Publié le 9 Octobre 2012

Comme chaque année, nous publions la liste des marchés de noël alsaciens et rhénans des marchés les plus expressifs, représentatifs et consistants (méritant un détour, un peu de route ou même un week-end)

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En Alsace, ils débutent dès le 17 novembre à Spechbach-le bas (3ème marché de noël) et Andlau (11-20 h)

 

Sélestat (pays du sapin de noël, c'est en ce lieu qu'en 1521 on trouve la première trace écrite et reconnue de la coupe de sapin pour noël) du 3 au 24 décembre traditions de noël

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Colmar : du 23 novembre au 23 décembre, d'année en année, le marché de noël de Colmar gagne des points et attire au centre historique de sa charmante ville. Il mérite un détour.

 

Strasbourg : du 24 novembre au 31 décembre, avec cette année un noël géorgien, l'arbre de noël géorgien "Chichiladi" y sera visible, ainsi que des Churchkhela qui sont des spécialités. de 9 à 19 h du 24/11 au 31 décembre.

Même si après noël, le nombre de stands ouverts décroit.

A ne pas manquer le superbe arbre de noël de la place Kléber.

 

Eguisheim : la cité du pape alsacien Léon IX, accueille quelques stands dans une très belle ambiance de noël. 30/11 au 23/12

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Riquewihr du 24 novembre au 20 décembre 10-18 H 30 S-D : 10 h - 19 H 30

 

Obernai 1er au 31 /12

 

Struth du 25/11 au 1er janvier de 10-12 h et de 14-18 h, il se flatte d'être le plus petit marché de noël !

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Kaysersberg : très beau marché de noël qui se flatte de rester traditionnel et fidèle aux traditions et hostiles aux chinoiseries et autres chouquettes. 10 h - 20 h 00 les 9-10  Avec une exposiiton 2012 "noël moyenâgeux au pays des étoiles" expo du 30/11 au 6 janvier de 14-18 h les jours du marché de 10-20 h. Concerts de noël les dimanches 2,9,16,23 à 16 h en l'église Ste Croix. Le marché les V-S-D de 10 h 20 le 30/11, 1-2/12, 7-8-9/12 et 14,15,16, et du mercredi 19 au 23 décembre 2012.

 

Citons également : exposition de crèches et marché de l'Avent à Ernolsheim-Bruche
du Samedi 1 Décembre 2012 au Dimanche 2 Décembre 2012

 

petits marchés proches : Kehl : 7-9/12 et du 15 au 16/12

 

Offenburg : 27/11 au 23/12

 

 

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(calendrier de Gengenbach aux fenêtres de l'hotel de ville)

 

Le plus grand calendrier de l'avent est ouvert tous les soirs, tout près de la frontière, à Gengenbach (ville médiévale jumelée avec Obernai) du 30/ 11 au 23 /12 pour le calendrier et jusqu'au 06 janvier.

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(devant la cathédrale d'Ulm)

 

Stuttgart : le plus grand marché de noël autour des deux châteaux, avec le plus grand nombre de stands recoupant tous les goûts et les couleurs, patinoire, manèges, stands d'antiquités, marché de noël suédois... 28 novembre au 23 décembre.

 

Freiburg (en Brisgau) du 26 novembre au 23 décembre (40ème anniversaire cette année)

 

Karlsruhe du 29 novembre au 23 décembre de 11 à 21 h 00

 

 

les incontournables rhénans : 577ème marché de noël, donc l'un des plus anciens d'Europe (avec celui de Strasbourg) à Dresden Striezelmarkt, le marché de noël des Stolle (gâteau de noël aux fruits confits) du 28 novembre au 24 décembre (10 - 21 h )

 

Ulm : autour de la superbe cathédrale et à côté du musée du pain (qui retrace une belle histoire du pain d'épices) du 20/11 au 22/12

 

 

Ludwisgbourg : marché de noël baroque, entouré des anges dans la cité baroque au superbe château bien connu du 27/11 au 23/12.

 

 

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(le Christkindel 2010 au marché de noël de Nuremberg, pour en savoir plus : Christkindel cet inconnu... )

 

Nuremberg : le marché de noël du Christkindel (ange de noël, cousine de notre Christkindel alsacien) se tient à Nuremberg du 30 novembre au 24 décembre.

 

Lorräch, petit marché de noël typique durant deux semaines de la St Nicolas 6/12  au 16/12

 

Marché de noël médiéval, avec stands et reconstitution en costume, une expérience autant qu'une visite aux marchés de noël à Esslingen du 27 novembre au 21 décembre de 11- 20 h 30,le 27/11 a lieu l'inauguration festive à 17 h 00

 

Basel, Bâle : un très beau et typique marché dans des rues splendidement décorées autour de la Barfüsserplatz, du 22 novembre au 23 décembre de 11 h à 20 h 00

 

Heidelberg, la ville romantique, ville étudante, propose son marché dès le 21.11 jusqu'au 22.12 (attention il est fermé le 25 novembre) de (dimanche et vendredi) 10 h à 21 h 00 (jusqu'à 22 h) Samedi de 10 à 22 h.

 

Frankfurt : dans son centre historique perdu au milieu d'une ville de la finance aux immenses grattes-ciels des institus bancaires, du 26 novembre au 23 décembre.

 

Allez lire tous nos articles sur l'avent et noël dans la catégorie "traditions de noël" sur ce blog !! traditions de noël

 

 

 

 

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  Une occasion spéciale de vivre la magie de noël en famille :  les sentiers de noël d'Osthouse :

 

 

IMG_4023.JPG Par exemple l'occasion de croiser : la fée de noël, Christkindel (enfant Jésus- en fait une fée en Alsace) sur les sentiers de noël d'Osthouse (manifestation qui a lieu tous les deux ans, la dernière était en 2010, montée par Project'ill, à 4 km d'Erstein, propose un avent et un temps de noël bien vivants avec 20 reconstitutions, (scènettes toutes les heures) sketch, scènettes interprétées en direct, en plein air -quelque soit le temps- thème de noël, de l'avent. (spectacle vivant son et lumières) entrée 6 euros. Un moment inoubliable pour toute la famille ! S'habiller chaudement c'est tout de même en plein hiver et en plein air dans la campagne alsacienne !

Horaires d'accueil : 17h - 21h ven et 16h - 21h sam et dim

Du 23/11/2012 au 25/11/2012
Du 30/11/2012 au 02/12/2012 (accès handicapés, chiens admis)

  restauration sur place. 

 

Notons que la Communauté des Paroisses du Pays d’Erstein a été endeuillé par l’incendie accidentel de l’’église St. Denis de Gerstheim fin novembre 2011. Un formidable élan de solidarité s’est immédiatement manifesté et les 80 intervenants bénévoles du spectacle présenté en novembre 2011 ont décidé de réitérer l’événement le 18 mars 2012 à 18 heures, en l’église St. Martin d’Erstein. L’association Project’Ill interviendra bénévolement en apportant son savoir-faire technique, pour la gestion du son et des lumières.  Les participants ont ainsi  pu apporter leur contribution à la reconstruction de l’église, au travers des dons des spectateurs.

 

Pour en savoir plus sur le Christkindel et sa légende c'est ici : Christkindel cet inconnu... ou Qu'est -ce donc que le Christkindel ?

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Publié dans #traditions de noël

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Publié le 17 Septembre 2012

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bancs reposoirs empire (ici entre Andlau et Mittelbergheim en grès d'Alsace) photo lanterne

 

 

Il en existe deux sortes : bancs reposoirs du roi de Rome ou Banc reposoirs empire de l'impératrice.

 

Le préfet Adrien de Lezay-Marnésia (1769-1814) est, fils du marquis de Marnésia, un parfait bilingue il fut étudiant à l’université de Goettingen près de Hanovre et a traduit «Don Carlos» de Schiller. Il est resté préfet malgré d’abdication de l’empereur (Napoléon 1er)  à Fontainebleau le 5 avril 1814.  C’est lui qui fit hisser le drapeau blanc sur les édifices publics alsaciens en proclamant «aujourd’hui, vous avez un roi, dans peu de jours vous aurez la paix !».

 

Ce sont des éléments de notre environnement habituel, il se font si discrets, que nous les oublions. Ils s’usent moins que le bois des bancs publics et nécessitent ainsi que peu d’entretien. Les touristes s’interrogent quelquefois sur ces étranges monuments aux allures mégalithiques ... A quelle divinités font-ils mémoire ?    Ils sont si discrets que nous les laissons souvent tomber aux mains des vandales ou des récupérateurs de pierre ! Tagués de «Italie, $... et autres symboles», négligés... Ils sont pourtant recensés par les monuments historiques ! 

 

C'est à eux que nous reprenons la liste des monuments bancs reposoirs rencensés ci-dessous.

 

Ces bancs-reposoirs sont classés en deux catégories : ceux construits sous l’impulsion du préfet Adrien de Lezay-Marnésia pour la naissance du roi de Rome (fils de Napoléon 1er, marqués 1811) et ceux construits en l’honneur du mariage de Napoléon III avec Eugénie, devenant Impératrice, marqués ou non du millésime 1854, comme sur l’image ci-dessous,  à Zellwiller).
Ces Missions : soulager les paysans, encourager leurs trajets afin qu’ils se rendent au marché le plus proche portant leurs produits agricoles. Ils ont été construits tous les 2 km sur les chemins vicinaux, 500 mètres selon d’autres.  Afin de pouvoir reposer leurs paniers, le haut de l’édifice permet de déposer sans risque de chute, paniers, victuailles, fagots, le bas permet aux marcheurs de s’asseoir, généralement à l’ombre, car 4 arbres sont plantés autour afin d’ombrager l’édifice. Les bornes placées de chaque côté, permettent de s’asseoir, mais sont destinées à attacher les chevaux ou les ânes et de remonter sans aide sur sa monture. Aujourd’hui les cyclistes les apprécient aussi pour marquer une pause et déposer leurs monture à deux roues. On a en compté jusqu’à 1448 sur les routes alsaciennes, il n’en resterait plus que 200.
Quelques bancs-reposoirs classés : Adamswiller, Allenwiller, Altenheim, Bischholtz, Erstein (RR : naissance du Roi de Rome 1811), Geiswiller, Goersdorf (RR), Harskirchen, Knoersheim (x2), Kutzenhausen (RR), Lochwiller, Lupstein, Morsbronn-les-bains, Niedermodern, Nordhouse, Ottwiller, La petite-Pierre, Roeschwoog (x2), Salenthal, Sarrewerden, Schillersdorf, Struth, Uttwiller, Westhouse-Marmoutier, Weyer, Wolfskirchen.

 

 

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photo lanterne

 

 

Bancs-reposoirs

Deux blocs de pierre de grès d’Alsace servant à remonter à cheval, sans aide pour les cavaliers, mais aussi à retenir le cheval pendant la pause.

 

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photo lanterne d'un banc-reposoir (67)

 

 

Sur le dessus, on peut poser ses marchandises, paniers à vendre au marché tout proche, photo lanterne

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En-dessous, possibilité de s’asseoir, sur ce banc-reposoir,  à l’ombre des arbres plantés au-tout.  Malheureusement comme ici entre Saint-Pierre et Eichhoffen, ce banc-reposoir,  est victime de graffitis, photo lanterne

2010-9850.JPG+++++++++++++++ deux blocs,de chaque côté afin d'aider le cavalier à remonter sur sa monture. Banc-reposoir alsacien

 

 

 

 

la date est inscrite ici sur le linteau 1854, date du mariage de Napoléon III avec Eugénie, pour ce banc-reposoir en grès d’Alsace, situé entre Zellwiller et Stotzheim, avec ses deux blocs de pierre de chaque côté. Il pouvait aussi servir à déposer et reprendre la hotte. La plupart n'ont pas de mention de dates.

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Un préfet qui a dessiné le paysage rural alsacien :

 

Lezay-Marnesia.jpgcapture d'image sur internet

 

 

En promouvant le houblon (au nord), le tabac (il y eut un concours des planteurs de tabac en 1812 dont les prix comprenaient des étalons normands, des juments poulinières, du bétail, des animaux d’élevage, des diplômes, médailles et honneurs... le premier prix fut attribué à un habitant d’Erstein, le cultivateur Klein qui porta sur la tête une couronne de vainqueur, le 1er décembre 1811) , la betterave (plus au sud), les chemins ombragées, fontaines, colonnes routières, un réseau dense de chemins vicinaux, mais aussi imposé tous les 500 mètres les fameux bancs-reposoirs... il refusa la chasse aux insoumis  (conscrits réfractaires recherchés par des hordes de rustres... Le préfet Lezay-Marnésia en seulement quatre années et demi (du 5 mars 1810 au 5 octobre 1814, date de son accident de voiture, où sa propre épée d’apparat lui transperça le ventre) a dessiné le paysage alsacien contemporain.

Mais il s’est aussi laissé inspirer par le pasteur Oberlin, des idées sociales, supprimer la mendicité par l’ouverture des soupes populaires et le soin des populations rurales en créant les médecins cantonaux.  Il s’évertua à chasser la corruption qui s’était quelque peu répandue.  Pour mieux former sa population, il ouvrit des classes d’écoles normales directement dans les lycées et collèges. En 1804, 200 à 300 élèves y sont accueillis. Notamment au lycée impérial de Strasbourg, actuel Fustel de Coulanges pour les villes ;  dans les campagnes il encouragea le développement de l’enseignement par les soeurs de la Divine Providence... A l’abdication de l’empereur il rejoint, ou se place sous l’autorité du roi Louis XVIII.  Il se verra arraché à sa fonction par une mort brutale, alors qu’il était en tournée d’inspection entre Haguenau et Brumath. (+ 9 octobre 1814).  On le voit cet homme pourtant classé par certains historiens comme un «transfuge de l’ancienne aristocratie» a véritablement  marqué l’Alsace.  Sa bravoure au moment de sa mort a contribué à forger son image. Car il se fit transporter, malgré sa blessure mortelle à Strasbourg, afin de régler quelques affaires urgentes. il demanda à ses serviteurs de s'agenouiller autour de sa femme qui priait à son chevet, tout en entendant le confesseur réciter l'office des morts avec l'assistance.
Son corps est enterré entre 1814-1853 à Krautergersheim près d’Henri de Turckheim puis transféré dans le caveau de la cathédrale de Strasbourg, une statue a été érigée en 1853 par le sculpteur Philippe GRASS devant l’hôtel Klinglin à Strasbourg, un quai, une école et un collège de Strasbourg portent son nom. C’est l’un des seuls préfet à avoir une statue en pied dans sa ville de fonction.  Et comme derrière tout homme célèbre il faut chercher la femme, sa relation avec une femme orthodoxe (ce qui était peu répandue à l’époque dans notre région)  Juliane de Vietinghoff, baronne de Krüdener, originaire de Riga, une proche de la cour du Tsar Alexandre fit beaucoup gloser.  Il est également apparenté à la famille de Joséphine de Beauharnais.

 

 

1812: c’est aussi la date de la licence n°183 accordée en Alsace pour la fabrication du sucre de Betterave ! Toute une révolution agricole est en marche, en effet la route de la canne à sucre est coupée par les guerres napoléoniennes. C’est le préfet Lezay (voir ci-contre) qui encourage sa culture. A la chute de Napoléon, les exploitations périclitent car les routes de la Guadeloupe, Martinique, St Dimingue se ré-ouvrent.  Et ce ne sera que plus tard, au moment du second empire que naîtra la sucrerie d’Erstein (27 décembre 1893)  qui existe toujours aujourd’hui.

Houblon à protéger : le début de son expansion.

C’est aussi depuis cette année-là que les perches servant au développement du houblon sont protégées par arrêté préfectoral du réputé Lezay-Marnésia (voir encadré ci-contre)  afin que le bois ne soit plus jamais démonté pour servir de bois de chauffage et que la récolte du houblon puisse se développer en Alsace du Nord. Le tout sous peine de contraventions de messieurs les garde-champêtres.

L’histoire du houblon en Alsace, cher à des villes comme Schiltigheim, Mutzig, Obernai... est rattachée à un brasseur de Haguenau Derendinger qui est allé chercher des plants de houblon dans la région de Saaz en Bohême.

Avec le succès que l’on sait dans l’Alsace du Nord principalement autour de Haguenau pour la culture de la précieuse céréale servant de matière première à la confection de la Bière alsacienne. 

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 17 Septembre 2012

Vous n'aurez que quelques jours à attendre pour recevoir par la poste votre numéro 162, avec au sommaire : (postés ce lundi)

 

l'incorporation de force : 70ème anniversaire aoüt 1942, août 2012

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Marthe Robin : foyer d'amour qui est Marthe Robin ?

 

Mon préfet bien-aimé : le préfet préféré des Alsaciens : Adrien de Lezay-Marnésia et ses fameux bancs-reposoirs.

 

 

 

 

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Publié le 26 Août 2012

SVI_0053.JPGMessage attribué à la Gospa, ce 25 août 2012, à Medjugorje :

 

 Message du 25 août 2012

« Chers enfants, aujourd'hui encore, avec l'espérance au coeur, je prie pour
vous et je remercie le Très-Haut pour tous ceux qui parmi vous vivent mes
messages avec le coeur.

Remerciez l'amour de Dieu du fait que je puisse aimer
chacun d'entre vous et vous conduire par mon Coeur Immaculé, aussi vers la
conversion. Ouvrez vos coeurs, décidez-vous pour la sainteté, et l'espérance
fera naitre la joie dans vos coeurs. Merci d’avoir répondu à mon appel.»

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 9 Août 2012

 "Chers enfants, 

aujourd'hui je vous invite au bien. Soyez porteurs de paix et de bonté
en ce monde. Priez pour que Dieu vous donne la force afin qu'en votre
coeur et en votre vie règnent toujours l'espérance et la fierté, car
vous êtes enfants de Dieu et porteurs de son espérance en ce monde qui
est sans joie au coeur et sans avenir, car il n'a pas le coeur ouvert à
Dieu qui est votre salut.


Merci d’avoir répondu à mon appel."

IMG 8158

 

 

Mirjana, prie pour les non-croyants et teçoit à ce titre un message chaque 2 du mois (depuis le 2 août 1987), depuis la fin de ses apparitions quotidiennes (25 décembre 1982)  


Chers enfants ! Je suis avec vous et je ne me rends pas. Je désire vous faire connaître mon Fils. Je désire que mes enfants soient avec moi dans la vie éternelle. Je désire que vous ressentiez la joie de la paix et que vous ayez le salut éternel. Je prie pour que vous surmontiez les faiblesses humaines. Je prie mon Fils pour qu'il vous donne un coeur pur.

 

Mes chers enfants, seulement les coeurs purs savent comment porter la croix, ils savent comment se sacrifier pour tous ces pécheurs qui ont offensé le Père céleste, et qui l'offensent encore aujourd'hui sans l'avoir connu. Je prie pour que vous reconnaissiez, la lumière de la foi véritable, qui vient seulement de la prière des coeurs purs. Alors tous ceux qui sont proches de vous sentiront l'amour de mon Fils. Priez pour ceux que mon Fils a choisis pour vous guider sur le chemin du salut. Que votre bouche soit fermée à tout jugement. Je vous remercie.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

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Publié le 21 Juillet 2012

nouvelles-images-3182.jpgUne gerbe de bonheur de la chance et la dernière gerbe à couper.  (elle porte différents noms : Glückelshampfel, Hampfela, Hampfel selon les prononciations de la langue alsacienne, mais son rite se maintient principalement au Sundgau au Sud de l'Alsace).

Elle signifie certes la fin d’un travail mais bien plus.  Dissimulées au centre de cette gerbe, des friandises à destination des enfants. On y voit aussi une offrande aux dieux, à Dieu et une crainte dans son éventuel contenu. C’est en effet derrière ces derniers épis que pourraient se réfugier d’ étranges divinités ou même la(es) force(s) de la Nature. Voici les sens de cette dernière gerbe coupée à la fin des moissons. Cela va bien au-delà d’un dernier coup de faucille.
Voilà tout l’univers que ce dossier veut vous faire découvrir à travers d’étranges traditions.

 

 

Symboliquement la moisson est la «fin d’un monde», du  moins la fin d’un cycle, qui semble s’être bien déroulé, puisque les ouvriers récoltent la moisson. «Lancez la faucille, la moisson est mûre» c’est bien ainsi que le prophète Isaïe dit que le Seigneur annonce le jugement dernier.
Et nous voilà donc bien dans l’ambivalence d’un côté la mort, avec le rôle de la faucille qui coupe, fauche telle la mort, et la récompense et la joie d’un travail achevé qui s’est bien déroulé tout en craignant que la pluie ne gâche le travail.  Le lien avec la mort qui fauche se trouve dans les représentations fort anciennes (p.64 De toute l’Alsace, SAEP Colmar, extrait de Wimpleing, adolescentia, 1506, ci-contre)

Ainsi on trouvera les femmes dotée d’une mission particulière, souvent elles se couvrent d’une couronne d’épis (suite p16) agrémentés de coquelicots ou de fleurs, ce bouquet que l’on porte par exemple en Slovaquie, ou tel autre immense bouquet en forme de couronne que portent deux femmes marchant l’une derrière l’autre, suspendu à une perche horizontalement. tel une prise de guerre ou de chasse.


Il faut rendre hommage à la cité de Kappelen qui durant quelques années -plus de 25 ans- restitue cette tradition en évoquant le grain, le bois, le lait. Et en 1998, elle a rendu hommage à la récolte du grain.
Elle n’a pas oublié de mentionner et réveiller la cérémonie en costume d’époque, le 16 août, de la gerbe “porte bonheur” cueillie au milieu du champ.
Mais ce fameux Gluckshampfele (ou die letzte Garbe, la dernière gerbe dans le Bas-Rhin) que nos anciens ont encore en mémoire est un mélange de croyances et de superstitions bien intéressant.
On sait que la cueillette de plantes aux vertus médicinales avaient lieu autour de la saint Jean et la famille à la fin de la moisson se réservait quelques épis afin que devant elle on récite le rosaire et 5 Pater, l’enfant (le Glüekskind.) Freddy Sarg, précise qu’il s’agit d’une jeune fille qui invoque la Trinité, qui procède à la coupe.
Elle coupait enfin les derniers épis en trois coups secs, la gerbe ainsi récoltée est nommée le “Glüeckshampefele” (gerbe du bonheur) et sera bénie le 15 août en compagnie du “maie” (sapin) de la moisson décoré de rubans et de fleurs.

Cette tradition du «maie» est vive dans les villages allemands du pays de Bade-Wurtenberg ou de Bavière qui dressent ce sapin décoré de rubans pour la Walpurgis nacht, la nuit des sorcières, veille du 1er mai.  Ils débutent ainsi le mois de Marie, à l’occasion d’une grande fête populaire.  On les retrouve sur les mâts de cocagnes, dans les Messtis et les Kilbe (synomiques de Messtis, fêtes foraines ou fêtes populaires locales des récoltes) .

Revenons à la gerbe  qui se retrouve accrochée dans le foyer au crucifix dans l’”angle du bon Dieu” (Hergotswinkel) un coin de la cuisine, la Stubbe, ou le salon où le crucifix était attaché en coin.  On trouve également des auteurs qui signalent que la gerbe, la couronne fleurie  était accrochée au-dessus de la grange jusqu’à la prochaine récolte et donc la prochaine couronne. Tel le rameau accroché au crucifix du dimanche éponyme.

Certains ajoutent que certains paysans mélangent ces graines aux prochains semis. Transmission des forces anciennes aux nouvelles, mais aussi une manière de faire du neuf avec du vieux et de renouveler le cycle des saisons.
 
Première observation,  si cette dernière poignée donnait tant de crainte c’est que les anciens craignaient que dans ces dernières touffes se cachent, outre des animaux (ce qui était possible) les esprits mauvais. Ainsi la fameuse “Kornmutter” (la mère des grains/céréales) (aussi nommée die Alte (la vieille) , (voir les autres appellations dans l’encadré). Mais dans les craintes et les croyances, il semble qu’elle ne soit pas seule. Freddy Sarg, évoque les craintes des démons du grain “Korndämon”.  (les démons des céréales) Ce seraient des monstres mi-homme, mi-animal qui parfois même ressemblaient à des loups, à des chiens ou à des lièvres.(voir ci-contre) Et agitent les champs de blé d’où certains textes que rapporte cet auteur dans son livre :
“De Wolf ziejt durch’s Korn
D’Hase lafe im Korn
d’Hunde jawe imm Korn”
‘(“le loup passe dans le champ de blé, les lièvres courent dans le champ de blé, les chiens passent.....)  Freddy Sarg, in «fêtes coutumes et traditions, en Alsace, du berceau à la tombe, éditions Oberlin, Strasbourg, 1993, page 223)


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Peur pédagogique
Cette crainte pouvait aussi permettre d’éloigner les enfants des champs afin qu’ils ne viennent par leurs jeux ou leurs poursuites, abimer et gâcher le travail ardu d’une année entière.

Crainte primitive ou mesure d’éloignement des jeunes des champs comme la fameuse “Kornmutter” mère des céréales ?
En Allemagne on trouvera cette crainte et une offrande pour le culte de la Frau ou encore la part de l’opprimée (la “Bonne femme” “Gute Frau”  ou “Arme Frau” pauvre femme” ou encore l’épouse du blé...)
Ainsi une fois le champ moissonné commençait le droit de glaner, Ähre uffhewe,  les épis oubliés étaient ramassés et portés aux personnes pauvres. Avant le début du glanage tolérant ce ramassage.  
Une autre explication serait que toute la force de la nature se réfugie dans ce dernier carré non fauché et que si  on le coupait on priverait la nature de son potentiel de renouveau. Et comme le dieu Oddhin, le dieu germanique n’est jamais loin, le cheval d’Oddhin doit avoir sa part.  (NDR : on peut voir un certain lien avec la paille que les enfants offrent à l’âne de Saint Nicolas, le 6.12,  qui justement pour certains est une nouvelle représentation du dieu Oddhin.)

Retzwiller : ruban :
Le rite ne tient plus si l’on découvre qu’à Retzwiller, (Dannemarie, 1890-1893), le coin est choisi dès le début du fauchage, il est orné d’un beau ruban. Mais on commence à faucher à l’autre bout du champ.

Ce fameux petit brin de bonheur (qui n’a pas  les mêmes vertus que notre brin de muguet contemporain) avait aussi pour mission de veiller à la fécondité du champ pour l’année nouvelle.  Un rite de fertilité supplémentaire, particulièrement indispensable dans les cultures rurales et agraire, la question de survie de la communauté y était attachée.

Les petits alsaciens chez eux ... La moisson a également rassemblé d’autres traditions, pour Kauffmann, qui raconte aux “Français de l’intérieur” à l’époque où l’Alsace avait été  conquise par les Allemands, on jetait dans ce dernier épi “des pièces de menue monnaie et des friandises.” et la moisson terminée ce sont tous les ouvriers “moissonneurs, patrons, ouvriers, enfants, l’entourent et, à genoux, récitent en choeur le Pater. Puis, armé d’une faucille, l’un des enfants s’approche de la gerbe porte-bonheur qu’il doit couper en trois coups, en l’honneur de la sainte Trinité.”

A Steinsoulz, quelques pièces y sont glissées sans que les enfants le voient. Mais c’est un enfant qui coupe au nom de la Trinité et le texte précise en «3 respirations».

En 1850-1870, près de Mulhouse, on parle d’un credo et de 5 Pater (p.1838 de Arnold Van Gennep).  Une autre variante multiplie le chiffre magique 9 (3x 3 trinitaire) en récitant 9 pater, 9 avé et 9 épis apportés le dimanche suivant à l’église pour le faire bénir. Il ornera ensuite la crucifix familial (p.1840, Van Gennep). A Mulhouse, la coupe est effectuée par une jeune fille qui les coupe et les lie.

Une enquête de 1930 de A. Pfleger auprès des lecteurs de l’Elsässer Kalender a confirmé la pratique de cette gerbe dans le Haut-Rhin dans les villages de Ballersdorf, Traubach, Werentzhouse (près de Ferrette), mais aussi en Suisse proche ou dans le Bas-Rhin à près de Saverne à Waldolwisheim.  (Van Gennep). Mais aussi dans le Kochersberg à Truchtersheim ceci avant 1949.

La messe avant les moissons
Il était courant jusqu’à la deuxième moitié du XIXème siècle de faire célébrer une messe avant les récoltes, à l’ouverture ou le dimanche précédent. Mais on trouve également de nombreux rites de prières durant les moissons, signe de croix avant les récoltes (dans les Ardennes, Asfeld, par exemple) ou prières autour, avant, durant la pause ou autour de la dernière gerbe.

 

Cortège :
Mais la «cérémonie» ne s’arrête pas là, après avoir bien lié les épis, on le place en tête du premier char et le cortège rentre au village, les enfants sur les gerbes. Mais avant de rentrer les récoltes, on l’accroche à la poutre de la grange comme nous l’avons vu.  Selon Paul Kauffmann en 1918,  les épis perdus sont ramassés et accrochés au crucifix, aux bénitiers de la demeure et suspendus à la tête des lits. L’objectif étant d’attirer la bénédiction du Ciel sur la famille et sur le travail accompli. (Nos petits alsaciens chez eux, Paul Kauffman, infolio 1995 réédition du livre de 1918 chez Viroflay). Tout en remerciant le Créateur origine et fait de toute chose. 

Une fois étudié le rituel et ses quelques variantes arrive l’interrogation sur les motivations. Toutes les moissons sont entourées d’un certain rituel, car la moisson c’est la dernière étape d’un cycle. Une sorte de mort programmée d’une année. D’ailleurs la mort n’est-elle pas symbolisée par un faucheur ?
La femme qui fait donc cette offrande finale doit user d’un certain rituel afin de ne pas offusquer les puissances agraires.
 
Dans d’autres régions européennes telle la Finlande ou l’Estonie, on sacrifie le premier agneau né dans l’année le matin du jour où débute les moissons. La victime est saignée entre les sillons de la terre et ses entrailles sont offertes comme paie à l’ours. La viande est consommée sur place et ce qui est très intéressant, trois morceaux sont offerts à l”esprit de champs”.  Ou encore les premiers qui sont offerts “aux filles de la forêt” à la “cache de la femme de la forêt”. Ainsi de suite. On fabrique avec ces épis sélectionnés, dans certains pays européens, des «peignes» des «barbes de maître» en paille tressée, des poupées «pays balkaniques» appelées «Reine du blé» habillée «avec la chemise de la dernière jeune mariée de l’année, et promenée en procession à  travers le village pour être jetée vers le crépuscule dans la rivière», précise Yvonne de Sike. Etrange rite de fertilité.  D’autres épis serviront aux déguisements des futurs costumes et masques et des accessoires pour le carnaval futur. Une énergie au service d’autres divinités. Dans les pays orthodoxes le premier pain confectionné avec la farine de la récolte offert à l’église sera conservé dans autel domestique près des icônes. On leur prête aussi des vertus curatives. Mais on confectionne aussi des couronnes de blé, sortes d’immenses couronnes de blé.

Première ou dernière gerbe les actes des moissonneurs divergent, la première a des pouvoirs “divinatoires” pour les Estoniennes qui l’interrogent sur .... leur futur époux ou encore elle est placée dans la maison en signe de protection de la récolte contre la foudre ou les rats ! En les nourrissant peut-être ?

Ce blé a une importance toute particulière dans la société, il est la base de la nourriture des mois à venir. Aussi on lui rend un culte et un hommage tout particulier. Les objets confectionnés en paille bien connus des nordiques, ou de ceux qui ont parcourus les marchés de Noëls germaniques, en sont des descendants contemporains. On rembourrait ainsi des poupées, on confectionnait des couronnes de pailles, des animaux (ours, boucs “julbock” en Suède ou en Norvège .... au moment des fêtes de fin d’année, on offrait un bouc (le bouc-émissaire) de maison en maison, ils se sont peu à peu occidentalisés et se sont transformés en rennes de paille plus avenants.  

 

 

nouvelles-images-3181.jpg Si les enfants ouvraient les récoltes en coupant quelques épis, et si la fin avait cet allure de fête et de besoin de protection. La mécanisation a complètement fait disparaître cette fête et ce besoin en main-d’oeuvre saisonnière et massive. Les derniers villages qui perpétuent ces traditions ont bien du mérite car ils tentent de donner une âme à ces champs “dopés”, mécanisés, qui donnent le confort et une alimentation moins chère, au prix de pollutions, d’usure des sols et pour les ethnologues de belles traditions sacrifiées. L’écomusée d’Ungersheim par ses mises en scène de la vie paysanne propose de voir fonctionner les machines (louées et itinérantes dans la campagne) et le processus de mécanisation du labeur.
Travail harassant   si la moisson est un travail harassant, il fut souvent accompagné de la récolte du tabac. Aujourd’hui encore la récolte est souvent manuelle et le travail de ramassage du tabac sous le chaud soleil d’août est le premier emploi saisonnier  d’été  des jeunes. Le tabac s’est développé comme revenu annexe des exploitations agricoles malgré une réglementation sévère. Repiqués après les saints de glace (Pancrace, Mamert, Servais) ils font l’objet d’un soin attentif et réglementaire, 40 cm entre les plants, et des raies espacées de cinquante. Au bout de 7 à 8 semaines la plante atteint la taille requise et le bourgeon terminal, auxiliaires étaient pincés pour entraîner le développement des feuilles (laissant au passage comme preuve de son travail, une épaisse couche noirâtre persistante et  poisseuse sur les mains).
La récolte de juillet est ainsi contée par Antoine Kocher Saisons d’enfance en Alsace,  éditions du Bastberg. page 102 à 105  : “la récolte s’étalait sur un mois d’abord les feuilles du bas qu’il fallait cueillir à genoux ou accroupis, dans la chaleur et l’odeur entêtante, puis celles du milieu “S’Mittelgut” qui pouvaient atteindre 70 cm de long et le bouquet final”.
On enfilait les feuilles sur des ficelles, sorte de guirlandes de feuilles à suspendre sur des séchoir. Plus tard, il faudra les assembler par 25, au mois de novembre, après les avoir brossés afin d’en débarrasser les poussières de moisissures.  Le travail a changé, mais Kocher précise que la faible enveloppe reçue de la régie des tabacs à cette époque ne payait pas les centaines d’heures passées par toute la famille a prendre soin de ces feuilles et toutes les manipulations nécessaires.

 F.S.

 

Divinités cachées dans les herbes :
Repliée au fond du champ, c’est toute la force de la nature qui s’est y cachée, qui a fuit, la force de la terre ! Ces derniers grains seront ainsi soit épargnés, soit offerts, soit repris pour d’autres usages symboliques. Elles porteront des noms positifs ou négatifs, féminins ou masculins  :
Gute frau (bonne femme)           
Arme Frau (ou pauvre femme)
épouse du blé
Mère du Blé
Mère de l’épi
«la Baba»
la vieille femme

ou des termes masculins, dans les pays balkaniques : la barbe de Saint Nicolas, du vieillard (Slaves) barbe du Sauveur, Saint Elie. (Yvonne de Sike, fêtes et croyances populaires en Europe, au fil des Saisons, Bordas, page168)  ou en Alsace (Sarg) : Korndämon”.  (les démons des céréales)

 

 

Sources  on pourra se reporter utilement à ces livres :
- Freddy Sarg, “fête, coutumes et traditions  en Alsace du berceau à la tombe” éditions Oberlin, Strasbourg 1993
- Yvonne de Sike Fêtes et croyances populaires en Europe, page 167,
- Paul Kauffman, Nos petits alsaciens chez eux ,  infolio 1995 réédition du livre de 1918 chez Viroflay
-  Antoine Kocher, Saisons d’enfance en Alsace,  éditions du Bastberg. page 102 à 105
- Toute l’Alsace, coutumes, et costumes alsaciens, SAEP, Ingersheim 1993
- Arnod Van Gennep, le folklore français, tome ** cycles de mai, de la saint Jean, de l’été et de l’automne, collection bouquins, Robert Laffont. 1949,1951,1956, 1999
- Ulrich Richert «Retour au Sundgau», mémoire d’Alsace, Nuée Bleue 1991.

 

Cette enquête est parue dans le numéor 161 de la petite lanterne, du mois de juillet 2012.

Reproduction interdite sans autorisation préalable.

 

 

Une pratique de la coupe de cette gerbe du bonheur dans le Sundgau...
Ultrich Richert né en 1921, in «retour au Sundgau», mémoire d’Alsace, Nuée Bleue 1991.
raconte ce rite parmi d’autres, tel qu’il l’a vécu.  Nous conseillons ce petit livre de traditions, la lecture in extenso interessera nos lecteurs.  Nous résumons.

La dernière touffe de blé au bout du dernier champ est la «poignée du Bonheur» qu’il nomme Glückshanfala» (variante d’écriture) qui est rassemblée par le haut, serrée avec quelques épis noués. Il rajoute en fait  non rapporté ailleurs. «un adulte laisse échapper quelques grenouilles et incite les gosses à les attraper». En fait, une habile diversion qui permet de camoufler dans la touffe finale des surprises pour les enfants qui collaborent à la labeur des moissons. Des cadeaux, tels qu’une «tablette de chocolat,  quelques bonbons et quelques sous» y soient glissés.
Le rite se précise autour de tous les faucheurs rassemblés qui récitent des actions de grâce, 5 Pater, 5 Avé. La dernière touffe y est coupée par le Père, ceci en trois coups à mi hauteur au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
On cherche ensuite les cadeaux, les plus beaux épis sont ficelés et vont orner, précise-t-il, le crucifix de la salle à manger. Son rite prophylactique est ainsi mentionné   : mauvaises récoltes, orages, fortes tempêtes.

Le rite est bien vivant et ancré, car l’année où le jeune homme, est éloigné des terres familiales et ne peut participer au rite, la Marraine décide de surseoir à la coupe de la dernière touffe du champ. Le gamin revenu parmi les siens, ils vont ensemble, au retour des vêpres, couper cette poignée du bonheur. Alors que la vieille femme a du mal à se déplacer et fait donc un effort pour respecter ce rite. Ce qui démontre son attachement et celui de la collectivité à cette pratique.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

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Publié le 13 Juillet 2012

On connait le merveilleux titre, des interprètes éloquents, Charlotte Church, Sissel (la norvégienne), José Carrera et d'autres voix classiques ou cross-over (qui sortent de leur genre musical attribué définitivement), mais une merveilleuse jeune voix masculine propose actuellement de télécharger ce titre depuis son site, avant la sortie de son album à l'automne prochain, le Friar Alessandro, franciscain d'Assise. La voix d'un moine étant plus engagée et plus impliquée dans ses propos qu'un chanteur profane.

 

Allez vous inscrire sur le site, vous recevrez ensuite (après confirmation de votre email) le fichier MP3 de la chanson à télécharger GRATUITEMENT. La beauté gratuite, que demandez de plus ?

 

 

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l'adresse  est :  http://www.friaralessandro.com/  ou le lien cliquez ici : link

 

N'hésitez pas à l'écouter, cette rubrique est sans publicité, ce n'est qu'un coup de coeur. 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 29 Juin 2012

Le numéro 161 de la petite lanterne est paru,

 

 

161-cover.jpg

 

Avec au sommaire :

 

Le Gluckshampfelà, la gerbe du bonheur, la gerbe que les moissonneurs se réservaient ou réservaient aux enfants,

elle est dotée de pouvoirs magiques. Un bouquet de traditions...

 

Une gerbe de bonheur de la chance et la dernière gerbe à couper. Elle signifie certes la fin d’un travail mais bien plus.  Dissimulées au centre de cette gerbe, des friandises à destination des enfants,  mais aussi une offrande aux dieux, puis à Dieu et une crainte dans son éventuel contenu où pourraient se cacher des étranges divinités ou même la force de la nature. Voici les sens de cette dernière gerbe coupée à la fin des moissons. Cela va bien au-delà d’un dernier coup de faucille.  (un dossier complet dont nous reproduisons sous ce lien quelques extraits de nos recherches sur la question : ) Glückelshampfel/Glückelshampfela : la gerbe du bonheur

 

la lettre de Sabrina (nouvelle rubrique) qui parle de Medjugorje

 

A la rencontre de Hildegard von Bingen, qui deviendra docteur de l'église en automne prochain, voici le début de l'article : Hildegard von Bingen (1098-1179), la mystique rhénane «visionnaire exceptionnelle» selon l’histoire des saints et de la sainteté chrétienne, Hachette 1986 t.6 p173, bientôt élevée au rang de docteur de l’Eglise.
Pour ses multiples connaissances religieuses, médicales, musicologiques, elle était déjà un des puits de science universel médiéval, réputée de son vivant dans tout le Saint-Empire, docteur de l’église elle rejoindra la petite Thérèse de Lisieux (1873-1897), Ste Thérèse d’Avila (née le 28 mars 1515-1583)ou Catherine de Sienne(1347-1380), le 7 octobre prochain,  a annoncé Benoît XVI le 27 mai dernier.   Elle le sera en même temps que St Jean d’Avila (né en 1500).  Benoît XVI a récemment étendu à toute l’Eglise le culte rendu à sainte Hildegarde reconnaissant ainsi la tradition multiséculaire qui avait inscrit la mystique au martyrologe romain, sans même que son procès de canonisation n’ait abouti. Hildegarde de Bingen étant fêtée le 17 septembre dans la martyrologue romain et même Carl-Gustav Jung voyait en elle une «personnalité remarquable».

 

l'enigme Maria Valtorta : voici le début de l'article : Sciemanflorasc, c’est un nom barbare qui ne dira quelque chose qu’aux initiés, c’est pourtant une invective adressée à Jésus qu’il connaissait le « Sciemanflorasc», selon Maria Valtora. (livre 7 ch.199). En fait il s’agit du «Schemhamphoras» le nom ineffable de Dieu rapporté par Maria Valtorta, qui n’était prononcé qu’une fois l’an dans le saint des saints par le grand prêtre juif dans le temple de Jérusalem, remplacé ensuite par 4 lettres Yod, He, Van, Hé donnant Yahvé et pour certains traducteurs Jehovah. Ce fut d’ailleurs aussi le titre d’un texte anti-juif de Luther. Il demeure encore un instrument d’ésotérisme dans le boutiques new-age. Mais il est peu connu et sa dernière citation l’a été dans un ouvrage de 1825 et oublié depuis sur l’histoire et l’établissement du christianisme (1825 p 140). C’est par cet exemple cité dans le numéro 247  de février 2012 de Chrétiens magazine, que l’on peut être emporté dans une étude très intéressante de l’oeuvre assez étrange de Maria Valtorta, une mystique qui n’a pas quitté son lit et sa chambre sans autre documentation particulière que sa Bible et un catéchisme de Saint Pie-X, et qui a rédigé en recevant dans le désordre les chapitres de son «évangile». (L’évangile tel qu’il m’a été rapporté)  Les multiples indications typographiques, inconnues à son époque, historiques, la description des paysages, des objets d’artisans, la décoration, les dates mêmes (avec la position précise de la lune du soleil, les indications météo...) ont permit à l’auteur Jean-François Lavère de publier une ouvrage étonnant de recension de quelques éléments étonnants de cette oeuvre qui gère quelques 600 personnages. Les textes et les visions, descriptives que  donne la mystique ont été délivrées dans le désordre, ainsi on s’aperçoit très vite que cette oeuvre n’est pas comme les autres.  La précision est presque celle d’un policier sur une scène de crime, elle décrit les objets, mais aussi la position des personnages -comme tout romancier- mais cela va au-delà, fleurs, fruits, maison (habitat), les distances parcourues (respectant le sabbat), les manies ou des défauts des personnages sans erreur, ni anachronisme malgré la pluie de détails. 

 

Découvrez Chiara Badano : Connaissez-vous Chiara Badano ?
Ni une star, ni une actrice, encore moins une chanteuse, elle a pourtant un beau visage d’ange, des yeux rayonnants. Si elle avait chanté, ce serait sans doute la gloire de Dieu.
Cette jeune fille née en 29 octobre 1971 est décédée dix-huit ans plus tard à Sasselo le 7 octobre 1990.  Une petite enfant du siècle, un exemple de vie de lumière qui  a été déclarée vénérable par l’église en juillet 2008, elle a été proclamée bienheureuse deux ans plus tard le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, à Rome. 

 

et nos rubriques habituelles, c'est arrivé, ivres de livres, le puits aux pensées, c'est de l'humour....

si vous désirez recevoir ce numéro, de 28 pages, envoyez votre adresse postale à

redaction@petite-lanterne.com

nous vous enverrons un numéro gratuit dans la limite des stocks disponibles.

 

 

 

 

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 29 Juin 2012

 

Nous nous sommes fait l'écho d'une rumeur dans le numéro 160 (rubrique polémique, page 9) tout en précisant qu'elle était probable, ( terme utilisé "peut-être"  en reprenant un écho  dont nous avons cité la source  Pro Liturgia de Denis Couan du 11 mars 2012) au sujet du grand séminaire de Strasbourg. Il apparait pour notre plus grand bonheur  et celui du rayonnement de notre diocèse que ces informations sont fausses.  Notre bulletin a toujours soutenu le grand séminaire  en publiant dans nos colonnes "dates des portes ouvertes" ou information, ce serait pour nous tous une blessure de le voir diminuer.

 

Nous prions nos lecteurs de lire les informations suivantes et adressons nos excuses pour cette incompréhension. 

 

 

Le supérieur du Grand Séminaire, P. Jean-Claude Reichert, nous invite à corriger cet écho, en réalité :

"1. le diacre en Stage à Saint-Etienne de Mulhouse a effectivement demandé à arrêter  son ministère, mais en l'état actuel il n'a pas demandé sa réduction à l'état laïc. Quoi que l'on puisse penser de sa décision, vous devriez être heureux de vérifier qu'un Séminaire veille à "développer des libertés suffisamment mûres et responsables" (Ratio institutionis sacerdotalis) dont chacun sait l'importante pour une fidélité à vie de prêtre à ses engagements".

 

"2. Hormis cette situation exceptionnelle, durant la présente année universitaire (2011-2012) aucun séminariste n'a abandonné son projet de devenir prêtre, contrairement à l'information que vous publiez selon laquelle "plusieurs séminaristes ont abandonné". Les registres l'attestent.

 

"3. A la lecture des comptes-rendus du Conseil du Presbyterium vous auriez appris que, non seulement aucune fermeture de notre Séminaire n'a été envisagée ni décidée mais que Mgr Grallet a décidé de relancer l'appel au ministère de prêtre en confiant cette responsabilité au Séminaire".

 

Les informations sont d'ailleurs excellentes, car Le supérieur nous précise également un peu plus loin, je cite,  qu'il "accueille plusieurs nouveaux séminaristes chaque année et sans interruption, et que, durant les quatre dernières années, notre archevêque a pu ordonner 19 nouveaux prêtres diocésains issus de cette maison".

 

Dont acte, voilà des informations encourageantes et vivifiantes qui nous rassurerons sur la santé de l'église en Alsace,  le Seigneur envoie toujours des ouvriers dans sa vigne, et notamment dans celle d'Alsace !

 

Nous reproduirons ce rectificatif dans la version papier du numéro 162.

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Publié le 26 Juin 2012

 Message à Marija en la date anniversaire du début des apparitions à Medjugorje : 



SVI_0109.JPG



"Chers enfants, avec une grande espérance dans le coeur, aujourd'hui encore, je

vous invite à la prière. Si vous priez, petits enfants, vous êtes avec moi, vous

recherchez la volonté de mon Fils et vous la vivez. Soyez ouverts et vivez la

prière; à chaque instant, qu'elle soit pour vous la saveur et la joie de votre

âme. Je suis avec vous et j'intercède pour vous tous devant mon Fils Jésus.

Merci d’avoir répondu à mon appel.»

L'apparition annuelle à Ivanka,  a duré 7 minutes, elle a eu lieu à la maison familiale d'Ivanka. Seule la famille d'Ivanka était présente lors de l'apparition.

 

Après l'apparition, Ivanka a dit :

Notre-Dame m'a parlé du 5ème secret et à la fin a dit : «  Je vous donne ma bénédiction maternelle. Priez pour la paix, la paix, la paix »

 

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Publié dans #Medjugorje

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