Stille Nacht, "Douce nuit", l'histoire de la chanson de noël

Publié le 13 Décembre 2010

 

Un petit extrait de notre article du numéro 153 :

 

 

  Oberndorf Stille Nacht2

C’est la chanson  de Noël la plus adaptée dans le monde entier, 300 versions dans presque toutes les langues et dialectes, aussi célèbre que Noël Blanc (White Christmas) c’est évidemment la chanson de Franz Gruber (1787-1863) «Stille Nacht»  Elle naquit en 1818, lorsque le prêtre de la paroisse Josef Mohr (1792-1848) demanda au jeune organiste remplaçant et instituteur (on note bien que nous sommes en Autriche et le curé et l’instituteur ne se battent pas par laïcisime) de composer une mélodie qui convienne pour deux voix solos avec choeur ainsi qu’un accompagnement pour guitare. On oublie souvent qu’une guitare était prévue dans l’oeuvre d’origine ainsi que dans la première représentation de l’oeuvre. Les paroles écrites par le prêtre dans l’année écoulée, sous la forme d’un poème.  Une légende raconte, l’abbé Loeb en avait fait un conte que nous avons publié dans un de nos numéros de noël, que l’orgue de l’église d’Oberndorf était en si mauvais état qu’il fut impossible d’y interpréter un morceau. Ils écrivirent une chanson pour ténor, soprano et basse qui fut donnée pour la première fois dans l’église Saint Nicolas à Oberndorf près de Salzbourg, devant le maître-autel dédié à St Nicolas à la Noël 1818.
  La chanson  dont le nom exact est : «Kirchenlied auf die heilige Christnacht» (chant d’église pour la saint nuit de naissance du Christ) se répandit -anonymement- dans un premier temps dans les répertoires de chansons de noël dans le Tyrol (1819), Leipzig (1832), New-York (1839), les missionnaires la véhiculèrent sous d’autres cieux. Pour en compter aujourd’hui plus de 300 versions. (ci-contre : Oberndorf : c’est là que fut donné la première interprétation).
douce nuit (suite)
Un succès emplit de modestie et anonyme :  Il est assez étonnant que cette oeuvre fut dans un premier temps attribué à des grands compositeurs classiques Haydn, Mozart ou Beethoven qui en furent les heureux bénéficiaires.  Ainsi on pense que le succès de cette oeuvre ne fut que peu connu de leurs auteurs. Il ne s’agissait pas d’une «grande première»radiodiffusée ou télévisée, ce ne fut «qu’»une» messe de minuit.
 La controverse ne cessa que lorsqu’on retrouva un manuscrit de la main de Joseph Mohr oublié de «Stille Nacht»  avec dans le coin  supérieur droit de ce manuscrit la mention «Mélodie de Fr.Xav. Gruber».
Le prêtre qui administra ensuite plusieurs paroisses finit ses jours à Wagrain, il fut curé de cette paroisse, il avait légué ses biens aux déshérités aux soins des personnes âgées et à l’éducation des enfants des alentours. Ainsi une école Joseph Mohr vit le jour dans le village près de sa tombe et du mémorial. L’évêque le décrivit comme comme un «ami fidèle de l’humanité et des pauvres, un père aimant et secourable».
Le miracle de noël ne réside-t-il pas dans le fait que ce soit une oeuvre d’un prêtre secourable et aimant et d’un compositeur méconnu dans son village. Qui fit ainsi le tour du monde sans enrichir ses auteurs, ou que cela ne leur tourne la tête,  pour la plus grande gloire de Dieu.
Puisque nous avons parlé de poste dans ce numéro, le deuxième bureau postal le plus connu d’Autriche est celui de Stille Nacht., exploité par la SA Österreichische Post. Il est logé dans la maison Bruckmann sur la place Stille Nacht, dans le Musée du patrimoine d'Oberndorf.
Toutes les lettres et cartes postales mises au bureau de poste spécial jusqu'au 24 décembre sont pourvues du timbre de Noël de l’année et  marquées du tampon spécial «Stille Nacht», sans supplément de coût.

 

 

StilleNacht1948

 

Deux timbres à l’effigie des deux créateurs de la mélodie «Douce Nuit», timbre de droite : 1987 : Joseph Mohr, parolier (1792-1848) il repose au cimetière de Wagrain, l’école qu’il a fondé porte aujourd’hui son nom.
Franz X. Gruber, compositeur (1787-1863)
timbre de gauche : timbre de 1948, pour les 130 ans de Stille Nacht.

 

2010-0664.JPG

 

 

 

 

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Il est né le divin Enfant...

 

Photo : Waggerl Haus à Wagrain, région de Salzburg  dans cette maison furent écrits les contes : Worüber das Christkind lächeln musste" und "Warum der schwarze König Melchior so froh wurde") par K.H. Waggerl.
Près de cette maison vécut aussi Joseph Mohr compositeur des paroles de la chanson Douce nuit.  Une certaine magie habite donc ce village de Wagrain. 

 

 

stillenacht

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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