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Le Messti ? D'où vient ce mot ?

MESSTI, MESSTIFEST..... D'où viennent ces mots....

 

Tenues de fête, sourire, bonne humeur sur ces images de Messti..
On voit les stands de friandises et de
colifichets,  stand de photographes, de jeux (Glückstand, jeu de hasard), de jouets…. On notera les tabliers de couleur que portent les filles et au fond des groupes dansent sur la place du village. Les hommes sont vêtus de noir,
les filles de robes rouges sur lesquelles elles portent  des tabliers de couleurs vert, bleu. Les hommes enfilent des bas blancs et des souliers vernis.

 

 

 

carte postale ancienne, collection lanterne

Kilbe, Messti, Kirwe, Chilbi : elle a lieu à l’occasion  fête des récoltes,  de la la fête des moissons, de la fête patronale, en tous les cas autour du dimanche, ce sont les  synonymes de fêtes foraines ou fêtes populaires locales des récoltes ou plutôt fête paroissiale, car il semble que cela soit l’abréviation de « Messtag » jour de grand-messe,  ( par opposition aux messes basses de la semaine ) donc celle du dimanche. La fête se tenait autour de l’église du village sur la place principale du village. La fête pouvait durer plusieurs jours, s’organisaient aussi des jeux de hasard, jeux de cartes, de boules, avec un mât de cocagne, des bals musette et des manèges.

C’est le repos après l’ouvrage, la fête qui récompense le dur labeur. Au coeur de l’été, les groupes se forment, les instruments ressortent, les cuivres principalement, les costumes sombres, les foulards, les coiffes alsaciennes, les tabliers brodés, les ceintures et les robes… et l’on entend déjà  les premières notes sur la place du village alsacien. Les cigognes arrêtent de claqueter… voici le bal des groupes folkloriques alsaciens…

 


« Que le village est joli, quand tous ses habitants sont en costume de fête ! Quel beau contraste entre les hommes tout en noir et les femmes parées de vives couleurs !
Les filles vont, par trois ou quatre, bras dessus, bras dessous, riant bavardant et si belles dans leurs atours des grands jours !
Elle ne se sont pas contentées de mettre leur coiffe, comme les demandes ordinaires, et de poser un fichu et un tablier sur une robe moderne, non, aujourd’hui, elles portent l’ample jupe verte, ornée, dans le bas, d’un ruban brodé de fleurs, le corselet de velours au devant tout brillant de paillettes, la fine guimpe blanche, le fichu et le tablier de soie, brochés de bouquets éclatants… rien n’est trop beau pour le messti ! »

éditions Oberlin, 1947, Strasbourg, Rauzier-Fontayne « Marikele. Aventures d’une petite alsacienne. »

 

c’est les rôle des conscrits de l’année d’organiser
les festivités, les bals, les animations, les jeux, l’organisateur le « Messtiburscht » ou « Messtibüeter » portaient un costumé marqué par le tablier d’honneur blanc décoré qui était le « Bockschüerzel » à la Wantzenau.  (voir notre numéro sur les conscrits n° 181  ainsi que sur le blog de la petite lanterne article :  « conscrits »)

Goethe a pris des cours de danse en Alsace …  
Lorsqu’il était en Alsace (1770-1771), le jeune Goethe n’a pas hésité à prendre des cours de danse car il voulait pouvoir séduire durant les bals les belles Strasbourgeoises.  N’a-t-il pas séduit ensuite la belle Frédérique Brion, fille du pasteur de Sessenheim en Alsace qui lui inspira le personnage de Gretchen dans Faust ?

 

éditions Oberlin 1947, détail d'une image Rauzier-Fontayne, "Marikeke" ou "aventures d'une petite alsacienne".

Le saviez-vous ?

Qu’est-ce que la ceinture
 de la Saint-Jean ?
 Pour la Saint Jean, au XVIème siècle, et attesté jusqu’en 1628, une ceinture de solstice était confectionnée de plantes pour cette fête. Car en ce jour de la saint Jean, au milieu de l’été, les fleurs étaient à leur apogée et devaient être cueillies pour profiter pleinement de leurs vertus. On trouve en Alsace aussi la date de l’Assomption pour certaines plantes, on confectionnait une ceinture avec ces plantes et on les jetait au feu. La croyance populaire voulait qu’elles éloigne des personnes assemblées autour de ce feu, du malheur et des maléfices et autres maladies, qui étaient ainsi détruits. Elles étaient composées d’Artemisia, Johaniskraut.

 

 

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