Noël destructuré...

Publié le 4 Décembre 2013

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Juché sur son cheval avec sa cape rouge, entouré de plus d’une centaine d’enfants et de parents armés d’une lanterne toute illuminée, entonnant un joyeux «laternà, laternà». Voilà qui spontanément réjouit le coeur.


Réaction insensée ?

 

Non dans cette froide nuit -décalée au 15 novembre- dans les rues de la cité médiévale de Molsheim, les enfants entourant Saint Martin sur son cheval vêtu de sa chlamyde rouge, portant son épée,  croisent une tradition ancestrale, ils renouent sans qu’eux-mêmes ou leurs pédagogues ne s’en aperçoivent avec les traditions les plus reculées de la magie de la nuit que l’on tente de briser,  si l’on porte son regard encore un peu plus loin vers l’évangélisateur de la Gaule  (même s’il ne fut pas si influent que cela en Alsace, qui doit plus à Saint-Florent et à Saint-Fridolin, et même aux plus anciennes croyances de la nuit et de l’hiver.


Réjouit aussi car Saint-Martin était jadis, outre le coup de départ de carnaval pour les Rhénans (11-11 à 11 h 11), le départ du temps de l’Avent.

 

Trop tôt ? A en juger par les commerces  il ne semble pas, qui distribuent catalogue de jouets à profusion dès avant le 20 octobre (une semaine plus tôt chaque année, le chaland s’interroge Noël tomberait-il le 25 novembre cette année ?

 

Ai-je oublié quelque nouveauté calendaire imposée par le gouvernement ?) Et sur ce point  aussi, on rejoint  l’Avent progressif qui débutait si tôt.


En fait, l’époque contemporaine a désacralisé la fête, Noël est fêté bien avant Noël, déstructuré comme la nouvelle cuisine, on dévore des bredele, les Stolle,  on vide la calendrier de l’avent rempli de bières, de jouets ou de préservatifs (véridique !) dès le 3, on apprécie les décorations, on monte sapin le 6 décembre,  et la fête elle-même s’en trouve désacralisée, comme déshabillée.


S’il lui restait sa substantif moëlle, la naissance de Sauveur, Dieu venu dans le Monde, ce serait un mieux,  ôter le papier pour mieux apprécier son cadeau. Apprécier le coeur et le centre de la fête.


Mais le sapin déplumé, fait triste mine déjà le 25 décembre et s’étiole d’attendre la venue des rois. Qu’il ne verra arriver que du fond de sa poubelle, couché sur le trottoir ou depuis le hall d’Ikea (avec son bon de réduction en cas de retour du sapin).

 

Les rois  faute d’étoile au dessus de l’ étable,  à l’instar de beaucoup d’entre nous ne trouveront ni votre demeure ni  le Sauveur. 

 

Comme étouffé par les ronces, parasites du centre de la fête.  Et souvent nous refusons de voir le vrai sens de Noël, vous comprenez, nous vivons avec notre temps, ces croyances c’étaient celles de nos (grands) parents !

 

Et nos familles n’en sont plus vraiment.
Comme la cuisine , elles sont «destructurées».


Si tant de traditions sont greffées autour de Noël c’est qu’elles ont porté, explicité, véhiculé le message de Noël à chacune des générations antérieures de l’homme du XXIème siècle.

 

Elles portent l’essence, le miracle de Noël, elles ont encore des choses à dire à l’homme contemporain, s’il porte sur Noël un regard d’enfant, ce regard précisément qui le fera plus tard entrer dans le royaume de Dieu», le Paradis, la Noël éternelle, où le cadeau éternel c’est Dieu !

 

 

 En un mot : Joyeuse fête de la Nativité du Sauveur !

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Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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