houx et gui : plantes magiques ? (1)

Publié le 13 Décembre 2007

Gui : (Viscumalbum, famille des Hémiparasites, car il utilise le carbone). Symbole d’éternelle jeunesse et de renouveau ;la plante peut vivre 400 ans. Cette plante sauvage existe sous la forme de plus d’un millier d’espèces. Elle pousse dans des coins isolés à forte lumière à l’entrée des forêts. Ces baies mûrissent au mois de décembre, au cœur de l’hiver. Elles sont parmi les seules en cette saison et constituent donc un espoir de vitalité. Couper le gui demeurait jadis le privilège des druides munis de leur serpe d’or, 6 jours après le premier novembre et le 6ème jour de la lune. La lune régissait en effet le calendrier druidique. La récolte était précieusement déposée dans un linge blanc. La serpe d’or ne devait jamais avoirs servie.  Le gui est sacré car dans la mythologie germanique le dieu solaire  nommé Balder(fils d’Odin et de Frigg) est tué par Jödhr, son frère à l’aide d’un rameau de gui sur ordre de Loki.  C’est aussi la seule plante qui a juré obéissance et fidélité aux dieux. Le gui se trouva puni et devra, tel le serpent, ramper, mais grimper aux arbres et ne plus en descendre. La plante semble aussi avoir la réputation de « tout guérir ». Associé au chêne sur lequel il grimpe, qui furent souvent des lieux de pèlerinage. Le produit est hautement toxique, avalé par mégarde, il provoque des nausées, vomissements et la mort. On utilise ses baies en médecine pour la fabrication de certains médicaments. Ses fruits sont des symboles d’amour et de renouveau, symbole de la fertilité humaine, les fruits écrasés ressemblant à de la semence. Pline l’ancien souligne qu’il est ramassé depuis le 1er siècle après J.C.
 

S’embrasser sous le gui est en fait un souvenir des effusions rendues fructueuses par la déesse Frigga. Il est donc au cœur de la fête des Saturnales romaines et de sa décoration. Une tradition estime que le chasseur portant un gui à son chapeau, lui accorde le pouvoir de tuer un cerf. Porte-chance, il semble l’être devenu, mais il avait la vertu de protéger de protéger les enfants en bas-âge. Une chanson enfantine, « sous la branche de gui » de Buddy Baker, Tom et Frances Adair, Boris Bergman, Disque Disneyland, référence n°ST311F  « viens chanter Noël sous la branche, sous la branche de gui, mets tes habits du dimanche, tes souliers vernis, des jouets en pâte d’amande sous la branche de gui, et l’on quitte l’innocence et la branche de gui ».  « Au gui l’an neuf ! » les tournées des étrennes débutaient avec ce cri joyeux des enfants. Est sans doute une déformation, non d’une formule des Gaulois, mais une déformation du nom dialectal de ses tournées. (Van Gennep)

Rédigé par Rédacteur petite lanterne

Publié dans #traditions de noël

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