MARIA VALTORTA : MYSTIQUE AU PAYS DE JESUS

Publié le 9 Mars 2008

valtorta.jpgL’évangile tel qu’il m’a été révélé
le “reportage” MP 3 au temps de Jésus.

 
L’oeuvre centrale de Maria Valtorta (1897-1961), l’évangile tel qu’il m’a été révélé note 1 , vient d’être publié en MP3 note 2 . La nouvelle technologie se met donc au service de la parole de cette mystique née à Caserte le 14 mars 1897. d’un père étant militaire de carrière, la famille se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de l'affectation de son régiment.

Photos : Maria à l’âge de 15 ans,
et Maria allitée  en 1943 (de 1934 à sa mort) pendant laquelle elle écrivit son autobiographie. Documents Saint Gabriel Production saintgabriel@free.fr

L’oeuvre centrale que nous venons de citer n’est qu’un morceau de ses 122 cahiers, soit près de 15000 pages manuscrites, qui ont la particularité de comporter des descriptions précises des visions et révélations qu'elle dit avoir reçues du Seigneur entre 1943 et 1951 essentiellement.  Les voir aujourd’hui en CD MP 3 du moins pour les 4 premiers tomes, prêts depuis février 2005, est une réussite pour cette fondation non fiscalisée devenue fiscalisée pour les besoins de la diffusion de cette oeuvre. Il existe dorénavant 70 heures d’écoute ! Car le format permet de compacter les fichiers, ils ne peuvent être lus par un lecteur de CD classique, mais par les lecteurs (récents) de DVD  de salon branché sur le poste de télévision ou plus simplement des lecteurs de CD MP 3. Ou encore des  lecteurs CD des ordinateurs et être basculés ensuite sur des lecteurs MP3. En attendant les 6 tomes suivants (5 à 10).3  Cette technologie de radio sur support MP3 révolutionne actuellement le monde des ondes. 4

Ces oeuvres sont particulières en ce sens que M.Valtorta assiste aux événements, dit qu’elle voit à droite, à gauche, revient à tel endroit, décrit les odeurs, les parfums, s’attache à décrire la nature les arbres en fleurs, les couleurs vues, les tissus, la météo ressentie, la chaleur du desert, la poussière, le ciel et ses nuages,  le froid mais aussi les costumes, les bruits, les chants des humains et ceux des oiseaux... Autant de détails qui pourraient confondre celui qui n’a aucune documentation sur l’époque. Si Maria était dérangée pendant une vision, la vision s'arrêtait là où elle était, et l'action reprenait dès que Maria pouvait continuer son travail de rédaction. Ou la vision cesse car cela semble trop à son Messager pour la santé ou l’état de fatigue de la femme. 
Pendant la première guerre mondiale elle s’est enrôlée comme infirmière-samaritaine à l’hopital militaire de Florence.
Le tournant de son existence qui va marquer l’offrande complète de sa vie  se situe en 1920, tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère, elle est agressée par un jeune dévoyé qui la frappe violemment dans le dos avec une barre métallique.  Déjà malmenée par sa mère, qui l’aime peu, la rudoit, et brise ses projets d’union par deux fois. Ce nouvel évément va bouleverser sa vie car elle doit garder le lit durant trois mois et en restera affectée toute sa vie. En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane. Le 1er juillet 1931, elle s'offre au Seigneur comme victime expiatoire pour les péchés des hommes. Suite à l'agression dont elle fut victime et à son acte de donation totale, sa santé se détériore progressivement. Dès le printemps 1934 elle demeurera définitivement clouée sur son lit de douleur. Elle a quitté ce monde le 12 octobre 1961.

Un temps critiquée5 , les visions de Maria Valtorta ont eu aussi leurs défenseurs ainsi Le grand théologien de l’Ordre des Servites de Marie, Alexandre Roschini, mariologue de renommée internationale décédé en 1977, écrivait ceci en 1973 alors qu’il était professeur à l’Université pontificale du Latran, à Rome: «Je me sens dans l’obligation d’avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés ou inédits de Maria Valtorta, a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’oeuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime».

Elle n’ajoute rien à l’évangile, mais elle enrichit et approfondit la lecture et la compréhension. Ce qui a fait dire au vénérable Gabriel M. Allegra o.f.m. que c’est un chef d’oeuvre, dons de nature et dons mystiques harmonieusement conjoints. “chef d’oeuvre de la littérature italienne, peut-être, faudrait-il dire de la littérature chrétienne mondiale.

La visionnaire suit d’abord la famille de Marie, ses parents Joachim et Anne, puis Marie, enfin Jésus c’est la principale partie de l’oeuvre avec les années du ministère public du Christ, sa passion, sa mort, sa résurrection, son Ascension jusqu’aux débuts de l’église et l’Assomption de Marie.
Des passages touchants éclairent des situations tues ou déformées par l’interprétation des évangiles. Donnons deux exemples, Jésus quitte Marie pour débuter son ministère public, touchante scène de la séparation, du dernier repas avec Marie, d’une prière en commun, d’un sac préparé d’une explication de la douleur de Marie. Du conseil de Jésus de se rapprocher de la famille. Et enfin il parait plus clair que la famille de Jésus, qui selon les évangiles le tenait pour fou, n’approuvait pas son ministère public, ses prises de position contre l’autorité religieuse, la mise en danger par son opposition au sens commun qui n’est pas le sens divin. L’annonce du poignard qui transpercera le coeur de Marie  au moment de la présentation de son Fils au temple est éclaircie de la perte à douze ans à l’occasion du pèlerinage à Jérusalem où Jésus se fait questionner par les scribes du temple, une nouvelle épreuve oubliée celle de la séparation et du départ de la demeure de son fils. Le fils quitte Marie veuve de Joseph.
S’ajoutent ensuite aux récits des réflexions sur la scène décrite. Prenons celle évoquant les tentations au Jardin des Oliviers, on peut lire ceci : (ou en MP3 entendre ceci)
Ainsi Jésus dit: "Aucune douleur ne m'a été épargnée: ni celles de la chair, ni celles de la pensée, ni celles du coeur, ni celles de l'esprit. Toutes Je les ai éprouvées, de toutes Je me suis nourri, de toutes Je me suis désaltéré jusqu'à en mourir... Mon humanité fut semblable à celle d'un lépreux tant elle était frappée et humiliée... L'Homme-Dieu qui avait en Lui-même la perfection de la beauté physique apparut alors, aux yeux de ceux qui Le regardaient avec amour, avec curiosité, ou avec mépris, laid: un "ver" comme dit David, l'opprobre des hommes, le rebut du peuple."
Ou encore ce passage “Mon amour pour mon père et pour les enfants de Mon Père M’a amené à abandonner mon corps à ceux qui Me frappaient... à ceux qui croyaient faire une œuvre méritoire en M’arrachant les cheveux, la barbe, en Me transperçant la tête avec des épines, ... en déboîtant mes membres, en découvrant mes os, en arrachant mes vêtements et donnant ainsi à ma pureté la plus grande des tortures, en M’attachant à un bois, en M’élevant comme un agneau, égorgé aux crocs d’un boucher”. On mesure la dimension de la réflexion mystique, si elles n’étaient que cela elles seraient déjà très impressionnantes et dignes d’intérêt.
Parsemés de détails sur les rites, les costumes, les cultures,  qui après les travaux et les découvertes récentes sonnent justes, la vraisemblance est indéniable6 . “des dates scientifiquement justes” précise Jean Aulagnier, polytechnicien français, mais les lieux mêmes qu’elle n’a pas visité physiquement sont justes. le professeur Dreyfus archéologue de Jérusalem, se disait “impressionné par la présence de nombreux lieux où Jésus est passé qui ne sont connus que par des spécialistes” et qui sont correctement décrits dans les livres. Une bonne analyse psychologique des personnages en toute cohérence.  L’oeuvre est ainsi. Le style a un peu vieilli dans sa traduction française sans doute, mais l’oeuvre est belle,  si elle n’est pas inspirée elle constitue du moins une réflexion et une méditation pleine de sens divin. Car, nous disent les défenseurs de l’oeuvre de M.Valtorta, le long des 4500 pages, on n’observe pas de rature, tel Mozart inspiré par le Ciel pour sa musique composée d’un trait, voilà donc des livres dictés par Jésus. Ou alors la femme est un génie de l’écriture. Le tout sans documentation, sans nègre et sans Sulitzer !
Pie XII a donné la permission de publier l’oeuvre au Père Berti en 1948. Elle fut ensuite mise à l’index (liste des ouvrages proscrits) depuis abrogé. Padre Pio le conseillait, “je le commande !” disait-il toujours inspiré.

Remarque générale : Article paru dans le numéro 122 de la petite lanterne ce qui peut expliquer que nous précisions le sens des mots MP3 encore peu connus il y a 3 ans.

Notes concernant l'article :
1.   titre original italien “il poema dell’Uomo-Dio” le poème de l’Homme-Dieu
2.   en livre : l’oeuvre est édité par le Centro editoriale Valtortiano Isola del Liri 03036 Isola del Liri, Italie, www.mariavaltorta.com. En France, elle le fut par l’Association Saint Gabriel Production 49290 St Laurent La Plaine, puis en MP3 permettant une présentation de l’oeuvre en CD (compatibles MP3) en quelques CD par la sarl “Rassemblement à son Image” Edition Multi Media Catholique. 11 rue d’Anjou, 49290 SAINT LAURENT DE LA PLAINE. ou www.asonimage.org   courriel : saintgabriel@free.fr
3.   13 euros le tome 1, 19 les suivants, les 4 premiers en cofffret pour 65 euros. La version papier 11,50, la suite 14 euros.
4.  on nomme cela le “podcast” (comme les ipod sont des lecteurs de musique fabriqués par apple qui permettent de stocker des centaines d’heures de musiques, chargés en ligne ou encore des cd transformés en mp3. De nombreux podcast ont trait au religieux, dès qu’un nouveau média se crée, il est aussitôt exploité par les protestants américicains. On peut trouver les podcast chrétiens sur god.cast.org portail religieux des radios chrétiennes mondiales en ligne. Signalé par le Podcasteur de Bertrand Lenotre.
5.   ces textes furent  un temps mis à l’index, lire plus loin.
6.   elle n’est pas la seule à avoir bénéficié de telles vision Maria Agréda en fut l’heureuse bénéficiaire. Et Mel Gibson pour son fameux film “La Passion” sortit mercredi des cendres 2004 dit s’être inspiré pour la Passion de la visionnaire : Thérèse Neumann.

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

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