Articles avec #traditions de noel tag

Publié le 8 Novembre 2008

J'ai publié les dates, voici un lien pour se rendre (un peu) compte du phénomène marché de noël en Alsace :

c'est ici :

link


ou encore (on déplorera la chanson anglaise qui détruit un peu la spécificité rhénane, on peut toujours couper le son)

link



un autre pour rattraper le coup musical :

link

Pour voir à travers les petites fenêtres des maisonnettes des marchés de noël :




un peu de magie avec saint nicolas sur youtube :
(rectifions les cadeaux faits au saint : la carotte, le foin pour son âne, et le verre de schnaps pour l'homme ne sont pas mentionnés, ni les chansons chantées lors de la visite, cette personne prétend qu'on ne le rencontrait pas, ce qui est tout de même faux !! )

Lien pour voir saint nicolas :

link

Dans les livres pour enfants, de nombreux contes pour les rapprocher du saint patron :
ainsi celui-ci

Pour en savoir plus sur le saint : lire cet article de ce blog : Saint Nicolas, la véritable histoire

cliquez ici :
Saint Nicolas, la véritable histoire


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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 5 Novembre 2008

Pour Voir les dates2009 ici :        Marchés de noël 2009

(dernière mise à jour 11 décembre 2008)

Marchés de noël,
marchés de l'avent en Alsace

 et à proximité

(photo : sapin de noël de Strasbourg, place Kléber, toutes les photos petite lanterne, sauf pages capturées des sites)


Barr : 6, 13 et 20 décembre : Marché de Noël de 14H00 à 20H00 et 7,14 et 21 décembre : Marché de Noël de 10H00 à 19H00

Haguenau :
du 22 novembre au 24 décembre, du mardi au dimanche de 10 H 00 à 19 H 00, le lundi de 14 H à 19 H 00


Strasbourg : capitale de Noël :

link

Strasbourg, capitale de Noël / du 29 novembre au 31 décembre 2008 Strasbourg, capitale de Noël / du 29 novembre au 31 décembre 2008

 

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Strasbourg : du 29/11 au 31 décembre : Noël le sens du partage, depuis 1570, de 10 à 20 H 00. Fermé le 25 décembre. 439  ème édition.



Colmar : à partir du 22 novembre au 31 décembre, sauf le 25 décembre.

Obernai : du 29 novembre au 24 décembre.

Riquewihr : du 29 novembre au 21 décembre.

Sélestat : 5 au 24 décembre de 11 à 19 H 00
Visite de Saint Nicolas à 16 H 30 le 6/12

Andlau : 23 novembre de 14 H 00  à 20 H 00 et et le  24 /11 de 10 à 18 h 00

Thann : 28 novembre, inauguration du marché à 17 H 00

Munster : 28 novembre : Bredlamarik, place du marché.




Erstein : 6 et 7 décembre : 9 à 18 H 00

Kaysersberg : 28,29,30 novembre, 5,6,7,12,13,14,19,20,21,22 et 23/12 de 11 à 20 H 00

Riquewihr : du 29 novembre au 21 décembre de 10 à 19 H 00




Rajout d'une ville oubliée dans notre liste primitive :  Mulhouse,  en habit de noël du 22 Novembre au 30 décembre, qui depuis quelques années réalise de nombreux efforts pour que la capitale du Haut-Rhin ne soit pas oubliée des visiteurs fonçant de Colmar à Strasbourg.
link  En terme d'hospitalité c'est souvent réussi !  Et ce veut le "pays des chants et des étoffes".
 Voilà ce que signale l'ambiteux programme 2008 :

"Au cœur du centre historique, lumières et tissus drapant les chalets et les façades, senteurs d’épices et de gâteaux, de vin chaud et de marrons, invitent au voyage de tous les sens.

Plus d’une centaine de chalets s’égrainent place de la Réunion, place des Victoires et de la Concorde en passant par les rues Mercière et les Bouchers.
Les artisans soigneusement sélectionnés y proposent des produits de qualité représentatifs des Noëls alsaciens."


Boutique des étoffes, "féérie indienne",  atelier du Père Noël (chalet du Père Noël, place de la Réunion)  la boutique des musées, le village hongrois, préservons les ours polaires... sont les points forts de la visite dans le centre ville dans son décor de Noël.
 
Détail pratique : 100 000 heures de stationnement gratuites sont distribuées, voir les modalités sur le site Ville de mulhouse (lien plus haut)


(bredele de noël, voir notre article sur le blog : Schwowebredele, petits gâteaux de noël à la cannelle )


Avis à ceux qui désirent découvrir comment réaliser les petits gâteaux de noël (certains livres disent que ce sont des petits fours de noël) se rendront à Mittelbergheim (sur la route des vins d'Alsace) le dimanche 7 décembre pour voir se réaliser et se confronter les meilleures recettes. Bien sûr après coup chacun s'y lancera. Rouleau de pâtisserie contre rouleaux de pâtisserie pour le plus grand plaisir des papilles .... et des kilos en trop.

Bredalamarik

Mittelbergheim :  7 décembre 2008 :

 

Fabrication de petits gâteaux de Noël par des pâtissiers professionnels.

Atelier de pâtisserie pour enfants.
Repas sur place, vin chaud, petits gâteaux.
Spectacle gratuit pour les enfants à 15h.
Mairie
10h-19h






Les marchés de noël, Chriskindelmarkt, Adventmarkt....

 

Chez nos voisins :

Stuttgart : 26-11 au 23.12 : 280 stands, l’un des plus grands marchés de noël. De 10 à 21 H 00
link

Freiburg : 24-11 au 23.12
sur la place de la veille ville. (10 H 30-20 H 30 en semaine et le dimanche de 11 H 30 à 19 H)
link


Rothenburg ob der Tauber : la merveilleuse ville moyenâgeuse dans son cadre magique, du 28 .11 au 23.12




Nuremberg : 28 novembre au 24.12
pour rencontrer la fée “Christkindel” qui est plus qu’un ange, mais une reine angélique élue chaque année. Il semble qu'en 2008 ce soit toujours la même demoiselle qu'en 2007.
Photo ci-contre collection personnelle



(photo panoramique du marché de noël : link)
Vue sur le marché de noël de Nuremberg....
link



(photo de l'an passé, voir aussi notre article sur le sujet :
Christkindel cet inconnu...  ou Qu'est -ce donc que le Christkindel ? )



Lorräch, plus intime, plus proche de nous, très fréquenté par les Suisses 6 Au 17 ?

Ulm : 24-11 au 22 décembre 2008 autour de la cathédrale, on peut y visiter son musée du pain et du pain d’épices proximité de la cathédrale.

Heidelberg : 26 novembre au 22 décembre, 140 stands.

Esslingen : marché de noël avec mise en scène moyen-âge, du 25 novembre au 22 décembre.

Bad-Wipfen : 28.11 au 30.11 ;  05.12 au 7.12 et 12.12 au 14.12 sur la place du marché.

Karlsruhe : du 27-11 au 23.12.2008 sur la place du marché. 130 stands.

Ludwigsburg : du 25 .11 au 22 décembre.

Dresden : le marché du “Stolle” nommé Striezelmarkt, le 574ème du 27.11 au 24/12.(il fait mieux que celui de Strasbourg, 439 cette année).

(pour en savoir plus sur cette spécialité il y en a deux le stolle alscien et le stolle aux fruits de Dresen : Stolle, l'histoire du pâtisserie de noël )

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Marchés de Noël en Suisse 

  il en existe sans doute d'autres, celui qui à notre sens vaut le détour c'est :

Basel/ Bâle  : 130 stands, 29-11 au 23 décembre, de 11 à 21 H 00, magnifiquement illuminée et décorée comme chaque année. Vaut le détour.





 

Hors catégorie :


Un point de visite particulier : les sentiers de Noël d'Osthouse :


 

Attraction vivante toute particulière :

Osthouse : les sentiers de Noël, en fait de l’Avent, car ce sont les 28-29-30 novembre et 5-6 et 7 décembre que se tient, une fois tous les deux ans et donc cette année 2008, à proximité d’Erstein, une série d’animations, contes, fourneaux,histoires, légendes, traditions, organisée par une vingtaine de comédiens et de 150 bénévoles.

 Anti-commercial et charmant, dans le froid de la nuit d’hiver à condition de bien se couvrir, bien se chausser et de consommer du “VinchaudWin” (avec modération) dès 17 H le vendredi et 16 H le week-end. 5 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Le tout se passe dans les champs à la sortie d'Osthouse et dans le village et donne une ambiance toute particulière.
La troupe qui l'organise Project'ill se donne à fond une fois tous les deux ans pour ce projet original où les anciens comme les plus jeunes trouveront des éléments de satisfaction, gustatifs pour plus épicuriens, magiques pour les plus rêveurs, mais aussi sourire et rires...

On peut aussi se reporter au site project'ill c'est ci-dessous :
link



 
Autre attraction depuis 10 ans et chaque année (contrairement à Osthouse).

les contes et les légendes racontées dans le village du pain d'épices. Celui de Gertwiller. ( 67140, BARR, régiond e Sélestat-Obernai) durant Deux week-ends.  29-30 /11 et 6-7 décembre.

29-30 Novembre et 06-07 Décembre 2OO8

Renseignements et
Réservations 
03 88 08 66 65

Autoroute A35
Direction Barr



Tarifs des spectacles
Plein tarif : 3€50
Tarif r éduit : 3€
Pass 4 spectacles : 10€


            7 contes et spectacles             pour petits et grands

                Village Piéton à partir                 de 13H00,

                Animations de rues

                Expositions d'artisanats

                Restaurations à partir
                de 12H00

                Visite des ateliers de                 Fabrication du pain                 d’épices

                Parkings à disposition

 








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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 5 Novembre 2008

Nous  rappelons ici l'histoire des marchés de noël, "Weihnachtsmakt" ou "Christkindelmarkt" (marché de Noël ou de l'enfant Jésus")

(photo : ville de Colmar (68-Haut-Rhin)  illuminée pour l'occasion des fêtes de l'avent et de noël)


Christkindelmarkt : Marché de l’enfant Jésus, marché de noël alsacien, marché de l’avent (Adventmarkt) le plus ancien est celui de Strasbourg et date de 1570. Il fut crée par des chartes, elles réunissaient des spectacles, des crèches et produisaient des produits originaux.  Celui de Nuremberg date de 1628, 1642 à Munich. Tradition rhénane de se rencontrer et de choisir de menus objets, friandises (pain d’épices, d’anciennes illustrations nous montrent la présence de stands de cette spécialité, figurines en chocolat, barbe à papa, marrons chauds, amandes grillées et de menus jouets tout d’abord destinés aux enfants ou à la décoration du sapin (Christbaum voir ce mot), pour la St Nicolas . Afin de se prémunir du froid, on pouvait aussi boire un verre de vin chaud (voir ce mot) et se restaurer un peu tout en choisissant un sapin pour les habitants de la ville et un objet pour parfaire sa parure. ( Etoiles de paille, bougies pour le sapin, boules de verre…).
Aujourd’hui, à en croire Gabriel Brauener, in Saisons d’Alsace, Le marché de Strasbourg  “servirait d’alibi aux autres”,5 on y vendait des jouets, des friandises et de la décoration, de l’ornementation pour les sapins de noël.  Seuls les trois  derniers éléments sont encore vrais.

Parmi les produits originaux vendus à celui de Nuremberg et d’Autriche , le pain d’épices, à ceux d’Autriche les Zwetschgemännlein (bonhommes faits de quetsches séchées), tandis que celui d’Esslingen crée un marché de noël moyenâgeux créant une véritable attraction dans son marché de noël. Un cadre somptueux avec des stands de jeux de l’époque, de la musique des troubadours le tout au pied de la mairie et des tours moyenâgeuses .
Bâle bénéficie, elle , de la décoration somptueuse de Johann Wanner, antiquaire bâlois,  décorateur de la Maison Blanche, des WIndsor, des Grimaldi et du Vatican. 

A Ulm, le marché se situe devant la très belle cathédrale (à tour unique, comme à Strasbourg), un souffleur de verre, des moules à springerlé y sont visibles.

Stuttgart où le marché de NoëL appartient aux traditions depuis 1692, peut s’enorgueillir d’avoir le plus grand nombre de stands, près de 300, qui ont la particularité d’offrir un spectacle tant au niveau des stands que sur leurs toits richement décorés avec talent et audace.  Tout ce que l’on peut imaginer et même au-delà est exposé pour le plaisir des 5 sens. L’ensemble autour de la cour du vieux-château et de deux places. (Patinoire, train à vapeur pour les enfants, spécialités diverses…) Chaque soir s’y tient un concert apprécié. Une journée entière ne suffit pas à parcourir l’immensité et la variété des stands où se pressent de 10 h à 21 h la foule des visiteurs.
 
Revenons à Strasbourg, avant la Réforme, il porte le nom de Nikolausmarkt,  (marché de la saint Nicolas) dont un se tient toujours à Sélestat le jour de la fête du saint.
C’est en 1570 qu’il devient la cible d’une prêche de Johannes Flinner. Il y voit « ein Stück vom Sauerteig der Pharisäer ». Ce qui n’est pas à proprement parlé un compliment pour le  marché de la Saint Nicolas. Sa prêche obtient un succès car dès le 4 décembre de la même année, sont réunis le conseil des 21 et la question de la suppression de ce marché est débattue. Michel Lichtensteiger sur la base de la prédication de Flinner. Il emporte l’adhésion de l’assemblée. Mais afin de ne pas pénaliser les marchands, il propose de déplacer les cadeaux remis à la venue du Saint évêque (6/12) à la naissance de Jésus. C’est ainsi que s’achève une tradition  et naît celle du Christkindelmarkt, marché fugace qui dans un premier temps ne se tient que les trois jours avant noël.  Afin que la coutume (« pharisienne ») cesse dans la population, on édictera le même jour de l’année 1570 un texte punissant de 30 schillings d’amende toute personne  offre des cadeaux dans la ville de Strasbourg. (Dr. L.Pfleger, elsässiche Weihnacht, 1931 p 44).
 
Le marché déménage en 1870 vers la place Broglie à Strasbourg après avoir occupé plusieurs places, devant la cathédrale, devant le château des Rohan, sur la place Kléber (1830-1870), en 1848 dans l’ancienne gare (actuelle place des Halles). 6 Ces stands rentables commercialement étaient loués à Strasbourg pour 14 000 F (2134 euros, les 6 mètres, format préféré des artisans, 10 m pour les métiers de bouche) en 1995 ( L’Alsace du 24/12/95). Attraction à part entière, le marché et noël à Strasbourg draine des milliers de touristes vers l’Alsace, les hôtels affichent complets et l’autoroute menant à Strasbourg est engorgée chaque jour de marché de noël, car « Noël a un pays l’Alsace ».   On est loin de la prédiction pessimiste de Th. Klein de décembre 1862 « mit einem grossen Teile des alten Strassbourg ist auch sein Christkindeleinsmarkt zu Grabe gegangen » annonçant la mort du marché de l’enfant Jésus avec celle du vieux Strasbourg.
(voir aussi Noël, pour tout savoir sur les plus beaux marchés de noël avant de s’y rendre, car rien ne vaudra le détour,  on peut lire un magazine « City Faszinationen, Weihnachtsmarkt » 2006, 5,00 euros, avec 101 Christkindlesmärkte in Deutschland und Europa)

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 20 Janvier 2008

Raucher (Turc qui fume) personnage de 10 à 50 cm toujours en bois, de la région de l’Erzgebirge en Forêt Noire, il est évidé en son centre afin d’y placer un cône d’encens de quelques centimètres, une fois enflammé, un judicieux système d’aération va diffuser l’encens dans le personnage, la fumée s’échappera par sa bouche. Le personnage fume. Toute la créativité des artisans développe l’idée sous diverses présentations saint nicolas, métiers  divers, berger...  Odeur de sapin...
L’encens en petits cônes, et non en tiges du type oriental, diffusé dans les petits bonhommes  (évoquant actuellement  tous les corps de métiers sculptés dans du bois du Erzgebirge) sont nommés  “turcs fumeurs” ou “rauchers” trouvent leur origine dans les rois mages qui offrirent ce présent avec l’or et la myrrhe, toutes trois matières précieuses, dont on ne sait ce que firent la Sainte Famille, sans doute cela servit-il à se rendre et à se cacher en Égypte comme le précise la sainte Écriture.
Selon la légende ce seraient des paysans quelque peu inoccupés durant la morte saison se firent artisan d’occasion et créèrent des personnages à offrir à leurs enfants, et bientôt les “rauchers” les occupèrent à temps plein et deviennent des objets de collection, du moins ceux fabriqués dans le Erzgebirge. (et ne provenant pas d’Asie). Voir aussi Pyramides. Mais une autre tradition semble plutôt que ce soient des extracteurs de minerai d’argent ou d’étain qui se sont retrouvés au chômage, les filons n’étant plus rentables ils se seraient appropriés la matière première restante à savoir le bois qui environnait les mines.
Une autre origine existe, elle daterait de 1848 où un texte autorise de fumer en public (On est bien à l’envers des textes actuels), il était alors permis de représenter un personnage fumant (à l’inverse des publicités pour les disques de Brassens privé de sa pipe ou le héros de B.D. Lucky Luke troquant sa cigarette par un fétu de paille pour échapper aux foudres de la loi Evin). Ce serait donc Ferdinand Frohs qui en 1856 dans un petit village du Erzgebirge, près de Seiffen, crée un premier personnage fumant mais pas de bois. Devant le succès rencontré par cette innovation, on en sculpta ensuite dans le bois.

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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Publié le 12 Janvier 2008

EPICES

IMG-1048.JPG

Que seraient les petits gâteaux de noël (Schwowebredle, Springerle, Zemstarne), les Stolle (Christstollen), les pains d’épices  sans elles. La liste des précieux ingrédients des  pains d’épices se compose de :cardamome, cannelle, anis étoilé, coriandre, girofle, safran, vanille ... 1 Composants de luxe, hier l’apanage des monastères ou de riches marchands, on trouve dans les principaux lieux d’échanges des spécialités culinaires et qui font dire que le temps de l’Avent est la meilleure occasion de la weihnachtsbäckerei ! (pâtisserie de noël). Ces produits au pouvoir évocateur et magique, les épices sont un monde à part dans la gastronomie à croire à certains instants qu’ils poussent en Alsace ! A vrai dire ce sont des archipels des Moluques (surnommé Archipel des épices) qu’elles proviennent.

Les marchands-importateurs ont -trace de ce passé- contribué à diffuser ces précieux composants, le port de Hambourg  héberge depuis presque 10 ans le premier musée des épices, on peut visiter et humer à loisir les petits plus culinaires qui donnent des sensations de voyage, de plaisir et de souvenirs.
Uwe Paap a ainsi sillonné les continents les plus exotiques pour -en reprenant un dicton allemand- voir là “où le poivre pousse”. Quinze années durant ce négociant hambourgeois a ainsi bourlingué et a décidé d’ouvrir ce musée dans la ville de Hambourg.

Cette ville portuaire de l’Allemagne du Nord, est avec New York et Rotterdam, l’une des trois principales places pour le négoce des épices, 29 000 tonnes de cette marchandise (pourtant peu lourde) ont ainsi été négociées à Hambourg.2 

Les visiteurs du musée ne se contentent pas seulement humer les principales espèces d’épices et admirer de grandes photos des zones de culture, ils peuvent aussi se familiariser avec les appareils anciens utilisés pour la récolte et la transformation, que Uwe Paap a rapporté des lointaines expéditions.
Parmi les trésors de cette collection figurent une maquette d’une installation de distillation permettant d’obtenir de l’huile à partir d’épices, un mortier de 400 ans avec lequel les Indiens de l’époque inca concassaient les racines de yucca et un broyeur à marteaux pour épices. Selon les expériences d’Uwe Paap, les technologies modernes se propagent de plus en plus vite pour la récolte des épices. “Cela signifie qu’il a fallu abandonner et oublier bien des méthodes de travail traditionnelles, dit-il; Dans ce contexte, les outils et appareils traditionnels nécessaires à cette fin disparaissent, eux aussi, irrévocablement”. Préserver ces instruments pour la postérité est donc l’un de ses objectifs.
Décrivons en quelques unes de ces précieuses épices.

Anis (pimpinella anisum) provient de Grèce, est une des seules qui sera cultivée en France au XVIème siècle. C’est une plante annuelle de 80 cm de haut qui produit de grandes fleurs blanches.

Cannelle : (cinnamomum verum) connue déjà des Chinois en 2700 av. J.C. Elle ne le sera en Occident que grâce au Professeur Joseph Jussieu en 1750 qui effectua une expédition au Pérou. Cell du Sri Lanka serait la meilleure; Elle est en fait une écorce d’arbre qui se détache du tronc à la saison des pluies. Séchée et roulée, elle sera l’ingrédient incontournable des vins chauds, Schwowebredele, tartes aux quetsches d’automne...

Cardamome (ellateriea cardamomum) : de la même famille que le gingembre, c’est d’un roseau qui produit des gousses que l’on coupe avec des ciseaux afin de recueillir les précieuses cosses. Seules 1 900 tonnes sont produites annuellement pour un marché en progression de 5 % en une seule année.

Girofle : (Eugenia caryophyllus) est en fait un bouton de fleurs d’un arbre originaire d’Indonésie qui ne pousse que sous le climat tropical marin.

Muscade (myristica fragans) : originaire des Moluques, décidément bien pourvues. Les Hollandais, autre pays du pain d’épices,  voulaient s’approprier cette richesse et l’exclusivité du marché des épices en détruisant les arbres. La passion d’un lyonnais, Pierre Poivre, brisa cette exclusivité. La star parmi les épices c’est bien elle -nécessaire à toute bonne sauce blanche pour agrémenter les bouchées à la reine- avec  un taux d’augmentation de près de 31 %.


  (Informations musée :  Dieter Döllken,, photo du port franc de Hambourg, ici on importe, on contrôle et on vend aussi des herbes et des plantes médicinales. IN-Press,  épices : Cette nuit-là en Alsace, Noël, éditions du Rhin   par Bruno Liénard, Daniel Ziegler)

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

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Publié le 12 Janvier 2008

Recette :
Elles varient, mais  il semble que 500 g de farine, 500 g sucre, 4 oeufs, écorce de citron, 60 g d’amandes découpées, une pointe couteau de clou de girofle, 15 de cannelle.
(autres ingrédients rencontrés : pointe d’ammonium recette de 1926, un sachet de sucre vanillé à condition de réduire le sucre à 200 g et d’y rajouter un sachet de levure et 5 g d’anis)
Battre les blancs d’œufs ferme, ajouter du sucre, le jaune d’œuf, mélanger avec le reste.  Râper le citron, les amandes très fines seront alors incorporées. Travailler la pâte,(certaines recettes précisent 45 minutes de mélange)  la laisser reposer au frais une bonne heure. (jusqu’à 24 h selon les recettes). La pâte sera étalée, mais plus épaisse que pour les wihnachtsbredele, donc assez haute.
Les moules à springerlé seront saupoudrés de farine, puis appuyés sur la pâte. Sur une plaque enduite de beurre l’on déposera le tout une nuit durant. Cela semble le minimum mais les recettes sont nombreuses à préciser 24 heures minimum.
Pour la cuisson, dans un four pas trop chaud, laisser cuire les springerle 20 minutes en laissant la porte du four ouverte, puis à four mi-chaud et la porte fermée, cette fois, finir la cuisson. (jusqu’à 45 minutes en surveillant pour les moules les plus grands). Le gâteau doit rester blanc et le pied à peine doré.
Une autre recette de 1907 de Stuttgart y rajoute une cuillerée d’eau de vie de Kirsch  ou d’autres alcools, une recette plus épicée y met 5 grains de cafés moulus, cannelle, anis et coriandre et une pincée de sel.  (moule contemporain, en vente à Strasbourg reprenant un ancien modèle, environ 31 euros)
 
Offrande faite aux dieux, au moment de la Julfest, une célébration de plein hiver des tribus germaniques païennes. Les cérémonies de Jul-fest ont inclus le sacrifice des animaux aux dieux, dans l'espoir que de telles offres apporte-raient un hiver doux et un premier printemps. Offrandes faites au moment de la chevauchée sauvage, dont il reste quelque chose dans les offrandes que les enfants déposent à l’âne de St Nicolas ou aux rennes du père noël. Jadis, les personnes pauvres qui ne pourraient se permettre de tuer aucun de leurs animaux ont donné les sacrifices symboliques sous forme de pains et de bis-cuits animal-formés. L’enracinement des petits gâteaux de noël en Alsace n’est peut-être pas si innocent que l’on pourrait le penser.

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Publié le 12 Janvier 2008



« Assa un Trinka hàlta Kerwer un Seel zamma »

Manger et boire retiennent le corps et l’âme ensemble.





CIMG-0908.JPG‘est lorsqu’au petit matin d’hiver se dessine un ciel rouge, que les Alsaciens commentent  « l’Enfant-Jésus cuit ses bredele » Ou encore les « Engèle bàche » ce qui confie la même tâche de cuire les « schankele, anisbredele, Nùsshifeler, Hirzhernler » (traduit mot à mot : petites cuisses, petits gâteaux à l’anis, petit tas de noix et croissants de lune) aux anges. 
Les pâtisseries –consistantes- composées avec les fruits d’automne devaient utiliser ces fruits,  reconstituer les forces perdues pendant le jeûne du temps de l’Avent et celui plus strict du 24 décembre, journée consacrée à Adam, premier homme. Le sucre, denrée précieuse, était conservée dans une boîte de fer chez le pharmacien. Utilisé avec parcimonie, réservée  aux élites, dès le XVIIeme il arrive dans les maisons bourgeoises mais reste cher. On comprend qu’un cadeau fait de sucre était donc plus qu’un don précieux, il était destiné à reconstituer les forces, symbole de la puissance tant dans les motifs que la composition.  Au XIXème, le sucre de la betterave sucrière se répand dans le reste de la population.

Nous avons déjà évoqué les moules vernissés qui sont de véritables objets d’art populaire alsacien. Ils étaient utilisés à des occasions bien précises, le moule en écrevisse, en forme de bébé….  
En dehors des poteries, on trouve aussi dans les ménages les moules à pains d’épices et pains d’anis. La pâte à base d’anis remplissait parfaitement les moules et permettait ainsi de reproduire parfaitement les motifs qui étaient sculptés dans le bois. Je devrai dire « creusé  en creux » dans les moules. Ces gâteaux ne se déformaient pas à la cuisson. Ils étaient également durables, ces gâteaux pouvaient se conserver, voir être peints (et oui ! avec de la peinture alimentaire ou non, dans ce cas évidemment ils n’étaient plus consommés) et ainsi l’objet confectionné devenait aussi décoratif que le  moule lui-même.  On raconte qu’il faut le laisser reposer quelques semaines après cuisson, mais frais ils sont excellents. On peut donc en déduire que c’était une ruse de la ménagère pour éloigner les prédateurs de sa précieuse production.
Motifs :
Le cœur est très répandu en Alsace, ou encore tout motif trinitaire (fleur) ou symbolisant la fortune.  Ceux qui  faisaient profession de les sculpter sont nommés Letzelter ou Lebzelter qui sont les anciens termes pour Lebkuechler soit les Lebkuchen (pains d’épices). Au moyen âge, celui qui crée la pâtisserie est aussi celui qui a sculpté le moule dans le poirier ou le noyer.  Mais il existe encore des sculpteurs ou des  mouleurs qui se spécialisent dans ces moules, à Marmoutier, le magasin Noël à la poterie, avec ses artisans Le potier M. Ernenwein et Poterie Audrey (image de gauche ci-dessous)
78 Rue du Gal Leclerc vous proposent des moules en terre cuite pour un prix de 6 à 24 euros. www.poterie-ernenwein.com/springerles.html qui sont des reproductions d’originaux, qui datent du 16e au 19e siècle, se trouvent dans différents musées à travers l'Alsace ou chez des particuliers. Il s'agit d'une très riche collection qui s'est agrandit au fil des années pour rassembler aujourd'hui 150 modèles différents.

Un site anis paradies  (suisse) en proposent des sculptés.


 Dans la même famille ,on trouvera donc les « springerle », selon les auteurs germaniques, ils sont de la même famille que les speculatus  (spéculatius) en pâte sablée, pressés dans des moules en bois sculptés. Ce dernier objet est devenu une spécialité hollandaise et belge, peu d’artisans alsaciens les fabriquent encore.
Alors que les moules eux font florès sur les marchés d’antiquaires, les marchés de noël Outre-Rhin et plus rarement en Alsace dont les marchés de noël sont souvent trop envahis de productions chinoises et plastifiées sans âme, ni origine.  

Distinction avec les wihnachtsbredele
Les petits gâteaux de noël de noël sont réalisés à l’emporte-pièce (c’est-à-dire des pièces en fer vidées en forme de cœur, d’animaux ou d’objets de noël), les springerlé eux sont pressés sur la pâte ou la pâte pressée sur le moule, les deux écoles s’affrontent. Ce débat de spécialistes nous dépasse. Au XVIème siècle, il semble qu’apparurent les premières planches de bois sculpté, taillé et creusé à la gouge, au ciseau ou au burin. Elles étaient en bois fruitier dur et au grain fin (poirier ou pommier). 
Les moules pouvaient être de petite taille, circulaire, rectangulaire ou en forme de cœur.
Ces moules ont aussi servi à faire les modèles pour les fabricants d’objets en cire (ciriers) puis plus tard pour imprimer les tissus, les cartes à jouer et les gravures.

XVIIIème siècle, ils devinrent plus grands, rectangulaires, datés et marqués d’initiales. Les Springerlé s’inspirent des Bibles illustrées avec leurs gravures sur bois.
Les premières planches nous renseignent sur les traditions de l’époque des graveurs, les croyances ou les tenues vestimentaires.

Le moule peut devenir « rouleau » à pâtisserie gravé de formes, il reste en bois mais aussi rouleau à pâtisserie en porcelaine (1850), verre (1820 aux USA), mais on s’éloigne de la grande planche ou du petit moule unique.

Les springerlé ont contribué à nous transmettre la connaissance de ces époques révolues dans le milieu populaire. Ils furent à des moments de faible propagation culturelle, ou la mobilité géographique était réduite, des éléments de savoir et de connaissance, tant du point de vue religieux que culturel. Ce n’est que plus récemment que les motifs devinrent symboliques, même politiques (le Kayser y est même représenté en pied, ou la croix impériale au moment de l’unité prussienne impériale imposée par Bismarck.).

Objets de musées : Une planche unique de bois datant de l’année 1699,   de 76 centimètres de haut et 29 centimètres de large composée de 28 images, est conservée à Ulm. Les modèles sont des cavaliers, des blasons, des fleurs et des animaux de légende.   Le musée alsacien conserve un couple du XVIII e siècle dont on distingue les tenues, chapeau à plume et bicorne, souliers et redingotes parfaitement identifiables. Une fileuse avec son rouet en costume au XVII ou XVIII e siècle ou encore celle que croit être « Berchta » (Perchta) . Le thème de la fileuse est très apprécié car selon les légendes alsaciennes, il était interdit de filer de la laine à ce moment de l’année, entre le 24 décembre et le 6 janvier, que l’on nomme « S’Kleine Johr ». Des légendes racontent les mésaventures de celles qui outrepassent certains interdits. Elles peuvent ainsi se voir condamnées à devoir finir de filer les 12 bobines avant le matin, sinon elles y perdraient la vie ou connaîtrait un grand malheur. Filer c’est créer, le fil s’identifie aussi à la vie. Le Musée alsacien n’est pas le seul à avoir reconnu la valeur de ces créations, le Musée du Springerle - Musée des Arts et Traditions Populaires
11 rue des Remparts, à la Petite-Pierre rassemble ces mêmes chefs d’œuvres de l’artisanat populaire.

Saisonnalité : présent à chaque moment de l’année, on saisit la particularité de ces gâ-teaux et la richesse de leurs motifs. On en offre aux divers moments de la vie. Pour le baptême (un poupon), pour l’entrée à l’école (un abécédaire, ou chaque lettre pour fêter l’entrée dans le monde de la connaissance) ;  plus tard encore pour les fiançailles ou le mariage.  Pour les moments importants de l’année on trouvera les thèmes bibliques de la mort du Christ en croix, de la résurrection, ou encore les thèmes du printemps et de l’été avec des recettes particulières pour la saison estivale (avec des herbes ou des arômes de plantes de l’été). Dans les motifs symboliques particuliers, on trouvera le gant pour la protection. On pouvait déclarer sa flamme au moyen d’un cœur.
Plus tard, au XIXème siècle, c’est l’entrée du monde moderne dans le Springerlé avec des carosses, des trains, voitures, Zeppelins, téléphones, radios… tels les images reprises dans les moulages, en chocolat, des calendriers de l’avent actuels.


Fabrication :
La règle des 2 x 24 h
La pâte doit être longuement travaillée (les robots semblent les outils les plus adaptés), pas fermement, mais longuement (20 à 45 min. selon les recettes)
24 heures de repos de la pâte
24 heures de repos pour le gâteau formé avant de cuire.

Littérature : pour découvrir l’amour de la découverte du Springerlé, un livre d’un conservateur de musée qui tente de redécouvrir le savoir passé de la fabrication de ces gâteaux, ses expérimentations, ses joies et ses déceptions dans un livre intitulé « Springerles-Back-Lust » vécu (c’est dans le titre) par Elke Knittel et Rolf Maurer, Silberburg-Verlag. (2004, Tübingen). A vos fours ! 


Springerlé : prononcez : « chspringuerlé » signifie « sauter, bondir, jaillir » ce terme provient de la réaction de la pâte qui en emplissant le bois taillé, bondit, jaillit de la forme réalisé à l’aide du moule.Une autre signification proviendrait du Ritter (cavalier) souvent représenté pour le Springerlé offert aux garçons. Mais la vision de la montée de la pâte lors de la cuisson renforce la première explication. .Il convient de préciser que le moule sert à dessiner un modèle, tel un tampon en creux. Le moule en bois ou en terre cuite, n’est pas cuit, il sert à la fabrication, tel un emporte-pièce.
Petit gâteau typique de la période de l’avent, provient de la régioIMG-0909.JPGn rhénane, ( région Souabe précise un auteur, Sud de l’Allemagne, sans oublier la Suisse)  et bien sûr l’Alsace, contrairement  au Spekulatius qui provient de nord. Le Spéculoos est le biscuit belge par excellence. La présence importante des épices vous fera sans doute penser à du pain d’épices décliné dans une version à pâte dure. Le Springerlé était traditionnellement confectionné dans ces moules de bois sculptés  dans le poirier, noyer, érable. Le speculoos est donc son cousin du nord,. 
En français  pour qualifier le« springerlé Model » on peut parler de « moule à pain d’anis » car des grains d’anis sont disposés sur la plaque où seront déposés les petits gâteaux formés.
Ses motifs reprennent des traits symboliques mais aussi des  cavaliers, animaux. (cygne, chiens),  blason de ville ou familiaux, fruits, scènes champêtres, scène galante ( !), vie, joie, mort, allant même jusqu’au grotesque, mais les thèmes ou scènes bibliques furent les plus répandus. Certains sapins furent décorés avec ces objets comme pour les « bredele » les « oublies »  (Oblaten) ou les pains d’épices. Ces derniers semblent être les descendants d’offrandes faites aux dieux dans l’antiquité Leib… Kuchen.
La tradition de la confection des Springerlé est attestée dès le 13ème siècle dans la région du Sud du Rhin notamment dans les couvents.

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notes de l'article :
1 « Specula » signifie « miroir » et « speculator » : «  évêque ». Il semble qu’ils étaient réalisés pour la visite de l’évêque Saint Nicolas.
 2.  Arts et traditions populaires d’Alsace, Georges Klein, Alsatia éditions, p. 168, réédition d’un livre de 1973. Strasbourg.
  Irène KrauB « Weihnachten hierzuland, Bräuche, Symbole und Rezepte aus Baden und Schwaben », Silberburg-Verlag, 1-2005, Tübingen. Image page 69 ; un joli livret « Springerles-Back-Lust » erlebt von Elke Knittell und fotografiert von Rolf Maurer, Silberburg Verlag 2004 Tübingen. 

  Personnage du panthéon germanique, compagnon du dieu Odin dans la chevauchée sauvage. Elle apparaît  aujourd’hui dans les contes, une image plus positive, plus lissée, assagie. Elle apporte même des cadeaux dans certaines régions germaniques. Elle aurait même la capacité de faire tomber les flocons de neige dans les contes actuels. Tout en donnant naissance aux enfants selon la légende maîtresse du puits de la naissance. Elle en a la garde, symbole de la fertilité (au cœur de l’hiver, comme les rites de St Nicolas ou du Christkindel qui avec sa baguette touche les enfants ou les fouets du Hans Trapp chassant avec son fouet les esprits et libérant les forces de la nature en même temps que le solstice. Sur les gravures plus chrétiennes c’est la Vierge Marie que l’on trouve agenouillée devant ce puits.  On pouvait la voir accompagnée de chats comme la déesse Freya. N’oublions pas qu’elle devait charrier dans la chevauchée sauvage les âmes des enfants des limbes, ceux morts sans baptême. Holle et Helle (l’enfer) ne sont pas très éloignés. On la retrouve sous les traits très positifs de la « mère noël » qui est courante dans le nord de l’Allemagne. Son image négative est totalement gommée, comme Odin (Odhinn) Wotan (dieu cruel germanique) est totalement positif sous ses traits de père noël alors qu’il en est l’héritier.(cf petit dico des traditions alsaciennes de noël, Franck Schwab, petite lanterne n°113)


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Publié le 31 Décembre 2007


(avec en arrière-fond musical : in der Weihnachtsbäckerei, dans l'atelier des gâteaux de noël, instrumental)

Petite recette des Schwoebredele (ce sont des petits gâteaux ou petits fours à la cannelle) 250 g de beurre, 1 oeuf, 250 grammes de sucres, 10 g de cannelle, 125 g d'amandes moules, zeste râpé de citron et un demi citron, 750 g de farine Mélanger les ingrédients, laisser reposer une nuit le lendemain étaler au rouleau à pâtisserie (comme sur les photos du blog) Pas trop épais, pas trop de farine, privilégier des gâteaux fins, c'est meilleur, plus vite cuit, et moins dur. découper les formes à l'emporte pièces (varier les formes pour le plaisir des enfants) badigeonner avec un jaune d'oeuf. Pendant que vous préparez une plaque, préchauffer le four, enfourner et surveiller pendant que vous préparez la plaque suivante, four 6 à 7 cuisson 10 à 15 min selon l'épaisseur. Amusement familial garanti.... POUR LES PHOTOS VOIR L'ARTICLE SUR LES BREDELE...... undefinedundefinedundefined

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Publié le 27 Décembre 2007

Sur d'anciennes illustrations de noël on trouve souvent outre les casse-noix (notre petit entrefilet d'hier) des polichinelles, des peluches (notamment des ours, pas avant 1907 !) des chevaux de bois... Les boîtes dont s'échappent des lutins ou des caspers seraient aussi des représentations des rites de fertilité, si l'on en croit un livre consacré au Père noël. Ce dernier estime que le personnage est en fait un chaman le dernier représentant d'un culte païen. En fait pas si mal vu que cela lorsque l'on voit les maisons décorées de père noël (plastifiés) qui en tombent... Ces délires ne se voient qu'en France, ailleurs c'est plus sobre, en Allemagne ce sont des pyramides de noël avec 7 bougies qui illuminent les fenêtres, des guirlandes, des étoiles... d--cembre-image-chicor--e.jpgd--cembre.jpg

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Publié le 26 Décembre 2007

Il a une certaine proximité avec le Christkindel alsacien, sans être le même,(voir notre autre article) (Christ : Christ, Kindel : enfant) En Alsace : il porte un voile sur le visage (tulle, robe de mariée, rideau, selon les moyens) une couronne de bougies enflammées sur la tête, à la manière de la Sainte Lucie (Suédoise, sans doute un héritage de l'invasion des Suédois en Alsace), une clochette à la main (comme pour saluer la présence du Christ) et à l'aide d'une baguette (rite de fertilité) elle touche les enfants et jette des fruits dans la pièces (rite d'ensemencement) Malheureusement le Père noël a grignoté presque toutes ses parts de marché. A Nuremberg : pas de voile devant le visage (cela gâterait !) , mais des ailes (c'est un ange !), une couronne dorée mais pas pas de bougies enflammées, pas de clochette. Elue (car c'est une jeune fille) pour deux ans, le Christkindel de Nuremberg n' a que 18 ans. Les enfants s'approchent d'elle avec facilité et bonheur, elle est néanmoins dotée d'un service d'ordre, car elle est assaillie de "fans" de tout des âges et de toute nationalité (à vos appareils photos). Mais contrairement au Père Noël pas de pleurs, pas de cris. C'est le charme féminin qui joue. Voici nos photos de Nuremberg de la semaine passée. Très photogénique, celle qui a été élue cette année. undefinedundefinedIMG-1035.JPGIMG-1015.JPGundefined

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