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Le martyr vietnamien Marcel Van

Dans sa Miséricorde, Dieu a choisi comme messager de l’amour pour éclairer notre
21e siècle déboussolé. Van est l’enfant persécuté qui a basculé du côté des pauvres en ne comptant pour en sortir que sur Dieu. Celui-ci a permis à sainte Thérèse de Lisieux de lui enseigner la petite voie et de le guider pas à pas vers une oblation totale.  Par J-Marc Derzelle

 

le martyr vietnamien Marcel Van

PETITE ENFANCE
     Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, un village du Nord-Vietnam. C'est un garçon sensible, espiègle, et parfois entêté. Près de sa mère, très croyante, il trouve l’affection et un guide sur la voie de la perfection. En effet,  à l’âge de 4 ans, il prie régulièrement le chapelet et organise avec le voisinage des processions fleuries en l’honneur de notre Mère du Ciel. Il vit déjà une grande intimité avec l’Enfant-Jésus. En cette année 1932, il est fou de joie à la naissance d’une petite sœur, Anne-Marie. Mais il accapare tellement le bébé que sa mère finit par l’envoyer vivre deux années chez sa tante Khan.

INTIMITE AVEC DIEU
     A six ans, Van a la joie de retrouver sa famille, car il a l’âge de faire sa première communion. Comme tout le monde le trouve trop petit de taille, son curé l’oblige à faire un complément de catéchisme. Avec un maître qui lui inculque la religion à coups de bambou, il désapprend ce que sa mère
lui avait si gentiment enseigné. Arrive, enfin, le jour tant attendu. Au moment où il reçoit l’hostie, il vit une sainte fusion : « En un instant, écrira-t-il, je suis devenu comme une goutte d’eau dans l’immense océan… Joie d’un entretien en cœur à cœur. » Il demande à Jésus la pureté et le don de la foi pour tous les hommes. Malheureusement, son confesseur lui mettra en tête que la prière du cœur est une divagation inutile, et voilà les élans intérieurs de Van étouffés.
Il va chaque jour communier pour que son père cesse de dépenser l’argent de la famille dans des jeux futiles. Il promet de s’abstenir de vin toute sa vie afin qu’il se convertisse. Cette belle âme, sensible à l’appel de Dieu, ne demande qu’une chose : devenir prêtre pour annoncer autour de lui la Bonne Nouvelle. C'est aussi l’année où l’on entre à l’école. Là encore, l’enfant sensible se heurte
à un maître sévère, brutal et de piètre moralité. Van en est blessé et sa révolte est si vive qu’après 2 mois, le médecin préconise l’arrêt complet de l’école.

HUU BANG : UNE VOCATION COMPROMISE
     En 1935, une question se pose : que faire de cet enfant de 7 ans ? La maman de Van se rappelle un prêtre qu’elle a pu apprécier, l’abbé Nha. Il dirige à Huu Bang une ‘maison Dieu’ censée préparer les garçons de 7 à 12 ans au sacerdoce. Quand elle va découvrir cette école avec son fils, ils sont bien
accueillis. Après quelques jours, Van, devinant la volonté de Dieu, décide de
faire sa formation là. Tout commence bien pour lui : c'est un étudiant brillant, très pieux, que le curé Nha donne en exemple à tous. Ce qui suscite la jalousie  de beaucoup et la haine d’un piètre catéchiste, Vinh. Impitoyable, celui-ci le terrorise, le bat, tente même de le violer. Il exige le secret le plus absolu et lui arrache son chapelet si précieux. Comme le curé est souvent absent, les catéchistes et ses condisciples en profitent pour le traiter d’orgueilleux
et l’humilier. Le garçon est ébranlé, il ne sait plus s’il est encore digne de communier. Il perd sa confiance enfantine en Dieu, présenté ici comme un justicier sévère. Il n’a vraiment personne sur qui compter...

(suite à lire dans le numéro 204 de la petite lanterne....)

 

 

le livre auquel fait référence l'autre J.M. Derzelle pour son article

le livre auquel fait référence l'autre J.M. Derzelle pour son article

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