Là y a un miracle !!

Publié le 5 Mars 2008

IMG_0596.JPGLes miracles sont des infractions que Dieu permet aux règles qu’il a établi lui-même. Mais ce sont surtout des signes d’amour, de miséricorde, mais aussi de puissance jamais gratuits, car ils doivent servir de guides de l’amour de Dieu pour son peuple, tout en accomplissant le Plan Divin.
La Genèse, le début de la Bible, commence en quelque sorte par les plus grands miracles racontées sous forme d’un poème, les miracles de la création initiale. 7 Grands jours plein de la puissance divine, si l’homme au lieu de s’extasier sur l’espace, la nature, le soleil, les étoiles, ou les mouvements astrologiques ou astronomiques, allait plus loin et comme le fou qui regarde le doigt quand on lui montre la lune, l’homme dans sa folie regarde l’horloge sans se demander qui peut bien être l’Horloger, le Créateur.
Le miracle est aussi présent pour se rappeler à l’homme, le guider.
Les traductions du mot sont éloquentes, du latin “mirari” qui sundefinedignifie “étonner”, du grec “dynameis” œuvres de puissance, ou “teras” prodigues, ou encore “sèmeai kai terrata” en grec ”signes et prodiges”.
Mais le signe s’il étonne seulement, n’a pas atteint son objectif réel.
Les plus rationalistes vont donc rétorquer les réfutations bien connues :
"Tout se trouve dans la Bible", "La Bible ça suffit !", "Là n’est pas la vraie foi...", "Heureux ceux qui croient sans voir...", "Chercher la foi, mais pas dans les apparitions...", sans oublier le fameux "Prudence ! "
En fait tout ces arguments trouvent souvent leurs racines dans ce que l’on peut nommer  un aveuglement dû tant au rationalisme envahissant qu’au manque de vie spirituelle. (Stella Maris, octobre 2001, page 01)

Mais on peut le rétorquer assez facilement la fameuse formule de Saint Paul, lui-même ébloui par Jésus sur la route de sa conversion, afin qu’il voit clair, et qu’il cesse de persécuter les premiers chrétiens : “ L’homme laissé à sa seule nature n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu, c’est folie pour lui, il ne peut le comprendre, car c’est spirituellement qu’on en juge" (1Co 2, 12-14).

Nier le miracle
Ne pas croire le premier venu, sans analyse, ni réflexion est de la crédulité de la folie, Joachim Bouflet1  dans son livre cite quelques cas de supercherie et de filouterie à côté de grands signes non démentis et faisant suite à une longue enquête de l’Eglise, mais nier en soit la possibilité du miracle, c’est nier la Bible, et Dieu. Jésus réalise des miracles que certaines traductions trahissent en “signes”, même si certains théologiens modernes nient même ce fait.
Mais alors comment expliquer le soulèvement et l’enthousiasme de la foule qui l’accompagne et lui apporte des quantités de malades et de souffrants. Aveuglement collectif  de foule exaltée ?
D’ailleurs certains contemporains l’attribuent au Démon obligeant Jésus à expliquer comment il pourrait “chasser les démons” et diviser ainsi sa propre maison.  Jésus guérit le paralytique (le jour du sabbat), par exemple, mais à chaque fois il demande un acte de foi avant. Et se servira de cette démonstration pour prouver, qu’il fera des disciples des pêcheurs d’hommes (après la pêche miraculeuse), qu’il faut servir Dieu et que sabbat a été institué non pour Dieu mais pour les hommes, la multiplication des pains (le partage).... Le miracle n’est donc pas une fin en soi, tel un magicien qui veut éblouir la foule, mais un élément gratuit, bienveillant, geste de tendresse, de miséricorde,  de la démonstration. Il rompt le mal, il convertit, il fait preuve d’amour et de compassion envers le malade, la foule affamée, le possédé, le paralysé, l’aveugle de naissance...
On peut classer les principaux miracles en plusieurs catégories :
- les miracles sur les éléments de la création (le vent, la bilocalisation, la tempête, marcher sur les eaux, pêche miraculeuse...)
- les miracles sur les esprits mauvais (exorcisme, guérison  d’esprits...)
- sur l’homme et sa vie (résurrection de Lazare, guérison de la fille, de la belle-mère d’un disciple...., du serviteur, du fils... ).
A travers les miracles, Jésus témoigne de sa liberté à l’égard de la loi Juive (guérir un jour de Sabbat, miracles sur les femmes), à l’égard des lois de la  nature (marcher sur l’eau, multiplication des pains...),  par rapport au mal (exorcismes), de la mort (résurrection de Lazare), de sa mort (en retournant librement à Jérusalem en sachant qu’il devait passer par la mort pour ressusciter)

Parmi les miracles les plus saisissants de ce siècle, celui de Marthe Robin à qui Jean Guitton a consacré un ouvrage célèbre. Cette femme n’a vécu que de la prière et de la sainte communion et a étendu sa prière et ses grâces sur ceux qui venaient la voir. Tout en ayant les stigmates de la crucifixion de Jésus.

Les signes sont des œuvres du Salut, nier le pouvoir de Dieu c’est nier un peu plus Dieu et renoncer à sa toute puissance. Il faut croire aux signes comme un petit enfant et non en ayant un “regard enfantin”, “croire comme un petit enfant aux miracles est une preuve de foi”  affirme Jacques Magnan, Stella maris, octobre 2001.

Il faut citer ce savant athée qui disait “je croirai au miracle seulement si vous me prouvez qu’une jambe coupée peut repousser” . C’est Vittorio Messoria qui répond à cette prétendue objection en étudiant  scientifiquement le cas dans un ouvrage de 312 pages, le “miracle impossible” le cas de cet homme qui connut cette grâce, le 29 mars 1640 en Espagne, par l’intercession de Notre Dame Del Pilar.  C’est ici que se pose l’éternel antagonisme entre science et  théologie. Nécessairement antagonistes puisque dans un autre registre. Mais elles ont toutes les deux le même créateur, Dieu. La définition du miracle est bien un fait “inexpliqué” ou “indémontrable”. Mais l’Eglise fait appel à la science pour prouver les miracles ou du moins pour écarter ce qui peut être expliqué rationnellement.

Mais si pensez sans doute que ce précédent cas  remonte un peu trop loin dans le temps,
quelques cas sont bien plus récents.
(20/12) "Pour être un saint, il faut être un homme!", affirme le cardinal Saraiva Martins", préfet de la congrégation pour les causes des saints Pour être un saint, il faut être un homme!", affirme le cardinal Saraiva Martins Treize nouveaux décrets de la congrégation (dont celles de Padre Pio, de Josemaria Escriva de Balaguer, et de Juan Diego de Guadalupe) et à 4 béatifications. 

 Dans une entrevue accordée à la télévision catholique italienne "SAT 2000", le cardinal Martins affirme: "Les saints ont vécu l´Évangile auquel nous croyons dans toute sa radicalité et en profondeur. Les saints sont nos modèles, non seulement en tant que saints, mais en tant qu´hommes. Sainteté et humanité ne sont pas deux réalités superposées. Pour être un saint, il faut être homme".
Et que "la géographie de la sainteté n´a pas de frontières". La sainteté, explique-t-il en citant le cas de Juan Diego, Indien du Mexique, “ne connaît pas les frontières de races, ni de cultures". Et de conclure: "Nous devons les imiter!"
 
Cinq décrets concernant des miracles dus à l´intercession de cinq bienheureux (trois italiens, un espagnol, un mexicain), rendant désormais possible leur canonisation :
 - un miracle, attribué à l´intercession du Bx JOSEMARÍA ESCRIVÁ DE BALAGUER, prêtre espagnol et fondateur de la société sacerdotale de la Sainte-Croix et de l´Opus Dei (1902-1975);
 - un miracle, attribué à l´intercession du Bx IGNAZIO DA SANTHIÀ (Lorenzo Maurizio Belvisotti), prêtre et religieux capucin italien (1686-1770);
 - un miracle, attribué à l´intercession du Bx PIO DA PIETRELCINA (Francesco Forgione), prêtre et religieux capucin italien (1887-1968);
 - un miracle, attribué à l´intercession de la Bienheureuse BENEDETTA CAMBIAGIO FRASSINELLO, Fondatrice italienne des bénédictines de la Providence(1791-1858);
 - un miracle, attribué à l´intercession du Bx JUAN DIEGO CUAUTLATOATZIN, Laïc mexicain, voyant de la Vierge de Guadalupe (v.1474-1548);
 
Il faut revenir ici sur les critères de la procédure canonique qui va “créer des Saints”. Soulignons que les saints ne font pas de miracles par eux-mêmes mais intercèdent auprès de Jésus pour la réalisation d’un miracle.  Après enquête approfondie confiée à l’évêque diocésain, après une décision réservée au pape après un examen minutieux du dossier par un organisme spécialisé, la congrégation pour les causes des saints. Le cas d’un saint peut être étudié. En sachant que la procédure ne gagne en rien à être bousculée ou accélérée, elle laisse du temps au temps, en attendant que l’arbre produise de “bons fruits”.

L’évêque peut être saisi d’une demande de béatification ou de canonisation par un fidèle ou un groupe de fidèle. Dans les preuves avancées, on étudie son éventuel martyr, ses vertus chrétiennes, et la réalité des miracles avancés comme preuves. Car sans miracles pas de nouveau saint. Et les miracles reconnus actuellement ne peuvent pas avoir d’explication médicale et bien évidemment psychologique ou psychosomatique.

Distinguons les deux étapes, la première, il faut un miracle pour mettre en route la procédure de béatification ( ce mot signifiant qu’il que le béatifié soit un modèle pour la chrétienté et porte alors le titre de Bienheureux).  Ce sera ne serait fait qu’après des années d’études et de recherches sur la vie du candidat, qu’il ait bien effectué une vie dite de vertus exemplaires.

Puis, un second miracle est nécessaire pour pouvoir être canonisé, ce second miracle est considéré comme un signe divin de la sainteté.
Pour reconnaître ces miracles l’Eglise fait appel à de nombreux médecins spécialistes au sein de la commission médicale du Vatican, présidée par le docteur Raffaello Cortsini, il affirme d’ailleurs avoir eu connaissance de nombreux miracles, guérisons extraordinaires mais  qu’un petit nombre est reconnu officiellement car répondant au triple critère de guérison :
* spontanée,
* complète,
* durable,
et inexplicable, pourrait-on rajouter, par les connaissances scientifiques contemporaines les plus poussées.  Le tout doit pouvoir être lié à l’invocation de ce Bienheureux ou de ce Saint. (avec un lien de causalité, comme dans le droit civil français le lien de causalité dans la responsabilité civile), preuve de l’invocation avant ou au moment de la réalisation du miracle !!)

Actuellement donc, quatre décrets reconnaissant des miracles dus à l´intercession de quatre "candidats" italiens à la béatification:
 - un miracle, attribué à l´intercession du vénérable serviteur de Dieu LUDOVICO PAVONI, prêtre italien, Fils de Marie Immaculée (1784-1849);
 - un miracle, attribué à l´intercession du vénérable serviteur de Dieu MARCO ANTONIO DURANDO, prêtre italien et religieux Lazariste, Fondateur des Sœurs de Jésus de Nazareth (1801-1880);
 - un miracle, attribué à l´intercession du vénérable serviteur de Dieu LUIGI VARIARA, prêtre et salésien italien, fondateur des Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, mort en Colombie (1875-1923);
 - un miracle, attribué à l´intercession de la vénérable servante de Dieu MARIA CRISTINA DELL’IMMACOLATA CONCEZIONE (Adelaide Brando), Fondatrice italienne des Sœurs Victimes Expiatrices de Jésus Sacrement  (1856-1906);
 
Voilà bien des signes pour l’homme d’aujourd’hui, mais ce n’est pas tout, quatre décrets concernent la reconnaissance de l´héroïcité des vertus chrétiennes vécues par quatre "candidats" à la béatification (il faudrait aussi la reconnaissance d´un miracle attribué à leur intercession):
 - les vertus héroïques du serviteur de Dieu GIOVANNI NEPOMUCENO ZEGRÍ MORENO, prêtre espagnol du diocèse de Málaga, Fondateur des Sœurs de la Charité de a Bienheureuse Vierge Marie de la Miséricorde (1831-1905);
 - les vertus héroïques du serviteur de Dieu, PIETRO LEGARIA ARMENDÁRIZ, prêtre espagnol du diocèse de Tudela, Fondateur des Servantes du Christ Roi (1878-1956);
 - les vertus héroïques du serviteur de Dieu BRUNO MARCHESINI, clerc italien de Bologne, étudiant du séminaire du Latran (1915-1938);
 - les vertus héroïques de la servante de Dieu MARIA LUDOVICA (Antonina De Angelis), religieuse italienne morte en Argentine, de la congrégation des Filles de Notre Dame de la Miséricorde (1880-1962).

Pas du tout occidental, la reconnaissance officielle d´un miracle dû à un laïc, Indien du Mexique. Mais il ne faut pas être forcément un saint pour se faire des miracles, un autre cas est également très intéressant, celui d’un  jeune toxicomane sauvé par l´intercession du Bienheureux (Bx) Juan Diego
 
Jean-Paul II en a approuvé le 20 décembre dernier le décret canonique reconnaissant un miracle dû à l´intercession du Bx Juan Diego (v.1474-1548), l´Indien qui a bénéficié des apparitions de la Vierge de Guadalupe, au Mexique, entre le 9 et le 12 décembre 1531.
 
 Le "miracle" a eu lieu le 6 mai 1990, au moment même où Jean-Paul II proclamait Juan Diego bienheureux.  Il changeait alors radicalement la vie du jeune Juan José Barragán Silva, 23 ans, toxicomane. Il consommait de la marijuana depuis l´âge de 5 ans. Ce jour-là, exaspéré et sous l´emprise de la drogue, il s´infligea une blessure sévère à l´aide d´un couteau, sous les yeux de sa mère. Puis il  se dirigea vers le balcon pour se précipiter dans le vide. Sa mère tenta en vain de le retenir par les pieds. Il fut emmené aux soins intensifs de l´hôpital Durango de la Cité de Mexico, dans un état désespéré.
 
 Mais c´est alors que le professeur J.H. Hernández Illescas, un des meilleurs spécialistes internationaux, aidé de deux autres grands spécialistes, définit le cas comme "insolite, surprenant, et inconcevable". "Inexplicable", dirent ses collègues auxquels il demanda un avis.
 En effet, étant donné la hauteur (10 m), le poids du jeune (70 kg), et l´angle de l´impact au sol (70 °), on estime que la pression exercée était équivalente à mille kilos. Selon les avis scientifiques, la mort aurait dû être instantanée, ou bien la chute devait au moins laissé un handicap grave.
 
 Or, après trois jours, de façon instantanée et inexplicable, Juan José fut complètement guéri. Les examens postérieurs établirent qu´il ne gardait aucune séquelle de sa chute, ni neurologiques, ni psychiques : la guérison était définie comme "scientifiquement inexplicable".
 
 C´est la maman du jeune homme, Esperanza, qui détient la clef de ce "miracle". Elle a en effet raconté par la suite qu´au moment où son fils tombait, elle l´avait recommandé à Dieu et à la Vierge de Guadalupe, et invoquant le Bx Juan Diego elle avait dit: "Donne-moi un signe. Sauve-moi ce fils! Et toi, ma Mère, écoute Juan Diego!"

Voici un exemple, mais nous pouvons en trouver très facilement un autre, la guérison d´un médecin espagnol souffrant d´une grave maladie aux mains, miracle reconnu et a été attribué à l’intercession du bienheureux Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), fondateur de l´Opus Dei, la guérison miraculeuse d´un médecin espagnol qui souffrait d´une grave maladie aux mains. Voici le compte rendu officiel de la guérison.
 
 Il s´agit de la guérison miraculeuse d´une grave maladie professionnelle (la radiodermite chronique) dont était atteint le docteur Manuel Nevado Rey et qui a disparu en novembre 1992, à la suite du recours à l´intercession du bienheureux Josémaria Escriva.
 
 La radiodermite
 La radiodermite est une maladie caractéristique des médecins dont les mains ont été exposées aux radiations des appareils de radiologie pendant une période prolongée. C´est une maladie évolutive, qui progresse inexorablement, et qui provoque, avec le passage du temps, l´apparition de cancers cutanés.
 La radiodermite n´est pas curable. Les seuls traitements connus relèvent de la chirurgie (greffe de peau, excision des zones cutanées atteintes de la main).
 De fait, dans la littérature médicale, pas un seul cas de guérison spontanée de radiodermite chronique cancérisée n´a été publié jusqu´à aujourd'hui´.
 
 La guérison
 Le docteur Manuel Nevado est un chirurgien espagnol, né en 1932, spécialiste en traumatologie, qui pendant près de quinze ans a opéré des fractures et d´autres lésions en exposant ses mains aux rayons X. Il a commencé à réaliser ce type d´interventions chirurgicales avec une certaine fréquence, à partir de 1956.
 Les premiers symptômes de la maladie se sont manifestés en 1962, et la radiodermite s´est aggravée, au point qu´en 1984 il s´est trouvé contraint de limiter son activité à la petite chirurgie, ses mains étant gravement atteintes ; l´été 1992 il a dû cesser d´opérer.
 Le docteur Nevado ne s´est soumis à aucun traitement.
 En novembre 1992, le docteur Nevado a fait la connaissance de Luis Eugenio Bernardo, ingénieur agronome qui travaillait pour le compte d´un organisme officiel espagnol. Ayant appris la maladie du docteur Nevado, l´ingénieur lui remit une image du fondateur de l´Opus Dei, béatifié le 17 mai de la même année, en l´invitant à recourir à son intercession pour obtenir la guérison de sa radiodermite.
 
 L´intercession du bienheureux Josémaria
Le docteur Nevado a commencé à se confier au bienheureux Escriva dès cet instant. Peu de jours après cette rencontre, il entreprit un voyage à Vienne, accompagné de son épouse, pour assister à un congrès médical. Ils visitèrent plusieurs églises et ils y trouvèrent des images du bienheureux Josémaria. « Cela m´a fait grande impression », explique le docteur Nevado, « et m´a encouragé à prier davantage pour demander ma guérison. »
 
 À partir du moment où il a commencé à prier pour demander sa guérison par l´intercession du bienheureux Josémaria, l´état de ses mains s´est amélioré et, en l´espace de quinze jours, les lésions ont disparu complètement. La guérison a été totale, au point qu´en janvier 1993, le docteur Nevado a repris son activité chirurgicale sans aucun problème.
 
 Le procès canonique
 Un procès canonique sur cette guérison a été conduit par l´archidiocèse de Badajoz, où réside le docteur Nevado. Le procès s´est conclu en 1994. Le 10 juillet 1997, la commission médicale de la congrégation pour les Causes des saints a porté à l´unanimité le diagnostic suivant : « cancérisation d´une radiodermite chronique sévère au plus haut degré de gravité, parvenue à la phase d´irréversibilité ».
 La guérison totale des lésions, confirmée par les examens objectifs effectués sur le patient en 1992, 1994 et 1997, a été déclarée par la commission médicale « très rapide, complète et durable, scientifiquement inexplicable ».
 Le 9 janvier 1998, le congrès spécial des théologiens consulteurs a émis un avis favorable et unanime à l´attribution du miracle au bienheureux Josémaria Escriva. La congrégation ordinaire des cardinaux et évêques, en date du 21 septembre 2001 a confirmé ces décisions. Jean-Paul II en a promulgué le décret ce 20 décembre 2001.
 
Et un des grands saints que les contemporains ont rencontré et croisé, est bien Padre Pio dont nous avons déjà évoqué la vie de saint dans nos pages et le charisme particulier. Joachim Boufflet pourtant peu tendre avec d’autres apparitions l’a rencontré et a impulsé son œuvre sur les manifestations surnaturelles (les mystiques, ou le livre controversé les “faussaires de Dieu” qui évoque les apparitions mariales dont il nie la réalité pour certaines d’entre elles2 ).   L´enfant guéri par le Padre Pio présent à la promulgation du décret
Matteo, guéri en l´an 2000 d´une méningite fulgurante.
L´enfant guéri par l´intercession du Padre Pio da Pietrelcina (1887-1968) était présent, le 20 décembre dernier, en la salle Clémentine du palais apostolique, pour la promulgation du décret reconnaissant le miracle.
 
 Matteo Pio Colella, qui avait sept ans lorsqu´il a été guéri, l´an dernier, a fait bénir par Jean-Paul II l´Enfant Jésus de la crèche tant vénéré par le Padre Pio avant d´embrasser lui-même le pape.
 
 Matteo, fils d´un médecin travaillant à l´hôpital fondé par le Bienheureux capucin stigmatisé,  la "Maison du soulagement de la souffrance" («Casa Sollievo della sofferenza»), à San Giovanni Rotondo, dans la presqu´île du Gargano, sur l´Adriatique.
 
 Dans la nuit du 20 juin 2000, Matteo fut hospitalisé d´urgence dans l´unité de soins intensifs à cause d´une méningite fulgurante.
 
 Le lendemain matin, les médecins avaient perdu toute espérance de le sauver. D´autres intervention auraient été de l´acharnement thérapeutique : neuf organes avaient cessé de fonctionner.
 
 La nuit suivante, au cours d´une veillée de prière à laquelle participait la mère du petit Matteo et des Capucins du couvent où vécut le Padre Pio, l´état de l´enfant commença à s´améliorer subitement. Les médecins qui avaient perdu toute espérance en furent très surpris.
 
Puis Matteo sortit du coma. Il raconta alors avoir vu un vieil homme à la barbe blanche, portant un long vêtement marron, et qui lui avait dit: "Ne t´inquiète pas, tu guériras bientôt".
Francesco Forgione, est né à Pietrelcina (dans la province de Bénévent, en Italie) en 1887. En 1907 il prononça ses vœux perpétuels chez les capucins et fut ordonné prêtre en 1910. Il a reçu dans son corps les stigmates visibles de la Passion du Christ en 1918. Il est mort le 23 septembre 1968 à l´âge de 81 ans. 
Il a été béatifié par Jean-Paul II le 2 de mai 1999, à Rome, en présence de quelque 300 000 pèlerins.
St Jean en arrivant au sépulcre, au matin de Pâques, se pencha vers la tombe du Christ, “il vit le linceul posé (...à l’arrivée de Pierre) il entra, il vit et il crut”. (Jean XX). Saint Pierre qui n’avait pas crut les femmes, dans la civilisation de Jésus les femmes étaient considérées comme des majeures incapables même si Jésus leur accordait une grande place, se rendit au tombeau et finit par croire.
Ne soyons pas comme Saint Thomas qui a exigé, malgré le témoignage des autres disciples, de mettre les mains dans ses plaies et son côté pour croire.(Jn 20,25)    Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur ! Mais il leur répondit: Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n'enfonce pas mon doigt à la place des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas! (TOB)
Jn 20,29
Jésus lui dit: Parce que tu m'as vu, tu as cru; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru.  (TOB) Ce qu’une seule traduction transforme en “celui qui sans m’avoir vu ont cru”. 3
Aujourd’hui même les historiens reconnaissent, au contraire de certains exégètes que Jésus était un grand thaumaturge, avec des pouvoirs de guérison, même s’ils ne peuvent donner une explication plausible (Ou s’engagent dans des explications alambiquées, qu’on songe à Gérarld Messadier4 ).
Et plus loin on pourra encore citer Jean qui à la fin de son évangile, rappelle que “Jésus a fait encore beaucoup de miracles, qui ne sont pas relatés dans ce livre (l’évangile de Jean); ceux-ci ont été écrits pour vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom”. On voit ici encore une fois la  multitude de miracles et le lien entre miracle et message de foi, et non acte gratuit. Et pour preuve que ses miracles sont reconnus, au moment de sa crucifixion les badauds autour de la Croix attendent qu’il utilise son pouvoir de faire des miracles sans doute en se moquant de lui.

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(photo : l'illustration de la résurrection, Medjugorje, statue du Christ ressuscité)


La somme actuelle d’incrédulité sans nier les cas d’artifice, de mystification, d’hystérie, de dynamique de groupe (contagion des sentiments) peut paralyser les plus beaux signes que nous adresse la Providence. Jésus ne dit-il pas encore, de façon prémonitoire,  en Luc 16,31, :  “Même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus !”.
J’ajouterai pour finir cette autre phrase “le hasard c’est lorsque Dieu travaille incognito”.
Réalisé avec la documentation Agence catholique Zenit sous abonnement et autorisation de reproduction,
(Bibliographie  :
* Stella Maris, encyclopédie catholique pour tous, Droguet et Ardant, Fayard,
* Soirée spéciale Miracles sur Arte 3 janvier 2001, reportages sur les miracles et sur Medjugorje
* les faussaires de Dieu, enquête,Joaquim Bouflet  presse de la renaissance, 185 F, mai 2000 
 * Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique, introduction de René Laurentin, tome 1 les phénomènes objectifs, Joaquim Bouflet, le jardin des livres, référence,  réédition augmentée, 2001,199 F/30,33 €  )

Nous avons du mal à croire ce que nous voyons de nos yeux, comment enlever le voile derrière lequel nous nous cachons et qui nous empêche d’avancer ?

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #religion

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