Une Prière récitée pendant la guerre de 1914-1918

Publié le 10 Janvier 2008

ic--ne-de-cr--te.jpgElle nous a été communiqué par une lectrice de la petite lanterne,
elle  sera ainsi un peu plus connue... Elle paraîtra dans le prochain numéro papier de la petite lanterne afin de lui donner une nouvelle jeunesse :

Evidemment pour les lecteurs de la vieille-France, elle est en allemand, comme il se doit à cette époque, comme les textes religieux (la langue allemande a été gardée pour les offices et les prières religieuses). Ce n'est que depuis peu (un décrêt d'il y a quelques semaines que les professions de foi politiques des candidats alsaciens ne seront plus bilingues, une avancée de l'esprit européen sans doute !!) que le bilinguisme a été chassé des offices.
Il reste de nombreux chants dans les livrets de chants (du diocèse de Strasbourg) et heureusement des cantiques allemands sont encore chantés dans les églises notamment au moment de Noël....


(illustration icône de crête réalisée sur feuille d'or par un pope orthodoxe grec....Un vrai bijou de travail et de raffinement, photo de l'auteur)

Revenons à cette prière donc....

Nous publions ici une prière qui fut récitée ardemment durant la guerre 1914-1918. Elle a été recueillie et envoyée à la petite lanterne par une de nos lectrices et sa maman, afin qu’elle ne se perde pas.
Si parmi vous d’autres la connaissent ou des variantes entendues ou récitées en famille jadis, dites-le nous.

Gebet welches im Krieg 1914-1918 gebetet wurde :

Mit heissen Tränen fleh auf’s Neu
Geliebte Mutter ich zu Dir,
Denn nur in deiner Muttertreu
Ruht ja mein Heil auf Erden hier
Wer ausser Dir hört meine Klagen,
Wer ohne kennt meinen Schmerz
Zu Dir allein darf kühn ich tragen
Dieses arme Angst gequältes Herz –
Dem Mutterblick ist nichts verborgen
Was ein geliebtes Kind begehrt.
Du kennst ja all die schweren Sorgen
Du weisst wie es vor der Zukunft bangt
Du kennst die Seufzer meiner Seel
Du zählst die Tränen die ich wein
Indem mein Leid ich Dir erzähle
Will deine Lieb mir Trosst verleihen.
Was mich jetzt drückt ist Dir schon lange,
Viel besser noch als mir bekannt,
Drum habe ich mich zum frommen Gang
In dies dein Heiligtum gewandt.
Hier hoff Erhörung ich zu finden,
Hier such ich Trost in meinem Schmerz,
Ein Wort die Not muss schwinden
Und Frieden fühlt das bange Herz.
Am Leib wie an der Seel trage ich grosses Kreuz,
Gar drückend gross ist meine Lage, gar freudenleer mein irdisch Los
Ach wenn es Gottes Wille wäre, wäre gern von dieser Last befreit.
Bitt Du für mich Maria, dann kehr ich fröhlich heim erquickt auf’s Neu
Vor allem schenke meinem Herzen
Was dies besass als höchstes Gut
Und sei’s in allen Erdenschmerzen getrost im
WILLEN GOTTES RUHT.

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

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