Le saviez-vous ?
De nombreuses traditions ou croyances hantent la semaine sainte tournant de la vie religieuse chrétienne.
A Guebwiller, au XIXème siècle encore, on conseillait aux femmes ne de pas quitter la maison sans tablier durant la semaine sainte. ( la semaine précédant Pâques) En effet, le diable aurait conclu avec l’abbé de l’abbaye de Murbach un pacte duquel il posséderait chaque fagot (Welle) qui n’était pas lié pendant la Semaine Sainte. La comparaison ou le rapprochement entre le fagot et la femme ne manque pas de sel ! Eloignons les féministes, c’était au XIXème siècle !
Si le jeudi saint est appelle Grünnerdonnerstag (jeudi vert), cela a été compris comme la nécessité de faire un repas à base de légumes, souvent des épinards. Dans l’Alsace bossue on consommait ainsi un repas composé de neuf herbes (Nyngrittelgemies), cette tradition se retrouve encore dans le Voralberg, lors d’un reportage récent sur la chaîne européenne Arte, on voit une agricultrice préparer un tel plat avec les herbes cueillies dans les prés du printemps naissant, ce plat purgatif comporte, épinard, ortie, persil, ciboulette, cerfeuil, blette, pousses, pissenlit, choux frisé, oseille, Achille et poireau. Il permet à l’organisme de se purifier des impuretés accumulées pendant l’hiver. Effet (corporel) garanti.
On craignait pourtant les oeufs pondus le vendredi saint à Niedersept, A Kruth, on lui attribuait le don de ne pas pourrir mais de désécher seulement, il permettrait ainsi de voir les sorcières du village, lors de la messe de minuit à Noël… Il fallait alors le vider en faisant deux trous dans la coquille pour y voir au travers. Les sorcières sont celles qui tiennent un morceau de lard entre les mains au lieu d’un livre de cantiques, ou un seau de lait en guise de chapeau !
Le lièvre, s’il est signe de fécondité, compagnon de la déesse germanique Ostara.
il a aussi un côté négatif, dans les anciennes croyances magiques, on affirmait que les sorcières pouvaient tourmenter les vaches dans les prés déguisées en lièvre pour boire leur lait. Au XVIIème siècle, croiser un lièvre était le signe d’un futur accident. A Romanswiller, au XIXème croiser un lièvre était un mauvais présage pour toute future action commerciale, on évoque toujours les « lapins »pour les RDV médicaux manqués, non ?
La coccinelle, affectueusement surnommée Hergottskafferle (bête à Bon Dieu) ou Marienkäferle (bête à Marie) bénéficie d’un statut de bête porte-bonheur, c’est vrai qu’elle éradique les pucerons dans les champs. Elle est une bénédiction pour celui qui la porte, en revanche en écraser une n’est pas signe positif et peut porter le mauvais oeil.
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La cigogne est elle la messagère de la déesse Freja, elle apporte les bébés aux familles, messagère également du printemps.
Celui qui voyait le premier la cigogne revenir de son
long voyage devait la saluer et lui souhaiter la
bienvenue. Il en tirait une protection « dentaire » A Obersoultzbach, si l’on avait dans ses poches de l’argent, et que l’on croise la première cigogne, il n’en manquerait pas durant l’année. Une maison recouverte d’un nid était signe d’un creux présage pour toute la maisonnée, un honneur. Lorsque actuellement on voit des nids qui sont démontés, (à Ostheim, une cigogne de migration a fait son nid sur une antenne Free, le nid est démonté sans nid de compensation contrairement au protocole, 03/2026 ICI). On peut noter que cet honneur de demeurer chez nous fait par les échassiers n’est plus reconnu.
(Voir notamment, l’excellent
Freddy Sarg, traditions et coutumes d’Alsace, éditions du Donon)