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  • : Le blog de la petite lanterne
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  • : L'Alsace, les traditions, les valeurs chrétiennes, l'histoire, la religion... avec humour sans négliger la qualité du contenu... Voilà le blog du bulletin "La petite lanterne" bulletin associatif. Il développe plus particulièrement des thèmes liés à l'Alsace et aux traditions. Il parait 5 fois l'an -sans but lucratif- adressé aux donateurs de l'Association.
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:52
Ours du parc alternatif de Worbis

Ours du parc alternatif de Worbis

Voilà les vacances sont là,

bac ou partiels en poche (ou pas)

il est l'heure de faire une petite sieste à l'ombre....

Vous pouvez lire dans nos pages, des extraits d'anciens numéros

ainsi que des articles complets,

les conscrits d'Alsace

qui a peur du loup ?

un dossier sur les malgré elles, les incorporées de force dans les usines, les bureaux, les administrations...

Quelques pistes pour un été plein de lecture.

D'anciens numéros s'obtiennent en écrivant à redaction@petite-lanterne.com

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:29
le titre de notre article paru dans le n°171 de la petite lanterne

le titre de notre article paru dans le n°171 de la petite lanterne

les loups en pleine concertation pour un mouvement, parc alternatif de Worbis, parc frère de celui du Schwarzwald.

les loups en pleine concertation pour un mouvement, parc alternatif de Worbis, parc frère de celui du Schwarzwald.

Ils font couler beaucoup d’encre dans les contes, les

légendes, les histoires même des villages ou des villes, où l’on cite celles creusées dès le XVI siècle (avant 1619) ainsi dans

les archives de
Mittelbergheim (Alsace, Bas-Rhin, 67) on en dénombre
65 !. Elles se nomment non des
fosses à loups mais fosses à lièvres dits
Haasengruben» trous à lièvres,
elles auraient de neuf à pieds de
profondeur. Ils étaient en forme
de poire et parfois partiellement maçonnées. (3 m de profondeur) creusées autour du village cités dans des documents datés de 1657,1659,et une contestation de 1668 avec les nobles d’Andlau concernant leur démolitions) qui sont source d’accidents ou de noyades, car elles sont aussi souvent remplies d’eau. Et des décisions de justice vont obliger les propriétaires à combler. (Voir S’Barigmer Blattel, n°23, article de Patrick Fournial, printemps 2014). Selon cet auteur «aucune fosse n’est parvenue jusqu’à nous».

Gib numme acht im Winter, Do derfe d’kleini Kinder, Wenn’s dunkel wird nim nüs ; Do lauft d’r Wolf um’s Hüs, Um d’Kinder w-n-r find’t Die fresst’s uf ganz g’schwind

comptine : fais attention en hiver,
les petits enfants ne doivent pas sortir à la nuit tombée, le loup tourne autour de la demeure,
et les enfants qu’il croise, il va les dévorer tout entier.

Loup où es-tu ?

Si ce mammifère, carnivore, de la famille des canidés, (canis lupus) revient et fait frémir à juste titre les éleveurs de moutons, il est étonnant qu’il suscite autant d’émotions chez le citadin ou l’homme de la rue. Le visiteur du parc alternatif du Schwarzwald (à Bad Rippoldsau- Schapbach, ou celui de Worbis en Saxe) regroupant des ours «retraités» de cirques, de zoos, ou même de particuliers a aussi l’honneur d’accueillir des loups, ils vivent en meutes et se cachent des visiteurs trop curieux, il faut patience et beaucoup d’observation pour les apercevoir. L’animal reste craintif et fuit l’homme. Le canis lupus ne s’approche pas des habitations comme le ferait le renard et ne suscite pourtant autant de crainte et beaucoup de petits dégâts.

On compte actuellement 31 zones de présence permanentes dont 21 zones constituées en meute. (chiffres 2012-2013) principalement

dans le sud est, mais on décèle une présence

Gib numme acht im Winter, Do derfe d’kleini Kinder, Wenn’s dunkel wird nim nüs ; Do lauft d’r Wolf um’s Hüs, Um d’Kinder w-n-r find’t Die fresst’s uf ganz g’schwind

dans les Vosges, Haute- Marne et Aube à confirmer. (selon le site développement durable.gouv.fr)

Qui a peur du loup ?

Ils sont été effectivement présents en Alsace, la chronique évoque des

enfants dévorés en 1271 dans la forêt de Wattwiller par une meute. L’hiver fut particulièrement rude et aurait obligé les loups à descendre de la montagne à s’attaquer aux troupeaux, les moutons, chèvres, veaux en payent le prix fort.

Le loup est aussi la victime idéale de toutes les rumeurs car en le tuant, on peut récupérer sa viande ferme et aussi son pelage utilisé pour les fourrures. Les gravures du XIXème répètent ces craintes, sans parler des contes de Grimm ou leurs versions contemporaines par Walt Disney. Le loup est à

Wolf wolf ress mi nit,
hundert Thaler gewi der nit,
zeh will id’r gewe
loss mi nur am Lewe.
«loup, loup, ne me mange pas,
100 écus je ne te donnerai pas
je veux t’en donner dix, laisse-moi seulement en vie.»

la bonne place de la terreur depuis le célèbre «le loup et l’agneau» jusqu’au chaperon rouge, où le loup est même capable de se déguiser et de se faire passer pour une petite vieille, chapeau le loup !

Les derniers loups alsaciens datent du XIX ème siècle, bien plus tard donc que les ours de nos montagnes. Le loup serait une figure des divinités anciennes, voire du Diable. On dit que l’on ne peut le nommer, on dit aussi «voir la queue d’un». Et, le loup démange au propre comme au figuré, une étrange démangeaison se dit : «d’ Wolf hàn» (avoir le loup) nous apprend cette fois le Livre de l’Alsace (Léon Daul in ‘s Elsàssbüech» p245)

Tandis que les dents de lait des enfants sont des «Wolferle» des petits dents de loup qui n’ont rien à voir avec les biscuits du même nom, élaborés sur un plateau en dents de scie dont nous avons il y a deux ans évoqué l’existence et la recette dans notre numéro de fin d’année.

Faut-il crier au loup ?

le loup cet inconnu, dessin de l’auteur

De nombreux villages alsaciens et du Bade portent le
nom d’un loup «Wolfsthal, Wolfisheim, Wolfsgrube,
Wolfsberg, Wolfshöhl ou encore Wolfskirchen». Sans
évoquer les noms patronymiques de Wolf qui sont toujours très répandus, dus à un chasseur aguérri, ou à une ressemblance avec le loup d’un ancêtre. Le loup demeure attaché à la faim, «avoir une faim de

loup» (ou d’ogre) vous pousse à prendre des risques notamment vous rapprocher des humains.
Associé à la faim, car la faim fait sortir le loup. Il est rapproché des angoisses, des peurs, des craintes, est-ce lié au cri du loup ? A la nuit noire et menaçante lors de laquelle il chasse.

Qui a peur du loup ?

Il est pourtant un animal social -contrairement au renard- et devrait avoir meilleure presse. Ailleurs, en Italie, ils sont entre 600 et 800, en Espagne 2500.

Près de Bâle on aurait vu une meute sauvage en 2004. Le débat demeure vif en témoignent les réunions organisées autour de la réintroduction du loup dans les Vosges qui rencontrent une opposition acharnée, quelquefois rationnelle, celle des éleveurs ovins, mais irrationnelle lorsqu’elle émane d’un habitant d’une ville. Pas autant de terreur face aux sangliers qui pourtant commettent des dégâts conséquents dans les champs, les vignes et même tantôt dans certains magasins lorsqu’ils s’égarent.

le museau du loup et le masque caractéristique

Adi, un loup du parc alternatif «loup et ours» du Schwarzwald.

Wolf wolf ress mi nit,
hundert Thaler gewi der nit,
zeh will id’r gewe
loss mi nur am Lewe.
«loup, loup, ne me mange pas,
100 écus je ne te donnerai pas
je veux t’en donner dix, laisse-moi seulement en vie.»

Distinguer un loup :

sa morphologie varie selon la région, il a entre 90 et 150 cm de long, un poids de 20 à 80 kg, 16 à 50 kg pour les femelles. Son cousin israëlien pèse 17 kg, celui d’Alaska peut atteindre les 80 kg.

oreilles courtes et droites,
iris jaune (l’oeil est oblique par rapport à l’axe de l’oeil)
pelage multicolore pour la lignée italienne.
il a un masque facial, une zone claire qui part du museau jusqu’aux pattes antérieures.

Un prénom héritier : Wolfgang

La pluie de Wolfgang, Saint Wolfgang Rage , verspecht e Johr voll Sage,

la pluie de Wolfgang promet un an plein de bienfaits

Saint Wolfgang est originaire de Souabe et évêque de Ratisbonne (Regensburg) de 972 à 994. il est présent en Alsace comme patron des bûcherons et de la paroisse rhénane Wolfgantzen.

Paru dans notre numéro 171, été 2014, de la petite lanterne. C/ reproduction sur autorisation

loup dessin de l'auteur d'après un ours du parc alternatif "ours et loup" du Schwarzwald.

loup dessin de l'auteur d'après un ours du parc alternatif "ours et loup" du Schwarzwald.

loup dessin de l'auteur /reproduction interdite

loup dessin de l'auteur /reproduction interdite

loup du parc de réintroduction d'ours et de loup de Worbis en Allemagne, Saxe.

loup du parc de réintroduction d'ours et de loup de Worbis en Allemagne, Saxe.

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 20:05

Gommées de l’histoire (extrait de notre dossier paru dans le numéro 180, avril 2016)

Pour lire le dossier complet, demandez-nous ce numéro, quelques numéros de surstock sont disponibles.

Leur malheur être Alsaciennes et être nées entre 1923 et 1926 en Alsace-Moselle mais aussi au Luxembourg, elles sont 15 000 jeunes filles qui ont été enrôlées dans le service du travail féminin, par trains entiers dans le IIIème Reich. Elles y soutiendront au mieux la vie des civils (garde d’enfant, jeune fille au pair, secrétaire) l’effort de production civile, puis l’effort de production de matériels militaires, d’armes (poudrières, fabrication de cartouches, d’obus), de matières chimiques, seront même soumises pour certaines aux essais de médicaments, de la première pilule, puis certaines seront incorporées à plusieurs reprises même comme auxiliaire des armées (dans la défense anti-aérienne DCA)... On atteint ainsi le sommet des contradictions de la pensée d’Adolf Hitler qui ne les voyait qu’au foyer.

Certaines filles ne reviendront jamais de cette incorporation (bombardements des villes de Nuremberg, Dresde, Pforzheim... où elles voient «comme des sapins illuminés» qui éclairent les points stratégiques à bombarder), maladies, sous-nutrition, explosions sur les chaînes de production, mauvaises manipulations, tentatives de sabotage ... Elles seront exécutées sans remords à la moindre tentative de désertion mais même de mauvais rendement, pouvant trouver son origine dans la faible formation, systématiquement qualifiée de sabotage volontaire. Elles seront au mieux marquées à vie. La dernière épreuve étant au moment de la libération de l’Alsace, un retour impossible ou reportée, car elles sont automatiquement mutées loin dans les terres allemandes, loin du front. Lorsque la libération des camps de travail (au «bonheur des filles» comme se nomme ironiquement l’un d’eux !) survient, leurs chefs détruisent leur uniforme et leurs livrets, car les alliés ne doivent pas savoir que les armées ont eu recours à des jeunes filles pour servir dans les armées. D’autres vont périr au moment de leur retour sur le «Wilhelm Gustloff» empli de réfugiés (mais aussi le «Goya» qui sera torpillé par la marine russe. Elles doivent aussi éviter les ardeurs masculines, les Lebensborn (lieu de reproduction de la race arienne), les viols en série des armées russes ou des alliés (dont certains se vengèrent sur les prisonniers militaires ou civils des vaincus).
Ces armées peu au courant de cette incorporation de force (masculine ou féminine) les considèreront souvent comme «volontaires», «traîtres» ou «espionnes», et n’auront aucune considération , ou connaissance, pour cette «particularité locale» dans cette guerre mondiale.

Débute alors un autre chemin de croix, celui de la reconnaissance d’incorporée de force dans l’armée. Peu y réussiront, par manque de documents, de ces fameux livrets militaires, ces uniformes et emblèmes détruits en hâte, avant la fin de leurs jours. C’est une des qualité du livre de reproduire uniforme, livrets, emblèmes pour la mémoire de ces incorporations.
La non-reconnaissance a aggravé ce désastre psychologique d’avoir servi contre son gré, d’une manière ou d’une autre, une armée ennemie. D’avoir combattu son camp pour survivre. Même si en 2008, le président Sarkozy les reconnait enfin -mais un peu tard- comme «victimes du nazisme». Le livre leur rend par des récits et témoignages variés une place, une existence à défaut qu’elle le fut de leur vivant.
Elles y auront toutes perdues au minimum leurs années de jeunesse et innocence -le seul témoignage de ces jeunes filles devant ramasser les morceaux de cadavres après un bombardement- suffira à vous en convaincre, d’autres y auront perdu la mobilité (conditions de vies et de travail épouvantable), la santé, la fécondité, la santé mentale... Hantées par ces années, elles n’ont que peu de souvenirs heureux excepté ici ou là la camaraderie avec des jeunes filles allemandes, un cadeau reçu (s’opposant ainsi aux consignes), un geste d’amitié, (qui n’étaient pas nazies, comme elles le soulignent) un «v» de la victoire subrepticement échangé avec un soldat français prisonnier.

Rappelons-le, les alsaciennes -peuples du Reich- et non allemandes étaient ainsi éparpillées dans les divisions évitant ainsi aux «franzozen Kopf» de s’organiser et de se révolter.

«Gommées de l’histoire» viendra compléter le premier travail de Nina Barbier sur les «malgré elles» qui avait levé le voile
du grand public sur ces destins tragiques.

Chronologie des faits :

1939
03.09. La Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne (les Allemands ayant pénétré en Pologne le 01.09)

1940
14.06 : Les Allemands entrent dans Paris
17.06 : Pétain demande l’Armistice
28.06 : Hitler est à Strasbourg et en Alsace
01.07 : Hitler décide de faire passer l’Alsace et la Moselle sous l’Administration allemande.
Dès le 06 tout le réseau administratif allemand est installé en Alsace.
10/11 : 8 sabotages de câbles téléphoniques en Alsace
16/08 Règlement introduisant la langue allemande en Alsace (défrancisation des noms, prénoms et raison sociales des entreprises)
Octobre : campagne en faveur de l’engagement des jeunes alsaciens dans la Wehrmacht et les Waffen-SS

1941
* Ouverture du seul camp de concentration nazi sur le territoire français.
* Intensification de la campagne du volontariat dans l’armée allemande, mais il y a très peu de résultats.
* Petit à petit mise en place du réseau de résistance du Dr Charles Bareiss dans le Bas-Rhin
* 10/01: Extension du droit pénal à la zone alsacienne.
* 2 mars 1941 : Serment de Koufra prononcé par Leclerc au sujet de l’Alsace libérée.
* 13/07 :150 personnes de Hochfelden improvisent une retraite aux flambeaux pour la fête nationale française.
* 19/09 : ordonnance sur les signes distinctifs des juifs en Alsace.
14/10 : premiers recrutements masculins et féminins dans le R.A.D. (STO (Travail Obligatoire)) en commençant par la classe de 1922 (qui aurait dû rejoindre les chantiers de jeunesse de Vichy)

1942
* C’est l’année de la défaite de la 6 ème armée (300 000 h) de Stalingrad. Il manqua des hommes. Hitler déclara la guerre totale (18/02/1943) et en tira des conclusions sur l’incorporation des jeunes gens, des alsaciens, et des jeunes gens alsaciens. (Ce sera le début des “Luftwaffenhelfer” et des Malgré-nous).
* 25/01: Entrée des premiers Alsaciens à la NSDAP (National-Sozialistische Deutsche Arbeiter Partei)
* Février : procès politiques devant le Tribunal du Peuple (plusieurs condamnations à mort)
* 02/02 premières adhésions obligatoires à la Hitlerjungend (encadrement de la jeunesse hitlérienne) pour les 10/18 ans
* avril/mai 1942 : Décapitation de la Résistance communiste, arrestation des militants les plus connus chez les cheminots et dans les Mines de potasse. 300 sont envoyés au camp de Schirmeck (de rééducation).
* Août : tract de la J.E.C. (Jeunesse Étudiante catholique) dirigée par Alphonse Adam et Robert Kieffer contre l’incorporation de force. (Front de la Jeunesse Alsacienne)
* 09/08 : Rencontres Hitler/Urckel/Wagner (les Gauleiters de nos régions) à Winniza en Ukraine à propos de l’incorporation des Alsaciens et Mosellans dans la Wehrmacht (armée allemande)

* 25/08 : Arrêté concernant l’acquisition de la nationalité allemande et ordonnance sur l’introduction du Service militaire obligatoire.

* Septembre : Incidents à Colmar, Barr, Saverne, Wissembourg contre les premiers conseils de révision. (suite page 12)
(1942 suite) * Annonce des mesures de transplantation des familles des récalcitrants. (c’est le chantage à toute la famille)
* 17/10 Incorporation des classes 1922 à 1924 dans l’armée allemande

1943
* 05/01 Incorporation des classes 1920 et 1921 dans la Wehrmacht.
15/02 : Arrestation de conscrits à Kaysersberg à la suite d’incidents avec la Gendarmerie.
* 17/02 : Exécution des 13 conscrits de Ballersdorf.
* En février : les familles de réfractaires sont transplantés du Sundgau vers le Reich
* Mars : 13 condamnations à morts de résistants
* Avril : les classes 1914 à 1919 dans la Wehrmacht.
* Mai : incorporation de la classe 1925
* Septembre : regroupement des Français faits prisonniers par les Soviétiques au camp de Tambow situé à 400 km au sud-est de Moscou.
* 6 septembre 1943 : bombardements de Strasbourg

1944
* Janvier incorporation des classes 1911 à 1913
* 27 mai 1944, 11/08 1944 et 25/09/1944 bombardements de Strasbourg et des villes alsaciennes.
* 26/08 : Libération de Paris
* Septembre : évacuation du camp du Struthof
*19 novembre : Batailles sur le sol alsacien
* 23/11 : libération de Strasbourg , 25 Mulhouse
* Mars : Libération définitive de l’Alsace Moselle
Bilan : 1500 à 1700 jeunes alsaciens et Mosellans incorporés dans la DCA, 150 000 enfants dans la seule Allemagne... Et combien de morts ?

1945
* 2 février : Libération de Colmar.
* 20 mars 1945 : Libération totale de l’Alsace
92 500 soldats alsaciens rentrent en mars 1945 (31/03) dont 130 000 d’URSS.

Juillet 1946 : 18 609 alsaciens sont rapatriés d’Union Soviétique

1947 : 23 419 personnes rentrent d’URSS

Avril 1955 : Retour en Alsace,d’URSS, du “dernier”? incorporé de force vivant.

Chronologie :
concoctée à partir des documents de
de Mr. A.WAHL. Professeur à Metz
Les Malgré nous, Eugène Riedweg
* L’histoire de l’Alsace par Philippe DOLLINGER chez Privat,
* l’ouvrage “Avant l’oubli” de BF regards sur l’histoire de l’incorporation de force des Alsaciens dans l’Armée allemande au cours de la deuxième guerre mondiale, ainsi que de la
* documentation pédagogique éditée par le rectorat de Strasbourg dans ses cahiers du maître.
* de la petite lanterne, n° 39 “les malgré nous” et du numéro spécial n° 48 (5 mai 1994) sur la Libération de l’Alsace.(49 ème Anniversaire)
(dans la marge, quelques livres éloquents sur le sujet ou sur la Seconde Guerre Mondiale en Alsace)

dernier livre paru aux éditions du Signe, très complet et très belle présentation, Un beau livre de 300 pages format 150 x 210, couverture souple sur papier brillant, à la présentation et à la mise en page soignée, comme nous y habitue cet éditeur (éditions du Signe). Avec de nombreuses illustrations et des témoignages -avec photos- inédits.

dernier livre paru aux éditions du Signe, très complet et très belle présentation, Un beau livre de 300 pages format 150 x 210, couverture souple sur papier brillant, à la présentation et à la mise en page soignée, comme nous y habitue cet éditeur (éditions du Signe). Avec de nombreuses illustrations et des témoignages -avec photos- inédits.

Malgré elles, un livre de référence, Le livre ne l’évoque que dans sa partie bibliographie, un ouvrage de 112 pages, fut la première à aborder le sujet, sa première édition est parue chez nuée bleue, intitulée «Malgré elles» évoquait déjà de manière inédite le sort des alsaciennes mosellanes incorporées de force dans la machine de guerre allemande.  RAD Reichsarbeitdienst (RAD) KHD Kriegshilfsdienst  Wehrmacht  Nina Barbier, réalisatrice de télévision, préface de Odile Georg et Léon Strauss, avant-propos de Jean-Marie Bockel, ancien ministre.

Malgré elles, un livre de référence, Le livre ne l’évoque que dans sa partie bibliographie, un ouvrage de 112 pages, fut la première à aborder le sujet, sa première édition est parue chez nuée bleue, intitulée «Malgré elles» évoquait déjà de manière inédite le sort des alsaciennes mosellanes incorporées de force dans la machine de guerre allemande. RAD Reichsarbeitdienst (RAD) KHD Kriegshilfsdienst Wehrmacht Nina Barbier, réalisatrice de télévision, préface de Odile Georg et Léon Strauss, avant-propos de Jean-Marie Bockel, ancien ministre.

un livre de témoignages, des lettres de malgré nous aux familles

un livre de témoignages, des lettres de malgré nous aux familles

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 19:55
un conscrit d'Alsace avec son Melissahuët.
un conscrit d'Alsace avec son Melissahuët.

Tirez le bon numéro.... Alors voilà vous venez de tirer le 181, avec celui-ci vous avez droit à....un numéro spécial sur la conscription !

Voilà l’été, le calendrier l’indique, le temps ne va pas manquer de nous le confirmer. Les feux de la Saint-Jean l’illuminent le solstice d’été «la noël de l’été» nous confirment les jours sont les plus longs, ils vont bientôt décroître. En attendant à chacun de se mettre aux activités d’été.
La petite lanterne en profite pour rappeler à votre mémoire ceux qui jadis une année durant préparaient le feu de la saint-Jean, mais aussi la Kilbe (le Messti) les futures fêtes du 15 août et des récoltes, jusqu’à la date de leur départ pour la conscription. Car ce sont bien des conscrits dont il est question. Regroupés au sein d’une association de fait, ils avaient traditionnellement la charge de préparer, d’animer de transmettre les traditions dans le village avant de se fondre dans une autre collectivité le régiment. Mais nous avons choisi d’évoquer une époque un peu plus reculée celle où les conscrits étaient sélectionnés car seulement un numerus clausus -favorable cette fois, contrairement à la mauvaise réputation et aux effets dévastateurs qu’il a dans les facultés de médecine et dans les déserts médicaux des campagnes françaises- recensant le total des besoins des armées partait, les autres allaient profiter d’un temps assez long (jusqu’à 7 ans) sans concurrents, sans rivaux, sans amis.


Selon les époques en Alsace, la conscription ne prenait pas les mêmes uniformes, les mêmes durées, ni les mêmes directions de régiment, une chronologie complète dans le dossier vous l'expliquera.

C’était la découverte de l’Empire français ou Prussien. L’uniforme des uns ou des autres.

Kléber n’était-il pas d’abord un officier grenadier autrichien (sous-lieutenant 1779) avant de renoncer aux armes, puis d’être un des héros de l’armée napoléonienne ? La couverture de ce numéro nous montre la classe 1944-1964 et la classe qui part en 1920, déjà un univers les sépare. Plus rien à voir avec les classes napoléoniennes parties pour 7 ans.

Début de notre dossier :

S’il est un thème que nous n’avons jamais abordé, sinon en évoquant les «Goettelbriefe», à l’instar des documents de baptême et de communion, ce sont des documents coloriés évoquant le passage par la conscription des Alsaciens.
Quand est-il de ce rite de passage qui a marqué de son empreinte toute vie d’un jeune homme alsacien (Elle ne fut évidemment que masculine jusqu’à une date récente) depuis 1798.

Issue de la Révolution, la conscription est née en 1798. Mais penser qu’en Alsace sous l’Ancien Régime il n’y a avait aucune obligation de protéger la cité pour ses habitants (dits bourgeois) serait totalement faux. Sous l’Ancien régime en Vieille-France ce sont les nobles qui remplissent cette mission, ardente obligation face aux rixes et aux envahisseurs. Le découpage de la société en trois ordres pourvoit en principe à la tranquillité des laborieux. Mais les villes libres organisent aussi une milice dans la cité, et ce fut le cas entre 1691 et 1760 dans la France entière. Déjà on tirait au sort un certain nombre de miliciens. Au moyen-âge déjà les bourgeois devaient défendre leur cité ou leur province. Ce type de service était plus régional ou plus local et ne signifiait sans doute pas une rupture aussi longue et brutale que celle qu’allait infliger la conscription en 1798 suivie des ravages humains des guerres napoléoniennes. L’entrée dans la milice, évoquait un rite de passage, l’entrée dans l’univers des adultes, le droit de s’exprimer au moyen du vote dans les organisations de la cité. Il semble que l’on ait perdu les traditions liées à ce passage.

Lorsque la Révolution fait passer la conscription dans les armées révolutionnaires ou impériales à des durées de trois à 7 ans, avec des jeunes gens de 20 à 25 ans jugés aptes. Le rite devient majeur, marquant. il s’imprime dans la vie et la mémoire des jeunes hommes et même dans chacune des familles qui risque de se voir privée de deux bras mais aussi d’un héritier pouvant de plus mourir sur le champ d’honneur ou de maladie... Il n’en prend donc que plus d’importance.

Fonctionnement
Mais il importe de bien comprendre son fonctionnement. Chaque jeune n’allait pas partir, chaque département avait un contingent annuel proportionnel à sa population réparti par canton à fournir à l’armée. Cette population réquisitionnée augmenta au cours des conquêtes napoléoniennes et de ses besoins en force armée.
Ce quota devait donc être déterminé dans chaque commune. Le jour de l’examen de bonne forme «conseil de révision» (examen médical), on tirait au sort un numéro, celui-ci s’il était «mauvais» en-dessous du quota fixé, on devait partir sous les drapeaux, s’il était «bon», au-dessus du quota fixé, on ne partait pas au service. Le dernier portait-il souvent une épinglette «dernier au jus» ? J’ai vu ce modèle sans être sûr de sa signification.

Agences de remplacement...
On pouvait échanger ce coup du sort, des «agences de remplacement» (9 agences de remplacement officielles à Strasbourg en 1854 !) s’en chargeaient, contre rétribution, et ainsi s’épargner un éloignement de son métier ou du domaine familial. Elles étaient légales et encouragées par le gouvernement de Louis-Philippe. La loi évinçait les entremetteurs douteux et offrait plus de sécurité aux contractants d’un tel échange. Sa valeur était de 1500 à 1899 francs pour éviter à la «victime» de la conscription et s’acheter ainsi un remplaçant. Ils sont plus de 20 000 à avoir recourut à ces services. (p.424 in la fin des Terroirs, Eugen Weber, sous-titré la modernisation de la France rurale 1870-1914) Il existait même une mutuelle qui moyennant cotisation dès la naissance du garçon permettait de financer un éventuel remplacement le jour de sa conscription.

Le nombre important de jeune gens sur le marché du travail, les perspectives de voir du pays, de devenir davantage «français» ou encore de faire carrière (militaire ou civil au retour grâce à des emplois réservés ou doté d’un certain prestige, on évoque les métiers de garde forestier ou débitant de tabac ou employé de préfecture) attiraient les jeunes sous les drapeaux. (Pas forcément français, d’autres, tel le futur général Kléber a bien servit et devint officier sous les drapeaux étrangers, il devint officier grenadier autrichien !).
Ainsi dans un canton, si l’on n’en prenait que 35 sur 100, le bon chiffre tiré pouvait devoir grimper jusqu’au n°70 ou 80. (ajournés, réformés...)

La conscription a eut des conséquences sur la productivité agraire, les statistiques de 1873 montrent en France que les surfaces agraires de 1870-1871 avaient diminué par manque de main-d’oeuvre. En quelques sortes «racheter son fils» était un investissement dans le cas contraire, le père devait réduire ou même cesser (donc céder) son exploitation agricole. (déjà cité page 425)
Une autre solution pour éviter la conscription était la désertion ou la fuite, des régions en livrent de nombreux récits. Richard Cobb évoquant les années 1790 ou les travaux de Ladurie. Voici quelques exemples, cités page 427 «peu d’inclinaison pour le service militaire» dans l’Hérault en 1825 ou antipathie prononcée pour le service militaire dans le Cantal en 1832. «beaucoup de refus à se joindre à l’armée ; tous les cultivateurs cherchent par tous les moyens à acheter un homme pour remplacer leur fils» lit-on pour le Loiret en 1839. Fuite des Basques vers l’Espagne (Pyrénées, 1840)... et d’autres sont cités. Un autre auteur signale que les Alsaciens étaient souvent volontaires pour remplacer d’autres départements. (page 34 coutumes et costumes alsaciens sans citer de chiffres). La France avant la première guerre n’était pas encore formée et l’unité nationale n’était souvent qu’une idée réelle à Paris, discutable en Province, d’une région à l’autre d’un village à l’autre, on était d’un autre pays. Eugen Weber le développe fortement dans son livre. Mais une fois partis, pour ceux de la vieille France qui eurent à effectuer les périodes les plus longues on constate que 1 conscrit sur trois ne rentrait pas chez lui une fois le service achevé. Une autre vie, un autre lieu, une autre hiérarchie s’était crée. La crainte peut-être de trouver sa place prise dans la famille au retour, peut aussi y être pour quelque chose et la durée de 3 à 7 ans représente presque une génération en tous les cas une éternité pour un jeune de 21 ans. (cf l’analyse sur 10 ans dans un village du Doubs).

et à lire dans notre dossier 181 :

Les étapes d’un rituel de plus de deux ans ...

la chronologie de la conscription en France et en Alsace

Dans les années 1964, à Benfeld,

Les cocardes des conscrits

Dans le Sundgau

Dans les années 1970 on voit l’apparition du rôle des conscrites,

Le chapeau «Melissahüet» (chapeau de la milice)

Les refus de la conscription pour motif religieux :

Les objets du conscrit : (chapeau, la canne, le numéro souvenir type "Gpettelobrief"

Le drapeau étendard

la tenue

la carriole de procession

(dans notre numéro 181)

en savoir plus quelques livres consultés et consultables :

Sources :
- la fin des terroirs, Eugen Weber, 1870-1914.
Librairie Arthème, 1981. p 423-437
- Toute l’Alsace, coutumes et costumes alsaciens, Philippe Legin, SAEP Ingersheim.p 33-40
- Arts et traditions populaires, Georges Klein, Alsatia éditions. p.201-206. p. 201-206 pl. 94 et 95.
- le folklore français tome 1, Arnold Van Gennep, Robert Laffont, collection Bouquins, 1er édition 1943, édition consultée 1998
- Musée alsacien de Strasbourg, Georges Klein, conservateur honoraire du musée alsacien, éditions des Musées de la Ville de Strasbourg. Non daté.

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 19:51

Un numéro spécial sur les Conscrits d'Alsace est paru !

au sommaire :

ivres de livres : les autonomistes en Alsace

l'incorruptibilité des corps

les 15 vérités du Pape aux cardinaux

le puits aux pensées

c'est de l'humour

les archives de la petite lanterne

dictons de saisons

les news de Medjugorje.

Il vient d'être posté à nos abonnés-donateurs,

quelques exemplaires sont en supplément, si le numéro vous intéresse, demandez-le à

redaction@petite-lanterne.com

couverture du numéro 181 une photo des conscrits de 1964 (classe 1944-1964)

couverture du numéro 181 une photo des conscrits de 1964 (classe 1944-1964)

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:28

Le numéro 179 est paru, il a été posté ce 12 février.

Au sommaire :

un dossier sur la guerre des paysans (1525) de Saverne à Sélestat, la révolte paysanne contre les abus de taxes, de jour de corvée (déjà les journées de solidarité !), les interdits de ramasser du bois ou de chasser, ont envoyé dans les rues les paysans. Elle s'appuie sur une liste de 12 articles qui demandent, réclament, au nom de valeurs chrétiennes plus de justice envers ceux qui travaillent.

Le mouvement un temps soutenu par les réformateurs, car il s'appuie sur des valeurs chrétiennes, est désavoué par Luther, il enfle pourtant, il aboutit à brûler, piller de nombreux monastères ce qui alimentera le trésor de guerre de cette révolte. Lorsque les intérêts des territoires appartenant au duc de Lorraine seront en jeu, il mettra en route ses armées et réprimera la révolte, dans un effroyable bain de sang, même ceux qui se rendent périssent.

Au sommaire : Claire de Castelbajac : de la dynamite au paradis, découvrez cette jeune bienheureuse de notre temps qui expérimente de vivre son ciel sur la terre mais en offrant du bonheur et de la joie autour de soi. Dans sa très courte vie, elle a marqué son entourage.

Mais aussi "M et le 3ème secret", l'entretien avec l'exorciste du Vatican, C'est arrivé, les Archives de la petite lanterne...

Il est réservé aux donateurs de l'association, mais quelques numéros papier pour envoi postal restent en surplus pour découverte, demandez vite le votre en écrivant sur le courriel : redaction@petite-lanterne.com

Bonne lecture !

Le n°179 est paru...
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 19:46


Une fois de plus, ce rien pour les râleurs accrochés aux régimes, aux menus minceur... Mais Carnaval s'offre à ceux qui se dépensent (physiquement) certes le carnaval germanique n'est jamais allé dans les excès du Brésil, ni dans les distributions massives de preservatifs ou de préparation de la morgue pour les centaines de mort d'après la fête... Mais il connait sa part d'excentricités et de semestre à part. Si c'est adieu la viande… Carnaval reste surtout synonyme de Beignets en Alsace

Le plat typique jadis en Alsace pour le mardi-gras semble avoir été dans la région de Hirzfelden et en Lorraine dans le Saulnois : la palette de porc.
(Van Gennep page 945)


Les desserts : Déjà citées par l’Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg, ce sont les beignets en forme solaire . Outre les crêpes, symbole solaire de la chandeleur, on trouve Kiachli (Küchle) (en allemand Küchlein : petits gâteaux cuits) ronds, avec un vide central en forme de couronne que les quêteurs enfilent dans un bâton en allant faire la quête. Cette coutume était répandue dans plus de 200 communes alsaciennes avant la première guerre mondiale le mardi gras, le jeudi gras, le premier dimanche de carême, le deuxième, le troisième selon les villages donnant ainsi le nom à la journée « Küchlesonntag. Van Gennep, page 753, cite de nombreuses communes alsaciennes.


D’autres avaient des formes de petits genoux (Schankala surtout dans le Haut-Rhin) ou faits sur les genoux (Knieplatz), avec de la cannelle (Schnitte, dans le Sundgau) Dans le village de Nordhausen, près d’Erstein, les quêteurs allaient masqués et déguisés. Les beignets sont échangés entre convives ayant barbouillé leur visage de suie , de masques
ou de bonnets de fous.




allez voir pour plus d'informations :
coutumes magiques et mets cérémoniels, Van Gennep,
le folklore français p 943, collection bouquins.
On peut aussi visiter le site fasnacht.at du musée consacré aux
traditions de carnaval en Autriche. On peut trouver des photos épatantes auprès :
IMPULS tiroler Oberland magazin, 20 janvier 2005, pour les villes
de Tarrenz, Wenns. au Tirol

Une des sorcières portant le costume de sa "zunft" associations fokloriques à Offenburg (Bade-Wurtenberg)

Une des sorcières portant le costume de sa "zunft" associations fokloriques à Offenburg (Bade-Wurtenberg)

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 19:37

Liechtmâss hell un klor Gitt Egüets Roggejohr“
“A la chandeleur claire journée, Pour le seigle une bonne année”.

“Wenn an Lichtmess d’Sunnim pafarrer uf d’r Hüet schient, do geht d’r Fuchs noch sewe Wuche in d’Höle”

“Quand à la Chandeleur, le soleil luit sur le chapeau du curé, le renard retourne 6 semaines au terrier”

Et les proverbes et dictons sont légion pour cette fête, tournant de l’année, et les esprits les plus attentifs noteront qu
’ils se contredisent avec plaisir.


Mais ce deux février, Marià Lichtmess, est un tournant dans le calendrier solaire et religieux. C’est l'année liturgique qui débute et les ouvriers agricoles en font autant et le cycle de Noël s’achève précise M.Becker- Huberti dans son ouvrage sur les traditions. 1

40 jours après la naissance de Jésus, la famille de Jésus applique la loi juive demandant de racheter chaque premier-né par une offrande d'un couple de tourterelles au temple. C'est ici que le vieillard Syméon et la prophétesse Anne confirme le destin de Jésus et celui de Marie de souffrir en son coeur des douleurs du Messie.



Le dicton en fait foi “Am Liechtmess s’Pinne vergess, S’radel hinter d’Dier, s’Rebmesser herfür” le jour de la chandeleur cesse de filer, mets le rouet derrière la porte, sors la serpette”. On ne peut être plus clair.

Un autre précise qu’à partir de ce jour, on mange le soir à la lumière du jour. Rupture dans le calendrier agraire mais aussi pour les contrats, on paye ses employés qui prennent un jour de congé, fêtent avec leurs proches la pays, jour que l’on nommait dans le sud de l’Allemagne “Schlenkeltage”.

En ce jour on célèbre, le jour où la Sainte Famille se rend, quarante jours après la naissance, au temple pour présenter Marie au rite de purification, imposé à la toute nouvelle maman juive. Le couple devait présenter pour sa purification deux tourterelles ou deux jeunes colombes (certains disent pigeons2 ). La fête présente deux aspects le premier célèbre la lumière ascendante conjointe à celle du Christ, le second est plutôt agraire et rural.

La présentation de Jésus annonce sa vie publique et son martyre sur la croix. Elle confirme aussi après la reconnaissance des mages (les autres religions païennes et autres nations) la reconnaissance et l’entrée de Jésus dans le temple, symbole de la religion juive. Jésus est entré dans son temple pour la première fois.

Elle peut porter aussi le nom de “Hypapante” ce qui vient au devant de la gloire. Siméon, le vieillard, “homme juste et pieux” fut le premier à appeler le Christ, “Lumière des nations”3. Voici l’enfant à nouveau montré, comme il le fut par l’étoile des mages et avant le baptême par Jean dans le Jourdain où la colombe de l’Esprit Saint est présente en même temps que la voix du Père se fait entendre. Ce texte de Siméon rapporté par Saint Luc a une certaine importance pour l’Eglise qui le prie chaque soir avant le repose de la nuit, “maintenait, ô Maître tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton Salut, que tu as préparé en faveur de tous le peuples, Lumière pour éclairer les nations,et gloire d’Israël, ton peuple”. (29-32).

Puis intervient Anne, la prophétesse qui elle aussi reconnait le Messie. (En Saint Luc 2,22-40).
Cette fête fut le Jour des relevailles de la Vierge qui pourtant a conçu sans péché, mais qui même dans les détails a été “la Servante du Seigneur” est s’est soumise à la loi mosaïque. On peut souligner que depuis Vatican II la messe s’est transformée en Présentation de Jésus au Temple. Mais les rites de Lichtmesse c’est à dire de messe des lumières (Christ, lumière des nations) sont restés. De nombreuse paroisses qui célèbrent une messe ce jour-là pratiquent cette bénédiction des cierges,

Antoine Kocher rapporte dans ses souvenirs4 de jeunesse “chaque famille apportait à l’église un cierge neuf que le curé bénissait à la fin de la messe : Seigneur bénis ce cierge... comme la lumière éclaire les ténèbres, que ta vérité éclaire nos vies”.


A l’est de l’Europe cela demeure une fête mariale, à l’ouest, au contraire, une fête de révélation du Seigneur effaçant la cérémonie des relevailles.

Le cierge était gardé pour la parturiente et devait faciliter son travail en couche. 5 Les cierges bénis en quantité servaient aux prières du rosaire de l’année, mais aussi pour ce que l’on nommait en Allemagne les “Schwarze Wetterkerze” ”les jours de temps sombres“ où l’on les allumer pour conjuger, maladie, agonie ou jours particulièrement tempêtueux.

Le folkloriste Van Gennep, souligne, qu’en 1954, ils étaient encore largement utilisés dans les campagnes. Les cierges pouvant être, dans certaines paroisses allemandes, rouges à destination des femmes et blancs pour le sexe opposé.

En Corse, la fête porte le nom éloquent de Candilara, de candela, la chandelle, c’est ce jour-là que les fidèles portent une chandelle allumée pendant l’office. ou encore le mot “Ciriola” de cera, la cire. Mais certains s’amusent à trouver l’origine en des noms de déesses telles que Cérès.6 Dans l’île on cite un dicton expliquant qu’à Santa Maria Cioriola, s’il pleut ou s’il neige, de l’hiver nous sommes sortis, s’il faut soleil ou beau jour, encore trente jours dedans”. Cette même idée se retrouve dans d’autres régions. 7

Une origine souvent citée à cette tradition serait la fête celtique d’Imbolc. En ce deux février, précise Adolphe Landspurg, l’observateur placé au Bollenberg voyait le soleil se lever entre le Belchen et le Blauen. Il savait alors que l’hiver était terminé. Dans la région du Belchenland, les prêtres continuent de bénir les cierges allumés, avec dans certaines églises notamment la basilique de Thierenbach une procession avec cierges à la main. Procession que l’on aurait hérité d’un rite païen du V ème siècle, si l’on suit ce même auteur. (Traditions solaires dau pays des Ballons et Belchen , éditions du rhin, Strasbourg 1999)


CRÊPES Le 2 février, l’on fait aussi sauter les crêpes, ce n’est pas une simple coïncidence, mais plutôt une représentation du soleil, que l’on s’approprie en le mangeant, “la consommation des crêpes, l’homme avale la lune (pour cet auteur contribuerait symboliquement à faire disparaître la pleine lune et sa lumière néfaste”. Mais n’oublions pas que chez les anciens ont fait sauter les crêpes dans une poêle ronde avec une pièce d’or dans la main pour attirer la richesse dit-on ou plutôt pour évoquer la brillance du soleil ?
Cette tradition si elle n’est pas seulement païenne a aussi un bel exemple historique peu connu, au Vème siècle, des pèlerins venus affamés à Rome furent nourrit par le Pape Gélase premier un deux février, qui fit cuire pour l’occasion d’immenses galettes faites de farine et d’oeufs. 8 Objet de superstition sans doute, car en Vendée ou en Île-de-France, jadis, on plaçait au-dessus de l’amoire lingère une crêpe symbole de prospérité. (Soleil)

Le 2 février, l’ours sort de sa tanière et regarde s’il fait beau, dans ce cas il se recouche pour quelques jours dit un dicton. Il n’est pas innocent de voir représenté sous forme de scènettes avec costume cet ours à ce moment de l’année dans certaines régions. (Pyrénées espagnoles et françaises). L’ours, que joue un acteur dans ces représentations, finit tragiquement symbolisant la rigueur de l’hiver. Sa mort est une métaphore de la renaissance du printemps. Mais qu’en est-il du dieu solaire Belenus ?

Selon Jacques de Vorangine, le culte fut instauré pour détruire d’anciennes traditions païennes et pour glorifier la pureté de la Vierge”.

“Autrefois, aux calendes de février, conte-t-il, en l’honneur de Februa, mère de Mars, dieu de la guerre, les romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis en raison des honneurs qu’ils rendaient à sa mère, et cet espace de temps était un lustre.



Au mois de février encore, les Romains offraient des sacrifices à Febvrus, c’est-à-dire à Pluton et aux dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu’ils eussent pitié d’eux ils leur offraient les victimes solennelles et toute la nuit ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumés. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières dont l’origine est tirée des fables des poètes. 9 (...) Or il semble que selon cet auteur cette tradition ne fut pas simple à abandonner, “alors le pape Sergins (Sergius ?) lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année à pareil jour, par tout l’univers une fête en l’honneur de la sainte Mère u Seigneur, avec cierges allumés et chandelles bénites.“

Mais après consultation de la chronologie des papes ce serait le pape Gélase en 496 ou encore en 492 qui l’aurait instauré. (Gélase 1er 492-496) on célèbre cette fête au minimum depuis la fin du IV ème siècle à Jérusalem. h F.S.


1. Manfred Becker-Huberti, in feiern feste jahrez-Zeiten, Herder
2. les textes qui donnent le précepte, sont Exode 13,11-16, Lévitique 12,1-8, Josué 8 14f, 42-6
3. le texte précise bien, Lumière avec une majuscule c’est bien de Jésus en tant que Lumière dont il s’agit, les nations en minuscule.
4. éditions du Bastberg, une enfance en Alsace
5. Arnold Van Gennep, in le folklore français, collection Bouquins, page 119, souligne, “ il constitue un rite calendaire”.
6. Alain de Benoist, GT 14 page 22, Traditions d’Europe, éditions le labyrinthe.
7. Almanach de la mémoire et des coutumes, Corse, Claire Tiévant + Lucie Desideri, Albin Michel éd. 1986
8. Fêtes et traditions de France ,Alain-François Lesacher, éditions Ouest-France, collection Mémoires, p 18
9. Les rythmes, les fêtes calendaires, in l’Europe, mythes et traditions, Brepols, page 345

des bougies en véritable cire d'abeille qui pourront être bénies pour la chandeleur.

des bougies en véritable cire d'abeille qui pourront être bénies pour la chandeleur.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 19:36

Le saviez-vous ? Cire du latin «cera»
le cereus, en bas latin, le cergium, est le flambeau obtenu par le trempage d’une mèche dans la cire.
Utilisé d’abord pour les acres profanes, il sera utilisé ensuite pour les actes rituels. On conservera celui du baptême.
Le rituel précise que sur l’autel ou à proximité on déposera de deux (messe ordinaire) à six chandeliers (grand’messe) supportant des cierges. (Seulement quatre durant le temps de l’avent.) Le servant qui le porte est le céroféraire. «porteur de lumière». Lors de la dédicace d’une église on place une croix devant chacune des 12 croix de consécration après son onction avec le saint chrême. (voir le dictionnaire de Liturgie, éditions CLD ou le Cérémonial de la Sainte Messe à l’usage ordinaire des paroisses, André Philippe M.Mutel, après le missel romain de 2002 pour les précisions entre () )

Tout le mois de l’avent est en fait un temps des lumières, où l’on brave la nuit et le froid dans l’attente du solstice, où l’homme cherche à allumer une lumière sur sa route. Au plan spirituel, la bougie a toujours été un des instruments servant au recueillement, à la méditation. Depuis le Candélabre, chandelier à 7 branches nommé aussi«la menorah»aux lumières placées sur les tombes des défunts. L’ usage de la cire a toujours été associé à la prière et à la religion ou dévoyé dans des pratiques occultes. Ainsi pour ces derniers une bougie n’est pas un accessoire mais un «témoin» «un appel vibratoire» vers la droite elle montrerait un sens de spiritualité, les couleurs même des bougies devraient, si on les croit, suivre le jour de la semaine...

Plus sérieusement, et sans singer Dieu, le premier acte créateur de Dieu fut de séparer «la lumière des ténèbres» (Gn 1,3). Que Dieu est maître de la lumière «il envoie la lumière, elle part, il la rappelle, elle obéit». (Baruch 3,33).

A côté des bougies, on admet que l’encens qui est utilisé chez les juifs et les chrétiens symbolise les prières qui montent vers Dieu. (Psaume 141 : 2 «Que ma prière soit devant ta face comme l’encens».)

Dans le monde ancien, avant le pétrole, le gaz ou l’électricité, la lumière était rare et chère. Souvenons-nous juste de l’expression «économie de bout de chandelle».

La bougie allumée par les fidèles qui visitent et laissent ainsi une trace de leur prière dans l’oratoire, est une piété populaire, une richesse. Deux lieux viennent ainsi en mémoire à tous ceux qui ont visité Lourdes, ou vu un soir la procession aux flambeaux. Devant les statues de Ste Rita -invoquée pour des causes désespérées brillent toujours une masse de bougies en signe de prière déposée.

«Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie» (Jean VIII, 12)

Le premier élément, qui justifie l’usage du cierge ou de la bougie, c’est que Dieu est Lumière. Et la venue de Jésus, comme «Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père» (que l’on retrouve déjà dans une liturgie orientale du IVème siècle). Et dans l’année liturgique par la bénédiction dans la nuite pascale (samedi avant pâques, samedi saint) du cierge pascal.

L’autel est orné toute l’année de deux bougies en plus du cierge pascal placé dans le choeur de l’église. (voir encadré)

L’allumage des lumières du shabbat fait toujours partie des rites observés, chaque vendredi soir par les juifs pratiquants la presse publie ainsi par le biais de la fondation Azimov chaque vendredi «l’allumage des bougies du Chabbat avec bénédiction, deux bougies pour les femmes mariées, une bougie pour les jeunes filles se fera ce vendredi .... avant .... (horaires pour l’Ile de France)» et précise «le respect des lumières de Chabbat conduire aux lumières de la Rédemption».

La symbolique est restée dans le temps de Paul, où lorsqu’il raconte le réveil des morts d’un jeune garçon tombé par la fenêtre, Saint Paul signale qu’il y avait «bon nombre de lampes dans la chambre» où les disciples étaient réunis. (Ac.20,7). On songe ainsi à la terre sainte, où de multiples lumières sont accrochées à la crèche et au saint sépulcre. Hippolyte de Rome rapporte le rite du lucernaire qui précède le repas de rituel de l’agape, le diacre apporte la lampe et l’évêque debout rend grâce.

L’allumage des lumières de Pâques vient d’Irlande, précédé de la bénédiction du feu nouveau.

A Rome on a des traces de son usage pour le rite chrétien indique le Sacramentaire Gélasien. (VIIème siècle).

L’application de feuilles d’or, dans orthodoxie, sur les icônes et les retables avait pour «but de réfléchir la lueur des bougies qui éclairent le lieu de culte». (lumière et couleurs, le langage secret des églises et des cathédrales, comprendre la symbolique des bâtiments sacrés, Richard Stemp, France-Loisirs, page 108) De plus la lumière émane de Dieu.

«L’esprit aveugle surgit vers la vérité par ce qui est matériel, et, voyant la lumière, il ressuscite de sa submersion antérieure».

conclut, B.MARTIN dans son étude sur la symbolique chrétienne de la lumière.

Jean-Paul II, lui-même, avait invité à allumer des bougies à la fenêtre en signe de solidarité durant le temps de l’avent.

Venons-en aux Bougies dans les traditions de noël : indispensable à la confection des couronnes de l’Avent. La lumière des bougies rapproche des anciennes traditions nordiques. Elles sont selon une tradition ancienne déposés dans les chaumières sur le rebord intérieur des fenêtres jusqu’au début du XXème siècle. Posées sur les branches extérieures du sapin, selon une tradition de Heidelberg. Ou encore à la suite de la duchesse Dorothea Sibylle de Silésie (qui illumine de bougie son sapin dans son château en 1611), les sapins sont illuminés par les bougies étincelantes. La couronne de la Sainte Lucie suédoise et quelques fois de notre Christkindel est elle aussi illuminée de bougies allumées (un torchon humide est posé sur la tête de la fée afin que ses cheveux soient protégés, plus récemment on use de bougies alimentées par une pile).

Ce n’est donc qu’en 1785 que les bougies ornent le sapin la baronne d’Oberkirch les évoque clairement lorsqu’elle témoigne des fêtes de Noël à Strasbourg : “ le grand jour arrive, on prepare dans chaque maison le Tannen, le sapin couvert de bougies et de bonbons avec une grande illumination”.

Elles font l’objet d’une bénédiction qui termine le temps de Noël à la Chandeleur le 2 février, fête des relevailles de la Vierge Marie, levée des souillures de l’enfantement, elle clôt de temps de noël. Il était courant de supprimer alors toute référence ou décoration rappelant le temps de noël dans les églises.

Elles nous semblent éternellement liées à la religion ou à la Nativité néanmoins les bougies telles que nous les connaissons n’existent que depuis 250 ans environ. On sait pourtant qu’aux alentours du 4ème siècle des bougies furent consacrés à l’occasion de la naissance de Jésus. Mais les bougies de cire ne vinrent dans les monastères qu’au 15ème siècle.

Allumées dans les lieux tels que les châteaux, monastères et à l’occasion des liturgies. L’objet précieux prend donc une connotation religieuse et précieuse. De simples citoyens ne purent s’offrir cet objet de luxe qu’au moment de la généralisation de la paraffine (1930) élaboré à base de produits pétroliers. L’achat de bougies, on a du mal à le percevoir aujourd’hui équivalait à un produit de luxe, délicieuse folie que s’offrait la famille. On n’achetait que le nombre requis de bougies. Posées sur le sapin, elles faisaient l’objet d’une surveillance constante dégageant une odeur de sapin un peu brûlé lorsque malgré les supports de bougies, un peu de cire chaude venait consumer les aiguilles du sapin (un épicea bien sûr, si l’on respecte la tradition et que l’on n’a pas peur de ramasser les aiguilles du sapin). Un seau d’eau ou de sable était aussi à proximité afin de prévenir les risques d’incendie.

D’un point de vue symbolique et spirituel, les cierges évoquent la lumière des étoiles et le lever du soleil. Le jour de Pâques, c’est le symbole de la résurrection. Le Christ « lumière du monde » éclairant les ténèbres de la mort. N’oublions pas que tout au long de l’année brûle dans chaque église le « cierge pascal » (inauguré dans la nuit pascale) rappelant la colonne de feu qui dirigeait le peuple Hébreux de leur captivité en Egypte. (voir aussi Eglises et Symboles, Maurice Dilasser, Editions du Signe, 1999, page 118)

Chandeleur, bougies ? Cela sert à quoi ?
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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 14:51

Scheni Wihnachte à tous nos lecteurs de ce blog,

aux lecteurs de la petite lanterne (papier)

et on vous souhaite toujours plus nombreux et fidèles.

meilleurs voeux à tous nos lecteurs...

meilleurs voeux à tous nos lecteurs...

Crèche en bois tyrolienne.

Crèche en bois tyrolienne.

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