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Publié le 10 Octobre 2013

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(notre article du numéro 167, automne 2013)

 

 

Situé à 1008 m (1009 m selon d’autres) d’altitude, surplombant la vallée de la Bruche, c’est un lieu mythique et sauvage des Basses-Vosges situé sur la commune actuelle de Grandfontaine. (Bas-Rhin). Au Nord-Ouest de Schirmeck.
Carrefour entre l’Alsace et la Lorraine, point de rencontre entre Bas-Rhin, Moselle, Meurthe et Moselle, Vosges).

 Il fut jadis chanté par Erckmann-Chatrian dans leur romain du Fou Yégof.

 Sa situation stratégique semble paradoxale car le coin semble désert, mais semble avoir été une place forte (- 3000 pour l’occupation, -1000 ans pour la forteresse autour du sommet) au Néolithique, un refuge à l’âge de fer, un lieu de culte, de pèlerinage pour les gallo-romain. Même un sanctuaire de trois peuples.
Il tombe dans l’oubli et ne semble jamais avoir été christianisé jusqu’au XVIIIème. 
Vogésus le dieu de la chasse et le dieu-cerf Smertius.

 

 

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Paradoxal endroit et lieu de toutes les confrontations. Il est visible aux alentours, il fascinera les anciens qui dès la préhistoire donne à ce lieu un culte. Il sera encore plus important à l’époque celte et romaine. Il reste aujourd’hui un lieu de promenade grimpant les lacets à moto (la route du col du Donon, la RD 392), et de ballade pédestre. C’est un lieu qui se mérite après plus d’heure de balade en forêt.
Il donne naissance à de nombreux cours d’eau ce qui peut avoir renforcé son rôle sacré, stratégique il offre une vue panoramique sur la chaîne vosgienne, la Forêt noire, la Plaine d’Alsace mais aussi le plateau lorrain.

 

Habité dès la préhistoire, des tessons, des haches de silex en témoignent faisant ainsi vive son histoire à plus de 5000ans.

Druides : les druides y voient une montagne sacrée. Le vestige d’un puissant mur d’enceinte témoigne de l’existence d’un lieu de culte complété de plusieurs édifices consacrés au dieu gaulois, Teutatès, père du peuple gaulois.
La pierre des Druides est un imposant bloc de grès sur le sentier qui mène à son sommet.

Les romains consacrent le lieu à Mercure  (103 après JC) qui remplace Teutatès. (richesse, honneurs, protection).
Car le lieu est stratégique, situé au carrefour des routes, offreune belle visibilité sur les alentours, les légions y sont donc présentes. Le culte de Mercure y prend place aux II et IIIème siècles. On y trouvera des stèles, des pierres votives représentant Mercure, Vogesus (l’esprit de la montagne);  Smertrius, dieu forestier local accompagné d’un cerf et de Taranis, le dieu cavalier des espaces célestes et de la foudre, une sorte de Jupiter local. D’autres évoques Hécate déesse de la nuit, des carrefours de la chasse infernale. (Cernunnos est également le dieu à ramure de cerf sur la tête accompagné d’un cerf.)

 

 

nouvelles-images-6396.jpg1172 : première citation sous le nom Ferratus Mons.
1432 : première citation sous le nom Donon.
Invasions barbares sans doute pillage du lieu.
IVème siècle : Le lieu tombe ensuite dans l’oubli, les moines irlandais venus évangéliser l’Alsace suppriment les anciennes croyances et ce lieu contrairement à la théorie souvent défendue de la christianisation des lieux, est maintenant boudé par les chrétiens.  L’oubli dure quelque mille ans.

VIIème siècle, les érudits se penchent sur les légendes et les traditions se penchent sur le romantisme du lieu. Ils y bâtissent un pastiche gréco-romain de grès rose qui dorénavant symbolise le Donon sans tout à fait représenter les anciennes croyances du lieu. Ce sont les prêtres qui se penchèrent sur le lieu, en effectuant des fouilles, on doit évoquer l’abbé de Moyenmoutier Hyacinthus Alliot et son frère Petrus Alliot lui abbé de Senones.

En 1869, sous Napoléon III, une pétition est lancée depuis Schirmeck par le docteur Bédel pour y faire rebâtir un temple, à douze colonnes -toujours visible actuellement- sur la plate forme sommitale. A l’abri duquel furent jadis déposées les statues avant de les protéger des dégradations en les exposant dans les musées de Strasbourg et d’Epinal.

 

 

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Le lieu n’est pourtant pas au bout de son histoire, le lieu reste stratégique de par sa situation géographique, proche du conflit en 1870 et de la frontière, il est également l’objet de violents combats en 1914, 400 soldats français et allemands y trouvèrent la mort, certains disent offerts aux dieux en réparation d’avoir commis un sacrilège sur ce lieux.

Des Fouilles historiques entre 1922 et 1938 menées par Fanny Lacour, il y fera figurer des copies de stèles, de pierres votives ainsi que d’une colonne d’un Jupiter cavalier dont les originaux sont eux conservés dans les musées à l’abri des intempéries sous le ciel de Strasbourg et d’Epinal.

Point de passage en 1940 du 43ème corps d’armée de forteresse est encerclé dans les mêmes lieux. Il ne se rendra qu’à l’Armistice.
Il verra passer les alsaciens refusant l’incorporation de force mais aussi les évadés des camps nazis voulant fuir les camps nazis.

Fouilles massives qui mettent en évidence, un premier temple (vestige gallo-romain), une citerne pré-romaine «sorte de puits rituel» conique recueillant les eaux de pluie, un temple circulaire (en bois découvert en 1938), des colonnes notamment de Jupiter-Cavalier, un troisième temple , une table sommital, un temple musée  de 1869, qui a abrité les vestiges jusqu’en 1958.

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8 répliques des stèles votives retrouvées sur place sont donc proposées à la vue des visiteurs :
les dieux Mercure (dieu du commerce, protecteur des marchands et des voyageur)
Vogesus, (esprit redoutable de la forêt)
Cernunos (dieu cerf)
et Jupiter.  (Rappelons que les stèles originales sont conservés au Musée archéologique de Strasbourg dans le souci de les préserver de l’usure du temps, de la météo et du vandalisme, le lieu étant en accès libre)

Lieu de conception de Victor Hugo dit une plaque :
«En ce lieu le 5 floréal an IX fut conçu Victor Hugo» dit une plaque, elle se base sur une lettre de Léopold Hugo à son fils Victor.

 

 

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Le saviez-vous ?

Donon provient d’un terme celte
«dun» qui signifie à la fois montagne et forteresse.
Jamais christianisé, il remet en question la théorie de la christianisation des lieux de culte païens anciens par les chrétiens.

 

 

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Ses anciens noms :

Hohe Donn (haut Don), Hohe und grosse Thonn.

 

 

(sources pour la rédaction de ce texte : syndicat du tourisme Donon, Alsace, ouvrages d'histoire)

Photos du document : ///C  blog de la petite lanterne. FS

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Publié le 17 Septembre 2012

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bancs reposoirs empire (ici entre Andlau et Mittelbergheim en grès d'Alsace) photo lanterne

 

 

Il en existe deux sortes : bancs reposoirs du roi de Rome ou Banc reposoirs empire de l'impératrice.

 

Le préfet Adrien de Lezay-Marnésia (1769-1814) est, fils du marquis de Marnésia, un parfait bilingue il fut étudiant à l’université de Goettingen près de Hanovre et a traduit «Don Carlos» de Schiller. Il est resté préfet malgré d’abdication de l’empereur (Napoléon 1er)  à Fontainebleau le 5 avril 1814.  C’est lui qui fit hisser le drapeau blanc sur les édifices publics alsaciens en proclamant «aujourd’hui, vous avez un roi, dans peu de jours vous aurez la paix !».

 

Ce sont des éléments de notre environnement habituel, il se font si discrets, que nous les oublions. Ils s’usent moins que le bois des bancs publics et nécessitent ainsi que peu d’entretien. Les touristes s’interrogent quelquefois sur ces étranges monuments aux allures mégalithiques ... A quelle divinités font-ils mémoire ?    Ils sont si discrets que nous les laissons souvent tomber aux mains des vandales ou des récupérateurs de pierre ! Tagués de «Italie, $... et autres symboles», négligés... Ils sont pourtant recensés par les monuments historiques ! 

 

C'est à eux que nous reprenons la liste des monuments bancs reposoirs rencensés ci-dessous.

 

Ces bancs-reposoirs sont classés en deux catégories : ceux construits sous l’impulsion du préfet Adrien de Lezay-Marnésia pour la naissance du roi de Rome (fils de Napoléon 1er, marqués 1811) et ceux construits en l’honneur du mariage de Napoléon III avec Eugénie, devenant Impératrice, marqués ou non du millésime 1854, comme sur l’image ci-dessous,  à Zellwiller).
Ces Missions : soulager les paysans, encourager leurs trajets afin qu’ils se rendent au marché le plus proche portant leurs produits agricoles. Ils ont été construits tous les 2 km sur les chemins vicinaux, 500 mètres selon d’autres.  Afin de pouvoir reposer leurs paniers, le haut de l’édifice permet de déposer sans risque de chute, paniers, victuailles, fagots, le bas permet aux marcheurs de s’asseoir, généralement à l’ombre, car 4 arbres sont plantés autour afin d’ombrager l’édifice. Les bornes placées de chaque côté, permettent de s’asseoir, mais sont destinées à attacher les chevaux ou les ânes et de remonter sans aide sur sa monture. Aujourd’hui les cyclistes les apprécient aussi pour marquer une pause et déposer leurs monture à deux roues. On a en compté jusqu’à 1448 sur les routes alsaciennes, il n’en resterait plus que 200.
Quelques bancs-reposoirs classés : Adamswiller, Allenwiller, Altenheim, Bischholtz, Erstein (RR : naissance du Roi de Rome 1811), Geiswiller, Goersdorf (RR), Harskirchen, Knoersheim (x2), Kutzenhausen (RR), Lochwiller, Lupstein, Morsbronn-les-bains, Niedermodern, Nordhouse, Ottwiller, La petite-Pierre, Roeschwoog (x2), Salenthal, Sarrewerden, Schillersdorf, Struth, Uttwiller, Westhouse-Marmoutier, Weyer, Wolfskirchen.

 

 

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photo lanterne

 

 

Bancs-reposoirs

Deux blocs de pierre de grès d’Alsace servant à remonter à cheval, sans aide pour les cavaliers, mais aussi à retenir le cheval pendant la pause.

 

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photo lanterne d'un banc-reposoir (67)

 

 

Sur le dessus, on peut poser ses marchandises, paniers à vendre au marché tout proche, photo lanterne

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En-dessous, possibilité de s’asseoir, sur ce banc-reposoir,  à l’ombre des arbres plantés au-tout.  Malheureusement comme ici entre Saint-Pierre et Eichhoffen, ce banc-reposoir,  est victime de graffitis, photo lanterne

2010-9850.JPG+++++++++++++++ deux blocs,de chaque côté afin d'aider le cavalier à remonter sur sa monture. Banc-reposoir alsacien

 

 

 

 

la date est inscrite ici sur le linteau 1854, date du mariage de Napoléon III avec Eugénie, pour ce banc-reposoir en grès d’Alsace, situé entre Zellwiller et Stotzheim, avec ses deux blocs de pierre de chaque côté. Il pouvait aussi servir à déposer et reprendre la hotte. La plupart n'ont pas de mention de dates.

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Un préfet qui a dessiné le paysage rural alsacien :

 

Lezay-Marnesia.jpgcapture d'image sur internet

 

 

En promouvant le houblon (au nord), le tabac (il y eut un concours des planteurs de tabac en 1812 dont les prix comprenaient des étalons normands, des juments poulinières, du bétail, des animaux d’élevage, des diplômes, médailles et honneurs... le premier prix fut attribué à un habitant d’Erstein, le cultivateur Klein qui porta sur la tête une couronne de vainqueur, le 1er décembre 1811) , la betterave (plus au sud), les chemins ombragées, fontaines, colonnes routières, un réseau dense de chemins vicinaux, mais aussi imposé tous les 500 mètres les fameux bancs-reposoirs... il refusa la chasse aux insoumis  (conscrits réfractaires recherchés par des hordes de rustres... Le préfet Lezay-Marnésia en seulement quatre années et demi (du 5 mars 1810 au 5 octobre 1814, date de son accident de voiture, où sa propre épée d’apparat lui transperça le ventre) a dessiné le paysage alsacien contemporain.

Mais il s’est aussi laissé inspirer par le pasteur Oberlin, des idées sociales, supprimer la mendicité par l’ouverture des soupes populaires et le soin des populations rurales en créant les médecins cantonaux.  Il s’évertua à chasser la corruption qui s’était quelque peu répandue.  Pour mieux former sa population, il ouvrit des classes d’écoles normales directement dans les lycées et collèges. En 1804, 200 à 300 élèves y sont accueillis. Notamment au lycée impérial de Strasbourg, actuel Fustel de Coulanges pour les villes ;  dans les campagnes il encouragea le développement de l’enseignement par les soeurs de la Divine Providence... A l’abdication de l’empereur il rejoint, ou se place sous l’autorité du roi Louis XVIII.  Il se verra arraché à sa fonction par une mort brutale, alors qu’il était en tournée d’inspection entre Haguenau et Brumath. (+ 9 octobre 1814).  On le voit cet homme pourtant classé par certains historiens comme un «transfuge de l’ancienne aristocratie» a véritablement  marqué l’Alsace.  Sa bravoure au moment de sa mort a contribué à forger son image. Car il se fit transporter, malgré sa blessure mortelle à Strasbourg, afin de régler quelques affaires urgentes. il demanda à ses serviteurs de s'agenouiller autour de sa femme qui priait à son chevet, tout en entendant le confesseur réciter l'office des morts avec l'assistance.
Son corps est enterré entre 1814-1853 à Krautergersheim près d’Henri de Turckheim puis transféré dans le caveau de la cathédrale de Strasbourg, une statue a été érigée en 1853 par le sculpteur Philippe GRASS devant l’hôtel Klinglin à Strasbourg, un quai, une école et un collège de Strasbourg portent son nom. C’est l’un des seuls préfet à avoir une statue en pied dans sa ville de fonction.  Et comme derrière tout homme célèbre il faut chercher la femme, sa relation avec une femme orthodoxe (ce qui était peu répandue à l’époque dans notre région)  Juliane de Vietinghoff, baronne de Krüdener, originaire de Riga, une proche de la cour du Tsar Alexandre fit beaucoup gloser.  Il est également apparenté à la famille de Joséphine de Beauharnais.

 

 

1812: c’est aussi la date de la licence n°183 accordée en Alsace pour la fabrication du sucre de Betterave ! Toute une révolution agricole est en marche, en effet la route de la canne à sucre est coupée par les guerres napoléoniennes. C’est le préfet Lezay (voir ci-contre) qui encourage sa culture. A la chute de Napoléon, les exploitations périclitent car les routes de la Guadeloupe, Martinique, St Dimingue se ré-ouvrent.  Et ce ne sera que plus tard, au moment du second empire que naîtra la sucrerie d’Erstein (27 décembre 1893)  qui existe toujours aujourd’hui.

Houblon à protéger : le début de son expansion.

C’est aussi depuis cette année-là que les perches servant au développement du houblon sont protégées par arrêté préfectoral du réputé Lezay-Marnésia (voir encadré ci-contre)  afin que le bois ne soit plus jamais démonté pour servir de bois de chauffage et que la récolte du houblon puisse se développer en Alsace du Nord. Le tout sous peine de contraventions de messieurs les garde-champêtres.

L’histoire du houblon en Alsace, cher à des villes comme Schiltigheim, Mutzig, Obernai... est rattachée à un brasseur de Haguenau Derendinger qui est allé chercher des plants de houblon dans la région de Saaz en Bohême.

Avec le succès que l’on sait dans l’Alsace du Nord principalement autour de Haguenau pour la culture de la précieuse céréale servant de matière première à la confection de la Bière alsacienne. 

 

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Publié le 27 Mai 2012

 

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Localisation

Située à l’écart des villages de Reichsfeld et Bernardvillé,  au milieu des vignes et des pommiers. Un peu à l’écart comme le veut la tradition monastique, mais tout près des hommes pour qu’ils puissent les rejoindre et y prier.  Ce monastère est donc sur le ban du village de Bernardvillé, c’est un ancien et un nouveau lieu. En ce sens qu’il fut jadis occupé par les moines, fondé vers 1125 par Cunon de Michelbach, évêque de Strasbourg, chassé de la ville par l’empereur, et rattaché vers 1153 à l’ordre de Cîteaux (les cisterciens) et à l’abbaye de Beaupré.

Nouveau car si elle a été abandonnée en 1525 au moment de la bien connue guerre des paysans  et du Bundshuh(qui sera mâtée par le duc de Lorraine, au prix de nombreux morts), elle a causé des ravages conséquents dans le patrimoine, notamment les bâtiments de cette abbaye.

«Dieu vient à mon aide, Seigneur viens-vite à mon secours» (les premiers mots de la prière des Heures, prière monastique)

Après 484 ans d’absence les moines, ou plus précisément les moniales reviennent dans les lieux jadis bâtis par Cunon de Michelbach. Elle était la deuxième plus vieille abbaye après Lucelle.

Un beau chemin de croix était encore  visible  il y a quelques décennies aux abords de l’abbaye, plusieurs vols commis ont fait entreposer les pièces restantes dans le monastère des bénédictines de Rosheim.

L’abbaye n’a pas été épargnée par l’histoire, ruinée à plusieurs reprises par les guerres du Moyen-âge. Mais les deux dates les plus sévères pour ce lieu seront 1493 : les paysans d’Epfig et de Dambach la ville s’en prennent au lieu. Elle compte alors 12 frères et quelques convers.
1525 : des paysans s’attaquent à nouveau au lieu avec des banderoles «Das Wort Gottes wird ewig dauern». Le monastère fut dévasté, les chroniques évoquent aussi le saccage d’Itterswiller.  Les pierres de l’abbaye vont servir à renforcer la ville de Benfeld, les revenus de l’abbaye rejoignent les caisses de l’épiscopat de Strasbourg jusqu’à la Révolution. 

A la Révolution, c’est une partie de la cave qui fait l’admiration de tous, une maison est construite au-dessus de cette cave.  Un certain Jean Burrus de Nothalten rachète la chapelle vendue comme bien national en 1790.

La chapelle attenante au couvent réduite en ruines lors de cette guerre des paysans était consacrée à 14 saints auxiliaires (Catherine, Blaise, Gilles...) invoqués contre la peste.  Reconstruite au XVIIIème siècle, elle fut ouverte au culte en 1925. Elle reste un lieu de pèlerinage le lundi de pentecôte et à la Saint-Bernard le 20 août.

 

 

 

 

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nouvelles-images-1480.JPG (l'intérieur de l'abbaye d'Ergersheim, que les soeurs ont quitté)

 

Retour des soeurs :
Il date de décembre  2009, la lanterne s’est fait l’écho de leur départ de Egersheim, où les bâtiments devenus trop grands et trop anciens ne convenaient plus à la communauté des soeurs cisterciennes de Notre-Dame d’Altbronn. La quinzaine de soeurs accepte le conseil de reprendre le bâtiment de Bernardvillé sur les conseils de la Providence. Que des moines reviennent en ce lieu semblait inespéré. Le bâtiment hôtelier était inoccupé depuis une quinzaine d’années,  son caveau donnait toute sa majesté à la table des hôtes.

Ora et labora (prière et travail) règle de Saint Benoît,  »Ils seront vraiment moines, s’ils vivent du travail de leurs mains » (Règle de saint Benoît, Chapitre 48)
Les soeurs gagnent leur vie en confectionnant des aubes, chasubles,  vêtements et décoration religieuse.  Mais aussi d’une certaine autarcie, elles cultivent leur jardin potager, cuisinent pour elles et pour les hôtes. Quelle que soit la tâche qui lui est confiée, chaque soeur participe à la tâche commune et fait ainsi sienne la grande loi humaine du travail. Lors de l’inauguration le père abbé cistercien d’Oelenberg (Près de Mulhouse) et l’évêque sont venus fêter leur nouvelle installation, le 3 décembre 2009.
Elles conservent leur vocation moniale, d’accueillir le pèlerin, car elle se retrouve sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, et en proposant au pèlerin de venir à l’hôtellerie se reposer ou se ressourcer, conformément à  la règle de Saint-Benoît : accueillir le pèlerin comme le Christ lui-même. 
nouvelles-images-1481.jpg (l'intérieur de l'abbaye d'Ergersheim, qu'elles ont quitté, une partie de la décoration et du mobilier a été transferné à Bernardvillé)nouvelles-images-1483.JPG


les hôtes soient accueillis comme Le Christ lui-même
Au milieu des vignes, des pommes, le lieu n’a pas tant changé, Baumgarten, signifie bien : verger. Les soeurs sont plus au calme qu’au bord de la grande route entre Ergersheim et Molsheim, où le trafic ne permettait plus le recueillement.  On retrouve dans les textes des toponymies différentes Bongart 1133, Baumgartencis, 1182, mais aussi Paumbgarthen, Bungert... mais les pommes restent, un jardin d’Eden, un Jardin des délices tout spirituel que temporel.

 

Les soeurs vous accueilleront volontiers, dans l’une de leurs 12 chambres, dont 7 individuelles, 5 à deux lits) on peut visiter la chapelle et les parties publiques. (site internet :http://abbaye-baumgarten.fr)
n° de téléphone : 03 88 57 86 55). Une participation aux offices liturgiques est conseillée. Des produits monastiques sont également proposés et vendus sur place.

 

nouvelles-images-1482.jpg  une journée concentrée sur la prière et le travail. Chaque dimanche, la messe est célébrée à 10 h 30.


Quelques dates :


chapellebaumgarten.jpg 1125 : fondation avec le consentement et l’aide d’Adalbert, archevêque de Mayence.  Le lieu se nomme alors Bongart ou en latin Baumgarten Pomatium «verger».
Cunon de Michelbach est en disgrâce, ancien évêque, revient sur les terres où il a exercé durant 22 ans de 1103 à 1125. Expulsé par l’empereur. Un historien de Stotzheim, le curé de Gloekler, parle d’expiation des scandales, financier ou connivence avec Hugo de Dabo qui s’était révolté contre son Seigneur, on ne sait vraiment plusieurs hypothèses sont évoquées. 
1133 : après 8 ans de travaux, le nouvel évêque Gebhart (1131-1142) apporte la consécration au lieu, en l’honneur de la Vierge Marie et de tous les saints.
Elle obtient des privilèges, une charte est adoptée sous le règne de l’empereur Lothaire.
1148, 10 mai, des cisterciens français de l’abbaye de Beaupré en Lorraine rejoignent l’abbaye.
1153 : le cloître et l’enclos sont consacrés à la Sainte Croix, de la Vierge Marie et de plusieurs saints.
1172 : nombreuses possessions nouvelles faites par Mathieu 1er de Lorraine, dit le Débonnaire, duc de Lorraine qui offre des  forêts à Rombach-le-Franc,
demande d’intercession auprès du pape Luce III et
1195 : bulle de confirmation papale de Célestin.
1222 : nouvelles possessions par Mathieu II de Lorraine.
XIIème siècle : les moines cultivent le Muenchberg (qui porte le nom de montagnes des moines) de la vigne.
1214 : l’abbaye achète le château de Falkenberg, puis le revendra en 1330. L’abbesse  d’Andlau ratifie la vente.
1312 : Henri VIII offre la collature du village de Burner près de Sélestat. Village qui disparait sous les attaques suédoises.  Elle reçoit aussi le Sollenberg de l’abbaye d’Andlau.

 

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A lire la liste des possessions, on comprendra la puissance de ce monastère, très séculière, matérielle. Elle va en croissant lorsqu’elle obtient la cure Saint-Guillaume de Saint-Blaise de Sainte-Marie-aux Mines. Qui donneront quelques démêlés, les habitants formuleront même une réclamation à leur seigneur en le priant d’intervenir dans ces divergences financières concernant les dîmes.
Au XVème siècle : nouvelle arrivée de moines de Lucelle, envoyés par l’abbé de Lucelle.
Mais la protection de la bulle papale, des évêques, du duc, de l’empereur, n’y feront rien, la révolte des paysans, tout d’abord en 1493 puis en 1525 l’a laisseront ruinée et les pierres s’en iront vers Benfeld en vue de fortifier la ville. 

Le rachat à la révolution de la chapelle par un certain Jean Burrus, du bien national (1790) permettra ensuite au bien de revenir à l’évêché et au culte.
Nul doute que la pauvreté et la vie de prière des 13 soeurs actuelles ne conduisent à de tels errements de possessions et de confrontations terrestres. 

Des projets pour demain .... Mais ne compte pas s’endormir dans de trop beaux locaux, l’association des amis de l’Abbaye de Baumgarten  a de nombreux projets (assemblée générale le 30 juin prochain à l’abbaye) notamment : reconstruire la pergola fermant la cour intérieure, projet d’extension du réfectoire, réfection de la balustrade, réalisation d’un logo, travaux d’isolation des fenêtre au 2ème étage des locaux

 

 

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L'Abbaye Notre-Dame d'Oelenberg est une abbaye cistercienne masculine, à 15 km de Mulhouse, sur le ban de la commune de Reningue.  Fondé en 1046 en tant que prieuré de chanoine régulier de Saint Augustin par la comtesse d’Eguisheim, au temps de Léon IX le pape alsacien, par Heilwige de Dabo. Ce Haut lieu de spiritualité en Alsace rayonne sur l’Alsace depuis le XIème siècle. Même s’il a connu le départ des moniales pour Cernay en 1273, devint collège de Jésuites, le retour des trappistes n’interviendra qu’en 1825. (+33 (0) 3.89.81.91.23).  Les terres et le moulin sont connus pour la délicate farine et les produits que l’abbaye propose dans son boutique monastique aux visiteurs.

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Publié le 27 Novembre 2011

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Appel en faveur d’une Charte linguistique pour l’Alsace

 

      Une langue ne saurait vivre et survivre sans statut lui assurant une existence sociale, économique et culturelle, seul à même de la promouvoir sur le marché linguistique. C’est essentiel ! Quelque 6500 langues sont employées à travers le monde. Il en disparaît près d’une centaine chaque année. Disparaissent celles qui ne bénéficient pas d’une reconnaissance officielle ou légale, nationale ou régionale. Pour se rendre bien compte de ce qu’un tel statut devrait contenir et de l’ampleur de la tâche, nous proposons un exemple de charte linguistique pour l’Alsace qui serait à négocier entre l’Etat et les Collectivités Territoriales. Cette charte serait à mettre en œuvre conjointement par l’Etat et les Collectivités Territoriales ou que par ces dernières après avoir obtenu le transfert de compétences nécessaires à son application.

Le statut que nous préconisons conserve évidemment à la langue française son rôle de langue constitutionnelle, officielle et nationale. La co-officialité partagée avec la langue française demandée pour la langue régionale ne concerne que les domaines non régaliens (autres que : défense, police, monnaie, justice et politique étrangère) de la vie publique.

En attendant une loi en faveur des langues régionales de France, nous citoyennes et citoyens d’Alsace signataires du présent Appel demandons aux Collectivités Territoriales d’Alsace qu’elles :

adoptent dans les termes proposés ci-dessous, pour le moins dans le préambule et le titre préliminaire, une Charte linguistique pour l’Alsace,

fassent ce faisant apparaître comme nous le faisons une demande de droit à l’essentiel,

négocient avec l’Etat la mise en application complète de son contenu,

mettent d’ores et déjà en œuvre toutes leurs compétences actuelles en la matière.

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Charte linguistique pour l’Alsace

Préambule

      Partant du principe qu’une langue ne peut vivre et survivre que si elle bénéficie d’un emploi normal dans tous les domaines de la vie sociale, économique et culturelle, la présente Charte a pour objet de garantir à la langue régionale un tel emploi et d’abolir toute forme de discrimination et d’ostracisme à son encontre.

Considérant la situation de confinement dans laquelle se trouve la langue régionale, il est urgent de revivifier et de consolider son usage, en lui conférant un statut de langue co-officielle en Alsace dans les domaines non régaliens (autres que : défense, police, monnaie, justice et politique étrangère) de la vie publique.

Il s’agit de donner forme à un véritable bilinguisme collectif permettant à tout le monde et à chacun en particulier d’utiliser la langue de son choix, nationale ou régionale. C’est l’exception culturelle alsacienne, qui se nourrit de deux langues et n’en rejette aucune.

Cet objectif devra être atteint par la mise en œuvre d’une politique linguistique de bilinguisme, garante d’un juste équilibre, d’une saine complémentarité et d’une féconde convivialité des langues en Alsace.

Titre préliminaire

      Article 1 :La présente Charte a pour objet de développer et de garantir l’usage en Alsace de la langue régionale dans tous les domaines de la vie sociale, économique et culturelle.

      Article 2 : La langue régionale est constituée de l’allemand dialectal d’Alsace (forme essentiellement orale) et de l’allemand standard (forme essentiellement écrite et langue de culture de référence).

      Article 3 : La langue allemande est avec la langue française une des langues d’Alsace. La langue française, langue constitutionnelle, officielle et nationale, qui bénéficie d’un plein usage dans toutes les sphères de la vie collective, partage avec la langue régionale sa fonction dans les domaines non régaliens de la vie publique. La langue régionale est élevée au rang de langue officielle pour ce qui concerne ces domaines.

      Article 4 : Le bilinguisme français-allemand est officiellement reconnu en Alsace.

      Article 5 : Tous les habitants d’Alsace ont le droit de connaître la langue régionale et de s’exprimer dans cette langue, verbalement ou par écrit, dans tous les domaines de la vie sociale et culturelle.

      Article 6 : L’objet énoncé dans l’article 1 devra être atteint dans un délai de dix ans.

Titre I : Usage officiel

      Article 7 : Les services publics et les administrations doivent instaurer l’usage du bilinguisme et offrir un service bilingue.

      Article 8 : La documentation, les avis, les imprimés, les formulaires et les actes officiels doivent être proposés dans les deux langues.

      Article 9 : En Alsace, les citoyens peuvent utiliser la langue nationale ou la langue régionale dans leurs relations avec les services publics et les administrations.

      Article 10 : Les actes privés ou commerciaux peuvent être rédigés dans l’une ou l’autre langue.

      Article 11 : La signalisation et les inscriptions publiques doivent être bilingues. Les enseignes commerciales peuvent être faites dans l’une ou l’autre langue.

Titre II : L’enseignement

      Article 12 : Le système éducatif en Alsace doit reposer sur une réelle politique de bilinguisme scolaire français-allemand de l’école maternelle à l’université. Ce bilinguisme constitue la base du nécessaire plurilinguisme.

      Article 13 : Ce bilinguisme scolaire doit être généralisé à toute la population scolaire. Tout enfant, à l’issue de la scolarité obligatoire, doit pouvoir bénéficier d’une parité de compétence linguistique dans les deux langues : langue nationale-langue régionale.

      Article 14 : La langue régionale prend le caractère de langue enseignée et d’enseignement à tous les niveaux de scolarité préélémentaire, élémentaire et secondaire dans le cadre d’une immersion au moins paritaire. Une troisième langue est introduite dès le CM1. Par ailleurs, un enseignement de l’histoire et de la culture d’Alsace est généralisé et un enseignement optionnel des langues minoritaires présentes en Alsace est proposé.

      Article 15 : Un nombre suffisant d’enseignants devra être formé pour pouvoir satisfaire les objectifs de l’article 14. A terme le corps enseignant d’Alsace sera bilingue et plurilingue.

      Article 16 : L’administration scolaire devra mettre en place des cours de formation continue à l’adresse des enseignants, mais aussi du grand public.

Titre III : La culture

      Article 17 : L’Etat, la Région, les Départements et les Communes doivent promouvoir la culture bilingue, mais aussi l’interculturalité et la pluriculturalité dans tous les domaines relevant de leur compétence. En particulier, par des aides et des encouragements, d’une part à une expression bilingue de la culture en Alsace et, d’autre part aux réalisations plus particulièrement régionales, qu’il s’agisse d’aides aux livres, au théâtre, au cinéma, aux publications, à la communication radiophonique et télévisuelle, aux nouvelles technologies, aux manifestations culturelles… Ces Collectivités accorderont une aide particulière aux activités périscolaires et extrascolaires en langue régionale.

      Article 18 : Les services publics de radio et de télévision doivent assurer une parité des langues (français/allemand dialectal et standard) dans le cadre de leurs émissions, notamment de celles aux heures de grande écoute, et, ce faisant, garantir l’expression bilingue de la culture en Alsace. Toutes les cultures présentes en Alsace doivent y trouver une place conséquente.

Titre IV : L’impulsion institutionnelle

      Article 19 : Il est créé un Conseil linguistique et culturel alsacien chargé de faire des propositions et de veiller à la mise en œuvre de la présente Charte et à son application dans la durée. Il dispose des moyens nécessaires, notamment d’investigation, de contrôle et financiers, lui permettant de remplir sa tâche. 

      Article 20 : L’Etat, la Région, les Départements et les Communes doivent promouvoir la langue régionale dans tous les domaines relevant de leur compétence. Ils mettent en place un plan d’enseignement de la langue régionale à l’intention de leurs personnels et du grand public.

« lorsque, à l’inverse, une langue jusque-là dominée accède au stade de langue officielle, elle subit une réévaluation qui a pour effet de modifier profondément la relation que ses utilisateurs entretiennent avec elle. » Pierre Bourdieu in « Ce que parler veut dire »

Le droit européen en matière de langues régionales ou minoritaires n’étant pas inscrit dans le droit français, alors il s’agit d’obtenir de l’Etat un droit linguistique propre à la France et son inscription dans la loi. C’est dans l’état actuel des choses, la seule démarche possible, même si a priori elle paraît à ce jour quelque peu  utopiste. D’autres régions en France (Polynésie…) en Europe (Pays de Galles, Südtirol, Catalogne…) et de par le monde (Québec, Kabylie…) ont réussi et obtenu gain de cause. Pourquoi pas l’Alsace ?

Appellation scientifique de « l’alsacien » que les Alsaciens qualifiaient de Ditsch ou Elsasserditsch tout au long de leur histoire.

 

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Publié le 14 Octobre 2011

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Tout le monde connait l'écomusée de Ungersheim (Haut-Rhin) dont les réalisations ne peuvent laisser aucun alsacien indifférent, car dans ce musée bat l'âme alsacienne,

peu connaissent, en revanche, l'écomusée de Reichstett (au nord de Strasbourg) en fait le parc de la maison alsacienne. C'est pourtant une oeuvre de passionnés qui mérite que l'on s'y interesse. 

 

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(l'intérieur de la maison alsacienne est également présenté et visible, une demeure, les linges et l'armoire à linge...)

 

Dans un précédent article nous avions proposé une analyse des Kratzputz, dont les photos étaient prises au parc de la maison alsacienne. Tout y repose sur une association, créee en 1998, dans la ville, afin d'y recréer une des rues du centre de la ville avec des maisons à colombages, sauvées des périls. Ainsi chacun pourra y voir l'évolution entre les maisons du 16 au 20 ème siècle. Association de passionnés avec des hommes expérimentés, car rebâtir une maison "sortie de son cadre" n'est pas une mince affaire.

 

 

2010 6530

 

Elle propose des chantiers et des formations aux plus jeunes afin qu'ils découvrent la richesse de la maison alsacienne.

 

Pour notre part, nous vous invitons à regarder quelques unes de leurs maisons :

 

  2010-6543.jpg (lors de la fête villageoise brocante du dimanche 9 octobre, fête devant les maisons de l'association) 2010-6535.jpg regard plein de tendresse sur l'intérieur de la stubbe alsacienne

 

ici on peut voir les s'graffitis, s'kratzputz, dessins, inscriptions ou motifs de protection, creusé dans la dernière couche de la façade qui recouvre le torchis. Motifs tel le cygne biblique, JHS surmonté d'une croix, motif chrétien, désignant le Christ, mais aussi le cerf.

 

 

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nappes alsaciennes, vaisselle et couverts :

2010-6523.jpg

 

(photos blog de la petite lanterne,  on peut voir les chantiers et les photos en cliquant sur ce lien :

http://parc.alsace.free.fr/manifestations/photochantiers.htm  ou link

 

et l'adresse pour s'y rendre, vous serez reçu comme savent le faire les Alsaciens :

PARC DE LA MAISON ALSACIENNE
34 Rue Du Général de Gaulle
67116 REICHSTETT

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Publié le 20 Juillet 2011

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L’exposition «affinités électives ? 1911, l’Alsace-Lorraine et l’Empire allemand.

L’ Exposition au titre mystérieux pas assez «vendeur» des archives départementales s’est tenue dans le somptueux cadre du palais impérial 73 mètres de façade et son dôme impressionnant, pardon du palais du Rhin, à Strasbourg du 16 mai au 30 juin, en face de l’ancien parlement alsacien (qui historiquement aurait été plus adapté). Mais nous étions au siège de l’exécutif impérial de cette époque. Car chaque Etat de l’Empire se devait, selon le décret impérial du 7 avril 1880, d’avoir un place digne de son rang de terre impériale, la place impériale devait être le centre de la «Neustadt» nouvelle ville. La place impériale, donc actuelle place de la République est le centre politique de la ville à cette époque.

 

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Les nombreux visiteurs (?) ont ainsi eu l’occasion de voir en quelques panneaux, défiler toute l’histoire de l’Alsace sa dotation d’une constitution avec une reconnaissance de son particularisme en tant que «terre d’empire d’Alsace-Lorraine» gérée par un Landtag désigné au suffrage universel. Une manière d’illustrer notre numéro 155  qui évoquait cet heureux anniversaire.  Car depuis 1870 l’Alsace-Lorraine sont devenues allemande et le 9 juin elles sont «réunies» à l’Empire allemand par la «loi d’Union» et sont proclamées «Terre d’Empire» (Reichsland) (brochure). L’Empire compte en 1910, 65 millions d’habitants, l’Alsace est le 6ème land le plus peuplé avec 1,8 million d’habitants, l’Alsace n’a pas le statut au moment de son annexion de land mais de «Terre d’empire». Ce qui vaut les moqueries de caricaturiste, notamment H. Zislin de Mulhouse : «ne sommes nous pas assez grandes pour jouer avec eux ?» interroge-t-il.

L’exposition signale les avancées pour le respect des minorités, le traitement des questions religieuses, la décentralisation, la subsidiarité, les questions sociales (assurances sociales : en 1883 maladie, accidents du travail, en 1885, les associations en 1908....) et aussi la trop courte (mais riche) expérience qu’elle a donné à l’Alsace rattrapée par l’histoire et les conflits mondiaux. Oubliée par Wilson qui ne veut plus de l’Alsace qui a perturbé la paix pendant près de 50 ans. (discours du 8 janvier 1918, en 14 points, les Allemands réclament un plébiscite pour l’Alsace, cela ne sera pas accordé, l’accueil enthousiaste réservé à Poincaré a suffit, aussitôt  il déclare le «plébiscite est fait !» Le traité de Versailles entérinera le retour aux frontières du 17 juillet 1870.
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Mais aussi le foisonnement économique (construction de nombreux édifices religieux, politiques, d’enseignement ; développement de l’électricité «la reine de la nuit»  53 entreprises du Haut-Rhin et les usines textiles de la vallée de Bruche y ont recours en 1913, du pétrole trouvé autour de Pechelbronn, de la potasse, de l’industrie sous diverses formes, chocolaterie Schaal est fondée en 1871, la première sucrerie à Erstein en 1898, De Dietrich à Obernai (cuves pour laiteries, appareils de chauffage et socs de charrue) les premières conserveries, la chaussure... tandis que les marchés français sont perdus ), foisonnement culturel (avec l’essor du théâtre, de la littérature dialectale, les oeuvres d’Erckmann-Chatrian ou de Gustave Stoskopf dont on a pu voir la pièce «D’r Herr Maire» transposée au cinéma lors de l’exposition, premier film en alsacien.

 

 

 

 

 

 

L’exposition se replaçant dans le contexte historique nous montre les grands moments de l’histoire locale :
la publication de la constitution pour l’Alsace
la venue du couple impérial en Alsace
l’inauguration de la statue de cavalier équestre de Guillaume 1er (En 1888 c’est l’année des trois empereurs, le 15 juin 1888 moins d’un an après la succession Frédéric III meurt).
l’inauguration du Haut Koenisgbourg par Guillaume II, en mai 1908 pour célébrer sa restauration,  (cédé par la ville de Sélestat en 1899, l’empereur a souhaité sa reconstruction et sa rénovation telle qu’à la fin du XVème siècle)
 la première rentrée solennelle des députés du Landtag d’Alsace-Lorraine, le 6 décembre 1911

 

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Mais aussi les moments de tension : l’affaire de Saverne (à laquelle nous consacrerons un article dans un prochain numéro), puis
la rédaction du cahier de doléances du Conseil national (conversion au français après 1918 du Landtag), alors que l’assemblée locale avait adopté le drapeau, le Reichtag (parlement central) refuse le drapeau alsacien qui n’en restera pas moins un signe pour les autonomistes et en usage en Alsace
Ce qui rend cette exposition d’utilité culturelle alsacienne ce sont ces multiples visages
méconnus d’une histoire récente oubliée.

 

 

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Publié le 17 Octobre 2008

Reçu ce jour dans la messagerie, cet extrait de la dernière lettre de Marie-Antoinette, dont le jour anniversaire de son exécution tombe aujourd'hui, 16 octobre. Beaucoup de pudeur, de tendresse, d'amour traverse ainsi les siècles et nous atteint encore en 2008.




Lettre de Marie-Antoinette à sa belle-soeur, Madame Elisabeth


Ce 16 octobre 1793 à 4h1/2 du matin.


C’est à vous, ma sœur que j’écris pour la dernière fois. Je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse – elle ne l’est que pour les criminels – mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne me reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants. Vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J’ai appris par le plaidoyer même du procès de ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait ma lettre. Je ne sais pas même si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer, que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs, sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelles en feront bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a, elle doit toujours aider son frère, par les conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils à son tour, rende à sa sœur tous les soins, tous les services que l’amitié peuvent inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que dans quelque position qu’ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union ; qu’ils prennent exemple (sur) nous. Combien dans nos malheurs, notre amitié nous adonné de consolation, et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami, et où en trouver de plus tendre, de plus uni que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément : qu’il ne cherche jamais à venger notre mort. J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine : pardonnez-lui, ma chère sœur, pensez à l’âge qu’il a et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas. Un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès, mais, outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée. N’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’ils y entraient une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. J’espère que, dans Sa bonté, Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps, pour qu’Il veuille bien recevoir mon âme dans Sa miséricorde et Sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais et à vous ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu leur causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis ; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant. Qu’ils sachent du moins que jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux.

Adieu, ma bonne et tendre sœur. Puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu, je ne vais plus que m’occuper de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre, mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

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Publié le 22 Juillet 2008


Après de tergiversations de toutes sortes, voici que les langues régionales sont entrées dans la Constitution française, renversant tous les clivages habituels, la gauche a voté contre le texte, la droite pour... L'Alsace a donc enfin la reconnaissance de sa langue "patrimoine de la France" une telle évidence qui n'aura pas été reconnue si facilement. La Charte européenne des langues régionales n'a toujours pas été signée par la France, certains disent que cela évitera de la ratifier...

Comme nous l'avons fait récemment nous publions dans notre blog le récent communiqué sur le sujet de l'association culture et bilinguisme qui milite pour le bilinguisme en Alsace.... (de la main de

son président,  contact : Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle
René Schickele-Gesellschaft 5 Boulevard de la Victoire / Niklausring/ 67000 Strasbourg)



Les langues de France dans la Constitution

Position de « Culture et Bilinguisme »

 

En adoptant, lundi 21 juillet, la réforme de la Constitution, les députés et sénateurs, réunis en Congrès, ont, pour la première fois de notre histoire, reconnu constitutionnellement les langues régionales de France. L’article 75-1 de la Constitution déclare qu’elles  « font partie du patrimoine de la  France".

Pour notre région, cela concerne, selon la définition historique et réglementaire publiée en 2003 et réaffirmée en 2007, les deux composantes de la langue régionale d’Alsace (dialectes/Elsässerditsch et allemand standard/Hochdeutsch).

Culture et Bilinguisme qui milite et agit en ce sens inlassablement depuis 40 ans se réjouit vivement et se félicité de cette reconnaissance dans notre Loi fondamentale.

Il devient enfin possible de construire une législation moderne comparable à celles qui protègent les langues régionales dans tous les pays d’Europe occidentale. L’Union européenne, dans la Charte des droits fondamentaux, texte qui s’impose à la France, déclare qu’elle encourage et protège la liberté et la diversité linguistiques. A présent, membre du cercle des nations les plus avancées parmi les démocraties, la France doit sécuriser l’avenir de ces langues qui font partie de l’identité de la Nation. Il s’agit d’encourager leur transmission par l’école et l’université, tout en garantissant leur usage comme l’avait déjà prévu la loi de 1995, dite Loi Toubon, non appliquée sur ce point. Il est temps de passer enfin des déclarations sans effet à la légalité républicaine en ce domaine.

L’association souhaite qu’un nouveau texte de loi soit élaboré et approuvé en 2009, en concertation avec les associations culturelles à dimension linguistique et les collectivités territoriales les plus engagées et actives en faveur de ces langues, afin de donner enfin un statut juridique aux langues de France. Celui-ci devra comporter une véritable place dans l’enseignement permettant leur pratique sociale quotidienne, une présence effective et plus dense dans l’audiovisuel de service public, dans la politique culturelle et économique, la vie sociale et professionnelle.

Culture et Bilinguisme y contribuera largement, afin qu’une politique linguistique globale permette une revitalisation efficace de la langue régionale en Alsace et en Moselle, afin qu’elle retrouve, sous ses deux formes historiques, toute sa place dans la société de ces deux régions.

Que tous les parlementaires, quelle que soit leur appartenance politique, qui se sont engagés en faveur de cette reconnaissance officielle et constitutionnelle, en soient remerciés.

Vive la République,

Vivent la France et ses langues régionales, composantes historiques de la Nation!

L’association invite maintenant tous les parlementaires à œuvrer durablement en faveur des langues de France.

 


François Schaffner,

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Publié le 24 Mai 2008

Est-ce une façon de ne plus s'occuper de la charte européenne des langues régionales (plus contraignante ?) ou d'enterrer le sujet, les langues régionales existaient, existeront, mais enfin il est temps de le dire officiellement dans un texte en France.... (voir le très bon livre "Marianne m'a tuer" consacré aux langues régionales, éditions ENA Nord-Alsace, Haguenau). Mais il faut encore attendre que cette modification soit validée par le Congrès, d'ici-là bien des crispations pourront encore se faire connaître dans notre pays... centralisateur et unificateur à l'extrême.  Difficile pour Paris de reconnaître enfin les Provinces, leurs langues, leurs cultures...


LES LANGUES REGIONALES DANS LA CONSTITUTION :

MARC LE FUR EXPRIME SON EMOTION ET SA SATISFACTION

 

«  Le 22 mai 2008 restera dans l’histoire de la République la date à laquelle les langues régionales auront fait leur entrée dans la constitution » déclare Marc Le Fur, Député des Côtes d’Armor. « C’est pour moi et pour beaucoup d’autres députés, un moment d’émotion et l’aboutissement d’un long travail de conviction au sein de l’Assemblée nationale engagé depuis de nombreuses années » poursuit le Vice-Président de l’Assemblée nationale. « je me réjouis qu’à l’initiative du Gouvernement, nos langues régionales soient désormais reconnues comme un élément de notre patrimoine commun. Je me réjouis qu’elles soient mentionnées dès l’article 1 de la constitution. » affirme Marc Le Fur.

 

« Cette nouvelle rédaction de l’article premier du texte constitutionnel confirme ma conviction », ajoute le Député des Côtes d’Armor, « selon laquelle le mot « égalité », qui figure dans la devise de notre République, ne signifie pas « uniformité » et prouve que l’unité de notre pays peut se concilier avec l’altérité. »

 

« Le nouvel article premier du texte constitutionnel lève par ailleurs les risques éventuels de censure par le Conseil constitutionnel de la loi-cadre sur les langues régionales annoncée pour le premier trimestre 2009 par la Ministre de la culture lors du débat parlementaire sur les langues régionales du 7 mai 2008. »  continue Marc Le Fur avant de conclure « je ne peux m’empêcher de penser aujourd’hui aux marins de l’île de Sein qui, en juin 1940, représentaient le quart des militaires de la France Libre et dirent leur amour de la France en breton. »

 

jeudi 22 mai 2008


 


Mais en Alsace ce texte n'est pas passé inaperçu, loin de crier victoire, on note le progrès sur le chemin de la reconnaissance des spécificités régionales et des langues...


 

 

Le Cercle qui se consacre à la défense du bilinguisme publie ce communiqué :


 

 

"Les langues régionales reconnues dans la constitution française

 

 

L’Assemblée Nationale a voté ce jour, 22 mai, un amendement à l’article 1 de la constitution de la République.

 

L’article 1 dira dorénavant : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine»

 

C’est une première victoire pour tous ceux qui travaillent en faveur de la diversité linguistique en France et dont nous sommes. Depuis des années nous demandons une reconnaissance pour nos langues. Les députés l’ont compris et nous nous en félicitons. Il faut, bien entendu, attendre que l’ensemble de la loi modifiant la constitution soit adoptée par le Congrès.

 

Nous sommes cependant très heureux de l’adoption de cet amendement par les députés parce qu’il est le fruit d’un accord entre les différents groupes et les différentes sensibilités politiques. Cela prouverait, s’il en était besoin, que l’affaire de la promotion des langues de la République n’est pas une affaire partisane.

 

Cet amendement, cette reconnaissance, ouvre la voie à une législation complète qui permettra un véritable développement de nos langues. Il s’agira donc, une fois le texte définitivement adopté, d’une première étape très importante. Beaucoup de travail restera à faire.

 

De nombreux députés sont prêts à travailler dans le sens que nous souhaitons. Le Gouvernement s’est engagé à ce qu’une loi soit votée en 2009. La perspective d'une ratification de la Charte européenne des langues s'appuyant également sur la ratification par la France du Traité de Lisbonne sur l'Union européenne, se trouve aussi ouverte. Nous avons fait des propositions claires en matière de médias, d’enseignement, de vie publique. Nous serons bien entendu disponibles et vigilants pour aider à l’élaboration de la législation qui viendra compléter la reconnaissance constitutionnelle indispensable votée ce jour."

 

déclare François Schaffner, président Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle

René Schickele-Gesellschaft 5 boulevard de la Victoire / Niklausring

67000 Strasbourg

 

Il reste à attendre et à voir ce que dira le Congrès à ce propos. Souvent les députés oublient que bien que représentant de la Nation dans son ensemble (les députés alsaciens et Mosellans durant la deuxième guerre mondiale siégaient toujours au parlement, bien que ces départements étaient annexés et donc coupés de leur base électorale)  ils sont issus de région, du terroir et donc de langues et de pays spécifiques qui par les accidents (annexion, guerre, rattachements volontaires  (ex. Mulhouse) ou non) de l'histoire sont devenus la France.

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Publié le 9 Mars 2008

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STASI LAND: (police de sécurité intérieure est-allemande)
Pour l’histoire : Un précieux livre sur la dictature et les tentations totalitaires, la journaliste australienne part à l’enquête à Berlin pour mieux connaître le destin de ceux qui ont été brisés, brimés, meurtris par  la STASI. On y découvre le destin de cette famille dont l’enfant ne pouvait être soigné à l’Est et qui n’a pas réussi à se réunir, celle qui a eu le malheur de correspondre avec un italien, fichée et suivie et qui refuse d’espionner pour la Stasi… le destin des femmes puzzle, dont les dossiers ont été dans les derniers jours de la RDA broyés, qu’un travail de titan tente à l’aide de l’intelligence humaine et informatique de reconstituer les dossiers de fichage.  Ces familles attendent de savoir pourquoi ils ont échoué à tel concours d’entrée, refusé à telle place… Car tout le monde était fiché, écouté, suivi, les lettres recopiées, les coups de téléphone enregistrés…   Pour tenter de remettre en perspective le fil de leur vie.  Le livre raconté à la manière d’un journal qui réalise une enquête est prenant, vivant… Car la journaliste ne se contente pas de voir le mur du côté ouest mais aussi du côté est, elle interroge des anciens de la Stasi, un ancien présentateur symbole de la RDA, ceux qui se battent pour leur destinée, ceux qui ont baissé les bras, les Ostalgiques et les Osties heureux. Une galerie de destins où l’Etat a tenté de faire le bonheur contre leur volonté, puis s’est préparé à résister contre la volonté populaire. Les nostalgi-ques regrettent le plein-emploi (si une anpe existait, le chômage, selon le socialisme, n’existait pas en RDA ! a appris à ses dé-pens une citoyenne de la RDA), les prix bas des loyers et des marchandises, les places en crèche et d’autres  une situation… ou leur jeunesse.
Une excellente enquête qui mérite son suc-cès Outre-Rhin.
Vient de paraître traduit en Français.
Stasiland, par Anna Funder (Mireille Vignol)
Editions Hélène d’Ormesson,365 p, 22 eu-ros. 

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