Etoile de noël .... Etoile des bergers, comète ?

Publié le 24 Décembre 2009

 

Etoile 

étoile2




(des rois mages, dites « étoile du berger ») : Décoration typique du sommet du sapin de noël (voir Christbaum). La traduction de « Etoile » peut donner « Astre », « étoile » ou « phénomène astronomique ».

Ce n’est pourtant pas l’étoile du berger qui a guidé les rois contrairement au tube yéyé. S’ils ont suivi une étoile, comme le précise l’évangéliste (Mathieu 2) qui se serait arrêtée au-dessus de la maison. On peut donc penser qu’hébergés dans une étable ou une grotte (voir ce mot) ils trouvèrent ensuite refuge dans une maison de Bethléem. Ou encore comme une tradition le signale au IIème siècle, (Protévangile de Jacques, livre apocryphe de l’époque),  les Mages ne survinrent que deux années après la naissance de Jésus. (Ce  qui expliquerait le massacre très large d’Hérode des petits- enfants (jusqu’à 2 ans)  lorsque les Mages ne revinrent pas l’informer du lieu où était né l’enfant). Ce qui ne change rien à la visite des Mages.

« Où est le roi des juifs (…) car nous avons vu son étoile au Levant et nous sommes venus nous prosterner ». (2 Matthieu)  

Les mages étaient sans doute astrologues-astronomes, venus d’Orient (l’expression est anatolai ou anatolé), selon le Dictionnaire de la Bible André-Marie Girard, éditions Bouquins,   érudits, païens,qui « conservaif(aient)  un grand prestige dans le sillage spirituel de Zarathoustra ». (p.830)

Les théories quant aux planètes, dans la période où l’on estime la naissance de Jésus (Bède le vénérable ayant –avec ses moyens- était chargé de dater l’an 0 de notre ère, c’est-à-dire l’année de naissance de Jésus) entre –12 et  + 4 après Jésus-Christ,  sont au nombre de 7 :

La comète de Halley, visible de la terre tous les 76 ans et provoque un spectacle lorsqu’elle s’approche de la terre, elle passa en –12 avant Jésus-Christ, les chroniqueurs chinois et romains la signalent ; Ils en virent une comète à longue queue en –5 ceci 70 jours durant. Mais les ouvrages ne s’accordent pas en –12 , -4 et –3 avant Jésus-Christ nous signale Daniel-Rops dans « Jésus en son temps » (Arthème-Fayard, mise à jour 1947). Une autre comète car on estime leur trajet à plusieurs mois, aurait elle aussi été visible et leur donner une impression de trace. On se refère à la comète visible et arrêtée au-dessus de la ville de Paris en 1850,  dite Comète de Donati. (p 553  in « la nouvelle bible déchiffrée » Pat et David Alexander Lion Publishing, Ligue pour la lecture de la Bible, 2003).  On a également signalé une « nova » dans l’ »aigle » en 1918, à l’instar de celle de 1572 après la Saint-Barthélemy ou le 10 janvier 1910 celle de Halley à Jérusalem.

Conjonction de Jupiter et Saturne en l’an –7 au-dessus de l’Orient, provoquant une lumière extraordinaire ; (cette théorie est refusée par le professeur Colin Humphreys, responsable du département des sciences de la matière à l’université de Cambridge, il signale d’ailleurs que le nouveau testament évoque un « objet unique « suspendu » au-dessus  de Bethléem)

La triple conjonction Jupiter, Saturne et Mars en l’an –6 près de Jérusalem ;

 Jupiter et Vénus en l’an –3 ;

L’apparition d’une nova, (explosion d’étoiles) en l’an –5 ;

Le clignotement d’Uranus, planète encore inconnue ;

L’absence du ciel de l’étoile de Bethléem. Qui est bizarrement absente des tables astronomiques gravées sur les pièces de monnaie de l’époque, qui serait réapparue. Du 20 mars de l’an –6 au 17 avril de la même année, apparaissant cette fois en plan jour dans la constellation du Bélier. Les pièces de monnaie d’Antioche de l’an + 7 après JC on retrouve gravé d’un côté le Bélier tournant la tête vers une étoile, de l’autre le buste de Jupiter.

(Sur ces éléments : « le mystérieux éclat de l’étoile de Bethléem », Anne Alter et Philippe Testard-Vaillant in le Figaro du 24 décembre 1996 , Quotidien de Paris du 2.11.1991 pour la contestation du professeur Colin Humphreys)


Enfin, il est surprenant que l’on refuse au Créateur du monde visible et invisible, de déroger à la carte du Ciel.  Saint Fulgence le disait déjà « cette étoile n’avait jamais paru ; c’est l’Enfant-Dieu qui l’a créée et députée aux Mages ». Dieu  s’est ménagé un signe, la création d’une étoile. Dieu étant incarné, connaissant les hommes et le pouvoir qu’ils attachaient (attachent encore pour certains) aux astres, et ne puisse leur accorder un signe dans le Ciel. Jésus nous signale d’ailleurs l’obligation de lire dans la nature les signes des temps. Les mages babyloniens étaient très attentifs aux signes astronomiques car un nouveau signe aurait été interprété par eux comme l’annonce d’un nouveau déluge ou la fin du monde.

Le mot de la fin au sujet de cette étoile revient à Saint Léon qui écrit, « cette lumière stellaire, fut l’instrument d’une autre lumière plus vive, pour le cœur des Mages ».

 

petite étoile


Petit format c’est-à-dire une partition (détail) de la chanson petite étoile de noël, moins connue que le petit papa noël du même chanteur. (collection F.S.)

Tandis que la recherche de l’étoile est forte de sens, selon Saint Augustin,
« les Mages annoncent et interrogent ; ils croient et ils cherchent ; ils sont le symbole de ceux qui marchent à la lumière de la foi et désirent la vision ».  Et le texte biblique dit qu’ils se « réjouirent  vivement d’une grande joie 
» la formule semble lourde, lorsqu’ils la revirent. Sur quoi St Bernard peut dire « Celui-là se réjouit de joie, qui se réjouit à cause de Dieu qui est la vraie joie ».

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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