Publié le 26 Décembre 2013

Scheni Wihnachte,

Joyeux Noël

 

 

Schene Rutsch in's neje Johr

(beau passage dans la nouvelle année)

 

 

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Publié le 4 Décembre 2013

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Mannele (petit homme)

Il porte autant de noms que de villages, mannele, mannelà, (ce qui signifie : affectueusement petit-homme, petit bonhomme)  c'est en fait bonhomme de pâte briochée offert à la Saint Nicolas,(dans la nuit du 5 au 6 décembre)

 

Saint Nicolas, la véritable histoire

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ils évoquent la légende des trois enfants ressuscités par le saint homme. Mais on trouve également de grands hommes décorés avec crosse et ornements qui sont alors la figure du Saint homme. Ils portent aussi des noms différents selon les villes du Sud de l’Allemagne, mais sont des cousins de nos Mennele alsaciens, les Dombedei (petit homme de pâte Teig), Weckemannela (petit pain bonhomme) ou reprennent leur donateur Nicolas (Niklaus) dans leur nom : Klausmännele, Klausmänner. En Suisse : Grätimann. Ces petits pains briochés sont aussi élaborés, Outre-Rhin,  à l’occasion de la Saint Martin en forme d’homme ou même d’oie cette fois. Sans provoquer de massacre dans les basse-cour.

 

 

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Dans ses autres présents, citons la mandarine, le pains d’épices, et les brioches en forme d’escargot, qui sont inspirées de la crosse de l’évêque qui a cette forme caractéristique. Spécialité boulangère éphémère elle sera remplacée par les stolle en biscuit sitôt la fête passée.

Le mannela, une pâte briochée levée, peut se composer de raisins ou juste en être décoré, de pépites de chocolat (noir ou même blanc) de streussel.... ou avoir des bottes grâce à un glaçage chocolaté.
Il est rarement  l’évêque lui-même, l’image ci-contre le montre pourtant, avec son chapeau d’évêque et des bottes recouvertes de grains de sucre évoquant la neige des journées froides de décembre.

(si les autres gâteaux alsaciens vous intéressent notamment les gâteaux secs dits bredele, voyez ici : BREDELE / petits fours alsaciens du temps de noël

ou le stolle : Stolle, l'histoire d'une pâtisserie de noël

 

mais aussi : L'origine du sapin de Noël 1521 Sélestat

sur le Christkindel : la fée alsacienne, Qu'est -ce donc que le Christkindel ? )


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En bref, n'oubliez pas de parcourir nos autres articles sur les traditions de Noël en Alsace et ailleurs....

traditions de noël

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Publié dans #traditions de noël

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Publié le 4 Décembre 2013

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Juché sur son cheval avec sa cape rouge, entouré de plus d’une centaine d’enfants et de parents armés d’une lanterne toute illuminée, entonnant un joyeux «laternà, laternà». Voilà qui spontanément réjouit le coeur.


Réaction insensée ?

 

Non dans cette froide nuit -décalée au 15 novembre- dans les rues de la cité médiévale de Molsheim, les enfants entourant Saint Martin sur son cheval vêtu de sa chlamyde rouge, portant son épée,  croisent une tradition ancestrale, ils renouent sans qu’eux-mêmes ou leurs pédagogues ne s’en aperçoivent avec les traditions les plus reculées de la magie de la nuit que l’on tente de briser,  si l’on porte son regard encore un peu plus loin vers l’évangélisateur de la Gaule  (même s’il ne fut pas si influent que cela en Alsace, qui doit plus à Saint-Florent et à Saint-Fridolin, et même aux plus anciennes croyances de la nuit et de l’hiver.


Réjouit aussi car Saint-Martin était jadis, outre le coup de départ de carnaval pour les Rhénans (11-11 à 11 h 11), le départ du temps de l’Avent.

 

Trop tôt ? A en juger par les commerces  il ne semble pas, qui distribuent catalogue de jouets à profusion dès avant le 20 octobre (une semaine plus tôt chaque année, le chaland s’interroge Noël tomberait-il le 25 novembre cette année ?

 

Ai-je oublié quelque nouveauté calendaire imposée par le gouvernement ?) Et sur ce point  aussi, on rejoint  l’Avent progressif qui débutait si tôt.


En fait, l’époque contemporaine a désacralisé la fête, Noël est fêté bien avant Noël, déstructuré comme la nouvelle cuisine, on dévore des bredele, les Stolle,  on vide la calendrier de l’avent rempli de bières, de jouets ou de préservatifs (véridique !) dès le 3, on apprécie les décorations, on monte sapin le 6 décembre,  et la fête elle-même s’en trouve désacralisée, comme déshabillée.


S’il lui restait sa substantif moëlle, la naissance de Sauveur, Dieu venu dans le Monde, ce serait un mieux,  ôter le papier pour mieux apprécier son cadeau. Apprécier le coeur et le centre de la fête.


Mais le sapin déplumé, fait triste mine déjà le 25 décembre et s’étiole d’attendre la venue des rois. Qu’il ne verra arriver que du fond de sa poubelle, couché sur le trottoir ou depuis le hall d’Ikea (avec son bon de réduction en cas de retour du sapin).

 

Les rois  faute d’étoile au dessus de l’ étable,  à l’instar de beaucoup d’entre nous ne trouveront ni votre demeure ni  le Sauveur. 

 

Comme étouffé par les ronces, parasites du centre de la fête.  Et souvent nous refusons de voir le vrai sens de Noël, vous comprenez, nous vivons avec notre temps, ces croyances c’étaient celles de nos (grands) parents !

 

Et nos familles n’en sont plus vraiment.
Comme la cuisine , elles sont «destructurées».


Si tant de traditions sont greffées autour de Noël c’est qu’elles ont porté, explicité, véhiculé le message de Noël à chacune des générations antérieures de l’homme du XXIème siècle.

 

Elles portent l’essence, le miracle de Noël, elles ont encore des choses à dire à l’homme contemporain, s’il porte sur Noël un regard d’enfant, ce regard précisément qui le fera plus tard entrer dans le royaume de Dieu», le Paradis, la Noël éternelle, où le cadeau éternel c’est Dieu !

 

 

 En un mot : Joyeuse fête de la Nativité du Sauveur !

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Publié le 16 Novembre 2013

Les plus beaux marchés de noël en Alsace :

 

 

 

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Si désormais chaque bourgade du nord au sud de la France, chaque village d’Alsace a son marché de noël -souvent couvert de chinoiseries et sans trop de goût-  ou marché de fin d’année pour se cacher encore derrière son petit doigt. Les marchés de l’avent, de l’enfant Jésus ou de Saint Nicolas, nommés improprement marchés de noël (alors qu’ils finissent tous avant cette date). Ils tirent néanmoins leur légitimité historique dans le fait de mettre à la disposition des familles les sucreries, les friandises, le sapin pour fêter Noël avec le Saint Nicolas puis l’enfant Jésus (à la réforme), pour l’actuelle France c’est celui de Strasbourg le plus ancien, 1570, d’autres s’en sont servis pour s’établir une réputation d’authenticité. Mais d’autres grandes villes ont également le droit à une renommée ancienne et non usurpée, citons, Nuremberg 1628, 1642 pour Munich.  Mais le plus ancien marché de l’avent est celui de Dresden qui se nomme «Striezelmarkt» du nom du gâteau «Stolle» qui en Saxon se dit Striezel. Ce marché fut inauguré en 1434 et compte depuis parmi les plus grands du monde. Même si certains auteurs citent Francfort avec un premier marché en 1393.

 

 

lanternes 4778En Alsace, La tradition fut combattue à tel point, qu’en 1570 un texte punissant de 30 schillings d’amende toute personne  qui offre des cadeaux dans la ville de Strasbourg. (Dr. L.Pfleger, elsässiche Weihnacht, 1931 p 44). Voulant ainsi mettre à mal cette coutume «pharisienne» citant ainsi la prêche restée célèbre de Johannes Flinner. Il y voit « ein Stück vom Sauerteig der Pharisäer ».

Plus près de nous, La baronne d’Oberkirch resta subjugée par la tradition, n’écrit-elle pas dans ses célèbres « mémoires » « nous passâmes l’hiver de 1875 à Strasbourg et à l’époque de Noël nous allâmes, comme de coutume, au « Christkindelsmarkt ». Cette foire, qui est destinée aux enfants, se tient pendant la semaine qui précède Noël et dure jusqu’à minuit. Elle a lieu près de la cathédrale, du côté du palais épiscopal, sur une place qu’on nomme le Frohnhof .

 

lanternes 4922(Eguisheim)

 

 

Colmar du 22 novembre au 31 décembre, des stands éparpillés dans la vieille ville, (fermé le 25 décembre). 5 place Jeanne d'Arc, Ancienne Douane, Place des Dominicains - Koïfus - La petite Venise.

Strasbourg : du 30 novembre au 31 décembre (le 25 décembre, de 14 h à 18 h 00. Samedis, vendredis de 10 h à 21 h. Le dimanche de 10-19 h.  Du 26-30 de 10 h à 19 h. 31/12 : 10-18 h. Place de la cathédrale, place du corbeau, place Broglie).


Riquewihr du 30 novembre au 29 décembre. Ts les jours, étendus les week-ends de décembre de 10 à 18 h 30 en semaine et de 10-19h 30 les S-D.  


Kaysersberg, marché de noël typique, volontairement restreint et artisanal, les29-30/11, et les 1, 6,7,8,13,14,15,20,21,22,23 dans la vieille-ville., à l’ombre du château.


Eguisheim : ville  (label village de noël)  et le village préféré des français depuis cet été 2013, du pape Léon IX, seul pape alsacien, petit marché de noël typique, 23-24 et du 29-31  de 9 à 19 h, le Samedi de 9 à 20 


Ribeauvillé : Marché de noël médiéval, dans la vieille ville les 7,8,14,15 décembre.



 Sélestat : Ville du sapin de noël, ville historique créatrice du sapin  du  6 au 24 décembre, village de Noël sur la place d’Arme.

 

 

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Les plus beaux Outre-Rhin ou en Suisse voisine :

 

 

Heidelberg : 25.11.2013 au 22.12.2013, 11-21 h
 
Karlsruhe : 28.11 au 23.12. 11-21 h

Stuttgart : 27.11 au 23.12 2011, 280 stands environ. (stuttgarter-weihnachtsmarkt.de), le plus grand des marchés de noëls alentours, autour du château et des palais. «Vaut le voyage» comme dirait le Michelin.

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Nuremberg : du 29 novembre au   24 Décembre 2013 ; 9 h 30 -20 h, V.S. 9 h 30-22 h  le site est à voir : www.christkindlesmarkt.de

 

http://bcove.me/oxvg3fmolink

N'hésitez pas à cliquer pour voir une petite vidéo qui présente avec réalisme ce très beau marché de noël, réputé pour Christkindel (voir ce mot, l'ange de noël) et pour ses fameux pains d'épices !!

 

 

 

 

Ulm : 25 novembre jusqu’au 22  décembre

 

 

 

 

 

lanternes 4917Neu-Ulm : Marché de noël médiéval du 25 novembre au 31décembre avec attractions et manèges, entrée gratuite en semaine, week-end 4 euros adultes, 2 euros pour les moins de 18 ans. fermé le lundi. 11-21h30

Freiburg (B-W) du 25 novembre au 23 décembre. 10-20 h 30

Bâle/Basel au pays des leckerli : 28 novembre au 23 décembre, de 11 à 20h

Lörrach du 05 décembre au 15 décembre  sur la place du vieux- marché, 37ème marché.

Esslingen : marché de noël médiéval et marché médiéval : du 22 novembre au 22 décembre de 11 à 20 h 30, animations, reconstitutions, costumes d’époque, friandises

 

 

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Publié le 10 Octobre 2013

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(notre article du numéro 167, automne 2013)

 

 

Situé à 1008 m (1009 m selon d’autres) d’altitude, surplombant la vallée de la Bruche, c’est un lieu mythique et sauvage des Basses-Vosges situé sur la commune actuelle de Grandfontaine. (Bas-Rhin). Au Nord-Ouest de Schirmeck.
Carrefour entre l’Alsace et la Lorraine, point de rencontre entre Bas-Rhin, Moselle, Meurthe et Moselle, Vosges).

 Il fut jadis chanté par Erckmann-Chatrian dans leur romain du Fou Yégof.

 Sa situation stratégique semble paradoxale car le coin semble désert, mais semble avoir été une place forte (- 3000 pour l’occupation, -1000 ans pour la forteresse autour du sommet) au Néolithique, un refuge à l’âge de fer, un lieu de culte, de pèlerinage pour les gallo-romain. Même un sanctuaire de trois peuples.
Il tombe dans l’oubli et ne semble jamais avoir été christianisé jusqu’au XVIIIème. 
Vogésus le dieu de la chasse et le dieu-cerf Smertius.

 

 

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Paradoxal endroit et lieu de toutes les confrontations. Il est visible aux alentours, il fascinera les anciens qui dès la préhistoire donne à ce lieu un culte. Il sera encore plus important à l’époque celte et romaine. Il reste aujourd’hui un lieu de promenade grimpant les lacets à moto (la route du col du Donon, la RD 392), et de ballade pédestre. C’est un lieu qui se mérite après plus d’heure de balade en forêt.
Il donne naissance à de nombreux cours d’eau ce qui peut avoir renforcé son rôle sacré, stratégique il offre une vue panoramique sur la chaîne vosgienne, la Forêt noire, la Plaine d’Alsace mais aussi le plateau lorrain.

 

Habité dès la préhistoire, des tessons, des haches de silex en témoignent faisant ainsi vive son histoire à plus de 5000ans.

Druides : les druides y voient une montagne sacrée. Le vestige d’un puissant mur d’enceinte témoigne de l’existence d’un lieu de culte complété de plusieurs édifices consacrés au dieu gaulois, Teutatès, père du peuple gaulois.
La pierre des Druides est un imposant bloc de grès sur le sentier qui mène à son sommet.

Les romains consacrent le lieu à Mercure  (103 après JC) qui remplace Teutatès. (richesse, honneurs, protection).
Car le lieu est stratégique, situé au carrefour des routes, offreune belle visibilité sur les alentours, les légions y sont donc présentes. Le culte de Mercure y prend place aux II et IIIème siècles. On y trouvera des stèles, des pierres votives représentant Mercure, Vogesus (l’esprit de la montagne);  Smertrius, dieu forestier local accompagné d’un cerf et de Taranis, le dieu cavalier des espaces célestes et de la foudre, une sorte de Jupiter local. D’autres évoques Hécate déesse de la nuit, des carrefours de la chasse infernale. (Cernunnos est également le dieu à ramure de cerf sur la tête accompagné d’un cerf.)

 

 

nouvelles-images-6396.jpg1172 : première citation sous le nom Ferratus Mons.
1432 : première citation sous le nom Donon.
Invasions barbares sans doute pillage du lieu.
IVème siècle : Le lieu tombe ensuite dans l’oubli, les moines irlandais venus évangéliser l’Alsace suppriment les anciennes croyances et ce lieu contrairement à la théorie souvent défendue de la christianisation des lieux, est maintenant boudé par les chrétiens.  L’oubli dure quelque mille ans.

VIIème siècle, les érudits se penchent sur les légendes et les traditions se penchent sur le romantisme du lieu. Ils y bâtissent un pastiche gréco-romain de grès rose qui dorénavant symbolise le Donon sans tout à fait représenter les anciennes croyances du lieu. Ce sont les prêtres qui se penchèrent sur le lieu, en effectuant des fouilles, on doit évoquer l’abbé de Moyenmoutier Hyacinthus Alliot et son frère Petrus Alliot lui abbé de Senones.

En 1869, sous Napoléon III, une pétition est lancée depuis Schirmeck par le docteur Bédel pour y faire rebâtir un temple, à douze colonnes -toujours visible actuellement- sur la plate forme sommitale. A l’abri duquel furent jadis déposées les statues avant de les protéger des dégradations en les exposant dans les musées de Strasbourg et d’Epinal.

 

 

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Le lieu n’est pourtant pas au bout de son histoire, le lieu reste stratégique de par sa situation géographique, proche du conflit en 1870 et de la frontière, il est également l’objet de violents combats en 1914, 400 soldats français et allemands y trouvèrent la mort, certains disent offerts aux dieux en réparation d’avoir commis un sacrilège sur ce lieux.

Des Fouilles historiques entre 1922 et 1938 menées par Fanny Lacour, il y fera figurer des copies de stèles, de pierres votives ainsi que d’une colonne d’un Jupiter cavalier dont les originaux sont eux conservés dans les musées à l’abri des intempéries sous le ciel de Strasbourg et d’Epinal.

Point de passage en 1940 du 43ème corps d’armée de forteresse est encerclé dans les mêmes lieux. Il ne se rendra qu’à l’Armistice.
Il verra passer les alsaciens refusant l’incorporation de force mais aussi les évadés des camps nazis voulant fuir les camps nazis.

Fouilles massives qui mettent en évidence, un premier temple (vestige gallo-romain), une citerne pré-romaine «sorte de puits rituel» conique recueillant les eaux de pluie, un temple circulaire (en bois découvert en 1938), des colonnes notamment de Jupiter-Cavalier, un troisième temple , une table sommital, un temple musée  de 1869, qui a abrité les vestiges jusqu’en 1958.

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8 répliques des stèles votives retrouvées sur place sont donc proposées à la vue des visiteurs :
les dieux Mercure (dieu du commerce, protecteur des marchands et des voyageur)
Vogesus, (esprit redoutable de la forêt)
Cernunos (dieu cerf)
et Jupiter.  (Rappelons que les stèles originales sont conservés au Musée archéologique de Strasbourg dans le souci de les préserver de l’usure du temps, de la météo et du vandalisme, le lieu étant en accès libre)

Lieu de conception de Victor Hugo dit une plaque :
«En ce lieu le 5 floréal an IX fut conçu Victor Hugo» dit une plaque, elle se base sur une lettre de Léopold Hugo à son fils Victor.

 

 

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Le saviez-vous ?

Donon provient d’un terme celte
«dun» qui signifie à la fois montagne et forteresse.
Jamais christianisé, il remet en question la théorie de la christianisation des lieux de culte païens anciens par les chrétiens.

 

 

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Ses anciens noms :

Hohe Donn (haut Don), Hohe und grosse Thonn.

 

 

(sources pour la rédaction de ce texte : syndicat du tourisme Donon, Alsace, ouvrages d'histoire)

Photos du document : ///C  blog de la petite lanterne. FS

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Publié le 4 Octobre 2013

Le numéro 167 est paru,

 

avec comme thème : le donon lieu mystérieux,

les JMJ 2013 de Rio,

les débats éthiques sur l'embryon et l'euthanasie

c'est arrivé

les informations sur Medjugorje

 

Il a été envoyé à nos abonnés jeudi 3 octobre,

vous le recevrez très rapidement si la poste le veut.

Si vous désirez recevoir ce numéro par courrier postal,

indiquez nous votre adresse postale à redaction@petite-lanterne.com

 

 

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Publié le 3 Juillet 2013

Le numéro 166 de la petite lanterne, numéro d'été est paru,

il a été envoyé aux abonnés le 2 juillet.

 

Au sommaire : le thème des malgré nous et des malgré elles, à l'occasion de la sortie de plusieurs ouvrages en librairie consacré au sujet et de l'exposition au mémorial de Schirmeck consacrée aux "malgré elles".

 

les lettres des malgré nous, ainsi que les rubriques habituelles : "c'est arrivé", "ivres de livres"...

Les livres en vedette sont : la terre qui guérit, soeur Rafqa, Elle défait les noeuds, profession bourreau, un ancien franc-maçon...

 

Pour obtenir un numéro en surplus, écrivez vite à redaction@petite-lanterne.com

n'oubliez pas de mentionner vos nom et adresse postale précise pour recevoir ce numéro de 28 pages par courrier.

 

 

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Publié le 6 Mai 2013

Ces jours (lundi, mardi, mercredi) avant l'Ascension sont traditionnellement les jours de rogation.

A quoi servent-ils ?

D'où provient cette tradition ?

Quelles prières sont récitées et quels rites respectés et dans quel but ?

 

Nous avons rajouté dans cette mise à jour de cet article, un texte de Dom Guéranger, ainsi que les prières des rogations telles que l'Eglise invite à les réciter en ce temps de pre-Ascension.  Une manière si nos prêtres ne les célébrent (presque) plus, que les fidèles puissent invoquer la protection du Créateur sur sa création.

 

 

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"Et Dieu regarda avec  plaisir les offrandes" Ou des solutions pour un monde qui tourne rond.


 

 

Bénir le “travail des hommes”, les “fruits de la vigne” et des champs. Cette rogation qui se déroule durant les jours qui précèdent la fête de l’Ascension et les saints de glace (Issheilige, de l’ancien calendrier chrétiens qui étaient Pancratius, Servatius, Bonifatius, et la seule restée gravée dans les mémoires die Kalte Sophie !) , on  peut y voir l’attention vers la subsistance répondant à la double requête “donne-nous le pain de ce jour” et “que ta volonté soit faite”. Empruntent-elles à un passé païen ? Lorsqu’on voit se déchaîner les forces  naturelles on comprend

 


Du latin “rogation” action de demander, de supplier, de prier avec insistance...


Demandez et vous obtiendrez Du latin "rogatio" : action de demander, supplication, prière.
L'origine des Rogations remonte au Ve siècle : en un temps tragique, saint Mamert, évêque de Vienne, institua un jeûne et des processions chantées pendant les trois journées qui précèdent l'Ascension.  Cette tradition s’est étendue à toute la chrétienté au VIII ème siècle par le pape Leo III (v.750/ 795-816). Le péril passé, la coutume  avait persisté et s’était  répandu dans d'autres diocèses , jusqu’à Rome.


On les distingue d’autres rogations par l’appellation “litanie majores” les grandes d’autres “minores”,  précise Manfred Becker-Huberti dans son dictionnaire des traditions. (p39)” les petites litanies”.  Au cours de ces processions, on demandait principalement à Dieu de bénir et de faire fructifier les travaux des champs, en vue des récoltes à venir. L’on confond également cette fête avec la fête Dieu où des autels et stations sont préparées dans les rues et les places. (le rite se pratique toujours à Stotzheim lors de la fête Dieu à Geispolsheim également) .  Dans le Gers, j’ai retrouvé cette confusion et cette nostalgie “La tradition s'est quelque peu perdue dans le début des années soixante, mais les anciens se souviennent avec nostalgie de ces moments de partage et de convivialité. Il ne reste plus aujourd'hui que les croix comme témoin et le dicton que l'on avait coutume de rappeler chaque année : « Si plau sur la baniera, plau sur la gerbera » (s'il pleut sur les Rogations, il pleut sur les moissons).” Car les rogations visent elles les champs et les terres, les autels préparés semblent être plus proches de la fête-Dieu et de la réception devant sa porte du Saint-Sacrement.

 

En Allemand : Bitttage  (jours de supplication, avec 3 t )  avec cette autre appelation : “Vocem jucunditatis”  ou “Rogate”.
"Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour" enseigne Jésus dans le "Notre Père". Comment n'approuverait-il point ces prières qui témoignent du souci des êtres humains pour ce que le monde appelle la nature, et que le croyant appelle la création ?
Source de vie, de survie, le fait est compréhensible que les nourritures aient un statut particulier dans les traditions humaines.


Il s’agit aussi d’agir sur les éléments, interrogé par radio vatican (1/05/2008), le père Pierre Afonso, de la paroisse de l’Île Bouchard en Touraine, a renoué avec la tradition dans les campagnes alentour.  Il demande la  bénédiction du Très-Haut est appelée avec ferveur sur les éléments, l’épisode de l'Évangile où Jésus commande avec succès au vent et à la mer déchaînés n’est pas oublié. Il est demandé au Ciel le juste équilibre entre la pluie bienfaisante et la chaleur du soleil. La crise alimentaire mondiale, outre le fait qu’elle rappelle à l’être humain qu’il ne vit pas isolé du cosmos et de la terre nourricière, risque bien de remettre à l’ordre du jour l’antique liturgie des Rogations. (illustration : gravure du XIXème siècle).

Elles sont récitées  dans de nombreux monastères et couvents, citons celui de Gueberschwihr  (68)  par exemple, pour l’Alsace, le journal “le bien public” présente le cas de  Montot , où depuis l’an 2000 par un jeune prêtre du secteur paroissial en fait de même, sortant la pratique des monastères.

Ces trois jours de rogations donnaient un indice au XVI et au XVII siècle sur le succès et les quantités des récoltes futures. Le premier jour devait jadis indiquer l’été des légumes, les fruits , les vendanges, le deuxième : les moissons,
le troisième : les fourrages. On peut bien évidemment y voir quelques proximité s avec les rites de divination du cycle de l’Avent et des douze jours en Alsace.   
D’un point de vue littéraire et historique, Cervantès dans Don Quichote raconte : “Dans toute la contrée, il y avait des processions, des rogations, des flagellations, pour demander à Dieu d'ouvrir les mains de sa miséricorde et d'en laisser tomber la pluie.”  Cervantès, Don Quichotte, trad. Aline Schulman, Seuil, 1997, vol. 1, p. 510
Bibliquement on peut aussi faire référence au IIème livre des Rois : “ David s'en alla, accompagné de tout son peuple pour amener l'arche du Seigneur.” (II Liv. des Rois, VI, 2).

 

 


Les rogations c’est quoi ? 
les rogations c’est quoi ?
* Une procession religieuse, * une bénédiction,
* une litanie et donc des prières, afin d’appeler le regard bienveillant de Dieu sur le travail des hommes.
L’homme contemporain sourit de tant de naïveté, mais ne multiplie ses regards sur les prévisions météorologiques, s’inquiète du dérèglement climatique, de la fonte des glaciers, mais ne veut surtout pas y mêler Dieu, s’imaginant qu’une réunion à un sommet  G puissance  20 ou quelque “Grenelle” du climat bien plus efficace qu’une prière au Ciel....
Excluant Dieu de toute protection, Dieu ne se désintéresse heureusement pas de sa Création. Pardon du résultat du Big-Bang et de l’évolution....

 


Quelles prières ? 


Elles peuvent être récitées en latin, on y trouve l’Exsurge Domine, “levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous à cause de votre nom” (Ps 43,26, 2)
le Kyrie eléison, suivies des litanies, appelant, après la Trinité,  la  communion des saints, comme lors d’un baptême,.
On récite une invocation “montrez-vous favorable, épargnez-nous, Seigneur ! Montez-vous favorable, exaucez-nous, Seigneur de tout délivrez-nous ! “
Suit une autre invocation pour les prières des Quarante heures : des dangers imminents “ab imminéntibus periculis
La prière se poursuit par “peccatores, te rogamus, audi nos” “pécheurs, nous vous prions, écoutez-nous”.
D’autres rogations récitent  les psaumes 119 à 133 chantés jadis par les Juifs lors de leur montée en pèlerinage vers Jérusalem.
On peut aussi chanter des psaumes de pénitence, miserére mei, Déus, lorsqu’une procession visite une église on y récitait l’Antienne, le Verset et l’Oraison du Saint, patron de l’église, en sortant on reprenait les litanies ou les psaumes là où elles avaient été interrompues.
Quand la procession s’achève dans l’église de la fin du parcours ou à l’église de départ on achevait  par  un verset évoquant l’agneau de Dieu.
Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde.... Christ, écoutez-nous, Christ exaucez-nous., Seigneur ayez pitié, Christ ayez pitié, Seigneur ayez-pitié ! .
Afin de se préparer dignement à la fête de l’Ascension, les fidèles jeûnaient également, c’est bien un rite remis à la mode par Medjugorje (on y parle aussi de jeûne de TV de bla-bla, de diverses pratiques parasites) :, Notre-Dame des neige, ne dit pas autre chose sur son site  : “ Les fidèles catholiques observeront pendant les Rogations (c'est-à-dire le lundi, le mardi et le mercredi de cette semaine) un jeûne afin de se préparer à la célébration de la Solennité de l'Ascension. Avant le Saint-Sacrifice de la Messe, les prêtres béniront, en chantant notamment les Litanies des Saints, les champs et les cultures.”
Nous terminerons par une des prières récitées en ces jours-là : 
Dieu Tout-Puissant, qui avez béni la terre en la rendant fertile et productive de tout ce qui est nécessaire à la vie humaine, 
et qui avez commandé de travailler paisiblement et de manger notre propre pain, bénissez les travaux du laboureur, et accordez nous un temps favorable pour que nous puissions recueillir les fruits de la terre, et ainsi nous réjouir de Votre Bonté, à la louange de Votre Saint Nom.Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il ". (documentation liturgique du couvent Gueberschwihr, partie germanique “Lexikon der Bräuche und Feste,”  Manfred Becker- Huberti, Verlag Herder, gravure : archives personnelles).

 


Le Curé d’Ars ... dans un de ses Sermons signale les objectifs  des rogations,  “Quatre-Temps dans le printemps, parce que c'est dans ce moment que le retour du soleil commence à ranimer la nature, et à ouvrir la terre pour la production des fruits. L'Église nous avertit de demander à Dieu qu'il veuille bien donner la fécondité à la terre par ses bénédictions. Dans l'été, comme la récolte est exposée à mille accidents fâcheux, l'intention de l'Église est que nous priions le bon Dieu de les conserver et de nous accorder, par miséricorde, ce qui nous est nécessaire à la vie pendant l'année. Je dis, M.F., par miséricorde : c'est parce que, étant pécheurs comme nous le sommes, nous n'avons aucun droit aux biens même nécessaires à la vie. D'après cela, nous devons donc humblement demander au bon Dieu la nourriture, le vêtement, comme une aumône qu'il peut nous refuser sans injustice, et les recevoir avec beaucoup de reconnaissance, comme un bienfait tout gratuit qu'il répand sur nous par sa pure bonté. C'est pour cela qu'en automne, où l'on est occupé à la récolte, et en hiver, lorsqu'elle est achevée, l'Église veut que nous offrions à Dieu nos jeûnes et nos aumônes comme un sacrifice d'actions de grâces, pour tous les biens qu'il nous a accordés pendant l'année.”

 

 

 

 

Le temps des Rogations
Dom Guéranger, l’Année Liturgique - (Extrait de introibo)

 

 

 

Aujourd’hui commence une série de trois jours consacrés à la pénitence. Cet incident inattendu paraît au premier abord
une sorte d’anomalie dans le Temps pascal ; et néanmoins, quand on y réfléchit, on arrive à reconnaître que cette institution
n’est pas sans une relation intime avec les jours auxquels elle se rapporte. Il est vrai que le Sauveur disait avant sa Passion
que « durant le séjour de l’Époux au milieu de nous, il ne serait pas temps de jeûner [11] » ; mais ces dernières heures qui
précèdent son départ pour le ciel n’ont-elles pas quelque chose de mélancolique ? et n’étions-nous pas portés tout naturellement
hier à penser à la tristesse résignée et contenue qui oppresse le coeur de la divine Mère et celui des disciples, à la
veille de perdre celui dont la présence était pour eux l’avant-goût des joies célestes ?
Il nous faut maintenant raconter comment et à quelle occasion le Cycle liturgique s’est complété, dans cette saison, par
l’introduction de ces trois jours durant lesquels la sainte Église, toute radieuse qu’elle était des splendeurs de la Résurrection,
semble vouloir tout à coup rétrograder jusqu’au deuil quadragésimal. L’Esprit-Saint, qui la dirige en toutes choses, a voulu
qu’une simple Église des Gaules, un peu après le milieu du Ve siècle, vît commencer dans son sein ce rite imposant qui
s’étendit rapidement à toute la catholicité, dont il fut reçu comme un complément de la liturgie pascale.
L’Église de Vienne, l’une des plus illustres et des plus anciennes de la Gaule méridionale, avait alors saint Mamert pour
évêque. Des calamités de tout genre étaient venues désoler cette province récemment conquise par les Burgondes. Des
tremblements de terre, des incendies, des phénomènes effrayants agitaient les populations, comme autant de signes de la
colère divine. Le saint évêque, désirant relever le courage de son peuple, en le portant à s’adresser à Dieu dont la justice
avait besoin d’être apaisée, prescrivit trois jours d’expiation durant lesquels les fidèles se livreraient aux oeuvres de la pénitence,
et marcheraient en procession en chantant des psaumes. Les trois jours qui précèdent l’Ascension furent choisis pour
l’accomplissement de cette pieuse résolution. Sans s’en douter, le saint évêque de Vienne jetait ainsi les fondements d’une
institution que l’Église entière allait adopter.
Les Gaules commencèrent, comme il était juste. Saint Alcime Avit, qui succéda presque immédiatement à saint Mamert
sur le siège de Vienne, atteste que la pratique des Rogations était déjà consolidée dans cette Église [12]. Saint Césaire
d’Arles, au commencement du VIe siècle, en parle comme d’une coutume sacrée déjà répandue au loin, désignant au moins
par ces paroles toute la portion des Gaules qui se trouvait alors sous le joug des Visigoths [13]. On voit clairement que la
Gaule tout entière ne tarda pas d’adopter ce pieux usage, en lisant les canons portés à ce sujet dans le premier concile d’Orléans
tenu en 511, et réuni de toutes les provinces qui reconnaissaient l’autorité de Clovis. Les règlements du concile au
sujet des Rogations donnent une haute idée de l’importance que l’on attachait déjà à cette institution. Non seulement l’abstinence
de chair est prescrite pendant les trois jours, mais le jeûne est de précepte. On ordonne également de dispenser de
leur travail les gens de service, afin qu’ils puissent prendre part aux longues fonctions par lesquelles ces trois jours étaient
pour ainsi dire remplis [14]. En 567, le concile de Tours sanctionnait pareillement l’obligation du jeûne dans les Rogations
[15] ; et quant à l’obligation de férier durant ces trois jours, on la trouve reconnue encore dans les Capitulaires de Charlemagne
et de Charles le Chauve.
Le principal rite des Églises des Gaules durant ces trois jours consista, dès l’origine, dans ces marches solennelles accompagnées
de cantiques de supplication, et que l’on a appelées Processions, parce que l’on se rend d’un lieu dans un
autre. Saint Césaire d’Arles nous apprend que celles qui avaient lieu dans les Rogations duraient six heures entières ; en
sorte que le clergé se sentant fatigué par la longueur des chants, les femmes chantaient en choeur à leur tour, afin de laisser
aux ministres de l’Église le temps de respirer [16]. Ce détail emprunté aux moeurs des Églises des Gaules à cette époque
primitive, peut nous aider à apprécier l’indiscrétion de ceux qui, en nos temps modernes, ont poussé à l’abolition de certaines
processions qui prenaient une partie notable de la journée, et cela dans l’idée que cette longueur devait être en elle-même
considérée comme un abus.
Le départ de la Procession des Rogations était précédé de l’imposition des cendres sur la tête de ceux qui allaient y
prendre part, et c’était le peuple tout entier. L’aspersion de l’eau bénite avait lieu ensuite ; après quoi le pieux cortège se
mettait en marche. La Procession était formée du clergé et du peuple de plusieurs églises d’un rang secondaire, qui marchaient
sous la croix d’une église principale dont le clergé présidait la fonction. Tout le monde, clercs et laïques, marchait nupieds.
On chantait la Litanie, des Psaumes, des Antiennes, et l’on se rendait à quelque basilique désignée pour la Station,
où l’on célébrait le saint Sacrifice. Sur la route on visitait les églises qui se rencontraient, et l’on y chantait une Antienne à la
louange du mystère ou du saint, sous le titre duquel elles avaient été consacrées.
Tels étaient à l’origine, et tels ont été longtemps les rites observés dans les Rogations. Le Moine de Saint-Gall, qui nous
a laissé de si précieux mémoires sur Charlemagne, nous apprend que le grand empereur, en ces jours, quittait sa chaussure
comme les plus simples fidèles, et marchait nu-pieds à la suite de la croix, depuis son palais jusqu’à l’église de la Station
[17]. Au XIIIe siècle, sainte Élisabeth de Hongrie donnait encore le même exemple ; son bonheur était, durant les Rogations,
de se confondre avec les plus pauvres femmes du peuple, marchant aussi nu-pieds, et couverte d’un grossier vêtement de
laine [18]. Saint Charles Borromée, qui renouvela dans son Église de Milan tant d’usages précieux de l’antiquité, n’eut garde
de négliger les Rogations. Par ses soins et par ses exemples, il ranima dans son peuple l’ancien zèle pour une pratique si
sainte. Il exigea de ses diocésains le jeûne pendant ces trois jours, et il l’accomplissait lui-même au pain et à l’eau. La Procession,
à laquelle tout le clergé de la ville était tenu d’assister, et qui commençait par l’imposition des cendres, partait du
Dôme au point du jour, et ne rentrait qu’à trois ou quatre heures après midi, ayant visité le lundi treize églises, neuf le mardi,
et onze le mercredi. Le saint Archevêque célébrait le saint Sacrifice dans une de ces églises, et adressait la parole à son
peuple [19].
Si l’on compare le zèle de nos pères pour la sanctification de ces trois journées avec l’insouciance qui accompagne aujourd’hui,
surtout dans les villes, la célébration des Rogations, on ne saurait manquer de reconnaître ici encore une des
marques de l’affaiblissement du sens chrétien dans la société actuelle. Combien cependant sont importantes les fins que se
propose la sainte Église dans ces Processions auxquelles devraient prendre part tant de fidèles qui ont des loisirs pieux, et
qui, au lieu de les consacrer à servir Dieu par les oeuvres de la vraie piété catholique, les consument dans des exercices
privés qui ne sauraient ni attirer sur eux les mêmes grâces, ni apporter à la communauté chrétienne les mêmes secours
d’édification !
Les Rogations s’étendirent rapidement des Gaules dans toute l’Église d’Occident. Elles étaient déjà établies en Espagne
au VIIe siècle, et elles ne tardèrent pas à s’introduire en Angleterre, et plus tard dans les nouvelles Églises de la Germanie,
à mesure qu’elles étaient fondées. Rome elle-même les adopta à la fin du VIIIe siècle, sous le pontificat de saint Léon III.
C’était peu de temps après que les Églises des Gaules ayant renoncé à la liturgie gallicane pour prendre celle de Rome,
eurent à admettre dans leurs usages la Procession de saint Marc. Mais il y eut cette différence qu’à Rome on conserva à la
Procession du 25 avril le nom de Litanie majeure, et l’on appela Litanies mineures celles des Rogations, tandis qu’en France
on désigna ces dernières par l’appellation de Litanies majeures, en réservant le nom de mineure pour la Litanie de saint
Marc. Mais l’Église romaine, sans blâmer la dévotion des Églises des Gaules qui avaient cru devoir introduire dans le Temps
pascal trois journées d’observance quadragésimale, n’adopta pas cette rigueur. Il lui répugnait d’attrister par le jeûne la
joyeuse quarantaine que Jésus ressuscité accorde encore à ses disciples ; elle s’est donc bornée à prescrire l’abstinence de
la viande durant ces trois jours. L’Église de Milan qui garde si sévèrement, ainsi que nous l’avons vu, l’institution des Rogations,
l’a placée au lundi, mardi et mercredi qui suivent le dimanche dans l’Octave de l’Ascension, c’est-à-dire au delà des
quarante jours consacrés à célébrer la Résurrection.
Il faut donc, pour être dans cette véritable mesure dont l’Église romaine ne se départ jamais, envisager les Rogations
comme une institution sainte qui vient tempérer nos joies pascales et non les anéantir. La couleur violette employée à la Procession
et à la Messe de la Station n’a pas pour but de nous indiquer encore la fuite de l’Époux [20] ; mais elle nous avertit
que son départ est proche ; et l’abstinence qui nous est imposée, bien qu’elle ne soit pas accompagnée du jeûne, est déjà
comme un témoignage anticipé de nos regrets pour cette chère présence de notre Rédempteur qui va nous être sitôt ravi.
En écrivant ces lignes destinées à expliquer aux fidèles les motifs d’une institution que l’Église a sanctionnée par ses
ordonnances, il nous vient en mémoire que, dans ces dernières années, l’abaissement des moeurs chrétiennes est venu à
tel point parmi nous, que plusieurs Évêques ont cru devoir solliciter du Siège apostolique la remise de l’abstinence en ces
trois jours, après tant de siècles, et dans cette même France qui, par son exemple, avait imposé à toute la chrétienté la solennité
des Rogations. C’est donc une expiation de moins, une intercession de moins, un secours de moins, en un siècle
déjà si appauvri des moyens par lesquels la vie chrétienne se conserve, par lesquels le ciel est fléchi, les grâces de salut obtenues.
Puissent les vrais fidèles en conclure que l’assistance aux Processions de ces trois jours est devenue plus opportune
que jamais, et qu’il est urgent de compenser, en s’unissant à la prière liturgique, l’abolition d’une loi salutaire qui datait de si
loin, et qui, dans ses exigences, pesait si légèrement sur notre mollesse !
Selon la discipline actuelle de l’Église, les Processions des Rogations, dont l’intention est d’implorer la miséricorde de
Dieu offensé par les péchés des hommes, et d’obtenir la protection céleste sur les biens de la terre, sont accompagnées du
chant des Litanies des Saints, et complétées par une Messe spéciale qui se célèbre soit dans l’église de la Station, soit dans
l’église même d’où la Procession est partie, si elle ne doit pas s’arrêter dans quelque sanctuaire
On ne saurait trop estimer les Litanies des Saints, à cause de leur puissance et de leur efficacité. L’Église y a recours
dans toutes les grandes occasions, comme à un moyen de se rendre Dieu propice, en faisant un appel à la cour céleste tout
entière. Si l’on ne pouvait prendre part aux Processions des Rogations, que l’on récite du moins ces Litanies en union avec
la sainte Église : on aura part aux avantages d’une si sainte institution, et on contribuera à obtenir les grâces que la chrétienté
sollicite de toutes parts en ces trois jours ; enfin on aura fait acte de catholique.
Nous insérons ici la Messe des Rogations, qui est la même pour les trois jours. Tout y parle de la nécessité et de la puissance
de la prière. La sainte Église y revêt la couleur quadragésimale pour exprimer ses intentions expiatrices ; mais tout en
elle respire la confiance et l’espoir d’être exaucée ; on sent qu’elle s’appuie sur l’amour de son Époux ressuscité.
Dom Guéranger

 

 

 

Le texte des litanies des rogations :

Litanie des saints - A prier chaque jour pendant le temps des Rogations
Seigneur ayez pitié.
Christ ayez pitié.
Seigneur ayez pitié.
Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.
Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.
Saint Michel, priez pour nous.
Saint Gabriel, priez pour nous.
Saint Raphaël, priez pour nous.
Tous les saints Anges et Archanges, priez pour nous.
Tous les saints ordres des Esprits bienheureux, priez pour nous.
Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Tous les saints Patriarches et Prophètes, priez pour nous.
Saint Pierre, priez pour nous.
Saint Paul, priez pour nous.
Saint André, priez pour nous.
Saint Jacques, priez pour nous.
Saint Jean, priez pour nous.
Saint Thomas, priez pour nous.
Saint Jacques, priez pour nous.
Saint Philippe, priez pour nous.
Saint Barthélémy, priez pour nous.
Saint Mathieu, priez pour nous.
Saint Simon, priez pour nous.
Saint Thaddée, priez pour nous.
Saint Matthias, priez pour nous.
Saint Barnabé, priez pour nous.
Saint Luc, priez pour nous.
Saint Marc, priez pour nous.
Tous les saints Apôtres et Évangélistes, priez pour nous.
Tous les saints Disciples du Seigneur, priez pour nous.
Tous les saints Innocents, priez pour nous.
Saint Etienne, priez pour nous.
Saint Laurent, priez pour nous.
Saint Vincent, priez pour nous.
Saint Fabien et saint Sébastien, priez pour nous.
Saint Jean et saint Paul, priez pour nous.
Saint Côme et saint Damien, priez pour nous.
Saint Gervais et saint Protais, priez pour nous.
Tous les saints Martyrs, priez pour nous.
Saint Sylvestre, priez pour nous.
Saint Grégoire, priez pour nous.
Saint Ambroise, priez pour nous.
Saint Augustin, priez pour nous.
Saint Jérôme, priez pour nous.
Saint Martin, priez pour nous.
Saint Nicolas, priez pour nous.
Tous les saints Pontifes et Confesseurs, priez pour nous.
Tous les saints Docteurs, priez pour nous.
Saint Antoine, priez pour nous.
Saint Benoît, priez pour nous.
Saint Bernard, priez pour nous.
Saint Dominique, priez pour nous.
Saint François, priez pour nous.
Tous les saints Prêtres et Lévites, priez pour nous.
Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous.
Sainte Agathe, priez pour nous.
Sainte Lucie, priez pour nous.
Sainte Agnès, priez pour nous.
Sainte Cécile, priez pour nous.
Sainte Catherine, priez pour nous.
Sainte Anastasie, priez pour nous.
Toutes les saintes Vierges et Veuves, priez pour nous.
Tous les Saints et Saintes de Dieu, intercédez pour nous.
Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.
Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.
De tout mal, délivrez-nous, Seigneur.
De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.
De votre colère, délivrez-nous, Seigneur.
D'une mort subite et imprévue, délivrez-nous, Seigneur.
Des embûches du démon, délivrez-nous, Seigneur.
De la colère, de la haine, et de toute mauvaise volonté, délivrez-nous, Seigneur.
De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Seigneur.
De la foudre et de la tempête, délivrez-nous, Seigneur.
Du fléau des tremblements de terre, délivrez-nous, Seigneur.
De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Seigneur.
De la mort éternelle, délivrez-nous, Seigneur.
Par le mystère de votre sainte incarnation, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre avènement, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre nativité, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre baptême et votre saint jeûne, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre croix et votre passion, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre sainte résurrection, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre admirable ascension, délivrez-nous, Seigneur.
Par la venue du Saint-Esprit Consolateur, délivrez-nous, Seigneur.
Tous les saints Moines et Ermites, priez pour nous.
A u jour du jugement, délivrez-nous, Seigneur.
Pécheurs que nous sommes, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez nous pardonner, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez nous faire grâce, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez nous conduire à une véritable pénitence, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez gouverner et conserver votre Église sainte, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez maintenir dans votre sainte religion le Souverain Pontife et tous les ordres de la hiérarchie ecclésiastique,
nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez abaisser les ennemis de la sainte Église, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez établir une paix et une concorde véritables entre les rois et les princes chrétiens, nous vous en supplions,
écoutez-nous.
Daignez accorder à tout le peuple chrétien la paix et l'unité, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez élever notre esprit et les désirs de notre coeur vers les biens célestes, nous vous en supplions, écouteznous.
Daignez récompenser tous nos bienfaiteurs en leur donnant le bonheur éternel, nous vous en supplions, écouteznous.
Daignez délivrer de la damnation éternelle, nos âmes, et celles de nos frères, de nos parents et de nos bienfaiteurs,
nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez nous donner les fruits de la terre et les conserver, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez accorder à tous les fidèles défunts le repos éternel, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez exaucer nos voeux, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Fils de Dieu, nous vous en supplions, écoutez-nous. Daignez rappeler à l'unité de l'Église tous ceux qui sont dans l'erreur
et conduire à la lumière de l'Évangile tous les infidèles, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez nous conserver et nous fortifier dans votre saint service, nous vous en supplions, écoutez-nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Seigneur ayez pitié.
Christ ayez pitié.
Seigneur ayez pitié.
Notre Père

 

 

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Cet article est paru dans la petite lanterne en juin 2009. /c tous droits réservés pour la partie qui la concerne. 

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Publié le 11 Avril 2013

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Un livre numérique en ligne, un livre dit 2.0.

Sur Benoît XVI a été mis en ligne par la librairie vaticane. Consultable gratuitement, il n’est pas vendu.

Benoît XVI avait déjà été le premier pape a avoir son propre compte Twitter, maintenant il a son livre 2.0. Ce livre retrace le parcours du Pape. En train de prier, de baptiser, de se promener, de sa première mission à sa dernière... Écrit à la première personne, l'ancien Pape raconte son histoire, son parcours de A à Z.

 

Il se nomme Benedictus XVI, ne peut être acheté dans une librairie mais est consultable sur la Toile. Le Vatican 2.0 ne cesse d'être en adéquation avec son temps et ses fidèles. Benoît XVI ayant fait ses adieux,, le lien est ici :

 

http://www.vatican.va/bxvi/omaggio/index_en.html

 

 

62 doubles pages en couleurs, consultation gratuite en ligne. 

 

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Publié le 26 Mars 2013

 

 

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Les agneaux de pâques en pâte à biscuit, cuits dans les moules en terre cuite, sont un «must» des fêtes pascales, gâteau que l’on ne cuit sous cette forme, avec ce moule, qu’une fois l’an. Ils symbolisent, l’agneau sacrifié en remplacement du fils d’Abraham, mais aussi l’agneau pascal dont les linteaux de portes (en forme de croix) ont été aspergés pour que l’ange exterminateur ne tue pas les familles du peuple d’Israël, et bien plus récemment dans l’histoire chrétienne le sacrifice de Jésus sur la croix, comme un «agneau qui va à l’abattoir». Chaque messe rappelle «l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde», les musulmans eux-mêmes sacrifient un agneau au moment de la fête de l’Aïd. Le symbole est donc universel, du moins dans les trois religions monothéïstes.

Les agneaux sont généralement saupoudrés de sucre glace harmonieusement étendu sur leur dos, quand cela n’est pas du sucre fondu ou du chocolat, leurs yeux sont chez certains pâtissiers remplacés par des bonbons ou des dragées,  ils peuvent être  également décorés d’un ruban autour du cou de différentes couleurs, d’un drapeau et/ d’un étendard.
J’ai même croisé certains agneaux qui portait une clochette autour de leur cou ou un médaillon représentant un agneau.
La couleur du drapeau -à une tige métallique- peut-être fantaisiste, mais on trouve souvent les couleurs vaticanes blanches et jaunes, ou les couleurs traditionnelles de l’Alsace, à savoir celle du drapeau alsacien (l’original, voir livre sur le sujet) en rouge et blanc.
Certains étendards -sur un bâtonnet de bois ou de plastique ressemblent aux étendards de pâques dont on parait l’église pour la veillée pascale. Ils reprennent les motifs et les thèmes du «P» pascal.  Les anges sont devenus de plus en plus stylisés au point d’en devenir méconnaissables, l’engouement actuel pour ces êtres célestes les fera peut-être revenir parmi nous.



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  Recette de l’agneau pascal :  

C’est la recette simple de la ménagère et pourtant que de différences entre les productions, un peu comme les «petits gâteaux de noël». Une pâte simple, sans beurre mais avec des oeufs retrouvés après le jeûne du carême et des oeufs qui n’étaient pas consommés, un dessert idéal, léger et digeste.

Un pâtissier recommande de saupoudrer l’intérieur du moule après l’avoir badigeonné,  de chapelure de petits gâteaux de noël non encore dévorés (si c’est possible !) par la maisonnée. La chapelure donnera du croquant et évitera d’avoir à nettoyer les moules durant de longues heures après avoir délogé, l’agneau cuit, pour rassurer ceux qui ne disposent pas d’un moule en agneau de Betschdorf ou de Soufflenheim, on peut utiliser un moule en forme d’agneau en tôle, voire même en plastique (mais on ne garantira pas le goût !) d’ailleurs on assure que seuls les anciens moules ayant plusieurs fois servis et dont la chaleur a bien pénétré la terre cuite sont les plus efficients et obtiennent le meilleur rendu et le meilleur goût. C'est la même histoire que le moule à Kougelopf ou ceux qui concoctent un baeckeoffe.

La recette varie de la génoise, au biscuit de Savoie, voir même à un cake. Il n’y a pas de matière grasse dans le mélange exceptée celle qui sert à badigeonner le moule. Contrairement à certaines recettes qui circulent !! On y voit même du Rhum et de la Margarine !!

On propose une cuisson de 30 minutes à 40 minutes et une préparation équivalente.
2 (à 3) oeufs, 1 sachet de sucre vanillé (une variante existe avec un zeste de citron), 75 g (à 100g)  de farine, 50 g de fécule de pomme de terre type maïzena, 150 gr de sucre, (on peut rajouter un peu d’eau de vie)  un sachet de levure chimique (3,5 g)
Les blancs d’oeufs doivent être séparés des jaunes, battus en neige, le sucre est rajouté.Les jaunes de même.  

La farine doit être tamisée et rajoutée petit à petit.
on y ajoute fécule, levure et eau de vie, le mélange est fragile et doit donc être malaxé avec douceur. On y ajoute 5 cuillères à soupe d’eau chaude selon les recettes,
Le moule beurré, reçoit la pâte, évidemment le moule est à l’envers, on n’oublie pas de bien remplir de pâte les ouvertures, notamment les oreilles de l’agneau,

 

le mélange cuit entre 30 à 40 minutes à four préchauffé à 180 ° chaud soit 230 °. La chaleur traverse plus rapidement un moule métallique. On peut piquer à l’intérieur pour s’assurer que le mélange est bien cuit.


Le démoulage se fait quand la pâte est refroidit, avec douceur pour ne pas abîmer les dessins. On le décore avec des bonbons,  ou on le nappe de chocolat, ou de sucre mélangé à de l’eau de vie, ou encore on le saupoudre de sucre glace quand il est refroidit, placer un drapeau ou un étendard, et voici votre compagnon pascal prêt à être sacrifié !

 

 

voir aussi nos articles sur les traditions de pâques : traditions Oeufs de pâques et lièvre de pâques.

Traditions de Pâques, osterhase traditions

 

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