Publié le 26 Août 2012

SVI_0053.JPGMessage attribué à la Gospa, ce 25 août 2012, à Medjugorje :

 

 Message du 25 août 2012

« Chers enfants, aujourd'hui encore, avec l'espérance au coeur, je prie pour
vous et je remercie le Très-Haut pour tous ceux qui parmi vous vivent mes
messages avec le coeur.

Remerciez l'amour de Dieu du fait que je puisse aimer
chacun d'entre vous et vous conduire par mon Coeur Immaculé, aussi vers la
conversion. Ouvrez vos coeurs, décidez-vous pour la sainteté, et l'espérance
fera naitre la joie dans vos coeurs. Merci d’avoir répondu à mon appel.»

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

Repost 0

Publié le 9 Août 2012

 "Chers enfants, 

aujourd'hui je vous invite au bien. Soyez porteurs de paix et de bonté
en ce monde. Priez pour que Dieu vous donne la force afin qu'en votre
coeur et en votre vie règnent toujours l'espérance et la fierté, car
vous êtes enfants de Dieu et porteurs de son espérance en ce monde qui
est sans joie au coeur et sans avenir, car il n'a pas le coeur ouvert à
Dieu qui est votre salut.


Merci d’avoir répondu à mon appel."

IMG 8158

 

 

Mirjana, prie pour les non-croyants et teçoit à ce titre un message chaque 2 du mois (depuis le 2 août 1987), depuis la fin de ses apparitions quotidiennes (25 décembre 1982)  


Chers enfants ! Je suis avec vous et je ne me rends pas. Je désire vous faire connaître mon Fils. Je désire que mes enfants soient avec moi dans la vie éternelle. Je désire que vous ressentiez la joie de la paix et que vous ayez le salut éternel. Je prie pour que vous surmontiez les faiblesses humaines. Je prie mon Fils pour qu'il vous donne un coeur pur.

 

Mes chers enfants, seulement les coeurs purs savent comment porter la croix, ils savent comment se sacrifier pour tous ces pécheurs qui ont offensé le Père céleste, et qui l'offensent encore aujourd'hui sans l'avoir connu. Je prie pour que vous reconnaissiez, la lumière de la foi véritable, qui vient seulement de la prière des coeurs purs. Alors tous ceux qui sont proches de vous sentiront l'amour de mon Fils. Priez pour ceux que mon Fils a choisis pour vous guider sur le chemin du salut. Que votre bouche soit fermée à tout jugement. Je vous remercie.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

Repost 0

Publié le 21 Juillet 2012

nouvelles-images-3182.jpgUne gerbe de bonheur de la chance et la dernière gerbe à couper.  (elle porte différents noms : Glückelshampfel, Hampfela, Hampfel selon les prononciations de la langue alsacienne, mais son rite se maintient principalement au Sundgau au Sud de l'Alsace).

Elle signifie certes la fin d’un travail mais bien plus.  Dissimulées au centre de cette gerbe, des friandises à destination des enfants. On y voit aussi une offrande aux dieux, à Dieu et une crainte dans son éventuel contenu. C’est en effet derrière ces derniers épis que pourraient se réfugier d’ étranges divinités ou même la(es) force(s) de la Nature. Voici les sens de cette dernière gerbe coupée à la fin des moissons. Cela va bien au-delà d’un dernier coup de faucille.
Voilà tout l’univers que ce dossier veut vous faire découvrir à travers d’étranges traditions.

 

 

Symboliquement la moisson est la «fin d’un monde», du  moins la fin d’un cycle, qui semble s’être bien déroulé, puisque les ouvriers récoltent la moisson. «Lancez la faucille, la moisson est mûre» c’est bien ainsi que le prophète Isaïe dit que le Seigneur annonce le jugement dernier.
Et nous voilà donc bien dans l’ambivalence d’un côté la mort, avec le rôle de la faucille qui coupe, fauche telle la mort, et la récompense et la joie d’un travail achevé qui s’est bien déroulé tout en craignant que la pluie ne gâche le travail.  Le lien avec la mort qui fauche se trouve dans les représentations fort anciennes (p.64 De toute l’Alsace, SAEP Colmar, extrait de Wimpleing, adolescentia, 1506, ci-contre)

Ainsi on trouvera les femmes dotée d’une mission particulière, souvent elles se couvrent d’une couronne d’épis (suite p16) agrémentés de coquelicots ou de fleurs, ce bouquet que l’on porte par exemple en Slovaquie, ou tel autre immense bouquet en forme de couronne que portent deux femmes marchant l’une derrière l’autre, suspendu à une perche horizontalement. tel une prise de guerre ou de chasse.


Il faut rendre hommage à la cité de Kappelen qui durant quelques années -plus de 25 ans- restitue cette tradition en évoquant le grain, le bois, le lait. Et en 1998, elle a rendu hommage à la récolte du grain.
Elle n’a pas oublié de mentionner et réveiller la cérémonie en costume d’époque, le 16 août, de la gerbe “porte bonheur” cueillie au milieu du champ.
Mais ce fameux Gluckshampfele (ou die letzte Garbe, la dernière gerbe dans le Bas-Rhin) que nos anciens ont encore en mémoire est un mélange de croyances et de superstitions bien intéressant.
On sait que la cueillette de plantes aux vertus médicinales avaient lieu autour de la saint Jean et la famille à la fin de la moisson se réservait quelques épis afin que devant elle on récite le rosaire et 5 Pater, l’enfant (le Glüekskind.) Freddy Sarg, précise qu’il s’agit d’une jeune fille qui invoque la Trinité, qui procède à la coupe.
Elle coupait enfin les derniers épis en trois coups secs, la gerbe ainsi récoltée est nommée le “Glüeckshampefele” (gerbe du bonheur) et sera bénie le 15 août en compagnie du “maie” (sapin) de la moisson décoré de rubans et de fleurs.

Cette tradition du «maie» est vive dans les villages allemands du pays de Bade-Wurtenberg ou de Bavière qui dressent ce sapin décoré de rubans pour la Walpurgis nacht, la nuit des sorcières, veille du 1er mai.  Ils débutent ainsi le mois de Marie, à l’occasion d’une grande fête populaire.  On les retrouve sur les mâts de cocagnes, dans les Messtis et les Kilbe (synomiques de Messtis, fêtes foraines ou fêtes populaires locales des récoltes) .

Revenons à la gerbe  qui se retrouve accrochée dans le foyer au crucifix dans l’”angle du bon Dieu” (Hergotswinkel) un coin de la cuisine, la Stubbe, ou le salon où le crucifix était attaché en coin.  On trouve également des auteurs qui signalent que la gerbe, la couronne fleurie  était accrochée au-dessus de la grange jusqu’à la prochaine récolte et donc la prochaine couronne. Tel le rameau accroché au crucifix du dimanche éponyme.

Certains ajoutent que certains paysans mélangent ces graines aux prochains semis. Transmission des forces anciennes aux nouvelles, mais aussi une manière de faire du neuf avec du vieux et de renouveler le cycle des saisons.
 
Première observation,  si cette dernière poignée donnait tant de crainte c’est que les anciens craignaient que dans ces dernières touffes se cachent, outre des animaux (ce qui était possible) les esprits mauvais. Ainsi la fameuse “Kornmutter” (la mère des grains/céréales) (aussi nommée die Alte (la vieille) , (voir les autres appellations dans l’encadré). Mais dans les craintes et les croyances, il semble qu’elle ne soit pas seule. Freddy Sarg, évoque les craintes des démons du grain “Korndämon”.  (les démons des céréales) Ce seraient des monstres mi-homme, mi-animal qui parfois même ressemblaient à des loups, à des chiens ou à des lièvres.(voir ci-contre) Et agitent les champs de blé d’où certains textes que rapporte cet auteur dans son livre :
“De Wolf ziejt durch’s Korn
D’Hase lafe im Korn
d’Hunde jawe imm Korn”
‘(“le loup passe dans le champ de blé, les lièvres courent dans le champ de blé, les chiens passent.....)  Freddy Sarg, in «fêtes coutumes et traditions, en Alsace, du berceau à la tombe, éditions Oberlin, Strasbourg, 1993, page 223)


nouvelles-images-3187-copie-2.jpg
Peur pédagogique
Cette crainte pouvait aussi permettre d’éloigner les enfants des champs afin qu’ils ne viennent par leurs jeux ou leurs poursuites, abimer et gâcher le travail ardu d’une année entière.

Crainte primitive ou mesure d’éloignement des jeunes des champs comme la fameuse “Kornmutter” mère des céréales ?
En Allemagne on trouvera cette crainte et une offrande pour le culte de la Frau ou encore la part de l’opprimée (la “Bonne femme” “Gute Frau”  ou “Arme Frau” pauvre femme” ou encore l’épouse du blé...)
Ainsi une fois le champ moissonné commençait le droit de glaner, Ähre uffhewe,  les épis oubliés étaient ramassés et portés aux personnes pauvres. Avant le début du glanage tolérant ce ramassage.  
Une autre explication serait que toute la force de la nature se réfugie dans ce dernier carré non fauché et que si  on le coupait on priverait la nature de son potentiel de renouveau. Et comme le dieu Oddhin, le dieu germanique n’est jamais loin, le cheval d’Oddhin doit avoir sa part.  (NDR : on peut voir un certain lien avec la paille que les enfants offrent à l’âne de Saint Nicolas, le 6.12,  qui justement pour certains est une nouvelle représentation du dieu Oddhin.)

Retzwiller : ruban :
Le rite ne tient plus si l’on découvre qu’à Retzwiller, (Dannemarie, 1890-1893), le coin est choisi dès le début du fauchage, il est orné d’un beau ruban. Mais on commence à faucher à l’autre bout du champ.

Ce fameux petit brin de bonheur (qui n’a pas  les mêmes vertus que notre brin de muguet contemporain) avait aussi pour mission de veiller à la fécondité du champ pour l’année nouvelle.  Un rite de fertilité supplémentaire, particulièrement indispensable dans les cultures rurales et agraire, la question de survie de la communauté y était attachée.

Les petits alsaciens chez eux ... La moisson a également rassemblé d’autres traditions, pour Kauffmann, qui raconte aux “Français de l’intérieur” à l’époque où l’Alsace avait été  conquise par les Allemands, on jetait dans ce dernier épi “des pièces de menue monnaie et des friandises.” et la moisson terminée ce sont tous les ouvriers “moissonneurs, patrons, ouvriers, enfants, l’entourent et, à genoux, récitent en choeur le Pater. Puis, armé d’une faucille, l’un des enfants s’approche de la gerbe porte-bonheur qu’il doit couper en trois coups, en l’honneur de la sainte Trinité.”

A Steinsoulz, quelques pièces y sont glissées sans que les enfants le voient. Mais c’est un enfant qui coupe au nom de la Trinité et le texte précise en «3 respirations».

En 1850-1870, près de Mulhouse, on parle d’un credo et de 5 Pater (p.1838 de Arnold Van Gennep).  Une autre variante multiplie le chiffre magique 9 (3x 3 trinitaire) en récitant 9 pater, 9 avé et 9 épis apportés le dimanche suivant à l’église pour le faire bénir. Il ornera ensuite la crucifix familial (p.1840, Van Gennep). A Mulhouse, la coupe est effectuée par une jeune fille qui les coupe et les lie.

Une enquête de 1930 de A. Pfleger auprès des lecteurs de l’Elsässer Kalender a confirmé la pratique de cette gerbe dans le Haut-Rhin dans les villages de Ballersdorf, Traubach, Werentzhouse (près de Ferrette), mais aussi en Suisse proche ou dans le Bas-Rhin à près de Saverne à Waldolwisheim.  (Van Gennep). Mais aussi dans le Kochersberg à Truchtersheim ceci avant 1949.

La messe avant les moissons
Il était courant jusqu’à la deuxième moitié du XIXème siècle de faire célébrer une messe avant les récoltes, à l’ouverture ou le dimanche précédent. Mais on trouve également de nombreux rites de prières durant les moissons, signe de croix avant les récoltes (dans les Ardennes, Asfeld, par exemple) ou prières autour, avant, durant la pause ou autour de la dernière gerbe.

 

Cortège :
Mais la «cérémonie» ne s’arrête pas là, après avoir bien lié les épis, on le place en tête du premier char et le cortège rentre au village, les enfants sur les gerbes. Mais avant de rentrer les récoltes, on l’accroche à la poutre de la grange comme nous l’avons vu.  Selon Paul Kauffmann en 1918,  les épis perdus sont ramassés et accrochés au crucifix, aux bénitiers de la demeure et suspendus à la tête des lits. L’objectif étant d’attirer la bénédiction du Ciel sur la famille et sur le travail accompli. (Nos petits alsaciens chez eux, Paul Kauffman, infolio 1995 réédition du livre de 1918 chez Viroflay). Tout en remerciant le Créateur origine et fait de toute chose. 

Une fois étudié le rituel et ses quelques variantes arrive l’interrogation sur les motivations. Toutes les moissons sont entourées d’un certain rituel, car la moisson c’est la dernière étape d’un cycle. Une sorte de mort programmée d’une année. D’ailleurs la mort n’est-elle pas symbolisée par un faucheur ?
La femme qui fait donc cette offrande finale doit user d’un certain rituel afin de ne pas offusquer les puissances agraires.
 
Dans d’autres régions européennes telle la Finlande ou l’Estonie, on sacrifie le premier agneau né dans l’année le matin du jour où débute les moissons. La victime est saignée entre les sillons de la terre et ses entrailles sont offertes comme paie à l’ours. La viande est consommée sur place et ce qui est très intéressant, trois morceaux sont offerts à l”esprit de champs”.  Ou encore les premiers qui sont offerts “aux filles de la forêt” à la “cache de la femme de la forêt”. Ainsi de suite. On fabrique avec ces épis sélectionnés, dans certains pays européens, des «peignes» des «barbes de maître» en paille tressée, des poupées «pays balkaniques» appelées «Reine du blé» habillée «avec la chemise de la dernière jeune mariée de l’année, et promenée en procession à  travers le village pour être jetée vers le crépuscule dans la rivière», précise Yvonne de Sike. Etrange rite de fertilité.  D’autres épis serviront aux déguisements des futurs costumes et masques et des accessoires pour le carnaval futur. Une énergie au service d’autres divinités. Dans les pays orthodoxes le premier pain confectionné avec la farine de la récolte offert à l’église sera conservé dans autel domestique près des icônes. On leur prête aussi des vertus curatives. Mais on confectionne aussi des couronnes de blé, sortes d’immenses couronnes de blé.

Première ou dernière gerbe les actes des moissonneurs divergent, la première a des pouvoirs “divinatoires” pour les Estoniennes qui l’interrogent sur .... leur futur époux ou encore elle est placée dans la maison en signe de protection de la récolte contre la foudre ou les rats ! En les nourrissant peut-être ?

Ce blé a une importance toute particulière dans la société, il est la base de la nourriture des mois à venir. Aussi on lui rend un culte et un hommage tout particulier. Les objets confectionnés en paille bien connus des nordiques, ou de ceux qui ont parcourus les marchés de Noëls germaniques, en sont des descendants contemporains. On rembourrait ainsi des poupées, on confectionnait des couronnes de pailles, des animaux (ours, boucs “julbock” en Suède ou en Norvège .... au moment des fêtes de fin d’année, on offrait un bouc (le bouc-émissaire) de maison en maison, ils se sont peu à peu occidentalisés et se sont transformés en rennes de paille plus avenants.  

 

 

nouvelles-images-3181.jpg Si les enfants ouvraient les récoltes en coupant quelques épis, et si la fin avait cet allure de fête et de besoin de protection. La mécanisation a complètement fait disparaître cette fête et ce besoin en main-d’oeuvre saisonnière et massive. Les derniers villages qui perpétuent ces traditions ont bien du mérite car ils tentent de donner une âme à ces champs “dopés”, mécanisés, qui donnent le confort et une alimentation moins chère, au prix de pollutions, d’usure des sols et pour les ethnologues de belles traditions sacrifiées. L’écomusée d’Ungersheim par ses mises en scène de la vie paysanne propose de voir fonctionner les machines (louées et itinérantes dans la campagne) et le processus de mécanisation du labeur.
Travail harassant   si la moisson est un travail harassant, il fut souvent accompagné de la récolte du tabac. Aujourd’hui encore la récolte est souvent manuelle et le travail de ramassage du tabac sous le chaud soleil d’août est le premier emploi saisonnier  d’été  des jeunes. Le tabac s’est développé comme revenu annexe des exploitations agricoles malgré une réglementation sévère. Repiqués après les saints de glace (Pancrace, Mamert, Servais) ils font l’objet d’un soin attentif et réglementaire, 40 cm entre les plants, et des raies espacées de cinquante. Au bout de 7 à 8 semaines la plante atteint la taille requise et le bourgeon terminal, auxiliaires étaient pincés pour entraîner le développement des feuilles (laissant au passage comme preuve de son travail, une épaisse couche noirâtre persistante et  poisseuse sur les mains).
La récolte de juillet est ainsi contée par Antoine Kocher Saisons d’enfance en Alsace,  éditions du Bastberg. page 102 à 105  : “la récolte s’étalait sur un mois d’abord les feuilles du bas qu’il fallait cueillir à genoux ou accroupis, dans la chaleur et l’odeur entêtante, puis celles du milieu “S’Mittelgut” qui pouvaient atteindre 70 cm de long et le bouquet final”.
On enfilait les feuilles sur des ficelles, sorte de guirlandes de feuilles à suspendre sur des séchoir. Plus tard, il faudra les assembler par 25, au mois de novembre, après les avoir brossés afin d’en débarrasser les poussières de moisissures.  Le travail a changé, mais Kocher précise que la faible enveloppe reçue de la régie des tabacs à cette époque ne payait pas les centaines d’heures passées par toute la famille a prendre soin de ces feuilles et toutes les manipulations nécessaires.

 F.S.

 

Divinités cachées dans les herbes :
Repliée au fond du champ, c’est toute la force de la nature qui s’est y cachée, qui a fuit, la force de la terre ! Ces derniers grains seront ainsi soit épargnés, soit offerts, soit repris pour d’autres usages symboliques. Elles porteront des noms positifs ou négatifs, féminins ou masculins  :
Gute frau (bonne femme)           
Arme Frau (ou pauvre femme)
épouse du blé
Mère du Blé
Mère de l’épi
«la Baba»
la vieille femme

ou des termes masculins, dans les pays balkaniques : la barbe de Saint Nicolas, du vieillard (Slaves) barbe du Sauveur, Saint Elie. (Yvonne de Sike, fêtes et croyances populaires en Europe, au fil des Saisons, Bordas, page168)  ou en Alsace (Sarg) : Korndämon”.  (les démons des céréales)

 

 

Sources  on pourra se reporter utilement à ces livres :
- Freddy Sarg, “fête, coutumes et traditions  en Alsace du berceau à la tombe” éditions Oberlin, Strasbourg 1993
- Yvonne de Sike Fêtes et croyances populaires en Europe, page 167,
- Paul Kauffman, Nos petits alsaciens chez eux ,  infolio 1995 réédition du livre de 1918 chez Viroflay
-  Antoine Kocher, Saisons d’enfance en Alsace,  éditions du Bastberg. page 102 à 105
- Toute l’Alsace, coutumes, et costumes alsaciens, SAEP, Ingersheim 1993
- Arnod Van Gennep, le folklore français, tome ** cycles de mai, de la saint Jean, de l’été et de l’automne, collection bouquins, Robert Laffont. 1949,1951,1956, 1999
- Ulrich Richert «Retour au Sundgau», mémoire d’Alsace, Nuée Bleue 1991.

 

Cette enquête est parue dans le numéor 161 de la petite lanterne, du mois de juillet 2012.

Reproduction interdite sans autorisation préalable.

 

 

Une pratique de la coupe de cette gerbe du bonheur dans le Sundgau...
Ultrich Richert né en 1921, in «retour au Sundgau», mémoire d’Alsace, Nuée Bleue 1991.
raconte ce rite parmi d’autres, tel qu’il l’a vécu.  Nous conseillons ce petit livre de traditions, la lecture in extenso interessera nos lecteurs.  Nous résumons.

La dernière touffe de blé au bout du dernier champ est la «poignée du Bonheur» qu’il nomme Glückshanfala» (variante d’écriture) qui est rassemblée par le haut, serrée avec quelques épis noués. Il rajoute en fait  non rapporté ailleurs. «un adulte laisse échapper quelques grenouilles et incite les gosses à les attraper». En fait, une habile diversion qui permet de camoufler dans la touffe finale des surprises pour les enfants qui collaborent à la labeur des moissons. Des cadeaux, tels qu’une «tablette de chocolat,  quelques bonbons et quelques sous» y soient glissés.
Le rite se précise autour de tous les faucheurs rassemblés qui récitent des actions de grâce, 5 Pater, 5 Avé. La dernière touffe y est coupée par le Père, ceci en trois coups à mi hauteur au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
On cherche ensuite les cadeaux, les plus beaux épis sont ficelés et vont orner, précise-t-il, le crucifix de la salle à manger. Son rite prophylactique est ainsi mentionné   : mauvaises récoltes, orages, fortes tempêtes.

Le rite est bien vivant et ancré, car l’année où le jeune homme, est éloigné des terres familiales et ne peut participer au rite, la Marraine décide de surseoir à la coupe de la dernière touffe du champ. Le gamin revenu parmi les siens, ils vont ensemble, au retour des vêpres, couper cette poignée du bonheur. Alors que la vieille femme a du mal à se déplacer et fait donc un effort pour respecter ce rite. Ce qui démontre son attachement et celui de la collectivité à cette pratique.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0

Publié le 13 Juillet 2012

On connait le merveilleux titre, des interprètes éloquents, Charlotte Church, Sissel (la norvégienne), José Carrera et d'autres voix classiques ou cross-over (qui sortent de leur genre musical attribué définitivement), mais une merveilleuse jeune voix masculine propose actuellement de télécharger ce titre depuis son site, avant la sortie de son album à l'automne prochain, le Friar Alessandro, franciscain d'Assise. La voix d'un moine étant plus engagée et plus impliquée dans ses propos qu'un chanteur profane.

 

Allez vous inscrire sur le site, vous recevrez ensuite (après confirmation de votre email) le fichier MP3 de la chanson à télécharger GRATUITEMENT. La beauté gratuite, que demandez de plus ?

 

 

friar.jpg

 

l'adresse  est :  http://www.friaralessandro.com/  ou le lien cliquez ici : link

 

N'hésitez pas à l'écouter, cette rubrique est sans publicité, ce n'est qu'un coup de coeur. 

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Repost 0

Publié le 29 Juin 2012

Le numéro 161 de la petite lanterne est paru,

 

 

161-cover.jpg

 

Avec au sommaire :

 

Le Gluckshampfelà, la gerbe du bonheur, la gerbe que les moissonneurs se réservaient ou réservaient aux enfants,

elle est dotée de pouvoirs magiques. Un bouquet de traditions...

 

Une gerbe de bonheur de la chance et la dernière gerbe à couper. Elle signifie certes la fin d’un travail mais bien plus.  Dissimulées au centre de cette gerbe, des friandises à destination des enfants,  mais aussi une offrande aux dieux, puis à Dieu et une crainte dans son éventuel contenu où pourraient se cacher des étranges divinités ou même la force de la nature. Voici les sens de cette dernière gerbe coupée à la fin des moissons. Cela va bien au-delà d’un dernier coup de faucille.  (un dossier complet dont nous reproduisons sous ce lien quelques extraits de nos recherches sur la question : ) Glückelshampfel/Glückelshampfela : la gerbe du bonheur

 

la lettre de Sabrina (nouvelle rubrique) qui parle de Medjugorje

 

A la rencontre de Hildegard von Bingen, qui deviendra docteur de l'église en automne prochain, voici le début de l'article : Hildegard von Bingen (1098-1179), la mystique rhénane «visionnaire exceptionnelle» selon l’histoire des saints et de la sainteté chrétienne, Hachette 1986 t.6 p173, bientôt élevée au rang de docteur de l’Eglise.
Pour ses multiples connaissances religieuses, médicales, musicologiques, elle était déjà un des puits de science universel médiéval, réputée de son vivant dans tout le Saint-Empire, docteur de l’église elle rejoindra la petite Thérèse de Lisieux (1873-1897), Ste Thérèse d’Avila (née le 28 mars 1515-1583)ou Catherine de Sienne(1347-1380), le 7 octobre prochain,  a annoncé Benoît XVI le 27 mai dernier.   Elle le sera en même temps que St Jean d’Avila (né en 1500).  Benoît XVI a récemment étendu à toute l’Eglise le culte rendu à sainte Hildegarde reconnaissant ainsi la tradition multiséculaire qui avait inscrit la mystique au martyrologe romain, sans même que son procès de canonisation n’ait abouti. Hildegarde de Bingen étant fêtée le 17 septembre dans la martyrologue romain et même Carl-Gustav Jung voyait en elle une «personnalité remarquable».

 

l'enigme Maria Valtorta : voici le début de l'article : Sciemanflorasc, c’est un nom barbare qui ne dira quelque chose qu’aux initiés, c’est pourtant une invective adressée à Jésus qu’il connaissait le « Sciemanflorasc», selon Maria Valtora. (livre 7 ch.199). En fait il s’agit du «Schemhamphoras» le nom ineffable de Dieu rapporté par Maria Valtorta, qui n’était prononcé qu’une fois l’an dans le saint des saints par le grand prêtre juif dans le temple de Jérusalem, remplacé ensuite par 4 lettres Yod, He, Van, Hé donnant Yahvé et pour certains traducteurs Jehovah. Ce fut d’ailleurs aussi le titre d’un texte anti-juif de Luther. Il demeure encore un instrument d’ésotérisme dans le boutiques new-age. Mais il est peu connu et sa dernière citation l’a été dans un ouvrage de 1825 et oublié depuis sur l’histoire et l’établissement du christianisme (1825 p 140). C’est par cet exemple cité dans le numéro 247  de février 2012 de Chrétiens magazine, que l’on peut être emporté dans une étude très intéressante de l’oeuvre assez étrange de Maria Valtorta, une mystique qui n’a pas quitté son lit et sa chambre sans autre documentation particulière que sa Bible et un catéchisme de Saint Pie-X, et qui a rédigé en recevant dans le désordre les chapitres de son «évangile». (L’évangile tel qu’il m’a été rapporté)  Les multiples indications typographiques, inconnues à son époque, historiques, la description des paysages, des objets d’artisans, la décoration, les dates mêmes (avec la position précise de la lune du soleil, les indications météo...) ont permit à l’auteur Jean-François Lavère de publier une ouvrage étonnant de recension de quelques éléments étonnants de cette oeuvre qui gère quelques 600 personnages. Les textes et les visions, descriptives que  donne la mystique ont été délivrées dans le désordre, ainsi on s’aperçoit très vite que cette oeuvre n’est pas comme les autres.  La précision est presque celle d’un policier sur une scène de crime, elle décrit les objets, mais aussi la position des personnages -comme tout romancier- mais cela va au-delà, fleurs, fruits, maison (habitat), les distances parcourues (respectant le sabbat), les manies ou des défauts des personnages sans erreur, ni anachronisme malgré la pluie de détails. 

 

Découvrez Chiara Badano : Connaissez-vous Chiara Badano ?
Ni une star, ni une actrice, encore moins une chanteuse, elle a pourtant un beau visage d’ange, des yeux rayonnants. Si elle avait chanté, ce serait sans doute la gloire de Dieu.
Cette jeune fille née en 29 octobre 1971 est décédée dix-huit ans plus tard à Sasselo le 7 octobre 1990.  Une petite enfant du siècle, un exemple de vie de lumière qui  a été déclarée vénérable par l’église en juillet 2008, elle a été proclamée bienheureuse deux ans plus tard le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, à Rome. 

 

et nos rubriques habituelles, c'est arrivé, ivres de livres, le puits aux pensées, c'est de l'humour....

si vous désirez recevoir ce numéro, de 28 pages, envoyez votre adresse postale à

redaction@petite-lanterne.com

nous vous enverrons un numéro gratuit dans la limite des stocks disponibles.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Repost 0

Publié le 29 Juin 2012

 

Nous nous sommes fait l'écho d'une rumeur dans le numéro 160 (rubrique polémique, page 9) tout en précisant qu'elle était probable, ( terme utilisé "peut-être"  en reprenant un écho  dont nous avons cité la source  Pro Liturgia de Denis Couan du 11 mars 2012) au sujet du grand séminaire de Strasbourg. Il apparait pour notre plus grand bonheur  et celui du rayonnement de notre diocèse que ces informations sont fausses.  Notre bulletin a toujours soutenu le grand séminaire  en publiant dans nos colonnes "dates des portes ouvertes" ou information, ce serait pour nous tous une blessure de le voir diminuer.

 

Nous prions nos lecteurs de lire les informations suivantes et adressons nos excuses pour cette incompréhension. 

 

 

Le supérieur du Grand Séminaire, P. Jean-Claude Reichert, nous invite à corriger cet écho, en réalité :

"1. le diacre en Stage à Saint-Etienne de Mulhouse a effectivement demandé à arrêter  son ministère, mais en l'état actuel il n'a pas demandé sa réduction à l'état laïc. Quoi que l'on puisse penser de sa décision, vous devriez être heureux de vérifier qu'un Séminaire veille à "développer des libertés suffisamment mûres et responsables" (Ratio institutionis sacerdotalis) dont chacun sait l'importante pour une fidélité à vie de prêtre à ses engagements".

 

"2. Hormis cette situation exceptionnelle, durant la présente année universitaire (2011-2012) aucun séminariste n'a abandonné son projet de devenir prêtre, contrairement à l'information que vous publiez selon laquelle "plusieurs séminaristes ont abandonné". Les registres l'attestent.

 

"3. A la lecture des comptes-rendus du Conseil du Presbyterium vous auriez appris que, non seulement aucune fermeture de notre Séminaire n'a été envisagée ni décidée mais que Mgr Grallet a décidé de relancer l'appel au ministère de prêtre en confiant cette responsabilité au Séminaire".

 

Les informations sont d'ailleurs excellentes, car Le supérieur nous précise également un peu plus loin, je cite,  qu'il "accueille plusieurs nouveaux séminaristes chaque année et sans interruption, et que, durant les quatre dernières années, notre archevêque a pu ordonner 19 nouveaux prêtres diocésains issus de cette maison".

 

Dont acte, voilà des informations encourageantes et vivifiantes qui nous rassurerons sur la santé de l'église en Alsace,  le Seigneur envoie toujours des ouvriers dans sa vigne, et notamment dans celle d'Alsace !

 

Nous reproduirons ce rectificatif dans la version papier du numéro 162.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Repost 0

Publié le 26 Juin 2012

 Message à Marija en la date anniversaire du début des apparitions à Medjugorje : 



SVI_0109.JPG



"Chers enfants, avec une grande espérance dans le coeur, aujourd'hui encore, je

vous invite à la prière. Si vous priez, petits enfants, vous êtes avec moi, vous

recherchez la volonté de mon Fils et vous la vivez. Soyez ouverts et vivez la

prière; à chaque instant, qu'elle soit pour vous la saveur et la joie de votre

âme. Je suis avec vous et j'intercède pour vous tous devant mon Fils Jésus.

Merci d’avoir répondu à mon appel.»

L'apparition annuelle à Ivanka,  a duré 7 minutes, elle a eu lieu à la maison familiale d'Ivanka. Seule la famille d'Ivanka était présente lors de l'apparition.

 

Après l'apparition, Ivanka a dit :

Notre-Dame m'a parlé du 5ème secret et à la fin a dit : «  Je vous donne ma bénédiction maternelle. Priez pour la paix, la paix, la paix »

 

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

Repost 0

Publié le 27 Mai 2012

Message, 25. mai 2012

04180023.JPG
« Chers enfants, aujourd'hui encore je vous appelle à la conversion et à la sainteté. Dieu désire vous donner la joie et la paix à travers la prière; mais vous, petits enfants, vous êtes encore loin : attachés à la terre et aux choses terrestres. C'est pourquoi je vous invite à nouveau : ouvrez vos coeurs à Dieu, tournez vos regards vers Dieu et vers les choses de Dieu; et la joie et la paix commenceront à règner dans vos coeurs.   Merci d’avoir répondu à mon appel.»

 

 

 

Nous vous invitons à aller voir notre blog petit frère à l'adresse suivante :

www.medjugorje.over-blog.com   link où nous mettons en ligne toutes les informations récentes, les photos et les vidéos accessibles actuellement.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #Medjugorje

Repost 0

Publié le 27 Mai 2012

 

baumgarten2.jpg

 

  nouvelles-images-7656.JPG

Localisation

Située à l’écart des villages de Reichsfeld et Bernardvillé,  au milieu des vignes et des pommiers. Un peu à l’écart comme le veut la tradition monastique, mais tout près des hommes pour qu’ils puissent les rejoindre et y prier.  Ce monastère est donc sur le ban du village de Bernardvillé, c’est un ancien et un nouveau lieu. En ce sens qu’il fut jadis occupé par les moines, fondé vers 1125 par Cunon de Michelbach, évêque de Strasbourg, chassé de la ville par l’empereur, et rattaché vers 1153 à l’ordre de Cîteaux (les cisterciens) et à l’abbaye de Beaupré.

Nouveau car si elle a été abandonnée en 1525 au moment de la bien connue guerre des paysans  et du Bundshuh(qui sera mâtée par le duc de Lorraine, au prix de nombreux morts), elle a causé des ravages conséquents dans le patrimoine, notamment les bâtiments de cette abbaye.

«Dieu vient à mon aide, Seigneur viens-vite à mon secours» (les premiers mots de la prière des Heures, prière monastique)

Après 484 ans d’absence les moines, ou plus précisément les moniales reviennent dans les lieux jadis bâtis par Cunon de Michelbach. Elle était la deuxième plus vieille abbaye après Lucelle.

Un beau chemin de croix était encore  visible  il y a quelques décennies aux abords de l’abbaye, plusieurs vols commis ont fait entreposer les pièces restantes dans le monastère des bénédictines de Rosheim.

L’abbaye n’a pas été épargnée par l’histoire, ruinée à plusieurs reprises par les guerres du Moyen-âge. Mais les deux dates les plus sévères pour ce lieu seront 1493 : les paysans d’Epfig et de Dambach la ville s’en prennent au lieu. Elle compte alors 12 frères et quelques convers.
1525 : des paysans s’attaquent à nouveau au lieu avec des banderoles «Das Wort Gottes wird ewig dauern». Le monastère fut dévasté, les chroniques évoquent aussi le saccage d’Itterswiller.  Les pierres de l’abbaye vont servir à renforcer la ville de Benfeld, les revenus de l’abbaye rejoignent les caisses de l’épiscopat de Strasbourg jusqu’à la Révolution. 

A la Révolution, c’est une partie de la cave qui fait l’admiration de tous, une maison est construite au-dessus de cette cave.  Un certain Jean Burrus de Nothalten rachète la chapelle vendue comme bien national en 1790.

La chapelle attenante au couvent réduite en ruines lors de cette guerre des paysans était consacrée à 14 saints auxiliaires (Catherine, Blaise, Gilles...) invoqués contre la peste.  Reconstruite au XVIIIème siècle, elle fut ouverte au culte en 1925. Elle reste un lieu de pèlerinage le lundi de pentecôte et à la Saint-Bernard le 20 août.

 

 

 

 

nouvelles-images-7658.jpg  

nouvelles-images-1480.JPG (l'intérieur de l'abbaye d'Ergersheim, que les soeurs ont quitté)

 

Retour des soeurs :
Il date de décembre  2009, la lanterne s’est fait l’écho de leur départ de Egersheim, où les bâtiments devenus trop grands et trop anciens ne convenaient plus à la communauté des soeurs cisterciennes de Notre-Dame d’Altbronn. La quinzaine de soeurs accepte le conseil de reprendre le bâtiment de Bernardvillé sur les conseils de la Providence. Que des moines reviennent en ce lieu semblait inespéré. Le bâtiment hôtelier était inoccupé depuis une quinzaine d’années,  son caveau donnait toute sa majesté à la table des hôtes.

Ora et labora (prière et travail) règle de Saint Benoît,  »Ils seront vraiment moines, s’ils vivent du travail de leurs mains » (Règle de saint Benoît, Chapitre 48)
Les soeurs gagnent leur vie en confectionnant des aubes, chasubles,  vêtements et décoration religieuse.  Mais aussi d’une certaine autarcie, elles cultivent leur jardin potager, cuisinent pour elles et pour les hôtes. Quelle que soit la tâche qui lui est confiée, chaque soeur participe à la tâche commune et fait ainsi sienne la grande loi humaine du travail. Lors de l’inauguration le père abbé cistercien d’Oelenberg (Près de Mulhouse) et l’évêque sont venus fêter leur nouvelle installation, le 3 décembre 2009.
Elles conservent leur vocation moniale, d’accueillir le pèlerin, car elle se retrouve sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, et en proposant au pèlerin de venir à l’hôtellerie se reposer ou se ressourcer, conformément à  la règle de Saint-Benoît : accueillir le pèlerin comme le Christ lui-même. 
nouvelles-images-1481.jpg (l'intérieur de l'abbaye d'Ergersheim, qu'elles ont quitté, une partie de la décoration et du mobilier a été transferné à Bernardvillé)nouvelles-images-1483.JPG


les hôtes soient accueillis comme Le Christ lui-même
Au milieu des vignes, des pommes, le lieu n’a pas tant changé, Baumgarten, signifie bien : verger. Les soeurs sont plus au calme qu’au bord de la grande route entre Ergersheim et Molsheim, où le trafic ne permettait plus le recueillement.  On retrouve dans les textes des toponymies différentes Bongart 1133, Baumgartencis, 1182, mais aussi Paumbgarthen, Bungert... mais les pommes restent, un jardin d’Eden, un Jardin des délices tout spirituel que temporel.

 

Les soeurs vous accueilleront volontiers, dans l’une de leurs 12 chambres, dont 7 individuelles, 5 à deux lits) on peut visiter la chapelle et les parties publiques. (site internet :http://abbaye-baumgarten.fr)
n° de téléphone : 03 88 57 86 55). Une participation aux offices liturgiques est conseillée. Des produits monastiques sont également proposés et vendus sur place.

 

nouvelles-images-1482.jpg  une journée concentrée sur la prière et le travail. Chaque dimanche, la messe est célébrée à 10 h 30.


Quelques dates :


chapellebaumgarten.jpg 1125 : fondation avec le consentement et l’aide d’Adalbert, archevêque de Mayence.  Le lieu se nomme alors Bongart ou en latin Baumgarten Pomatium «verger».
Cunon de Michelbach est en disgrâce, ancien évêque, revient sur les terres où il a exercé durant 22 ans de 1103 à 1125. Expulsé par l’empereur. Un historien de Stotzheim, le curé de Gloekler, parle d’expiation des scandales, financier ou connivence avec Hugo de Dabo qui s’était révolté contre son Seigneur, on ne sait vraiment plusieurs hypothèses sont évoquées. 
1133 : après 8 ans de travaux, le nouvel évêque Gebhart (1131-1142) apporte la consécration au lieu, en l’honneur de la Vierge Marie et de tous les saints.
Elle obtient des privilèges, une charte est adoptée sous le règne de l’empereur Lothaire.
1148, 10 mai, des cisterciens français de l’abbaye de Beaupré en Lorraine rejoignent l’abbaye.
1153 : le cloître et l’enclos sont consacrés à la Sainte Croix, de la Vierge Marie et de plusieurs saints.
1172 : nombreuses possessions nouvelles faites par Mathieu 1er de Lorraine, dit le Débonnaire, duc de Lorraine qui offre des  forêts à Rombach-le-Franc,
demande d’intercession auprès du pape Luce III et
1195 : bulle de confirmation papale de Célestin.
1222 : nouvelles possessions par Mathieu II de Lorraine.
XIIème siècle : les moines cultivent le Muenchberg (qui porte le nom de montagnes des moines) de la vigne.
1214 : l’abbaye achète le château de Falkenberg, puis le revendra en 1330. L’abbesse  d’Andlau ratifie la vente.
1312 : Henri VIII offre la collature du village de Burner près de Sélestat. Village qui disparait sous les attaques suédoises.  Elle reçoit aussi le Sollenberg de l’abbaye d’Andlau.

 

baumgarten2

 


A lire la liste des possessions, on comprendra la puissance de ce monastère, très séculière, matérielle. Elle va en croissant lorsqu’elle obtient la cure Saint-Guillaume de Saint-Blaise de Sainte-Marie-aux Mines. Qui donneront quelques démêlés, les habitants formuleront même une réclamation à leur seigneur en le priant d’intervenir dans ces divergences financières concernant les dîmes.
Au XVème siècle : nouvelle arrivée de moines de Lucelle, envoyés par l’abbé de Lucelle.
Mais la protection de la bulle papale, des évêques, du duc, de l’empereur, n’y feront rien, la révolte des paysans, tout d’abord en 1493 puis en 1525 l’a laisseront ruinée et les pierres s’en iront vers Benfeld en vue de fortifier la ville. 

Le rachat à la révolution de la chapelle par un certain Jean Burrus, du bien national (1790) permettra ensuite au bien de revenir à l’évêché et au culte.
Nul doute que la pauvreté et la vie de prière des 13 soeurs actuelles ne conduisent à de tels errements de possessions et de confrontations terrestres. 

Des projets pour demain .... Mais ne compte pas s’endormir dans de trop beaux locaux, l’association des amis de l’Abbaye de Baumgarten  a de nombreux projets (assemblée générale le 30 juin prochain à l’abbaye) notamment : reconstruire la pergola fermant la cour intérieure, projet d’extension du réfectoire, réfection de la balustrade, réalisation d’un logo, travaux d’isolation des fenêtre au 2ème étage des locaux

 

 

Oelenberg.jpg

 

L'Abbaye Notre-Dame d'Oelenberg est une abbaye cistercienne masculine, à 15 km de Mulhouse, sur le ban de la commune de Reningue.  Fondé en 1046 en tant que prieuré de chanoine régulier de Saint Augustin par la comtesse d’Eguisheim, au temps de Léon IX le pape alsacien, par Heilwige de Dabo. Ce Haut lieu de spiritualité en Alsace rayonne sur l’Alsace depuis le XIème siècle. Même s’il a connu le départ des moniales pour Cernay en 1273, devint collège de Jésuites, le retour des trappistes n’interviendra qu’en 1825. (+33 (0) 3.89.81.91.23).  Les terres et le moulin sont connus pour la délicate farine et les produits que l’abbaye propose dans son boutique monastique aux visiteurs.

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #alsace histoire

Repost 0

Publié le 16 Avril 2012

Nous vous proposons un article extrait de notre numéro qui vient de paraître consacré aux rites de passages que sont les communions (première, jadis dite privée) profession de foi (jadis communion solennelle) et confirmations (catholique ou protestantes) ou le rite de la bar-miztva.

 

(le dossier complet avec les illustrations est à demander à redaction@petite-lanterne.com)

 

communion.jpeg

 communionlivre
Revêtue comme une jeune mariée, (comme sur le livre ci-dessus des éditions Ouest-France) elle s’avance avec son cierge à la main. Elle est entourée de ses camarades d’âge, l’émotion est palpable, la tenue, la coiffure soignée, les cloches qui virevoltent tout contribue à faire de ce dimanche après pâques un jour spécial. Elle ne se marie pas cette petite fille, qui aujourd’hui a l’air à la fois plus sage et plus adulte, ses pas la dirigent vers l’adolescence et vers l’âge adulte, entourée de toute la famille, parent, parrain, marraine, cousins éloignés et proches qui sont venus au village pour cette journée printanière, sa fête.  Car après un temps de préparation avec les catéchistes, c’est aujourd’hui dans la belle église toute parée de fleurs, qu’elle va professer sa foi...

L’enfant qui ne fut jusqu’au XXème siècle qu’un adulte en devenir. Il ne bénéficie d’un statut que dans la bourgeoisie. L’Eglise est la seule, jusqu’à la création de l’obligation scolaire (XIXème) à former les enfants à la vie et à la religion. Ils y apprenaient les prières de base et assistaient aux offices religieux dès l’âge de raison. On note une différence entre les réformés et les catholiques dès le XVIème siècle. 
Au  Moyen-âge, la confirmation jadis conférée après le baptême par l’évêque, devient un sacrement séparé. Il délivre les dons de l’Esprit-Saint.  Administré par l’évêque ou par son vicaire épiscopal.
Le Concile de Trente impose au XVIème siècle l’âge de raison,(la communion privée ou première communion avait lieu à l’âge de discrétion âge auquel il pouvait distinguer un pain ordinaire du pain eucharistique.) L’enfant a alors reçu la formation religieuse pour bien accueillir ce sacrement.  Un proverbe contemporain disait de l’enfant de 13 ans qui était confirmé qu’il allait sortir de l’école. «er kommt üs der Schül erüs» la fin de la scolarité obligatoire en somme ce qui fut le cas des enfants nés après la guerre.
brassard-de-communion.jpg
La venue de l’évêque dans le bourg suscite une véritable fête et constitue un véritable événement. Souvent il était accueilli par un cortège officiel encadré par toutes les autorités locales, grand uniforme, oriflammes...
Etrangement la fête a été déplacée après la communion solennelle dans les années 1950. On a noté récemment la réaction positive du pape à la pratique de l ‘évêque de Fargo, qui a replacé la confirmation juste après le baptême.
La pratique de la communion, la réception du corps du Christ, a également évolué dans le temps, à l’époque carolingienne ils la recevaient très jeunes, puis l’âge a évolué pour atteindre douze ans. 1910, un décret pontifical de Pie X (1893-1914) recommande l’âge de raison pour la première communion.  (on parle alors de «première communion») : 7-9 ans.
Du côté protestant, la profession de foi a un équivalent la «confirmation».
Dans le cadre du rite et des traditions, c’est à cette occasion, que les garçons perdaient les culottes courtes et étrennaient pour la première fois le costume. Ils disaient donc aux yeux de tous un adieu définitif à l’enfance. A l’issue de la cérémonie ils pouvaient devenir parrain ou marraine (de leur cousin ou cousine) autre manière de les initier à l’apprentissage des responsabilités sociales. Car leur parrain et marraine achevait sa mission de relais spirituel et d’éventuel tutelle matérielle en cas de décès des parents du filleul.

La jeune fille catholique qui elle porte un vêtement blanc avec un grand voile et des broderies. La proximité avec la robe de mariée est évidente. On notera que celles qui entreront dans les ordres reprendront cette robe de mariée (avec le Christ cette fois comme époux).
Vers 1800, on distribue des images souvenirs, avec le nom, la date au verso, notamment les Bénédictines du Saint-Sacrement de Rosheim ou les Carmélites de Marienthal en éditèrent. Elles connurent très vite un grand succès.  Le moment devait être marqué par cette image souvenir qui servait de signet dans le missel vespéral à chaque membre de la famille, ils ne sont néanmoins, vus leur format, pas affichés comme les Goettelbrief, les souhaits de baptêmes, richement ornés qui étaient offerts par le parrain. Néanmoins, il était courant chez les protestants de faire inscrire sur une lithographie le nom et la date de la confirmation, que le pasteur remettait, à l’issue de la confirmation, à chaque communiant.  A l’issue de la cérémonie, outre les cadeaux, il était courant de se voir offrir une montre, une plante, un portefeuille, une Bible (protestant) ou un missel (catholique). Mais pas de jouets ou de jeux, les cadeaux devenaient eux aussi adultes.  Le service (argenterie et vaisselle) commencé au baptême se voyait complété de grandes pièces pour la communiante qui commençait seulement à se rendre compte de la valeur de cet ensemble.  En attendant l’étape essentielle du mariage. Les filles se voient offrir généralement une petite croix de communion.
Ce qui fait également une certaine mutation dans l’époque contemporaine est que certains jeunes acceptent de se plier à la cérémonie, sans trop de conviction dans une société laïque et dans un environnement familial souvent peu pratiquant ou/et religieux, dans le seul but matériel de se voir offrir non plus des objets utiles mais des consoles de jeux vidéo ou leur premier moyen de locomotion à moteur (scooter). Afin de mieux quitter l’église ?
imageconfirmation.jpg
Le dimanche de Quasimodo pourquoi ce jour ?
Depuis le Moyen-âge en effet il est courant de baptiser, comme le cierge pascal (grand cierge marqué de l’année pascale qui débute la nuit du Samedi saint, veille de pâque, qui accompagne la communauté tout au long de l’année liturgique) lors de la cérémonie du Samedi Saint. Ainsi au Moyen-âge les premières communiantes revêtaient l’aube blanche pour cette nuit et la remettaient ensuite au dimanche de Quasimodo. «Dominica in albis».   Avec sur la tête une couronne de fleurs. Sur une photographie vers 1960 à Barr,  les communiantes portaient un calot et non une couronne.
Ce dimanche commençait par la prière «Quasi modo geniti infantes» = comme des enfants nouveau-nés. Le samedi, la veille donc de Quasimodo, s’intitule «hebdomada alba» (albaria, in abis). Dans la région de Cologne, la fête porte le nom «Kummelijionsdach».  Elle se pratiqua ce jour dès1661 à Münich, 1673 à Luzern, 1678 à Sélestat. Mais ce dimanche ne fut associée à la fête qu’après la Concile de Trente (1545-1563).

Le jour de la cérémonie de la fête de la communion a changé sous la difficulté des regroupements paroissiaux et par le manque de prêtres, il est courant de voir les célébrations se faire tout au long du temps pascal (Ascension) jusqu’à la fête de la pentecôte, fin du cycle de pascal.

Signification de l’aube blanche :
L’aube blanche revêtue en général le Wisser Sundi, en allemand Weissen Sonntag, le dimanche de quasimodo, le dimanche qui suit la fête de pâque. L’octave (8 jours) de Pâques. Il tire son nom des aubes blanches des communiantes, ne s’est répandue à Strasbourg qu’après 1945. Avant les garçons ne revêtaient que leur premier costume avec un brassard blanc sur le bras gauche. Cette pratique est visible sur de nombreuses photos souvenirs ou des images de communion.
La première communiante (entre 7 et 10 ans, depuis le pape Pie X en 1910)  plus particulièrement, puis plus tard pour la communion solennelle (profession de foi) avec son aube blanche, elle  s’identifie à un ange, à la clarté de la blancheur pascale,  à la virginité, à l’Eglise épouse du Christ.
Les petits garçons eux ne la revêtent pas systématiquement, en Bavière, ils revêtent toujours le costume sombre. Garçons et filles portent le cierge, marqué de leur nom, qui signifie qu’ils portent le message de Lumière du Christ. ( Anke Fischer, Feste und Braüche in Deutschland, édition XXL, Sammüller Kreativ, 2004) . En France, elle semble se développer dès 1965 (Déjà en 1959 à Quesson Senlis)  pour les garçons comme pour les filles. Le modèle marial est évidemment présent dans la tenue pure et blanche, Marie personne humaine est véritablement le modèle pour chaque petite fille d’acceptation du chemin tracé par Dieu. Son «Oui», sa présence au côté de Jésus constitue un modèle parfait.

Pour les protestants, le tenue sombre devient un peu plus claire et certaines paroisses admettront l’aube également.  Certaines paroisses protestantes craignant un glissement vers le papisme, elles auront souvent des réticences.

Le Rite de la confirmation catholique, la confirmation de voeux du baptême faite en présence de l’évêque, donne lieu à deux pratiques : l’onction du saint chrême (huile consacrée lors de la semaine sainte) sur le front de chaque jeune. Il y joint un envoi personnalisé. Et jadis un soufflet, une claque (souffle de l’Esprit) signifiant aussi l’entrée dans la vie d’adulte, mais aussi un moyen pour se souvenir de l’instant de la réception de ce sacrement. De nombreuses photos représentent le communiant avec un cierge souvent fleuri. Telle cette image de 1900.

Et chez les protestants, le contenu de cette fête est très semblable, dès 1737 on possède des registres paroissiaux de Hanau-Lichtenberg où sont consignés les âges des confirmands, ils ont entre 13 et 17 ans, ce n’est qu’en 1742 que dans le même comté fut ordonné que la confirmation ne devait pas avoir lieu avant l’âge de 14 ans. (Freddy Sarg, la confirmation en Alsace éditions Oberlin, page 18, 1981).    il s’agit de confirmer les voeux du baptême,  mais après avoir vérifié leurs connaissances pour leur vie durant de la foi chrétienne. En 1617 un règlement ecclésiastique signale que le catéchisme durera «trois ou quatre semaines». A Diemeringen en 1693, il en compte environ quatre, à la fin du XIXème siècle, il durait 4 ans, à raison d’une à deux séances d’une heure par semaine. Dans les années 1980, il durait trois années de 13 à 15 ans, à Saint Paul il en durait même quatre. Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, le catéchisme à retenir était en langue allemande. Il fallait connaître par coeur, les dix commandements, le Notre-Père, la confession de foi, quelques psaumes, dont le plus connu le psaume 23 (Dieu est mon berger) et les 6 points fondamentaux du petit catéchisme de Luther.  Dans les années 80 où certains de mes amis protestants se préparaient à la confirmation, ils disaient leur difficulté de retenir ces versets bibliques par coeur avant de passer leur  «examen de catéchumène» de leurs connaissances. Gageons qu’ils connaissent encore aujourd’hui ces versets appris dans leur prime jeunesse. Mais d’une paroisse à l’autre, la pratique du pasteur n’était pas la même. D’autres n’ont pas eu à apprendre autant à la même époque.  Il avait lieu le dimanche des rameaux, le dimanche avant pâques donc, comme le précise déjà un texte du comté de Hanau-Lichtenberg, en 1659, en présence de leurs parents et parrains pour les rassurer et «les faire promettre de persévérer dans la foi et la vie chrétienne et de participer régulièrement au culte». (page 31). Cet examen se fait dans une église pleine à craquer, plus remplie que le jour du vendredi saint qui est pour les protestants, le jour où la pratique est la plus élevée. Même les catholiques venaient voir ceux qui témoignaient de leur foi lors de cet examen, dit ce témoignage datant de 1951. Les questions portent sur le contenu du catéchisme, question de réflexion et des textes à connaître par coeur.  Depuis les années 1980, les apprentissages par coeur ont disparu ou presque. Depuis février 2011, les jeunes catéchumènes vaudois pourront à nouveau se faire confirmer, telle que l’a décidé le parlement de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud.

Tenue de fête :  La confirmante était vêtue d’une robe était sombre jusque dans les années 60 et bien au-delà. Les images souvenirs comportent un choix de verset biblique effectué par le pasteur en fonction de la personnalité du confirmé. Ce verset manuscrit ou imprimé va suivre le confirmé tout au long de sa vie. Et même lors de ses obsèques on le citera, lors du parcours de vie.  Le verset est remis calligraphié ou orné au communiant. (On le nommait le Konfirmationspruch,)  Il fait l’objet de collection à l’image des Goettelbrief du baptême. La pratique a été quelque peu remplacée par les petites images de communion au cours de la deuxième moitié du XXème siècle.  Un très beau livre raconte l’histoire des ces images-souvenir «le monde merveilleux des images pieuses» Hermé, Alain Vircondelet, septembre 1988) il mérite à lui seul un dossier.On y reviendra sans doute.
 Les cadeaux sont sensiblement les mêmes, à l’exception de la petite croix huguenote offerte aux filles, le verre de confirmation en cristal gravé, sous l’influence des cristalleries de l’est.

La Bar-Mitzvah (bar-mitsva, qui signifie «fils de la loi») est le rite de passage des garçons de (jadis 13 ans, mais 16 ans depuis 2010) 16 ans, «fils du commandement» et correspond à son acceptation des commandements, qu’il est en âge de comprendre.  Il est alors officiellement responsable de l’accomplissement des commandements de la Thora, la loi de Moïse. Initiée au moyen-âge, elle fait passer le jeune de la communauté des femmes (et de leurs enfants) dans celle des hommes.
Ce rite a été institué par les rabbins dans le Traité de Pères. (Pirké Avoth)
Le rite réservé aux garçons est ouvert aux filles dans certaines communautés juives libérales, se nommant alors bat-mitsva «fille de la loi». 
Il portera ainsi pour la première fois les phylactères et le Talit (le châle de prière). Puis il montera pour lire la Torah, le livre sacré, la Bible,  on appelle cela la derachah. Il sera préparé à comprendre l’hébreu, les fêtes, la liturgie, les lois de Moïse. Mais le rite n’est pas collectif, c’est individuellement qu’il se produit, en trois étapes successives, au sens, que le jour de son anniversaire, il assiste à la prière du matin et le samedi qui suit, il retourne à synagogue revêtu du châle de prière et lit publiquement les prières de l’office. La réception a lieu le soir qui suit cette cérémonie.

Ce repas est une grande fête,où le jeune accueille avec ses parents les invités, qui viennent bien habillés pour honorer enfant et parents,  dans des lieux généralement loués pour l’occasion,  un buffet (Kasher) qui s’ouvre par la récitation d’une prière sur le vin. Elle est généralement plus importante et élaborée avec orchestre et musiciens, spectacles et danses,  ce qui n’est pas le cas dans les fêtes de la foi chrétiennes. Elle est à comparer aux 4 fêtes dont trois successives dans la religion catholique (baptême, première communion, communion solennelle/profession de foi, confirmation) ou  deux fêtes éloignées (baptême, confirmation). 


Le Repas de fête  Et comme tout événement aussi immatériel qu’il soit s’adresse à des êtres incarnés, l’événement doit être marqué par des agapes.  Le repas des communions solennelles n’y fait pas exception, il est souvent l’occasion de mettre les petits plats dans les grands, avec l’amélioration du niveau de vie, la liste des plats s’allonge.  Ce menu de 1962 (ci-contre) montre qu’il est composé de 6 plats différents. Dans les menus alsaciens, on commençait par un bouillon, des bouchées à la reine ou un lapin assortis des traditionnelles pâtes alsaciennes confectionnées maison, souvent un vacherin en dessert ou des oeufs à la neige avec le traditionnel biscuit.  Surmonté d’une figurine de communiant(e). Ce n’est que depuis 1868 selon une étude du pasteur Sarg que les menus laissaient un peu de place aux fromages et aux poissons.  Je voudrai citer ici un menu de 1908 d’un confirmante protestante que F.Sarg a publié,  pour les invités de Volksberg, ou le bouillon de viande aux quenelles à la moelle, est suivi du pot-au-feu avec crudités et raifort, puis d’une tarte aux quetsches séchées. (? Si quelqu’un sait quelque chose à ce sujet !) Puis on poursuit ou l’on reprend une choucroute avec lard et saucisse à frire (!) suivi d’une crème à la vanille avec boules de neige (Schneeballe, oeufs à la neige) et le traditionnel «gâteau de santé» (Gesundheitsküeche) suivi d’un café et «Kirsch» (eau de vie !). Ce qui ne convenait pas à un estomac de moineau.
Je ne sais s’il était suivi du traditionnel  repas du soir qui est traditionnellement composé d’un jambon en croûte.

Transgressions : Le repas était l’occasion pour le jeune de boire le premier verre de vin, de fumer un cigare ou une cigarette. Ainsi que de présider en son nom et devant la famille élargie un repas. Si le prêtre ou le pasteur était convié au repas, c’est lui qui ouvrait le repas par une prière, pour les catholiques le benedicite.  A.Schweitzer aurait prononcé un discours lors d’une confirmation où il était invité. Plusieurs auteurs évoquent pour les garçons la première expérience sexuelle (le même jour ou les jours suivants). L’autorisation de sortir et de participer au bal. Le proverbe alsacien signalant que «le coq est lâché, gardez vos poules» (p 73, Sarg, Ich loss miner Hahn lafe, halde eirri Hiehner») (également cité dans  son livre «en Alsace, du berceau à la tombe» Oberlin 1993) explicite bien la liberté donnée au jeune garçon et que l’égalité des sexes n’était pas  à l’ordre du jour.

Peut-on être privé de confirmation ou de communion ?  La question n’est pas si saugrenue que cela, pour les catholiques le fait jadis de ne pas faire tamponner sa feuille de présence, ou d’être constamment absent de la préparation catéchétique est rédhibitoire, la seule menace d’être mis au ban de la classe et de ne pas faire la communion suffisait. Mais le pasteur Freddy Sarg a relevé dans les archives de plusieurs paroisses protestantes qu’il a consulté  des motifs autrement plus sérieux : «manque d’intelligence ou immaturité» vers 1855-1856, «école buissonnière» (1855), «vols chapardages» (1804) «parents partis en Amérique» (1854), «parent et enfant violoniste» dans un cabaret suffisait en 1854 pour être reconnu comme ayant des fréquentations peu sérieuses, mais la situation des parents pouvait elle aussi nuire à l’enfant, tel que le parent en prison pour faux serment en 1889.  Mais malgré tout le catéchisme buissonnier était mieux que de devenir catholique (Marguerite P. 1855, née d’un mariage mixte qui risquait que son père la contraignit à se faire aussi catholique !, cité page 98). Les divisions entre communautés sont tenaces !

Confirmation politique : Ce rite de confirmation est tellement ancré dans la société, que sous l’annexion de fait opérée par le Reich ainsi que dans tout le Reich allemand, les jeunes déjà embrigadés par les HitlerJugend (HJ) subissaient eux aussi un rite de passage avec des épreuves physiques et sportives (pour les deux sexes, course, lancer... (voir par exemple, Kehl im Dritten Reich par Harmut Stüwe) autorisant à leur terme le port  pour les garçons du couteau HJ «HJ-Fahrtenmesser»,  d’une longueur de 25 cm, les filles portaient elles un bandeau noir autour du cou. Mais le régime interdisait les groupes de jeunes confessionnels (qui furent dissous) et donc rites de la «Jugendweihe» confessionnelle à l’âge de 14 ans car il devait se substituer au rite de passage chrétien.  Pour la partie allemande passant sous la domination communiste, à savoir la République Démocratique Allemande (DDR-RDA) un rite de Jugendweihe «consécration de la jeunesse» subsistera à 14 ans, avec un foulard bleu cette fois-ci ! Une confirmation laïque, politique et militaire bien plus que religieuse. Les églises protestantes très présentes à l’Est s’y refusèrent toujours. Mais les élèves désirant poursuivre leurs études se voyaient freinés ou refoulés s’ils faisaient leur confirmation et refusaient la Jugendweihe. 
Dans une étude de Marina Chauliac, IEP Aix-en-Provence, relève qu’en 1950 elle concernait près de 80 % des élèves Est-Allemands. Et qu’elle constituait «plus qu’une simple obligation vis-à-vis de l’Etat». Appropriée par la sphère privée elle donnait lieu à des festivités.  Le jeune dans ces manifestations faisait une promesse non pour Dieu mais pour le socialisme (et pour l’état socialiste) qu’il promettait de servir et d’honorer.
proffoi1978.jpeg
Le rite de passage et d’appartenance à la classe des adultes est évidente et aurait satisfait la définition de Van Gennep.
Ce rite rythme la vie de la société, telles les fêtes du cycle annuel, elle rythme et marque la vie des jeunes, certains confirmants protestants n’hésitent pas à parler aujourd’hui encore «du plus beau jour de leur vie» avant le mariage(sans doute du fait du caractère unique de la fête, les catholiques célébrant l’initiation chrétienne en trois étapes). C’est du moins la première ou l’une des premières fêtes religieuses (la communion privée ou la confirmation pour les protestants) dont ils ont pleinement conscience, où en société, devant la communauté une fête leur est consacrée.  Fête si importante dans leur vie, que plusieurs paroisses protestantes organisent, par classe d’âge, des confirmations d’or. (St Pierre-le-Jeune Strasbourg, 1980).  
J’exclue donc dans ma réflexion, l’époque contemporaine ou des adultes ou des jeunes gens  reçoivent le baptême, le jour de pâques, et qui en général communient le même jour pour la première fois au terme d’une longue préparation.

C’était de plus,  jusqu’à l’obligation scolaire à 14 ans, le début de la vie professionnelle. Car pour le monde des employés et des ouvriers,  dès la rentrée suivante le ou la jeune commençait chez un patron sa vie de salarié, l’occasion de partir à la ville pour prendre un contrat de bonne ou d’employée de maison ou rejoindre la famille éloignée.  Mais cela c’est une autre histoire.
L’éclatement des familles, la perte du sens religieux, le relativisme fait perdre la notion d’engagement durable. Le mariage en a fait les frais, le sens de la communion suit la même pente. La confirmation et la profession de foi si elle marque la fin de l’enfance, marque aussi souvent la fin de la fréquentation de l’église, ce que résume la formule humoristique «Sie sin zür Kerich hinüskonfiermiert wore !». Ce qui signifie approximativement :  Leur sortie de l’église a été confirmée !  D’où les initiatives pour inciter les jeunes à s’engager dans divers mouvements de jeunesse ou de mouvements caritatifs. (JMJ par exemple !)
Pourtant, le message de la confirmation, des communion est fort, c’est comme tout rite, un signe, un signe indestructible comme tout sacrement. Un signe d’appartenance au Christ, mais plus encore, au-delà de nos infidélités,  Jésus ressuscité demeure indestructiblement, au-delà des épreuves et de la mort, à nos côtés, si nous nous l’oublions, lui à nos côtés, ne nous oubliera pas, car nous avons dit «oui» à ses côtés un beau jour de printemps, quelques jours après pâques pour célébrer déjà la Résurrection.  

 

premiere-communion-auteuil.jpg

 

Pour en savoir plus, on peut lire : * toute l’Alsace, coutumes et costumes alsaciens, Philippe Legin, saep  Ingersheim 2 trimestre 1993.  * La confirmation en Alsace, ouvrage de Freddy Sarg, Oberlin, , Strasbourg 1980, * les rites de passage, Van Gennep.* le monde merveilleux des images pieuses, Alain Vircondelet, 1988  Hermé.

 

ou le livre paru aux éditions Ouest-France :

 

communionlivre.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

Repost 0