chapelet, rien n’est commun avec la fête-Dieu qui se déroule dans la cité 8 . A A séparer aussi de la pratique des récoltes et des moissons du Gluckhampfele (gerbe de la moisson  coupée par un enfant et gardée,) voir notre numéro 79. 
On le voit on est bien loin de cela dans la fête Dieu Toute dans la beauté et dans la retenue dans la foi en la présence de Dieu. ‘je suis avec vous’.

La fête avait une importance capitale en Alsace, comme ailleurs, dans son recueil consacré aux traditions de Corse, Claire Tiévant et Lucie Desideri, 9 signalent que les corses soulignent cette fête avec nombre de processions dans les cités grandes ou petites, tous très fleuries pour l’occasion, la tradition veut que ce jour-là, au matin, on aille cueillir le plus grand nombre de fleurs pour en parsemer les rues et les ruelles constituant le parcours de la procession. Celle-ci est organisée par les confréries (présentes aussi pour le vendredi saint et les processions de pénitents). Particularité corse, au lieu de conserver les “Kerwelskrüt”, on conserve dans l’île de Beauté, les pétales de fleurs pour les jeter sur les fidèles au passage de la procession.  Anecdote de 1844, du panorama de la Corse, un prêtre s’en souvient et cite de mémoire :  “dans une procession de la fête-Dieu, le chef d’une confrérie de pénitents, furieux d’être obligé de céder le pas aux élèves du séminaire, s’oublia jusqu’au plus audacieux blasphème contre le Saint Sacrement que l’on portait à deux pas de lui. Le lendemain, condamné par l’évêque à faire tous les soirs, pendant neuf jours, amende honorable devant la porte de l’église, revêtu d’un sac couvert de cendres, et une tête de mort à la main, il se soumit à cette pénitence canonique avec les marques non équivoques du plus vif repentir. “


Symbolisme :
Le chemin parcouru par le cortège de la fête Dieu est plutôt celui de chacun, de celui qui croit, qui chemine vers la Jérusalem céleste (le baldaquin aux couleur du ciel au-dessus du Saint-Sacrement, appelé “d’r himmel” par les alsaciens ne fait aucun doute.) Dieu est présent, proche, visible, "touchable", nous fait signe dans nos vies quotidiennes, il vient rencontrer sa création,  son lieu de vie, son quotidien , à l’instar de Jésus  dans le monde, comme un signe dans nos existences. Le message est beaucoup plus fort qu’il n’y parait.

Raisons de la chute de cette tradition

Tout d’abord l’opposition dans un premier temps des Réformés, dans un second temps de l’Etat qui a fait chuter la pratique, (interdits citésplus haut) puis du Concile, le saint-Sacrement est  lors de la consécration dorénavant visible des fidèles durant les offices, le prêtre est tourné vers le public des fidèles. Autre raison une certaine perte du  sens du sacré dans le clergé même, on trouve des prêtres qui ne croient plus toujours en la présence du Christ dans l’Hostie consacrée, mais ne négligeons pas une explication psychologisante de la foi, ou encore une certaine crainte des manifestations populaires collectives de foi.
A tout cela, comme conséquence ou comme source,  la baisse de fréquentation des offices, à quoi bon faire une procession avec un nombre de fidèles réduit et des badauds indifférents voir hostiles. Enfin la circulation des véhicules dans les villages qui ne peuvent qu’interrompre les files de processions et perturber les chants.
Seul Geispolsheim semble avoir sauvé la tradition avec le soutien du clergé, de la muncipalité, d’associations, et de fidèles croyants et mobilisés. 

L’exemple actuel de Geispolsheim.

Les cloches sonnent à la volée, fin de l’office religieux, la chaussée est dégagée,
 la procession débute par
* un groupe de fillettes en blanc avec des couronnes de fleurs, suivie par
* l’harmonie du village
les 6 fillettes en costume traditionnel avec sur les épaules la sculpture de la patronne du village, la statue est dorée. Les fillettes portent sur le costume d’alsacienne, le tablier blanc brodé, grande tenue, réservé aux offices religieux. Au début du siècle les fillettes auraient été vêtues en tenue de bergère de Marie antoinette avec houlette, châle et faisaient tinter leurs grelots (selon certaines sources)

* pompiers en uniforme

* tréteaux de bois portés et pliés par un jeune garçon, il servira à déposer les statues devant les autels ostensoirs.

* plusieurs jeunes gens qui portent saint Sébastien

* fillettes en costume

* bannière blanche représentant un saint du village

* 6 fillettes en costume avec la vierge Marie écrasant de son pied un serpent dans le dos de la statue de la vierge un magnifique soleil éclatant.

* la  chorale au grand complet

* les enfants de chœur avec des paniers chargés de pétales de fleurs

* le corps ecclésiastique avec le Saint-Sacrement sous un dais étoilé, porté par 4 hommes, les hommes du Conseil de Fabrique, en gants blancs en signe de respect vis-à-vis du sacré. Sous le dais les motifs du ciel “d’r himmel”.

* Le Saint-Sacrement est encensé par les enfants de chœur qui marchent à reculons comme les anges encensant Dieu dans le Ciel.

Au passage du cortège les pèlerins, ou simples touristes, se prosternent , se signent. c’est le passage de DIEU dans la cité. Chaque maison est parée de drapeaux aux couleurs de la paroisse, du Vatican, ou tricolores., mais aussi de fleurs, d’une statue ou d’images religieuses.

Au terme de cette étude, on s’aperçoit d’une volonté du clergé et du peuple de montrer Dieu au village, associé à la volonté de montrer à Dieu son attachement à sa présence et à sa protection. Dieu présent au milieu des hommes dans leur quotidien. S’y associe la volonté en ce mois de juin de tout faire pour que cette fête soit belle, colorée, lumineuse, tous les corps du village se mobilisent dans ce but. Gageons que cette marque de respect, de ferveur, et n’oublions en aucun cas les prières qui se mêlent à cette foule, ne peut rejouir Dieu et un océan de grâces retomber sur les villages où Dieu est célébré avec autant de fastes. 
 
Bibliographie, non citée en notes  :

* Feiern Feste, Jarhres-Zeiten, bei Herder, Manfred Huberti Freibourg in Breisgau, 1998 p 339-342
* fêtes et croyances populaires en France, Yvonne de Sike, Bordas
* la paille et le feu  traditions vivantes d’Alsace, Michèle Bardout, berger Levrault, espace des hommes, 1980 sur Geispolsheim
* L’Alsace et ses fêtes, collectif, Difal, Erce, Jérôme Do Bentzinger, page 50 avec des photos anciennes de Geispolsheim.
* Le folklore français (cité en notes)


Nos Illustrations :

* l’Alsace et ses fêtes ;
* la paille et le feu M. Bardout
* illustrations au crayon,  d’Image édition marguerite herrlisheim

notes :
 1. autres termes utilisés ou cités dans les ouvrages, Blutstag, Gotstag, Hotscleichnamtag, Hergotstag, Immolabit edum, Lichna mestag, Sacramentum sanguinis christi, Triumphus corporis christi, Varlechnam, Lieweherrgottstag.

2. Les fêtes de Dieu  Guy Deleury, les mythes, l’histoire, la foi.  Edition du Félin, 1994. page 209

3. Stella Maris, juin 2001  sur le Saint Sacrement

4.   ce même auteur, très critique et prompt à suivre la critique de la Foi ou les signes du Divin, souligne que la création de la fête du Sacré-Coeur de notre Seigneur Jésus-Christ, à la demande de la pieuse soeur du couvent de Paray-le-Monial, Soeur Maguerite-Marie Alacoque (toujours très présente dans le Renouveau Charismatique, eut le même cheminement, vision de la sainte, confesseur jésuite, et institution de la fête par le pape Pie IX en l’an 1856. L’auteur n’y voit qu’un combat contre les Lumières ou le modernisme. (page 210) `

5.   un peu à la manière actuelle des orthodoxes où le coeur est protégé des yeux des fidèles.

6. citons l’adoration pérpétuelle du Mont-Ste-Odile 365 jours par an et 24 h/ 24 h ou encore l’adoration du couvent St Marc à Gueberschwihr parmi d’autres...

7.  Arnold Van Gennep, le folklore français, cycles de mai, de la saint-Jean, de l’été et de l’automne,  tome 2. Collections Bouquins, Robert Laffont1949,51,53, réédition  1999 Robert Laffont.

8.   n°84, fin mai/juin 99, “tout sur les rogations alsaciennes”, traditions ancestrales dans les champs alsaciens. pages 16 à 19

9.   almanach de la mémoire et des coutumes, Corse, chez  Michel éditeur 1986 page consacrée au  21/06

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Publié le 9 Juin 2009

La nouvelle petite lanterne est parue et envoyée !

Vous devriez ne pas tarder à la recevoir cette semaine  :

numéro spécial sur Medjugorje au seuil de la date anniversaire des apparitions

(le signalement du lancement d'un blog spécifique link)

les rogations, un article explique cette tradition





un conte estival, "l'enfant & l'agneau"

la rubrique c'est arrivé,  ( des faits actuels)


une pierre tombée du ciel... Lorsqu'un météorite est tombé en Alsace... 7/04/1492 à 11 H 30
le tremblement de terre en Alsace, hier et jadis...

le travail dominical, le débat redevient d'actualité...

le bilan du voyage en Terre Sainte, avec quelques extraits de ses déclarations...

Dürer, graveur magique...

Ivres de livres "faut-il avoir peur du diable ?"

"Puits aux pensées".


Recevoir un numéro ? C'est possible faites en la demande à redaction@petite-lanterne.com



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Publié le 2 Juin 2009

Message à Mirjana, le 2 juin 2009


La voyante Mirjana a eu ses apparitions mensuelles le 2 juin, comme chaque mois.


Le but de ces apparitions est de prier pour les non-croyants.

Voici le contenu du message donné à Mirjana.

"Chers enfants, mon amour cherche votre amour complet et inconditionnel, qui ne vous laissera pas inchangé, au contraire il va vous changer et vous enseigne à avoir confiance en mon Fils.


Mes enfants avec mon amour, je vous protège (sauvegarde) et je vous appelle à devenir de véritables témoins de la bonté de mon Fils.   Par conséquent, mes enfants, ne soyez pas effrayé  d'être témoins de l'amour au nom de mon Fils. Merci".


allez visiter notre blog petit frère sur medjugorje :

http://medjugorje.over-blog.com

link

 


Message to Mirjana on June 2, 2009

The visionary Mirjana experiences apparitions of Our Lady on the 2nd of each month.  One purpose of these apparitions is to pray for nonbelievers.  The following is the message that Our Lady gave to the world through Mirjana:

"Dear children! My love seeks your complete and unconditional love, which will not leave you the same as you are, instead it will change you and teach you to trust in my Son. My children, with my love I am saving you and making you true witnesses of the goodness of my Son. Therefore, my children, do not be afraid to witness love in the name of my Son. Thank you."

 

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