Springerlé moule à pain d'anis (2)

Publié le 12 Janvier 2008

Recette :
Elles varient, mais  il semble que 500 g de farine, 500 g sucre, 4 oeufs, écorce de citron, 60 g d’amandes découpées, une pointe couteau de clou de girofle, 15 de cannelle.
(autres ingrédients rencontrés : pointe d’ammonium recette de 1926, un sachet de sucre vanillé à condition de réduire le sucre à 200 g et d’y rajouter un sachet de levure et 5 g d’anis)
Battre les blancs d’œufs ferme, ajouter du sucre, le jaune d’œuf, mélanger avec le reste.  Râper le citron, les amandes très fines seront alors incorporées. Travailler la pâte,(certaines recettes précisent 45 minutes de mélange)  la laisser reposer au frais une bonne heure. (jusqu’à 24 h selon les recettes). La pâte sera étalée, mais plus épaisse que pour les wihnachtsbredele, donc assez haute.
Les moules à springerlé seront saupoudrés de farine, puis appuyés sur la pâte. Sur une plaque enduite de beurre l’on déposera le tout une nuit durant. Cela semble le minimum mais les recettes sont nombreuses à préciser 24 heures minimum.
Pour la cuisson, dans un four pas trop chaud, laisser cuire les springerle 20 minutes en laissant la porte du four ouverte, puis à four mi-chaud et la porte fermée, cette fois, finir la cuisson. (jusqu’à 45 minutes en surveillant pour les moules les plus grands). Le gâteau doit rester blanc et le pied à peine doré.
Une autre recette de 1907 de Stuttgart y rajoute une cuillerée d’eau de vie de Kirsch  ou d’autres alcools, une recette plus épicée y met 5 grains de cafés moulus, cannelle, anis et coriandre et une pincée de sel.  (moule contemporain, en vente à Strasbourg reprenant un ancien modèle, environ 31 euros)
 
Offrande faite aux dieux, au moment de la Julfest, une célébration de plein hiver des tribus germaniques païennes. Les cérémonies de Jul-fest ont inclus le sacrifice des animaux aux dieux, dans l'espoir que de telles offres apporte-raient un hiver doux et un premier printemps. Offrandes faites au moment de la chevauchée sauvage, dont il reste quelque chose dans les offrandes que les enfants déposent à l’âne de St Nicolas ou aux rennes du père noël. Jadis, les personnes pauvres qui ne pourraient se permettre de tuer aucun de leurs animaux ont donné les sacrifices symboliques sous forme de pains et de bis-cuits animal-formés. L’enracinement des petits gâteaux de noël en Alsace n’est peut-être pas si innocent que l’on pourrait le penser.

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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