Les rois mages ....

Publié le 31 Décembre 2007

Vous connaissez les prénoms des rois mages ?????? Gaspar, Melchior, Balthazar, ils se trouvent sur le fronton des maisons alsaciennes, autrichiennes, bavaroises, sud de l'Allemagne catholique.... tracés à la craie C+M+B..... pourquoi ??? lisez plutôt.... Les rois mages sont liés au Kugelhopf ? Pourquoi ? vous séchez ? lisez plus bas.... et si enfin l'étoile des mages vous parait une foutaise, reportez-vous à l'article étoile ou comète publié sur le blog il y a quelques jours.... Rois Mages : apporteurs de cadeaux pour la fête du 6 janvier. Gaspar, Melchior et Balthazar (et un 4ème qui selon la légende errre toujours) qui apportèrent Or, Encens et Myrrhe, les Stersinger (enfants à l’étoile, voir ce mot) symbolisent cette volonté de se mettre en route et d’annoncer la bonne nouvelle de la naissance dans chaque maison. Les mentions C+M+B outre une mention de bénédiction latine inscrite à la craie sur les linteaux des maisons visitées, évoquent les initiales des mages dans la tradition populaire. (voir aussi sous Kougelopf (et rois mages) Rois Mages à Ribeauvillé : Les rois mages ont donc laissé une trace à Ribeauvillé. Saint Thomas est allé, selon la tradition, évangéliser le peuple oriental, il aurait rencontré les rois mages (ce qui n’est pas impossible, on les imagine mal ayant vu le Christ, la Sainte Famille, les évènements de la naissance, ayant été impressionnés par lui et étant retournés à leur vie de sages, de scientifiques ou de voyants sans rien faire, dire, « tristes sires que ces rois ! » mais bien plus en témoins du Christ sur les lieux de leurs vies, l’Orient). Le proto-évangile de Thomas (6ème siècle) signale qu’il les baptisa, et les auraient nommé Evêques (« prêtres et évêques » selon Paul Guérin, dans la vie des saints, selon la même source ils sont morts consécutivement en l’an 53, et l’auteur rajoute sans préciser « martyrs ») . Ils auraient été enterrés et proclamés saints par le peuple des fidèles. Au 4ème siècle à l’initiative de Ste-Hélène (qui est également à l’origine de la découverte de la vraie croix), la mère de l’empereur Constantin on transféra les reliques. On aurait retrouvé leur corps intacts, transférés à Constantinople dans la basilique Sainte-Sophie. Puis leurs reliques auraient été transportées à Milan suite à une donation de l’empereur de Byzance à Eustrogio, l’évêque de la ville de Milan. En 1164, Frédéric Barberousse (Frédéric premier de Hohenstaufen) détruit la ville, mais donne l’ordre à l’évêque Rainaldo (Reinal von Dassel) de Dassel, de Cologne et chancelier de Barberousse, de placer les reliques à Cologne dans le dôme afin de préserver la ville et d’inciter les pèlerins à venir dans la cité. Cologne devient alors une ville de pèlerinage fort réputée. Sévissait une vague « collectionniste » de reliques. Elles reposent dans une châsse des Rois mages, fleuron de l’art médiéval, châsse dorée incrustée de pierres précieuses d’une valeur inestimable. Le dôme de la cathédrale est surmonté d’une étoile d’or rappelant le cheminement des rois mages vers l’étable de Bethléem. La possession de cette relique a servit à justifier le caractère sacré ou divin, de l’empire germanique. Etoile, couronne figurent sur nombre d’armoiries et de blasons. Le voyage de l’évêque vers l’Italie a donné lieu à diverses hypothèses, mais on sait de manière certaine qu’il est passé à Pavie, Vercelli, la Savoie, la Bourgogne, l’Alsace et le Rhin pour passer rapidement à Cologne. Ce qui fut fait le 23 juillet 1164. En 1980, le journal l’Alsace (8/02/1980, relate la découverte d’une petite relique des trois rois, quelques minuscules fragments d’une très vieille étoffe qui provoquèrent des recherches afin de savoir si la nature de l’étoffe pouvait être complémentaire avec celle de la relique de Cologne dont nous venons de traiter. Ce même article explique qu’un frère capucin alsacien Paul Linck de Ribeauvillé avait découvert la relique dans une cassette avec un texte expliquant l’attribution aux rois mages. Le tout fut envoyé à Lyon où un chercheur en textiles confirma que le fragment est un « texte de soie dans une technique de tissage du 2ème siècle après Jésus-Christ ». Les autorités de Cologne firent ensuite une comparaison du fragment avec l’étoffe. L’étoffe (le « matériau ») et la « technique » « montre une étrange identité ». Les ossements devaient en général être enveloppés dans des textiles contemporains. Dans l’église gothique Saint Grégoire de Ribeauvillé, édifiée du 13ème siècle au 15ème siècle, qui intègre un transept de 1876, une Vierge à l’Enfant en bois polychrome du 15ème siècle et les orgues les plus anciens d’Alsace. Et dans l’église de Bergheim à 3,7 km de Ribeauvillé, l’église gothique de grès rouge représente dans le tympan du Portail : l’adoration des mages. Rois mages à Niedermunster elle est célèbre pour avoir reçut les reliques à dos de chameau. Trace curieuse d’un animal, qui en principe, n’est pas très habitué à nos climats. Pourtant les légendes récurrentes le confirme, la fondation de la célèbre abbaye a été rendue possible grâce à des reliques précieuses amenées à dos de chameau. Le chameau est sur les bornes des circuits du club vosgien et jalonne un sentier de 490 mètres. Du temps de Charlemagne, racontent les chroniques, trois chevaliers auraient ainsi escorté un chameau à travers la France. C’est le comte Hugues de Bourgogne, dit Hugues-le-Peureux, qui aurait confié les précieuses reliques à ce pauvre animal. Et la mission confiée aux deux chevaliers était la suivante : à l’endroit où l’animal se coucherait, il fallait laisser ces précieux témoins des amis du Christ. C’est ainsi qu’en 803, le chameau arriva devant la porte de l’abbaye située au pied du Mont-Ste-Odile. (Les archéologues attestent de la fondation à l’époque de Charlemagne du monastère). Dans son paquetage : un voile de la Vierge, la relique du bras de Saint-Basile, une relique de Saint Denis, le prépuce du Christ (le premier sang versé), le tout dans un croix monumentale, c’est pourquoi on représente l’animal portant une croix. Couverte d’argent et attachée au dos de l’animal. Comme à Cologne, le fait de confier à la dévotion de telles reliques provoquerait de nombreux pèlerinages et l’afflux de richesses. Les reliques restèrent jusqu’au XVI ème siècle dans ces lieux, puis partirent pour Molsheim, où une représentation de l’animal existe toujours. Le chameau devint le précieux témoin et la figuration imagée de l’abbaye. (La date de 1778 que l’on trouve sur certains sentiers ne signifie que la modification de l’abornement (changement de bornes et non la date de la fondation). (Avec la documentation de l’abbé Joseph Loeb) Une légende raconte aussi une récompense offerte par les mages a été le Kougelopf (voir ce mot), une autre signale leur passage annuel au champ du feu de Cologne vers Bethléem. Ils éloigneraient par leur passage les esprits mauvais de la forêt au moyen de leurs précieuses offrandes destinées à l’Enfant Jésus. Les esprits apeurés se replient sur le Haut-Wald. Dans le sous-sol de la cathédrale de Cologne est conservé le linge qui a fait l’objet de prélèvements et d’études, précieuse relique qui contenait les reliques des saints. Le tissu précieux, constitué de colorants rares, est très particulier, fils de soie de chine entourés de fils d’ors teints de pourpre impérial. Ces pigments de couleurs sont très précieux, le plus onéreux de l’antiquité, puisque pour réaliser 1g de pourpre de Pyre il faut plus de 8000 escargots. Ce qui donne une idée de sa valeur. Le Suaire semble dater du 2 au 4ème siècle et la technique de fabrication est celle de la région de Syrie. C’est à cette date que Ste Hélène aurait retrouvé / découvert ces reliques. image ancienne d'un bréviaire du début du dernier siècle. roismages.jpgundefinedundefinedroisvrais.jpgroislorrach.jpg

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions

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