Publié le 6 Décembre 2015

Mennele : (Mànnele) bonhomme de pâte briochée offert à la Saint Nicolas. Il porte autant de noms que de villages, mannele, mannelà, (petit homme) bonhomme de pâte briochée offert à la Saint Nicolas, ils évoquent la légende des trois enfants ressuscités par le saint homme.

Mais on trouve également de grands hommes décorés avec crosse et ornements qui sont alors la figure du Saint homme. Ils portent aussi des noms différents selon les villes du Sud de l’Allemagne, mais sont des cousins de nos Mennele alsaciens, les Dombedei (à Karlsruhe, petit homme de pâte Teig), Weckemannela (petit pain bonhomme) ou reprennent leur donateur Nicolas (Niklaus) dans leur nom : Klausmännele, Klausmänner. En Suisse : Grätimann. Ces petits pains briochés sont aussi élaborés, Outre-Rhin, à l’occasion de la Saint Martin en forme d’homme ou même d’oie cette fois. Sans provoquer de massacre dans les basse-cour.

Dans ses autres présents, citons la mandarine, le pains d’épices, et les brioches en forme d’escargot, qui sont inspirées de la crosse de l’évêque qui a cette forme caractéristique. Spécialité boulangère éphémère elle sera remplacée par les stolle en biscuit sitôt la fête passée.

Le mennela, une pâte briochée levée, peut se composer de raisins ou juste en être décoré, de pépites de chocolat (noir ou même blanc) de streussel.... ou avoir des bottes grâce à un glaçage chocolaté.

Il est rarement l’évêque lui-même, l’image ci-contre le montre pourtant, avec son chapeau d’évêque et des bottes recouvertes de grains de sucre évoquant la neige des journées froides de décembre. Ces petits pains briochés sont aussi élaborés, Outre-Rhin, à l’occasion de la Saint Martin en forme d’homme ou d’oie cette fois. ☐

Une fournée de petits bonhommes munis d'une pipe !

Une fournée de petits bonhommes munis d'une pipe !

deux mannele alsaciens avec quelques friandises...

deux mannele alsaciens avec quelques friandises...

D'autres friandises en-dehors des bonhommes apportés par le Saint Nicolas le 6 décembre.

D'autres friandises en-dehors des bonhommes apportés par le Saint Nicolas le 6 décembre.

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Publié le 6 Décembre 2015

Dans le charmant village du Ried d'Osthouse, une tradition menée par Project'ILL, survient (presque) tous les deux ans, durant deux congés de fin de semaine, les vendredis, samedis et dimanches soirs tout le village est en effervescence pour vous faire partager quelques unes des traditions alsaciennes, aux lueurs des bougies, des odeurs de cannelle, de bredele et de vin chaud.

Sur un sentier se succèdent les représentations des 4 rois mages, des toiles d'araignée guirlandes, de la reconstitution de la crèche, mais aussi du calendrier de l'avent, des rennes un peu éméchés, des rennes qui s'alarment de la perte du costume du père noël, de l'atelier du père noël, de la tv rennes... ou un père noël dépassé par la technique informatique qui tente d'ouvrir ses "émil" et de cliquer sur une fenêtre, cherchant en vain son icône sur son bureau !!

Le tout rythmé par une parade des anges, d'un Christkindel et d'un père noël qui ne renâcle pas à prendre les enfants dans ses bras et à être photographié.

Bref tout un univers aux couleurs douces et espérant ainsi faire rêver les petits et les grands... Et cela fonctionne !

Un très beau projet de bénévoles de l'association Project'Il.

(l'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans et payante pour les adultes 6,50 euros)

Crèche vivante d'Osthouse

Crèche vivante d'Osthouse

le père noël qui tente de se mettre à l'informatique ! Les "Emiles" reçus sur son ordinateur !

le père noël qui tente de se mettre à l'informatique ! Les "Emiles" reçus sur son ordinateur !

la légende des "4" rois mages !

la légende des "4" rois mages !

dans la parade, évidemment le Père noël !

dans la parade, évidemment le Père noël !

dans la parade aussi des Christkindel, des anges de noël très lumineux !

dans la parade aussi des Christkindel, des anges de noël très lumineux !

Calendrier de l'Avent vivant, avec Ste Lucie, Ste Barbe, Saint André et St Amboise (au centre).

Calendrier de l'Avent vivant, avec Ste Lucie, Ste Barbe, Saint André et St Amboise (au centre).

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Publié le 2 Décembre 2015

C'est aujourd'hui 6 décembre, que notre blog fête ses 8 ans !!

en ce jour de la Saint Nicolas.

C'est outre l'occasion de vous souhaiter avec nous un Joyeux Anniversaire et aussi

de dire à tous un grand merci.

Et pour fêter cela, nous vous offrons pour un temps limité de parcourir en couleurs, notre numéro 178.

Pour cela cliquez sur le lien ci-dessous. (La reproduction de tout ou partie de cette lanterne est interdite, tous droits réservés)

Le blog de la petite lanterne.

****** EXCLUSIF, SPECIAL NOEL****************

Pour quelques contacts, accès à durée limitée,

voici en couleurs le numéro 178 qui vient de paraître.

Il est disponible uniquement en mode lecture.

Le calendrier de l'Avent, des sentiers de noël d'Osthouse, avec trois fenêtres ouvertes, Ste Lucie (le 13 en haut) Saint Amboise (au centre), St André (30/11 en bas à gauche) et Ste Barbe (patronne des pompiers à droite en bas)

Le calendrier de l'Avent, des sentiers de noël d'Osthouse, avec trois fenêtres ouvertes, Ste Lucie (le 13 en haut) Saint Amboise (au centre), St André (30/11 en bas à gauche) et Ste Barbe (patronne des pompiers à droite en bas)

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Publié le 2 Décembre 2015

Le numéro 178 de la petite lanterne est paru, il ne devrait pas tarder à vous parvenir.

Nous avons offert aux lecteurs de ce blog, la possibilité de lire l'article inédit sur le retable d'Issenheim et le lien avec la première partie de l'analyse parue en décembre de l'an passé.

Au sommaire : St Nicolas au Tyrol avec son arrivée en luge avec à ses côtés l'horrible Krampus, quatre pages "bougies de l'avent", les infos de Medjugorje,

le petit lutin Jultomte suédois "père noël suédois", les calendriers des marchés et manifestations de noël, noël en Provence, les 13 desserts, les pastorales provençales, les santons, un drôle de petit conte, des histoires drôles de noël, des illustrations anciennes inédites.

Il reste quelques exemplaires en trop, demandez en un rapidement en adressant votre coordonnées postales à redaction@petite-lanterne.com

couverture du numéro 178, avec l'arrivée de Saint Nicolas et de Krampus dans un village tyrolien de montagne en luge.

couverture du numéro 178, avec l'arrivée de Saint Nicolas et de Krampus dans un village tyrolien de montagne en luge.

chromo de noël réalisée avec 9 images anciennes années 40-50 d'origine suédoise. Reproduction interdite.

chromo de noël réalisée avec 9 images anciennes années 40-50 d'origine suédoise. Reproduction interdite.

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Publié le 2 Décembre 2015

Voici la deuxième partie du texte, notre dernier numéro 178 qui vient de sortir, sur le retable d'Issenheim, rédigée par M. l'abbé Joseph Loeb.

Comme chaque année, l’abbé Joseph Loeb nous propose sa réflexion de Noël. Ce n’est pas un conte, mais la suite de son analyse du retable d’Issenheim,

dont il nous a proposé la première partie dans le numéro de noël de l’an passé, n°173. décembre 2014.

(NDR : On peut relire le premier texte dans notre numéro de noël 2014 et sur notre blog/site)

Les Anges font partie du paysage de Noël. Dans le ciel de Bethléem ils étaient une multitude à chanter «Gloria» ! A nos crèches il y en a au moins un, celui de l’Annonce aux Bergers ; sur le Retable de Mathias Grünenwald ils sont deux. Mais il les voyait en rétrospective car l’Enfant que tient Marie n’est plus

un nouveau-né. Ils sont foule «Concert des Anges» sur le Retable. Le Conservateur Pierre Schmitt disait que leur présence était un mystère inexplicable et inexpliqué, si on ne recourait pas au texte des Révélations de Sainte Brigitte de Suède (+1373).

Que Maître Mathias et ses commanditaires, les Antonins
d’Issenheim, aient été influencés par ces Révélations est très
probable. A leur époque, elles étaient devenues accessibles par leur
traduction : d’abord du suédois en latin, puis en allemand, et diffusées ensuite grâce à l’invention de l’imprimerie. D’après ces Révélations on peu penser que le Concert des Anges s’adresse beaucoup plus à Marie qu’à son Enfant.

Revenons au Concert peint par Maître Mathias. Au premier plan il y a trois Anges Musiciens. Les autres se pressent nombreux, dans un joyeux désordre dans l’édicule gothique qui figure le Ciel. Variés dans leur présentation ils sont de toutes les tailles, des plus petits jusqu’à un très grand, fortement emplumé et curieusement couronné. Près de lui on voit la tête noire d’un ange déchu ouvrant tristement son oeil unique sur le bonheur qu’il a perdu. Que peuvent chanter ces Anges sinon ce que chantait le Bien-Aimé dans le Cantique des Cantiques, ou ce qu’avaient annoncé les Prophètes de l’amour du Bien-Aimé pour l’Epouse infidèle, magnifiquement réhabilitée.

Les Anges chanteraient donc à la fois la Nativité du Christ et les Noces de l’Agneau. Alors Noël n’est plus seulement fête de l’amour maternel et filial, mais aussi de l’amour nuptial à la fois divin et humain. Est-ce que Grünewald voulait dire tout cela par son concert des Anges ? On peut le penser, pas l’affirmer. Dans une oeuvre d’un tel génie chacun peut trouver des lumières qui lui viennent personnellement, et dans le Mystère de la Nativité, une lumière sur la personne, sur sa vie, sur l’amour dans sa vie et y découvrir comme un mystère sacré d’Alliance nuptiale.

Les gens mariés portent à leur doigt un anneau signe de leur amour : une alliance. Bien des célibataires auraient voulu en porter une, mais y ont renoncé par choix ou par dévouement, d’autres parce qu’ils n’ont pas rencontré l’âme soeur. Des religieuses, des religieux et des personnes consacrées en portent une en signe de leur consécration. On peut aussi vivre sa consécration sans en porter un signe extérieur. Certains retirent leur alliance parce que l’amour qu’elle signifie n’existe plus.

Un impressionnant grand Ange musicien lève son regard vers une petite auréole qui plane au-dessus du groupe. Dans ses Révélations Sainte Brigitte nous dit ce qu’il voit. «Devant la face de Dieu Créateur, se tenait encore incréé, un petit monde de toute beauté..., il devait donner plus de gloire à Dieu, plus de joie aux Anges et plus de bénédictions aux hommes que l’univers immense. O très douce souveraine, Vierge Marie ... C’est avec raison qu’on vous reconnaîtra dans ce petit monde.»

Bien au-delà de la maternité divine de Marie, il glorifie les Noces de la Divinité avec l’Humanité. Elles ont commencé dans la personne du Verbe fait chair, vrai Dieu et vrai Homme, mais doivent se réaliser pleinement dans toute l’Humanité, car c’est chaque être humain qui est appelé à la divinisation par participation.

Sur le retable le Concert n’a pas lieu à Bethléem mais au Ciel, et pas seulement dans la Nuit de Noël, mais toujours dans l’Eternel Aujourd’hui de Dieu. Et cela en prospective : il avait déjà eu lieu bien avant la date historique car, d’après Sainte Brigitte, les Anges étaient dans le secret depuis leur création. Ils avaient élu dès lors Marie pour leur Reine : «Vierge Marie, les saints Anges vous aimaient d’un grand amour depuis le premier moment de leur existence... Ils savaient que vous seriez élevée plus près de Dieu qu’eux-mêmes... Vous étiez la Reine des Anges dès leur création.»

Ce «petit monde» en ovale est vraiment mystérieux ; on y voit des Anges, avec leurs
têtes et leurs ailes, mais on n’y voit pas Marie. On devine une femme, debout à gauche,
petite, pas spécialement gracieuse. Elle semble nue comme Ève, nouvelle Marie, l’EVA
saluée AVE par Gabriel ? Sainte Brigitte parle d’un «petit monde de toute beauté encore incréé...signifiant la Vierge Marie, la très douce Souveraine, pleine de bénédictions et d’amour pour tous.» Ainsi, dans ce Concert, Marie serait célébrée non seulement comme Mère du Christ, mais aussi comme l’Epouse, la femme représentative de toute l’humanité appelée à la divinisation, à devenir par grâce «Épouse du Christ».

A toutes ces personnes Noël rappelle qu’il y a un amour pour chacun. Il vient de Dieu et demeure pour l’éternité pour qui sait l’accueillir. C’est le joyeux message du Concert des Anges qui orchestre l’annonce faite aux bergers : «Je vous annonce une grande joie». Dieu s’est fait Homme pour être le compagnon divin de toute personne humaine. Personne ne peut dire «Je ne suis pas aimé, personne n’attend mon amour». Malgré toutes les éclipses des sentiments, chacun peut dire : «Je suis aimé, et Dieu attend mon amour».

Il y a bien des années je présidais au mariage de jeunes amis : j’ai donc aussi béni leurs alliances. Au bout de quelques années l’époux a perdu la sienne en travaillant au jardin. Malgré toutes ses recherches elle ne fut pas retrouvée. Consternation ! L’épouse pensait qu’il fallait la remplacer, l’époux pensait que non : l’anneau nuptial était perdu, mais pas l’Amour, et un anneau de remplacement ne pouvait valoir l’authentique. L’épouse aurait quand même aimé en voir un au doigt de son mari, mais finit par se résigner à sa disparition. Et le miracle se produisit : après près de vingt-cinq ans, lors de travaux au jardin de printemps, l’anneau reparut indemne, sans dommage, le platine était inattaqué comme l’était l’amour des époux !

Ils auraient pu pousser le cri de joie des chevaliers d’antan : «Noël, Noël, Noël !»

Ce n’était qu’un anneau, signe de l’Amour d’un couple unique ! Le Concert des Anges est ce signe d’Amour Nuptial divin, immensément universel, et aussi intensément personnel. Et c’est vrai pour chacun de nous. Réjouissons-nous : «Joyeux Noël» ! Et Bonne Année nouvelle ! Avec l’Amour !

Oelenberg, 21 décembre 2014, 4ème dimanche de l’Avent, Abbé Joseph Loeb.

Petit rappel sur le retable, pour ceux qui ont tout oublié, il est visible à Colmar au musée Unterlinden. :

Un peu plus sur Grünewald :

de son vrai nom Maître Mathis Gothard Wihard (ou Nithart) (1475 vers 1528) ami du Luther, il meurt avant les insurrections de la Réforme, réalise ce retable sur la commande du couvent des Antonins d’Issenheim entre 1512 et 1516. Ce retable (du latin retro-tabala) est en fait un tableau placé dans le choeur et surélevé de quelques marches derrière l’autel où se réalise le sacrifice eucharistique. Il mesure 3,30m de haut et 5,90 de large comprend une double série de volets qui s’ouvrent sur la caisse. Il existe de tels retables en Bade-Wurtenberg, notamment dans l’abbatiale de pèlerinage de Lautenbach, il y est ouvert à certaines époques pour illustrer le calendrier liturgique.

Il a été sauvé de la destruction de la Révolution et reste ainsi un élément d’art assez rare, il se trouve aujourd’hui à Colmar, au musée d’Unterlinden. Il avait aussi un rôle spirituel, il devait diffuser aux malades un bienfait spirituel, par sa contemplation, mais être aussi un modèle pour le respect et vénération. Les Antonins veillaient sur le «mal des ardents» ou «feu de Saint-Antoine» (maladie provoquée par un parasite, l’ergot de seigle ou ergotisme gangreneux), mais aussi la syphilis ou la tuberculose. C’est donc pour un hôpital que fut commandé et réalisé le retable. Il comprend 2 volets fixes et deux séries de volets pivotants, représentent 3 scènes différentes. Lorsqu’il est fermé : on y admire La Crucifixion de Jésus, qui nous marque par son réalisme, il est encadré de St Antoine, l’ermite, et de St Sébastien.Dans le musée on ne voit qu’une seule disposition, la disposition fermée avec la Crucifixion de Jésus. Jérôme Ferrari a été effrayé par le réalisme de la scène, les muscles tétanisés, à vif. Il est déjà un premier signe de

l’expressionnisme. Il souffre, seul le personnage en bas voit s’accomplir calmement les écritures. Mais sur la Croix Dieu souffre.

A sa Première ouverture : on peut voir l’Annonciation par l’Ange Gabriel à
la Vierge Marie,
La Nativité, la Résurrection. A sa Deuxième ouverture : c’est St Antoine qui surgit représenté sculpté encadré de deux panneaux peints par Nicolas de Haguenau (1490)

Dans l’Annonciation on admire un concert d’anges et l’apparition soudaine de l’ange Gabriel, il en fait voler son manteau, tandis que la Vierge Marie, revêtue de rouge, médite la prophétie d’Isaïe «Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen euis emmanuel» «Et voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils et il sera appelé Emmanuel) ... la prophétie se réalise au moment de la visite de l’Ange.

La Nativité est dépouillée en ce sens qu’elle ne comprend pas d’éléments, de la tradition, telles que l’étable, pas d’âne, ni de boeuf. Le jardin clôt représenterait pour certains, la virginité préservée dans la naissance virginale de Jésus. Marie a donné son sang (comme le signale la robe rouge, alors que le bleu est généralement attribué à la Vierge).
Une vision cosmique du Père céleste, des colonnes décorées de fleurs différentes montre la persistance - plusieurs saisons- de l’Union entre le Ciel et la terre. Dieu est entourée d’une mandorle dorée (une forme

ovale, une amande en italien, symbolisant le sacré, l’aura du saint).
Pour compenser le merveilleux, la divinité, les anges, les astres et Dieu, on trouve tout le mystère de l’Incarnation, la réalité de la vie, avec aux pieds de la Vierge, un lit, un baquet, un pot de nuit. Dieu est donc pleinement divin et pleinement humain. Certains voient dans les langes déchirées, les vêtements partagés de la future victime, le Christ, offerte aux hommes sur la croix. (Aidé par nos archives et wikipédia pour ce résumé)

Noël autrement, le retable d'Issenheim, partie II
timbre avec le détail du retable d'Issenheim, le concert des anges. Timbre surtaxe croix rouge;

timbre avec le détail du retable d'Issenheim, le concert des anges. Timbre surtaxe croix rouge;

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Publié le 2 Décembre 2015

Voici le texte, paru dans notre numéro de noël 2014 n°173, de l'abbé Joseph Loeb sur le retable d'Issenheim. Dans le numéro de noël 2015, n°178 nous publions la suite de ce texte.

Noël autrement

avec Mathias Grünewald, au Retable d’Issenheim, à Colmar, par M. l’abbé Joseph Loeb.

Nous aimons nourrir notre joie de Noël à la contemplation
de la Crèche, où «le Saint Couple seul veille, sur l’Enfant qui sommeille». Sur son retable Mathias Grünewald nous détache de cette note intimiste ; il nous éblouit par une présentation grandiose qui se déroule dans l’éternel. «Aujourd’hui de Dieu» qui ne connaît ni les limitations de l’espace, ni celles du temps et ses successions :
«Aujourd’hui le Christ est né, aujourd’hui le Sauveur est apparu, aujourd’hui sur la terre exultent les Anges et les Archanges, aujourd’hui les justes chantent pleins de joie :
«Gloire à Dieu au plus haut des cieux, allelu
ia !». (Antienne du Magnificat de Noël).

Il ne fait plus nuit, mais grand jour, l’Enfant n’est plus dans une mangeoire et il n’est plus un nourrisson. C’est un beau petit garçon de quelques semaines, dans les bras de sa mère, et il peut déjà échanger son regard avec elle. Point de boeuf, point d’âne, point de Saint Joseph visible. Des bergers ? Oui, mais au

loin, en hauteur dans la montagne, et ils ne sont que deux. On y voit seulement quelques cochons ! Clin d’oeil fait par Grünenwald aux religieux commanditaires de ce retable au XVIème siècle. Ils tiendront un hôpital et auront besoin de cochons : de leurs viande pour nourrir les malades, et de leur graisse pour la transformer en pommades

médicinales.

Des Anges ? A foison. Tout en haut au Ciel où trône le Père Céleste. Et sur terre, juste à côté, serrés dans

un bel édicule gothique. Hauts en couleurs, issus des choeurs angéliques, ce sont des anges musiciens et

concertants. L’oreille ne perçoit rien, mais rien qu’à les voir les coeurs frémissent : «Gloria in excelsis Deo !» Enfin un cantique de Noël !

Il y a aussi deux Anges, à mi-hauteur. Envoyés aux bergers, l’un, est rose comme l’aube qui se lève et signifie l’ère nouvelle du Nouveau Testament. L’autre est gris et, -ce qui est vraiment étrange- porte une barbe ; il signifie sans doute le Vieux Testament et sa fin.

Nous sommes toujours à Bethléem dans les mois qui suivent la naissance de l’Enfant et précèdent la venue des Mages. Marie et l’Enfant sont en plein air. Mais où donc est Joseph ? Sans doute à son travail, sur quelque chantier peut-être ; il est chargé de famille et il faut gagner. Ce qu’il fait de tout son amour.

Le petit lit qui est là pour Jésus est sans doute de sa facture.
Marie l’a garni de draps blancs et a retenu le coussin par
un ruban rouge, signe de vie et de bonheur. Mais les langes
de l’Enfant sont en loques en signe de sa Passion future :
nous sommes déjà au Vendredi Saint : «Bald wirst du groß,
dann fließt dein Blut, von Golgotha he
rab - Bientôt grand sera/, ton Sang coulera/ du haut du Golgotha ! (Chant de noël populaire)

C’est dans sa chair qu’il va souffrir : le petit vase de nuit sur le sol et le baquet préparé pour le bain attestent de la véracité totale de l’humanité de Jésus. Mais cette chair ressuscitera après avoir souffert, sera glorifiée et présente dans l’Eucharistie. Sur le Retable c’est déjà la Fête-Dieu ! Car, à peine visible sur le tableau, une procession monte vers Dieu le Père. Elle est eucharistique, car on n’y distingue non seulement la croix et les bannières, mais aussi un dais !

Preuve que le Corps du Christ est porté : «Ave verum corpum natum de Maria Virgine (Harmonisé par Mozart) - Sois salué, Corps véritable, né de la Vierge Marie !) Le vin, qui deviendra le Sang du Christ à la Messe, est aussi déjà prêt dans burette posée sur la marche de l’édicule aux Anges. Elle est en cristal, symbole de la virginité : comme la lumière traverse le cristal sans l’altérer, le Christ a traversé le corps très pur de sa Mère, toujours Vierge.

Grünewald a habillé Marie comme une reine. En fait elle ne l’a jamais été. Joseph se serait décarcassé pour le faire, car elle était la reine de son coeur. Mais il savait que cela n’allait pas, qu’elle n’aurait jamais voulu, et que ce n’était pas nécessaire car elle était : «toute resplendissante dans l’intérieur !». (Psaume 44,14)

Le peintre l’évoque sur le Retable, derrière Marie, par le Jardin Fermé, la Fontaine Scellée, - en fait un petit plan d’eau-, la Rose mystique, le Temple du Très Haut, -en fait une église romane- : autant de symboles bibliques de la Vierge immaculée, chef d’oeuvre de la Trinité : «Jardin fermé, sainte Mère de Dieu, jardin fermé, fontaine scellée, lève-toi, ma bien-aimée, viens mon amie, viens !» (Cantiques des Cantiques). La Trinité figure sur le tableau : Dieu le Père trône dans les Cieux, le Fils est dans les bras de sa Mère. Et où est le Saint Esprit ?

Il serait représenté en fait par cette personne au visage tout de lumière, couronnée de flammes et agenouillée sous la porte de l’édicule aux Anges. De sa main

Le Saint Esprit n’a pas de saxe, mais en hébreu son nom se décline au féminin «rouach». Alors ? Ce n’est qu’une interprétation, -elle n’est pas de moi- ; elle reste hypothétique, mais elle séduit. Les Trois Personnes divines sont inséparables : à où est l’une sont aussi les deux autres. «O Profondeur de la richesse, la sagesse et la science de Dieu !» (Rom. 11,33). En méditant devant notre crèche traditionnelle rien ne vous empêcher à penser aussi à tout ce que suggère Grünewald, même si son symbolisme, et celui de ses commanditaires, reste en partie son secret. Pourvu qu’il nous aide à entrer un peu plus dans le Mystère de l’Incarnation : «O admirable échange ! En prenant un corps et une âme, le Créateur du genre humain a daigné naître de la Vierge, et, devenu homme sans le concours de l’homme, il nous a fait part de sa divinité !» (Antienne d’ouverture quotidienne à l’Office des Vigiles).

Que la richesse du Mystère de la Nativité vous nourrisse et vous réjouisse toute l’année.


Joseph Loeb- Oelenberg, décembre 2013.

petite-lanterne.com ou petite-lanterne.eu n° 173 - c droits de reproductions réservés.

cachet postable représentant une partie du retable d'Issenheim, 1991.

cachet postable représentant une partie du retable d'Issenheim, 1991.

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Publié le 15 Octobre 2015

Voici la liste des plus beaux marchés de noël rhénans pour l'année 2015

Strasbourg : du 27 novembre au 31 décembre , depuis 1570, 300 chalets sur de nombreux sites au cœur de la ville, il s’annonce comme l’un des plus grands marchés de Noël d’Europe, avec pour invité la Croatie qui sera à l'honneur. On trouvera des marchés sur les places de la Gare (terroirs et artisant), Place d'Austerlitz (les bredele), Place Saint-Thomas (village des enfants) Place Benjamin Zix et Place des meuniers,( comptoirs des rois mages et saveurs d'Alsace(, Place du château (patinoire en plein air)


Colmar : ouverture le 20 novembre à 14 h. du dimanche au jeudi de 10 à 19 h, le vendredi et le samedi de 10 à 21 h, le 24 décembre et le 31 décembre de 10 à 17 h, le 25 décembre de 14 à 19 h.


Kaysersberg, débute le vendredi 27 novembre. 12-13 décembre : marché de noël d’Ottmarsheim. sam.10h-20h , dim 10-19 h
dim.6 décembre : Mittelbergheim : marché du bredele « Bredelmarik » à l’hotel de ville, on fabrique des petits gâteaux, de 10 h à 18 h 30 et chacun pourra apprendre et échanger ses savoirs-faire.


Sélestat : ville en fête du v.27 novembre au 6 janvier, dans la ville du Sapin de Noël, le défilé de Saint Nicolas, le 5 décembre à 16 h au centre ville, avec son discours sur la place de la victoire. Le village de noël, place d’armes, du v.4 au j.24 décembre. Dès le 29/11 allumage de la couronne de l’Avent.


Riquewihr : du 28 novembre au 27 décembre de 10 à 18 h 30, s.10-19h30, le 24 fermeture à 18h le 25/12 dès 14 h.


Eguisheim : du 21-22 novembre et 27novembre au 23 décembre et du 27-30 décembre : dans le village préféré des français, patrie du pape alsacien Léon IX. Marché de noël dans le respect des coutumes et des traditions alsaciennes, de 9 à 19 h (20 h le samedi et dimanche, fermé les 24,25,26 décembre)

Coup de cœur, pour les animations de noël à l’écomusée, de Ungersheim, il se transforme en « pays des veillées » l’un des 7 pays de Noël en Alsace,, du 28 novembre au 3 janvier. Hans Trapp, Saint Nicolas, Christkindel seront à découvrir sur place.

On peut aussi s'initier à la confection des petits fours de noël, les bredeles :
Bredelemarik à Mittelbergheim : le 7 décembre à la Mairie 10 h - 18 h 30

Si l'on sort des frontières voici les marchés de noël, de l'avent ou de l'enfant Jésus les plus significatifs, qui méritent un détour ou même le voyage :

Baden-Baden du 23 novembre au 30 décembre, de 11 à 21 h. (23.11 de 17 à 21 h, et le 24.12 de 10 à 15 h)


Le plus ancien : Dresden : marché du Stolle, nommé Strizelmarkt, autour de la cathédrale Notre-Dame : 581 ème marché de noël, du 26 novembre au 24 décembre avec une parade des ouvriers des mines, le marché du stolle, un marché des pyramides (de noël), énormément d’attraction, (voir la vidéo sur www.dresden.de)


Splendeur, à ne pas manquer, sous le charme bâlois, du 27 novembre (à 18 h 30) au 23 décembre. Dans le pays des boules de noël, -avec Lauscha- Bâle et son créateur décorateur des plus grands sapins du monde a droit de cité, autour de la cathédrale, Barfüsserplatz. (11-20 h) (classé 23ème des plus beaux marchés de noël en 2014)


Le plus baroque : celui de Ludwisgsburg, (classé 27ème par un jury sur tous les marchés allemands) avec ses anges, sur la place des églises, se tient du 24 novembre au 22 décembre, à proximité du château, 175 stands annoncés. 11 h à 21 h.


Freiburg : plus modeste, mais pittoresque, se tiendra le 43ème marché de noël. 23 novembre au 23 décembre de 10-20.30 et le dimanche de 11h 30 à 19 h 30.


Stuttgart : le plus grand marché de noël d’Europe, avec plus de 250 chalets décorés, la magie est autant dans les stands que sur les stands. Il est très étendu autour du château historique, mais aussi sur la place Schiller et devant l’hôtel de ville. dans la cité des de la famille. La magie opère du 25 novembre au 23 décembre, en semaine de 10-21 h et le dimanche de 11-21 h.


Heidelberg : du 23 novembre jusqu’à début Janvier dans la vieille ville de Heidelberg, 11-21 h. 140 stands sont annoncés sur six places différentes. Dans la vieille ville, mais aussi sur la place de l’université, la place du marché, la place du marché au grain (Kornmarkt) jusqu’à la Karlplatz. Une patinoire est également dressée jusqu’au mois de janvier.


Karlsruhe : le Christkindlesmarkt, tient son 43ème marché du 26 novembre au 23 décembre. (11 h - 21 h, Jeudi jusqu’à 22 h) Le samedi 5 décembre jusqu’à 24 h.


Marché de noël et marché médiéval d’Esslingen, cela vous tente, (classé 15ème des plus beaux marchés allemands en 2014) , 500 rendez-vous du 24 novembre (à 17 h) au 22 décembre sur le «Marktplatz» puis de 11 à 20 h 30.`

Enfin celui que nous préférons :

Le marché de l’enfant Jésus de Nuremberg, la partie des jouets vous invite à son grand marché de noël, déjà une tradition à lui seul.

Dans la magnifique cité aux multiples tours, se tient du 27 novembre (à 17 h 30 ouverture par le célèbre prologue du Christkindel depuis la tribune extérieure de la cathédrale Notre-Dame) puis de 10 à 21 h au 24 décembre.
S’y pressent près de 2,3 millions de visiteurs annuels autour des 200 exposants, mais aussi du marché aux enfants, du marché de noël. Depuis 1628, c’est bien l’un des marchés les plus anciens avec celui de Dresden. Ville de noël numéro un.

La cité qui affirme qu’ici est la maison du Christkind.

Frauenkirche de Nuremberg
Frauenkirche de Nuremberg
Frauenkirche de Nuremberg

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 8 Juin 2015

Le père Borgos..
Si les prêtres sont comme des avions, (voir l’encadré ci-dessous) si l’on reprend la formule du pape François, il y en a aussi qui se posent dans nos vies et nous emmènent dans des destinations lointaines, nous avons tous croisé de ces prêtres qui ont changé nos vies, ont été des repères, des points fixes, des phares. Et l’on aimerait avoir réalisé ce que les éditions saint léger (qui éditent également de nombreux livres audio, on peut en écouter des extraits sur le site, Delbrêl, la règle de saint Benoît, des écrits de Benoît XVI ou du pape François et d’autres enseignements) ont édité ici sur un prêtre d’Auvergne, le Père Victor Bogros, mort à 99 ans, comme s’il ne voulait pas attendre d’avoir le siècle pour rejoindre la Lumière du Christ qu’il a prêché et attendu toute sa vie.
La préface de Stan Rougier, qu’il l’a connu et dont il a suscité la vocation, comme il nous le rappelle dans son préambule, expose déjà toute la profondeur de l’homme d’Eglise, effacé attentif, écoutant les autres, parlant peu de soi, profond dans ses conseils et ses messages. Le livre nous offre outre le parcours reconstitué d’un homme discret, les extraits de conférences, d’homélies, car il a le don de la parole heureusement enregistrée et ces documents conservés. Car l’homme de Dieu est phare pour ceux qui le rencontrent, ce fut le cas de l’auteur Annie Campagne-Poudérous, qui dans un moment de tempête personnelle découvre le roc. Mais elle garde ce «point fixe» pour le restant de sa vie. Ce livre est ainsi un peu un témoignage de leur fidélité spirituelle réciproque. (Editions Saint Léger, http://saintlegerproductions.fr)


Les prêtres sont comme des avions....
«J’ai lu un jour que les prêtres sont comme les avions : on parle d’eux seulement lorsqu’ils tombent , mais il y en a beaucoup qui volent. Beaucoup les critiquent et peu prient pour eux.
C’est une phrase très sympathique mais aussi très vraie, parce qu’elle indique l’importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et quel mal pourrait causer à tout le corps de l’Eglise un seul prêtre qui «tombe». Donc, pour ne pas tomber en ces jours (texte paru lors du carême) où nous nous préparons à la Confession, demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, de guérir les blessures du péché que chacun de nous porte dans son coeur et de soutenir l’Eglise et la Curie, afin qu’elles soient saines et porteuses d’assainissement.» (in Mensuel Stella Maris, n° 522, mars 2015, page 8, édité en Suisse francophone, www.parvis.ch)

Le Père Burgos

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 29 Mai 2015

Mots doux alsaciens : Schmüswortle (mots bisoux)

J'ai déjà évoque, les prénoms alsaciens, voir ce blog.
Qui a dit que la langue alsacienne était rugueuse ?


Certainement pas Germain Muller (1923-1994 voir notre numéro spécial sur le personnage immense du Barabli et auteur en 1949 du «enfin redde m’r nemm devun» enfin, n’en parlons plus)

Voici quelques mots tendres pour ce printemps à replacer dans les conversations amoureuses : ils se voient souvent achevés par la finale «le» qui signifie «petit», un diminutif.

* Celui très pascal de «Hàmele» «petit agneau», mais n’est pas le seul animal convoqué «Harzkaferle» (petit scarabée de mon coeur),

* le petit trésor «Schätzele» car l’alsacien est réaliste, il en existe peut-être un plus grand ;

* le petit coeur «Herzele» alors que le français parlera de mon coeur ;

* le petit poussin (traduit ici ou là par un plus faux «ma poulette» deviendra «Bibele» ;

* petite fille «Maidele» qui ne renvoie pas pourtant à la pédophilie, mais aussi «Hùenig-Schnerlé» petit gueule d’amour, ou Zucker-Milhi petite gueule en sucre. Ou Schnuki, Schnouchs, schnukibutz voulant dire petit chéri.

S’il en choisit une, elle ne portera que le nom de «ma préférée, la plus aimée» à savoir «D’Liebchti» qui deviendra dans le langage courant l’équivalent du mot «fiancé» bien qu'elle ne soit que la "préférée" l'alsacien est parfois compliqué, c'est l'histoire qui veut cela !

(voir le livre Schmuswertle de + (5/09/2014) Raymond Matzen, le Verger éditeur).

Mais nous avons encore bien des mots doux qui ne demandent qu’à fleurir les soirées printanières :
«mickele» ; «missele» (la petite souris, Mickey n’a rien à voir ici) ;

mais on peut aussi aller vers des choses plus drôles comme «Bluttarschel» (petit cul nu)

ou le provocateur «Bettflasch» (ma bouillote) qui rappellera que les soirées sont fraîches et que les femmes n'aiment rien de plus que de se blottir contre les hommes. Au risque de déformation au niveau du torste masculin, d'où la naissance -à la longue- (quelques annnées de mariage) de graves marques sur le buste que l'on nomme "poignée d'amour". Il ne semble à l'heure actuelle qu'aucun traitement doux n'ait été trouvé. Si ce n'est de l'exercice physique, surnommé "simulacre la reproduction".

Si la météo alsacienne ne se prête pas aux sénérades, réservées à un île corse où un charmant chanteur hanta les rues sous le balcon des belles, on peut tout de même s'aventurer à chanter ses amours.

Les chants d’amour ont également eu un terme les «Minnesänger» chantaient ainsi les «Minne». En sachant que les amours alsaciennes ne se finissent pas en poèmes comme celles de Goethe et Friederike Brion, dans la ville de Sessenheim dans le Nord de l’Alsace. Mais cela c'est une autre histoire.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 26 Mai 2015

Vous désirez lire le numéro 174, février 2015, de la petite lanterne,

c'est ici en cadeau exceptionnellement accessible, voici le lien :

avec un texte sur l'hortus deliciarum reste un délice ;

sur le culte de Mithra en Alsace, le culte des militaires arrivé en terre alsacienne ;

la baronne d'Oberkirch, amie de la tsarine, fréquentant la cour, elle raconte ces beautés perdues aux heures de la révolution ;

l'histoire de la Coop en Alsace (dossier sur la Coop, ce qu'elle fut, ce qu'elle n'est plus)


https://drive.google.com/file/d/0BxOMDM4JaULaY05uUUlta0prTEE/view?usp=sharing

28 pages, en version couleurs, accès limité en nombre d'accès et en temps.

Profitez-en !

Car la petite lanterne, c'est d'abord une revue papier réservée aux donateurs de l'association pour contribuer au travail de recherches et de connaissance sur l'Alsace.

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