les poilus alsaciens :

Publié le 15 Janvier 2008

Les enfants « Poilus » 
d’Alsace racontent :
 
 Le journal les DNA et l’Est Républicain, La Nuée Bleue ont réalisé , il y a deux ans, un très bel hors-série qui mérite toujours toute l’attention de nos lecteurs, au travers de témoignage, non des poilus, dont il ne reste aujourd’hui plus de survivants, mais de leurs enfants, qui enfants ou jeunes d’alors ont vécu la guerre dans leur ferme, leur ville, ou sur les routes de l’exil, en Alsace, en Lorraine, en Belgique. Les témoignages de ces « ancêtres » de près de cent ans pour certains brillent par leur précision, la date de la déclaration de guerre, la démolition des maisons du villages, le clocher effondré sont autant de marques dans les mémoires. Qu’ils ait été enrôlés sous uniforme français ou allemand, ils racontent ce que leurs parents ont vécu.

Les cartes postales «Reich Post » du front, les colis, les nouvelles épisodiques, le repos dans les fermes à l’écart du front.  Le fascicule a également le mérite de reproduire la propagande distribuée (presse enfantine qui des 5 lettres du mot « boche » dessine un soldat, les jouets de guerre fabriqués et nécessairement « anti-boches »…). Raconte aussi les victimes de l’héroïsme et du fanatisme conte ces témoignages, de ce père, ce frère,  « cassé » psychologiquement ou physiquement (de retour, il ne pouvait plus travailler la terre)… ces apports sont poignants et vrais, loin des circonvolutions des états-majors militaires, c’est l’histoire de ceux qui

ont vécu le « vieil Armand » « le col du Linge », « Raon », « Charmes », « le Léomont », « Nancy »,  Bois-le-prêtre », « Morhange », « les Eparges » « Saint-Mihiel » et « Verdun »… jusqu’à Dixmude ou Ypres, une ligne qui a vu des milliers de morts et a abouti à un « Traité de Versailles » germe de toutes les rancoeurs et au deuxième conflit.  « Le seul vainqueur à Verdun fut la mort » résume l’historien Stéphane Audouin-Rouzeau.
 

Dominique Richert, né prussien en 1893, passe 5 ans sous uniforme de l’armée de Guillaume II sur les fronts de l’Ouest et de l’Est, mémoires publiées « les cahiers d’un survivant », Nuée Bleue, + en 1977.


La première guerre,  si elle connaît un succès de librairie et d’intérêt du public depuis la publication judicieuse par un éditeur des lettres des poilus à leur famille, n’avait jamais encore suscité un réel intérêt du public, voilée par l’horreur (toujours créative) de la seconde guerre, sans doute.

Des photos d’époque et des cartes complètent un document précieux et accessible tant d’un point de vue contenu que financier. 
(7 euros  à commander aux DNA 2006, 145 pages en couleurs.)


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #alsace histoire

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